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 OLD FRIENDS {Heileen}

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Mist
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Mist
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MessageSujet: OLD FRIENDS {Heileen}   Jeu 10 Nov - 20:58



Old firends

I thought I was alone for all this time, and now you show your face... Am I dreaming ?

Deux ans. Deux ans que t’étais coincée dans ce putain de fauteuil à cause de ces salopards de supers. Deux ans que tu t’étais échappée de ce foutu centre qui “fabriquait” des supers. Plus de 5 ans que t’avais été arraché de ton foyer. Qui s’était auto-détruit peu de temps après d’ailleurs. Donc 5 ans que t’étais orpheline, même si tu l’avais su seulement trois ans plus tard. Dix ans que ton frère était mort, tué dans l’explosion de l’usine où il travaillait pour aider les parents. ça t’arrivait souvent de faire le compte comme ça. Une brève mise au point de ta poisse ; de quoi nourrir ta haine contre le système. Te rappeler qui étaient les responsables, et combien ils paieraient. Ils avaient pris trop de vies. Ils t’avaient pris trop de choses qui te tenaient à coeur. Ta liberté. Ton humanité. Tes jambes. Tes rêves. Donc à eux aussi tu leur prendrais tout. Oui. C’est pour ça que t’avais rejoint Mist. S’unir pour accomplir le même objectif. Même si certains révolutionnaires te tapaient sur le système. Tu pourrais tout supporter pour arriver à tes fins. C’est comme ça que t’étais, depuis deux ans. Haineuse et incapable de faire le deuil de ce que tu étais avant. C’est toujours plus difficile de vivre avec un handicap quand on avait connu une autre vie avant, hein Vesper ? Toi t’avais trop de fierté pour l’accepter. Tu laisserais pas ta fierté de côté. C’était tout ce qui te restait.

Ta vie après ta sortie de l’hôpital, c’était ça. Ton quotidien, c’était ça. Travailler, rouler jusqu’à chez toi, chuter, te relever par la force de tes bras. Rager, pleurer parfois même. Toujours seule. C’est pas comme si t’aurais accepté de l’aide de toute façon. Parce que t’étais trop fier. Pourtant t’avais accepté une main tendue y’a deux ans. Celle de ton patron. Il t’avait aidé à te réinsérer ; il t’avait embauché ; il t’avait trouvé un appart ; il avait fait beaucoup de choses pour toi. T’avais trouvé ça débile. Aider la première gosse qui passait, simplement pour se donner bonne conscience en la voyant dans un fauteuil… Tu savais pas pourquoi il t’avais aidé. Tu savais pas pourquoi t’avais accepté -ou plutôt si ; parce que t’avais pas d’autre solution, et que t’en sortir te permettrait de parvenir à ton ultime objectif. T’étais ingrate et injuste ; parce qu’au fond tu lui avais jamais vraiment fait par de ta reconnaissance. Sans doute à cause de la fierté. Et cet imbécile heureux s’en contentait. Quand t’y penses, ça t’énervait d’être aussi crétin. Un jour il se ferait prendre au piège… Enfin c’est pas comme si tu t’inquiétais pour lui, hein Karen ?

Assise au fond de ton fauteuil, tu fumais ta clope, les mains enveloppées dans tes mitaines noires un peu usées. Les gens te regardaient ; ils te jettaient des regards en coin. Compassion, pitié, attendrissement, injustice. Tu voyais ça dans leurs yeux, et t’avais envie de les leur crever.

Karen — Vous inquiétez pas, c’est pas contagieux, t’avais lancé d’un ton amer et sarcastique à une femme qui t’observait trop.

Entre ta voix et ton regard sombre, tu savais pas ce qui l’avait fait fuir. Bon débarras. Tu détestais les gens ; toujours à compatir à ton sort. Ils te traitaient comme un bébé. Comme l’handicapée que tu étais, et ça, c’était inacceptable. Tu refusais d’admettre ton handicap, pourtant, ça ne changeait rien. Tes jambes ne répondaient toujours pas. T’aurais pas encore l’espoir de les récupérer, Kary ? Vesper Smith. Karen Nolan. Au fond t’étais qui ? Ptet simplement la jeune Kary de l’époque.

Quelqu’un te bouscula et tu sentis ta clope glisser de tes doigts. Tu fronças les sourcils et invectiva l’homme qui venait de te la chourrer. Un sale type, Marcus, que tu pouvais pas blairer. Il savait que tu refusais ton état ; il avait déjà peu de scrupule de base, donc faire chier une handicapée ça lui faisait que dalle. T’étais déjà rarement dans tes bons jours, mais là… il te suffisait de peu pour t’énerver. Et là, c’était suffisant.

Karen —Tu fous quoi sale con ?! Rends là !
Marcus —Sinon quoi ? Tu vas faire quoi ? Me courir après pour la reprendre ? Oh pardon c’est vrai, tu peux plus courir. Seulement rouler.
Karen — Ta gueule connard ! J’vais t’atomiser !
Marcus — J’aimerais bien voir ça. J’te rappelle que tu me dois un téléphone neuf, la dernière fois tu l’as balancé sur la chaussée. Tiens, j’vais prendre ton ordinateur en échange, t’en dis quoi ?
Karen — M’approche pas !

En dépit de tes vociférations et de tes coups de poing dans le vide, il te prit ton ordinateur. ça, la clope, et ses moqueries incessantes… il se payait ta tête… Il en profitait parce que t’étais pas capable de te défendre aussi bien que les autres. “Mais t’es pas une handicapée, d’après toi, donc c’est pas comme si je m’en prenais à une handicapée !” Tu vis rouge. Avec un cris de rage, tu sortis ton colt 47 de sa cachette, sous ton fauteuil, et tu le pointas sur lui. Il n’y avait que vous deux aux alentours. Un cadavre de plus ou de moins…

Karen — T’atomiser comme ça. Ah, on fait point le malin, le bouseux, hein ?
Marcus — Oh tu fous quoi ? T’es pas sérieuse là ?

Pour toute réponse tu tiras pile entre ses deux jambes. Il devint aussitôt blême comme un linge. Il bafouilla. Tu lui fis signe de reposer l’ordinateur sur tes genoux, sans tenter de connerie. Mais était-ce suffisant ? Tu voulais régler tes comptes.

Karen — Donne moi une seule bonne raison pour pas t’exploser le crâne tout d'suite.

Ton regard froid et déterminé ne laissait planer aucun doute ; t’avais bien envie de le buter, tout de suite. Mais en fait, tu jubilais de le voir sur le point de se pisser dessus.

I wish so much you'd been there this one night
(c) Etilya



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Mini-BN
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MessageSujet: Re: OLD FRIENDS {Heileen}   Lun 27 Mar - 23:41

Old Friends


Une patrouille jointe pour renforcer les liens unissant les commissariats de chaque district.
Mon oeil, ouais.

Bras croisés sous le buste, l’uniforme impeccable et les cheveux tirés en tresse, Heileen observait la grande place. Le coeur de Haylen district, sinon l’un des poumons d’Astrophel ; cet endroit était réputé pour sa bonne ambiance. Les touristes affluaient de tout le pays pour photographier la statue du fondateur et monter dans la grande roue, qui offrait une vue sans pareille sur la ville. Sans parler de toutes les activités qui étaient organisées ici : spectacles, concerts, défilés, des dizaines d’événements s’y succédaient tout au long de l’année, et il y en avait pour tous les goûts.
Si l’on réunissait tous ces facteurs et qu’on y rajoutait la taille - l’immensité - de l’endroit, il était évident que la grande place était un théâtre de choix pour les combats programmés des sponsors. Ça, tous les habitants d’Astrophel y étaient habitués.
Mais ;
mais.

Du visage grave de monsieur le fondateur, ses iris glissèrent sur l’immense amoncellement de métal situé un peu plus loin. Et elle ne put retenir une légère grimace.
Défigurée, voilà ce qu’était la grande place - Astrophel avait été agressée. Des bombes avaient explosé à plusieurs endroits stratégiques, des hauts lieux de la ville.

Cette histoire ne lui plaisait pas, à la lieutenant ; pour elle c’était clair comme de l’eau de roche que ces détonations n’étaient que le prélude d’une période difficile. Parce que c’est un groupe terroriste qu’ils avaient en face - un putain de rassemblement géant de psychopathes -, et qu’ils n’allaient sans doute pas en rester là. Ils allaient frapper encore, et encore, et encore ; ils allaient faire couler le sang d’innocents au nom d’une quête insensée. Les caniveaux seraient débordés, les drapeaux seraient en berne, les cimetières se rempliraient ; et Heileen, elle n’aimait pas ça.
Ce n’est pas ce qu’elle souhaitait pour Astrophel.

Non pas qu’elle trouvait la ville ou ses habitants parfaits, mais elle était tout de même attachée à la première. Quant à ce qui concernait l’humain, sa famille et ses amis habitaient la ville. Et elle refusait que leurs vies soient mises en danger par qui que ce soit. Bien sûr, elle était aussi bien placée pour savoir quel genre de pourriture pouvait habiter dans le coin ; mais ce n’est pas pour autant qu’elle aurait l’idée de faire exploser les bureaux où ces personnes travaillent - quoi que, elle y a peut-être pensé une fois. A l’époque il ne lui manquait que la bombe.
Mais là n’est pas le sujet.
Car désormais, peu importe les excuses que ces poseurs de bombe pourraient sortir, ce qu’ils faisaient n’était qu’une barbarie digne d’animaux à ses yeux - en plus d’être un crime que les forces de l’ordre, dont elle était l’une des représentantes, se devaient de sanctionner.

Lieutenant !

C’est une voix d’homme, une voix qui l’interpelle ; elle sort de ses pensées en tressaillant, avant de tourner un regard autoritaire vers son collègue. Quelques mots échangés, puis les voilà qui se remettaient en route.

Elle n’avait pas l’habitude du secteur, mais son chef l’avait informée la semaine précédente qu’une patrouille jointe serait organisée ; ce n’était qu’une excuse, évidemment. La brunette ne comprenait même pas pourquoi ils ne jouaient pas franc-jeu. C’était si difficile que cela, d’admettre que les effectifs à Haylen n’étaient pas suffisants dans le contexte ? Que les citoyens avaient besoin d’être rassurés par une présence forte sur les lieux des attentats, mais que pour cela il fallait dispatcher les unités différemment ?
M’enfin, voilà plusieurs années qu’elle avait abandonné l’idée de comprendre ses supérieurs. Elle faisait son travail en s’appliquant au maximum, point ; c’était la meilleure manière de procéder si elle voulait un jour prendre leur place.

En attendant, elle devait suivre les ordres. Qui consistaient aujourd’hui à déambuler dans les rues, sous les regards - parfois curieux, parfois effrayés, quelques-uns désintéressés - des habitants. Voilà plusieurs heures qu’ils se livraient à leur tâche, mais toujours rien à signaler. La demoiselle ne s’en plaignait pas, loin de là : c’était une preuve qu’une paix relative était revenue - accompagnée par une sourde inquiétude, stigmate dans l’âme des habitants.
Si seulement ça pouvait durer.

Mais la paix, le calme, toutes ces belles choses ; faut croire que ça ne durait jamais.
C’est ce qu’elle se dit quand elle entend le coup de feu résonner deux rues plus loin.

Elle court, évidemment. C’était son devoir - qu’elle aurait accompli avec ou sans l’uniforme, parce qu’elle se l’imposait tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Si une vie était en danger, Heileen ne pouvait pas l’ignorer.
Quand elle arrive, suivie de près par son acolyte, c’est d’abord un homme qu’elle voit. Il gardait les mains en l’air et semblait sur le point de se pisser dessus.
Et l’assaillant ?
Elle baisse légèrement le regard, jusqu’à trouver l’arme, puis le bras tendu. Son visage lui reste invisible ; elle arrive presque dans son dos.
Et puis y’a ce fauteuil. Une paraplégique, pense vaguement la Blauereiss ; mais pour elle ça ne change pas grand chose. Elle n’a jamais été du genre à s’émouvoir des éventuels handicaps physiques. Tout ce qu’elle avait besoin de savoir, c’est que cette personne tenait un fichu flingue - et avait envie de s’en servir, si on en croyait ses paroles.
Une bonne raison ? Elle allait en avoir une, tiens.

D’un geste rapide, acquis à force d’entraînement, la policière dégaine son arme de fonction et le braque.
Moi, j’vais t’en donner. Si tu tires, je crève le pneu de ton bolide et j’te jette en prison sur le champ. Si t’as compris le message, baisse ton arme tout de suite et tourne-toi par ici.
Sa voix était aussi assurée que son bras ; elle n’hésitait pas. Heileen n’avait jamais peur de l’action, elle serait plutôt du genre à avoir peur de regretter si elle n’agissait pas.
Mais surtout, Heileen ne laissait pas le choix à cette personne en fauteuil ; ça se sentait à son ton. Si tu crois être la seule à être déterminée, tu te fourres le doigt dans l’œil.


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