AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
avatars mangas ☆ rp libre ☆ mini-events réguliers ☆ combats au rendez-vous ☆ venez participer ! on est gentils (⦿ ‿ ⦿)
Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



Partagez | 
OLD FRIENDS {Heileen}
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Mist
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 10/09/2016
Messages : 47
Dollars : 38
Crédits : Jude pour l'ava *w* & moi-même pour la signa .w.
Localisation : C'est pas tes oignons.
Mist
MessageSujet: OLD FRIENDS {Heileen}   Jeu 10 Nov - 20:58



Old friends

I thought I was alone for all this time, and now you show your face... Am I dreaming ?

Deux ans. Deux ans que t’étais coincée dans ce putain de fauteuil à cause de ces salopards de supers. Deux ans que tu t’étais échappée de ce foutu centre qui “fabriquait” des supers. Plus de 5 ans que t’avais été arraché de ton foyer. Qui s’était auto-détruit peu de temps après d’ailleurs. Donc 5 ans que t’étais orpheline, même si tu l’avais su seulement trois ans plus tard. Dix ans que ton frère était mort, tué dans l’explosion de l’usine où il travaillait pour aider les parents. ça t’arrivait souvent de faire le compte comme ça. Une brève mise au point de ta poisse ; de quoi nourrir ta haine contre le système. Te rappeler qui étaient les responsables, et combien ils paieraient. Ils avaient pris trop de vies. Ils t’avaient pris trop de choses qui te tenaient à coeur. Ta liberté. Ton humanité. Tes jambes. Tes rêves. Donc à eux aussi tu leur prendrais tout. Oui. C’est pour ça que t’avais rejoint Mist. S’unir pour accomplir le même objectif. Même si certains révolutionnaires te tapaient sur le système. Tu pourrais tout supporter pour arriver à tes fins. C’est comme ça que t’étais, depuis deux ans. Haineuse et incapable de faire le deuil de ce que tu étais avant. C’est toujours plus difficile de vivre avec un handicap quand on avait connu une autre vie avant, hein Vesper ? Toi t’avais trop de fierté pour l’accepter. Tu laisserais pas ta fierté de côté. C’était tout ce qui te restait.

Ta vie après ta sortie de l’hôpital, c’était ça. Ton quotidien, c’était ça. Travailler, rouler jusqu’à chez toi, chuter, te relever par la force de tes bras. Rager, pleurer parfois même. Toujours seule. C’est pas comme si t’aurais accepté de l’aide de toute façon. Parce que t’étais trop fier. Pourtant t’avais accepté une main tendue y’a deux ans. Celle de ton patron. Il t’avait aidé à te réinsérer ; il t’avait embauché ; il t’avait trouvé un appart ; il avait fait beaucoup de choses pour toi. T’avais trouvé ça débile. Aider la première gosse qui passait, simplement pour se donner bonne conscience en la voyant dans un fauteuil… Tu savais pas pourquoi il t’avais aidé. Tu savais pas pourquoi t’avais accepté -ou plutôt si ; parce que t’avais pas d’autre solution, et que t’en sortir te permettrait de parvenir à ton ultime objectif. T’étais ingrate et injuste ; parce qu’au fond tu lui avais jamais vraiment fait par de ta reconnaissance. Sans doute à cause de la fierté. Et cet imbécile heureux s’en contentait. Quand t’y penses, ça t’énervait d’être aussi crétin. Un jour il se ferait prendre au piège… Enfin c’est pas comme si tu t’inquiétais pour lui, hein Karen ?

Assise au fond de ton fauteuil, tu fumais ta clope, les mains enveloppées dans tes mitaines noires un peu usées. Les gens te regardaient ; ils te jettaient des regards en coin. Compassion, pitié, attendrissement, injustice. Tu voyais ça dans leurs yeux, et t’avais envie de les leur crever.

Karen — Vous inquiétez pas, c’est pas contagieux, t’avais lancé d’un ton amer et sarcastique à une femme qui t’observait trop.

Entre ta voix et ton regard sombre, tu savais pas ce qui l’avait fait fuir. Bon débarras. Tu détestais les gens ; toujours à compatir à ton sort. Ils te traitaient comme un bébé. Comme l’handicapée que tu étais, et ça, c’était inacceptable. Tu refusais d’admettre ton handicap, pourtant, ça ne changeait rien. Tes jambes ne répondaient toujours pas. T’aurais pas encore l’espoir de les récupérer, Kary ? Vesper Smith. Karen Nolan. Au fond t’étais qui ? Ptet simplement la jeune Kary de l’époque.

Quelqu’un te bouscula et tu sentis ta clope glisser de tes doigts. Tu fronças les sourcils et invectiva l’homme qui venait de te la chourrer. Un sale type, Marcus, que tu pouvais pas blairer. Il savait que tu refusais ton état ; il avait déjà peu de scrupule de base, donc faire chier une handicapée ça lui faisait que dalle. T’étais déjà rarement dans tes bons jours, mais là… il te suffisait de peu pour t’énerver. Et là, c’était suffisant.

Karen —Tu fous quoi sale con ?! Rends là !
Marcus —Sinon quoi ? Tu vas faire quoi ? Me courir après pour la reprendre ? Oh pardon c’est vrai, tu peux plus courir. Seulement rouler.
Karen — Ta gueule connard ! J’vais t’atomiser !
Marcus — J’aimerais bien voir ça. J’te rappelle que tu me dois un téléphone neuf, la dernière fois tu l’as balancé sur la chaussée. Tiens, j’vais prendre ton ordinateur en échange, t’en dis quoi ?
Karen — M’approche pas !

En dépit de tes vociférations et de tes coups de poing dans le vide, il te prit ton ordinateur. ça, la clope, et ses moqueries incessantes… il se payait ta tête… Il en profitait parce que t’étais pas capable de te défendre aussi bien que les autres. “Mais t’es pas une handicapée, d’après toi, donc c’est pas comme si je m’en prenais à une handicapée !” Tu vis rouge. Avec un cris de rage, tu sortis ton colt 47 de sa cachette, sous ton fauteuil, et tu le pointas sur lui. Il n’y avait que vous deux aux alentours. Un cadavre de plus ou de moins…

Karen — T’atomiser comme ça. Ah, on fait point le malin, le bouseux, hein ?
Marcus — Oh tu fous quoi ? T’es pas sérieuse là ?

Pour toute réponse tu tiras pile entre ses deux jambes. Il devint aussitôt blême comme un linge. Il bafouilla. Tu lui fis signe de reposer l’ordinateur sur tes genoux, sans tenter de connerie. Mais était-ce suffisant ? Tu voulais régler tes comptes.

Karen — Donne moi une seule bonne raison pour pas t’exploser le crâne tout d'suite.

Ton regard froid et déterminé ne laissait planer aucun doute ; t’avais bien envie de le buter, tout de suite. Mais en fait, tu jubilais de le voir sur le point de se pisser dessus.

I wish so much you'd been there this one night
(c) Etilya



Fans clubs:
 
Mini-BN
avatar
Voir le profil de l'utilisateurhttp://astrophelcity.forumactif.org/t65-those-who-pretend-to-be-strong-never-really-are-heileenhttp://astrophelcity.forumactif.org/t95-sociability-level-zero-heileen-s-rshttp://astrophelcity.forumactif.org/t96-rp-with-a-bunny
Date d'inscription : 17/08/2015
Messages : 440
Dollars : 223
Crédits : bb Jude pour la signa ♥
Mini-BN
MessageSujet: Re: OLD FRIENDS {Heileen}   Lun 27 Mar - 23:41

Old Friends


Une patrouille jointe pour renforcer les liens unissant les commissariats de chaque district.
Mon oeil, ouais.

Bras croisés sous le buste, l’uniforme impeccable et les cheveux tirés en tresse, Heileen observait la grande place. Le coeur de Haylen district, sinon l’un des poumons d’Astrophel ; cet endroit était réputé pour sa bonne ambiance. Les touristes affluaient de tout le pays pour photographier la statue du fondateur et monter dans la grande roue, qui offrait une vue sans pareille sur la ville. Sans parler de toutes les activités qui étaient organisées ici : spectacles, concerts, défilés, des dizaines d’événements s’y succédaient tout au long de l’année, et il y en avait pour tous les goûts.
Si l’on réunissait tous ces facteurs et qu’on y rajoutait la taille - l’immensité - de l’endroit, il était évident que la grande place était un théâtre de choix pour les combats programmés des sponsors. Ça, tous les habitants d’Astrophel y étaient habitués.
Mais ;
mais.

Du visage grave de monsieur le fondateur, ses iris glissèrent sur l’immense amoncellement de métal situé un peu plus loin. Et elle ne put retenir une légère grimace.
Défigurée, voilà ce qu’était la grande place - Astrophel avait été agressée. Des bombes avaient explosé à plusieurs endroits stratégiques, des hauts lieux de la ville.

Cette histoire ne lui plaisait pas, à la lieutenant ; pour elle c’était clair comme de l’eau de roche que ces détonations n’étaient que le prélude d’une période difficile. Parce que c’est un groupe terroriste qu’ils avaient en face - un putain de rassemblement géant de psychopathes -, et qu’ils n’allaient sans doute pas en rester là. Ils allaient frapper encore, et encore, et encore ; ils allaient faire couler le sang d’innocents au nom d’une quête insensée. Les caniveaux seraient débordés, les drapeaux seraient en berne, les cimetières se rempliraient ; et Heileen, elle n’aimait pas ça.
Ce n’est pas ce qu’elle souhaitait pour Astrophel.

Non pas qu’elle trouvait la ville ou ses habitants parfaits, mais elle était tout de même attachée à la première. Quant à ce qui concernait l’humain, sa famille et ses amis habitaient la ville. Et elle refusait que leurs vies soient mises en danger par qui que ce soit. Bien sûr, elle était aussi bien placée pour savoir quel genre de pourriture pouvait habiter dans le coin ; mais ce n’est pas pour autant qu’elle aurait l’idée de faire exploser les bureaux où ces personnes travaillent - quoi que, elle y a peut-être pensé une fois. A l’époque il ne lui manquait que la bombe.
Mais là n’est pas le sujet.
Car désormais, peu importe les excuses que ces poseurs de bombe pourraient sortir, ce qu’ils faisaient n’était qu’une barbarie digne d’animaux à ses yeux - en plus d’être un crime que les forces de l’ordre, dont elle était l’une des représentantes, se devaient de sanctionner.

Lieutenant !

C’est une voix d’homme, une voix qui l’interpelle ; elle sort de ses pensées en tressaillant, avant de tourner un regard autoritaire vers son collègue. Quelques mots échangés, puis les voilà qui se remettaient en route.

Elle n’avait pas l’habitude du secteur, mais son chef l’avait informée la semaine précédente qu’une patrouille jointe serait organisée ; ce n’était qu’une excuse, évidemment. La brunette ne comprenait même pas pourquoi ils ne jouaient pas franc-jeu. C’était si difficile que cela, d’admettre que les effectifs à Haylen n’étaient pas suffisants dans le contexte ? Que les citoyens avaient besoin d’être rassurés par une présence forte sur les lieux des attentats, mais que pour cela il fallait dispatcher les unités différemment ?
M’enfin, voilà plusieurs années qu’elle avait abandonné l’idée de comprendre ses supérieurs. Elle faisait son travail en s’appliquant au maximum, point ; c’était la meilleure manière de procéder si elle voulait un jour prendre leur place.

En attendant, elle devait suivre les ordres. Qui consistaient aujourd’hui à déambuler dans les rues, sous les regards - parfois curieux, parfois effrayés, quelques-uns désintéressés - des habitants. Voilà plusieurs heures qu’ils se livraient à leur tâche, mais toujours rien à signaler. La demoiselle ne s’en plaignait pas, loin de là : c’était une preuve qu’une paix relative était revenue - accompagnée par une sourde inquiétude, stigmate dans l’âme des habitants.
Si seulement ça pouvait durer.

Mais la paix, le calme, toutes ces belles choses ; faut croire que ça ne durait jamais.
C’est ce qu’elle se dit quand elle entend le coup de feu résonner deux rues plus loin.

Elle court, évidemment. C’était son devoir - qu’elle aurait accompli avec ou sans l’uniforme, parce qu’elle se l’imposait tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Si une vie était en danger, Heileen ne pouvait pas l’ignorer.
Quand elle arrive, suivie de près par son acolyte, c’est d’abord un homme qu’elle voit. Il gardait les mains en l’air et semblait sur le point de se pisser dessus.
Et l’assaillant ?
Elle baisse légèrement le regard, jusqu’à trouver l’arme, puis le bras tendu. Son visage lui reste invisible ; elle arrive presque dans son dos.
Et puis y’a ce fauteuil. Une paraplégique, pense vaguement la Blauereiss ; mais pour elle ça ne change pas grand chose. Elle n’a jamais été du genre à s’émouvoir des éventuels handicaps physiques. Tout ce qu’elle avait besoin de savoir, c’est que cette personne tenait un fichu flingue - et avait envie de s’en servir, si on en croyait ses paroles.
Une bonne raison ? Elle allait en avoir une, tiens.

D’un geste rapide, acquis à force d’entraînement, la policière dégaine son arme de fonction et le braque.
Moi, j’vais t’en donner. Si tu tires, je crève le pneu de ton bolide et j’te jette en prison sur le champ. Si t’as compris le message, baisse ton arme tout de suite et tourne-toi par ici.
Sa voix était aussi assurée que son bras ; elle n’hésitait pas. Heileen n’avait jamais peur de l’action, elle serait plutôt du genre à avoir peur de regretter si elle n’agissait pas.
Mais surtout, Heileen ne laissait pas le choix à cette personne en fauteuil ; ça se sentait à son ton. Si tu crois être la seule à être déterminée, tu te fourres le doigt dans l’œil.


code by lizzou × gifs by tumblr


- 5 Roses de Seth, Hikari, Romeo, Mikhaïl & July ♥️ -



Cadeaux :
 
Fan clubs :
 
Lonely for you only :
 


Mist
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 10/09/2016
Messages : 47
Dollars : 38
Crédits : Jude pour l'ava *w* & moi-même pour la signa .w.
Localisation : C'est pas tes oignons.
Mist
MessageSujet: Re: OLD FRIENDS {Heileen}   Lun 3 Juil - 10:58



Old friends

I thought I was alone for all this time, and now you show your face... Am I dreaming ?


T’imaginais déjà à quoi ressemblerait sa tête de rat avec un trou gros comme un pouce. Sa cervelle lui serait probablement plus utile en passoire. L’idée de tuer ne te révulsait pas plus que ça ; c’était un moyen définitif pour te débarrasser d’un nuisible. Nul doute que la ville t’en serait reconnaissante, limite. Ce qui te ferait rire jaune, vu que tu veux tout sauf rendre service à ses dirigeants. Non, détruire leur monde, c’était mieux. Il faisait moins le malin, ce fils de petit poney. La seule chose qui te retenait d’appuyer sur la détente, pour l’instant, c’était l’intense sentiment de satisfaction que t’éprouvait à le voir blanc de terreur, prêt à pisser dans son froc. C’était jouissif. D’ailleurs un rictus satisfait assombrit ton visage. S’il se pissait effectivement dessus, ptet que tu l’épargnerais. Juste pour qu’il vive toute sa vie l’humiliation d’avoir fléchi devant une fille, qui plus est une handicapée. Tu pourrais presque sortir ton téléphone pour prendre une vidéo et rendre la ville témoin de cet événement spectaculaire. Oui, c’était une autre possibilité…

Tes rêves sinistres de vengeance et d’humiliation méritée furent abruptement interrompus par le son très reconnaissable d’une arme dégainée et armée, prête à faire feu, presque derrière toi. Puis une voix féminine tout aussi déterminée que ta volonté s’éleva, te donnant une raison de ne pas trouer la cervelle inutile de Marcus. Cette voix, elle résonna en toi comme un écho. Comme si elle cherchait son chemin, pour quelle destination, ça… Ton rictus se transforma en une grimace frustrée. Pourquoi cette chienne de vie mettait encore un obstacle sur ton chemin ? Un flic, putain. Non, une fliquette. Elle n’avait toutefois pas l’air d’une taffiole. De ce que t’avais pu entendre du moins. Finir en tôle… ça te faisait pas plus peur que ça. Seulement, tu servirais plus à rien entre quatre murs, sans ordinateur. Et tu pourrais plus œuvrer à la destruction certaine de ce système pourri jusqu’à la moelle. Donc tirer sur Marcus te desservirait plus qu’autre chose. Et tu détestais avoir tort, tout autant que donner raison à quelqu’un d’autre.

Mais, rebelle dans l’âme, tu ne baissas pas immédiatement ton arme. Tu fixais toujours Marcus de ton regard dur et froid, tranchant comme l’acier. Celui-ci regardait alternativement la femme policière et ton air déterminé. Il doutait sérieusement de l’efficacité de l’ordre, à en juger son visage qui s’était décomposé. Il te connaissait suffisamment pour savoir que te donner des ordres avait en général l’effet inverse de celui escompté. Parce que t’étais une putain de rebelle, et que t’avais l’esprit de contradiction. Ce même esprit qui te murmurait « vas-y, fais-le, on verra bien sa tête de fliquette après ! Ha, elle en mènerait pas large ! » Mais, le ton de sa voix avait remué quelque chose enfoui profondément en toi. Ça avait perturbé ta détermination habituelle, et tu savais fichtrement pas pourquoi. Ce fut peut-être ce qui te persuada, pour une fois, d’obtempérer. A ta manière, cela dit.


Karen — Pan ! fis-tu en faisant semblant de tirer.

Marcus étouffa un cri misérable qui t’arracha un ricanement. Il était pathétique. Tu le méprisais tellement, ce bouseux à face de rat –pardon, amis rongeurs. Sans baisser ton arme, tu toisas une dernière fois ce pitoyable ennemi.


Karen — On dirait que les flics te sauvent ta peau, pour une fois, Marcus. Rêve pas ; la prochaine fois que j’te croise, j’transforme ta cervelle en passoire, elle servira enfin à quelque chose.

Après ce venin éructé, tu abaissas légèrement le canon de ton arme. Ta main libre se posa sur la manette de ton fauteuil et le fit pivoter lentement. Tu voulais voir le visage de cette pétasse qui te privait de ta vengeance. Et puis, quelque chose te disait que c’était en daignant lui obéir que tu trouverais le pourquoi du comment ; la raison pour laquelle sa voix avait sapé ta détermination. La mine sombre, le regard froid, tu notas d’abord la présence d’un co-équipier. A lui tu n’accordas qu’un regard dédaigneux. C’est elle que tu voulais fusiller de tes prunelles d’acier. Cependant, quand celles-ci se posèrent sur son visage, ce fut comme si c’était toi qu’on avait abattue en plein cœur.

Tes yeux s’écarquillèrent. La main qui tenait encore ton arme se mit à trembler. Puis, au bout d’une dizaine de secondes, elle retomba mollement sur tes genoux, coupée de toute énergie. Ton air sombre et frustré s’effaça pour laisser la place à une expression choquée. L’écart se creusa légèrement entre tes lèvres, mais aucun son n’en sortit. Tout sentiment de rage et de frustration s’était évaporé. Ton corps et ton esprit étaient paralysés de stupeur. Cette femme qui avait brisé ton rêve, cette femme qui te faisait face, c’était la version plus âgée de celle qui t’avait servi de baby-sitter, qui t’avait emmené au dojo, qui t’avait fait rêver de liberté. La seule qui t’avait jamais comprise.


Karen — Hei-Heileen ?...

Ta voix cassée se brisa sur la dernière syllabe. Ton état de choc fit ensuite place à un profond malaise. Elle était la seule personne encore en vie qui t’avait appréciée dans le temps. Pourquoi paraissais-tu aussi surprise ? Elle n’était pas morte, elle, jusqu’à nouvel ordre. Mais c’est comme si t’avais occulté son souvenir, rongée par la haine et le désir de vengeance, car il représentait un obstacle. Cependant, elle se rappelait à toi désormais. Elle, qui devait te croire morte comme tous les autres, depuis tout ce temps. Mais ce n’était pas ce qui te faisait le plus mal. Ce n’était pas ce qui te coupait le souffle, te paralysait, et étouffait ta voix. Non. Le plus dur, c’était qu’elle sût. Qu’elle te vît, toi, l’oiseau noir aux ailes brisées, affaissé dans ce trône dont tu serais la seule et unique souveraine. La dernière personne au monde que tu souhaitais découvrir ce que t’étais devenue : une pauvre orpheline hargneuse, brisée corps et âme.

I wish so much you'd been there this one night
(c) Etilya



Fans clubs:
 
Mini-BN
avatar
Voir le profil de l'utilisateurhttp://astrophelcity.forumactif.org/t65-those-who-pretend-to-be-strong-never-really-are-heileenhttp://astrophelcity.forumactif.org/t95-sociability-level-zero-heileen-s-rshttp://astrophelcity.forumactif.org/t96-rp-with-a-bunny
Date d'inscription : 17/08/2015
Messages : 440
Dollars : 223
Crédits : bb Jude pour la signa ♥
Mini-BN
MessageSujet: Re: OLD FRIENDS {Heileen}   Mer 2 Aoû - 20:35

Old Friends


Son avertissement donné, Heileen se retrouva à attendre une réaction quelconque.
Attendre.
C’était pour elle une torture. D'une part parce qu’elle n'avait jamais été d'une patience folle, de l'autre parce qu'elle avait l'impression d'être passive, inutile presque. La brunette préférait largement agir - se dire qu’elle pouvait influencer le cours des choses en se bougeant les fesses. Mais dans la situation actuelle, tout geste irréfléchi pourrait bien coûter la vie à quelqu’un.

Tout s'était immobilisé dans cette ruelle, à l'exception du regard de l'inconnu - il voguait entre les visages, terrifié et perdu. Heileen ne lui prêtait aucune attention, pour le moment. Elle était concentrée sur ce fauteuil retournée, cette arme braquée. Son corps entier était paré à la moindre éventualité.
Résonne finalement une détonation articulée qui la fit tressaillir. Puis la jeune femme commença à se détendre, en comprenant que l’inconnue n’avait plus l’intention de tirer - elle ne se serait pas contenté d’imiter le bruit d’un coup de feu, sinon.
Précaution oblige, elle garda tout de même son arme braquée jusqu’à ce que la terreur en fauteuil roulant n’abaisse la sienne.

Vint ensuite le moment du roulement de tambours.
Le siège qui se tourne.
La silhouette qui se dévoile progressivement.
Un visage aux traits sévères, qui se décompose à sa vue.
Deux billes de tempête, d’abord farouches, qui la fixent ensuite avec stupeur.

Lorsque Heileen vit ces yeux à la couleur si singulière, elle eut déjà une drôle d’impression - un effet de déjà-vu. Elle la connaissait.
Puis elle entendit sa voix se briser sur son prénom, l’appeler avec ce qui semblait être un restant d’innocence - ou un espoir oublié.
Un quelque chose de douloureux et précieux à la fois. Un passé retrouvé.
Là, un souvenir lui revint ; celui d’une gamine dont elle s’était occupée, d’une petite soeur disparue.
Elle ressemblait indéniablement à cette enfant d’antan.

Les temps se mélangent - passé, présent ? Heileen ne sait plus. Plusieurs images se superposent devant ses yeux, le sépia, le mirage.
Et sa voix tremble légèrement lorsqu’elle nomme enfin ce souvenir.

Karen… ?

Non. Non.
Avant que qui que ce soit n’ait réagi à son instant d’égarement, la lieutenant secoua la tête et reprit rapidement le dessus. Elle rangea son arme tout en faisant signe à son collègue de passer les menottes à cette fille qui la perturbait tant. Puis elle posa les mains sur les hanches. “Désolée mais il va falloir qu’on t’embarque au poste. Ton nom et ton prénom ?
Ses doigts se crispèrent légèrement. Heileen dut faire un effort incroyable pour ne pas trembler en posant cette question - trembler devant un et si qui lui comprimait la poitrine.
Karen était morte.
Pourtant, une partie de son être le lui hurlait - y croyais-tu ?


code by lizzou × gifs by tumblr


- 5 Roses de Seth, Hikari, Romeo, Mikhaïl & July ♥️ -



Cadeaux :
 
Fan clubs :
 
Lonely for you only :
 


Mist
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 10/09/2016
Messages : 47
Dollars : 38
Crédits : Jude pour l'ava *w* & moi-même pour la signa .w.
Localisation : C'est pas tes oignons.
Mist
MessageSujet: Re: OLD FRIENDS {Heileen}   Mar 15 Aoû - 1:25



Old friends

I just wanted you to be there

Celle qui t’avait baby-sitté après la mort de ton frère, quand tes parents s’absentaient. Celle qui t’avait fait découvrir le dojo et les arts martiaux. Celle qui t’avait donné l’envie de vivre pour un but bien précis, après la tragédie qui t’avait pris ton frère. Celle, enfin, qui avait été ta seule amie. Elle était là aujourd’hui, devant toi. Cette chienne de vie avait décidé de vous réunir finalement, pour le meilleur et pour le pire. Tu l’avais reconnu tout de suite, car son visage était gravé dans ta mémoire depuis cette fameuse nuit, où tu avais eu besoin de la voir, et où t’avais seulement rencontré une porte fermée. Absente. T’aurais tellement voulu qu’elle soit là.

A son regard, tu sus. Elle t’avais reconnue. Ton ancien prénom prononcé avec ce trémolo dans la voix en témoignait. Du moins, tu voulais le croire. Autant que ça te révulsait, car elle saurait alors ce que tu étais devenue. Un oiseau aux ailes brisées. Une ex-cobaye orpheline. Une handicapée. L’idée qu’elle te reconnaisse t’était autant nécessaire qu’insupportable. Un paradoxe source d’ironie. Qui aurait cru, alors que t’avais tant souhaité la voir un soir, qu’à présent, tu voudrais que ce ne soit pas elle ? L’ironie du sort. La vie poussait le vice jusque dans ses moindres recoins. Ce conflit te bouffait de l’intérieur.

Et puis non. Ce hochement négatif de la tête. Ce regard qui se faisait plus ferme. Son aplomb qui revenait à la charge. T’avais espéré, un moment, qu’elle te reconnaisse. Cet espoir était à présent étouffé dans l’œuf. Tu croyais quoi, au juste ? Karen Nolan n’existait plus pour personne. T’étais morte y’a 5 ans et personne n’avait jamais retrouvé ton corps. C’était logique. C’était ce qu’une part de toi souhaitait. Et pourtant ça te fit encore plus mal que l’idée qu’elle te voit dans ce corps mutilé. Tu baissas le regard, brisée. Non, elle ne croyait plus à ton existence. T’étais morte et enterrée pour Heileen. C’était peut-être mieux ainsi, non ?

Tu ne réagis même pas quand elle t’annonça ton arrestation. Toute ta combattivité était soufflée. Pourquoi ça comptait autant pour toi ? Puis elle te demanda ton nom. Tu dus lever la tête bien haut pour la regarder dans les yeux. Une question pourtant si habituelle, mais aujourd’hui si douloureuse. Tu butas sur le prénom, restant bloquée sur le k. Non. Karen Nolan était officiellement morte depuis cinq ans, et officieusement depuis deux ans, pour tes geôliers. Que feraient-ils s’ils prenaient conscience que tu avais survécue ? Ils te chercheraient, ils te trouveraient, et ils t’achèveraient. Et tu refusais de mourir avant d’avoir accompli ta vengeance. Tu ne pouvais pas dévoiler ta véritable identité. Pas devant cet officier que tu ne connaissais pas. Tu détournas le regard.

Karen — Vesper… Smith. t’articulais avec difficulté.

T’avais envie de hurler. De frapper. De rage, de frustration, de chagrin. Mais tu te contenais. T’étais pas une pleurnicheuse. T’étais une rebelle dans l’âme. Une révolutionnaire. Certains se battaient pour leur idéaux alors que toi, c’était juste par pure vengeance. Une personne en quête de vengeance retenait ses larmes. Ton apathie soudaine fut brutalement chassée quand le collègue de ton ancienne amie te toucha. Aussitôt tu te dégageas l’air sauvage.

Karen — Me touche pas sale flic ! Dégage !

Tu te débattis des bras comme une tigresse, mais t’étais trop mince et ta force te faisait défaut. Et puis tu n’avais pas tes jambes pour donner des coups ; elles restaient inertes sur ton fauteuil alors que ton corps se tortillait sur ton siège. De toute façon, si t’avais tes jambes, tu te serais enfuie depuis longtemps. Alors tu fus vite maîtrisée, en dépit de tes protestations, tes hurlements éraillés et ton torrent d’injures. Une fois les menottes aux poignets, une fois que t’eus réalisé qu’il ne servait plus à rien de se débattre, tu levas tes yeux gris, sombres comme un ciel orageux.

Karen — Pourquoi vous m’emmenez ? J’ai rien fait ! Je me suis défendue. Ce fils de pute m’avait volé mon ordi.

Ce furent tes paroles, pourtant tes yeux, eux, posaient une toute autre question. Tes yeux, dans lesquels brillaient cette leur de reproche, cette flamme indignée, ce voile offusqué. Ce regard de bête blessée, trahie par un proche. Pourquoi toi ?  

W H Y ?
(c) Etilya



Fans clubs:
 
Mini-BN
avatar
Voir le profil de l'utilisateurhttp://astrophelcity.forumactif.org/t65-those-who-pretend-to-be-strong-never-really-are-heileenhttp://astrophelcity.forumactif.org/t95-sociability-level-zero-heileen-s-rshttp://astrophelcity.forumactif.org/t96-rp-with-a-bunny
Date d'inscription : 17/08/2015
Messages : 440
Dollars : 223
Crédits : bb Jude pour la signa ♥
Mini-BN
MessageSujet: Re: OLD FRIENDS {Heileen}   Lun 11 Sep - 14:47

Old Friends


Une chose est sûre, elles ont l’air aussi paumée l’une que l’autre.

Heileen ne comprend pas très bien pourquoi l’inconnue est passée du stade de dangereuse furie à celui de légume. Elle ne comprend pas non plus comment son prénom a pu franchir ses lèvres. Mais ce qu’elle s’expliquait le moins, c’est ce pincement au coeur : Heileen n’avait jamais été du genre à larmoyer sur le sort de qui que ce soit, alors pourquoi fallait-il qu’elle ait mal en la regardant ?
Inconsciemment, elle le savait déjà. Ca fait mal parce que ça compte. Parce qu’elle compte à ses yeux. Et qu’importe si finalement, elle décidait de suivre sa tête plutôt que son instinct. Jamais la jeune femme ne pourrait se mentir au point de renier l’image de Karen.
Image qui se fit d’autant plus nette lorsque sa vis à vis leva un regard confus vers elle.

Du haut de son fauteuil, la plus jeune n’était pas plus grande que Karen il fut un temps - avant que le destin ne se joue d’elle. Mais elle avait dans ses prunelles la fissure de ceux qui n’ont connu que la perte et les fracas, des aléas vécus trop tôt par une âme ô combien innocente.
On l’avait brisée.
Un vieux réflexe, de ceux qu’elle avait avec sa sœur de cœur, poussa la brunette à faire un pas en avant - pour faire quoi ? Elle aurait pu la prendre dans ses bras, lui tirer les joues, lui prendre la main. Oui, Heileen aurait pu faire tout ça ; elle était encore égarée entre deux lignes de temps.

Heureusement, l’inconnue se reprit avant qu’elle n’ait cédé. Notre lieutenant se stoppa net en l’entendant se présenter.
Vesper Smith.
Elle s’appellait Vesper Smith, pas Karen Nolan.
Le sort était levé.

Heileen eut tout juste le temps de cligner deux fois des yeux, de revenir à la réalité. Puis la voilà de nouveau face à une teigne en fauteuil roulant qui résistait à un policier tout en l’insultant. Pendant une fraction de seconde, elle se demanda si ce qu’il venait de se produire n’était pas simplement le fruit d’une imagination rendue incontrôlable par la fatigue. Puis elle soupira face aux protestations et aux vaines tentatives pour échapper à l’arrestation.
La première chose à faire serait de calmer un peu cette fameuse Vesper. La demoiselle hésita un instant à lui décoller une baffe pour voir si cela fonctionnait, mais d’une elle ne pouvait pas se le permettre tant qu’elle portait son uniforme, et de deux elle avait peur que cela ait l’effet inverse. Autant ne pas prendre le risque d’envenimer les choses, hein.

Cependant, Heileen ne put s’empêcher de lui adresser un regard dur - non pas froid, mais autoritaire. De ceux qui calmaient les enfants trop turbulents au dojo parce qu’ils comprenaient tout de suite qu’ils avaient fait une bêtise.
Il paraît qu’elle leur faisait peur, aussi. Mais là n’était pas la question.

T’inquiètes pas, ton ami aussi va nous suivre au poste.” Elle se tourne vers ledit homme, qui n’avait pas bougé d’un pouce depuis tout à l’heure. Et la Blauereiss eut de nouveau envie de distribuer des baffes. C’était typiquement le genre de type qui embête les plus faibles que lui pour se sentir fort, mais est tétanisé dès que les événements le dépassent.
L’avantage, c’est qu’il leur offrirait beaucoup moins de résistance.
Heileen s’adressa ensuite à son subordonné. “Menotte-le aussi et prends-le avec toi. Je me charge de la fille.” Puis elle se plaça derrière le fauteuil roulant et se mit à pousser.



Une fois arrivés au poste de police, tout le monde s’installa autour d’une table. L’officière plaça les coudes dessus et joignit les mains de manière à pouvoir y appuyer le menton. Son regard s’ancra d’abord dans celui de la fille - son collègue, à côté, se chargeait de tout noter. “Bien. On va reprendre depuis le début. Vous dites qu’il a essayé de voler votre ordinateur.” Elle se tourna ensuite vers l’homme. “C’est vrai ?
Comment rester calme et sereine ? Faire son boulot, tout simplement. Fallait y penser.


code by lizzou × gifs by tumblr


- 5 Roses de Seth, Hikari, Romeo, Mikhaïl & July ♥️ -



Cadeaux :
 
Fan clubs :
 
Lonely for you only :
 


Mist
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 10/09/2016
Messages : 47
Dollars : 38
Crédits : Jude pour l'ava *w* & moi-même pour la signa .w.
Localisation : C'est pas tes oignons.
Mist
MessageSujet: Re: OLD FRIENDS {Heileen}   Dim 29 Oct - 0:22



Old friends

I just wanted you to be there

Soit elle ignora le regard que tu portais sur elle, soit elle ne le sentit même pas. Alors que tes yeux exigeaient une explication, alors que la question te brûlait les lèvres et que, assise sur ton trône, tu attendais ton sort, vaincue mais indomptée, elle se contenta de poser sur toi un regard dur. De ceux qu’elle te lançait au début ; ce regard qui ne souffrait aucune réplique, qui exigeait le silence quand tu gueulais trop et qui imposait le respect quand tu faisais des caprices. En cet instant tu te sentis 5 ans plus jeune, comme si t’étais toujours au district Hiawatha et qu’elle te grondait pour une de tes bêtises. A une différence près… tes jambes. Ça t’énerva autant que ça te rendit nostalgique. Alors t’avais détourné le regard sans prononcer un traître mot jusqu’à ton arrivée au poste de police. Même si ton silence rebelle eut probablement plus d’impact que tes habituels mots hargneux.

Ta seule satisfaction dans l’histoire fut de voir Marcus avec les bracelets ; il croyait quoi, ce p’tit con ? Qu’il s’en sortirait mieux que toi ? ça lui faisait une belle jambe maintenant -quel jeu de mot ironique hein ? Ce fut la mine renfrognée, boudeuse, que tu fus installée devant une table avec ton némésis. Tu lui lanças un regard meurtrier ; c’était de sa faute si t’étais là aujourd’hui ! Il te pourrissait déjà bien assez la vie comme ça, et maintenant tu te retrouvais chez les flics… Et, ironie du sort, dans le camp opposé à celui de ton ex baby-sitter. Qui ne savait même pas qui t’étais. Au final, c’était pas sa faute… T’avais les cheveux longs à l’époque, aujourd’hui ils étaient coupés au carré. T’avais le regard fougueux, plein de vie et de colère, aujourd’hui on y voyait plus de haine apathique qu’autre chose. T’étais encore entière à l’époque, aujourd’hui tu n’avais plus l’usage de tes jambes. En fait, la Karen d’avant était vraiment morte… Il ne restait plus que Vesper, au final, non ? Vesper qui était née des cendres de Karen l’enfant, Karen l’innocente, Karen la malheureuse.

Quand ton ancienne amie récapitula, tu te contentas d’un bref hochement de tête pour confirmer tes dires. Dire que tout avait commencé à cause de ce crétin qui voulait faire son malin. Peuh, il avait l’air malin maintenant !

Marcus — Mais non, j’lui ai pas volé son ordi ! Elle raconte n’importe quoi !

… visiblement il se croyait encore assez malin pour s’en sortir comme ça. Ton sang ne fit qu’un tour. Ton regard lança des éclairs imaginaires puis tu t’appuyas sur la table prête à lui sauter à la gorge.

Karen — Espèce de pourriture, fils de pute, ordure, tapette ! Si j’pouvais me lever je t’arracherais les dents une par une ! T’es même pas cap’ d’assumer ! Couilles-molles !

Couilles-molles, c’était une insulte bon enfant que ton frère t’avait apprise. Sous le torrent d’invectives et la menace assurément fondée -si t’avais pu marcher tu lui aurais effectivement refait sa dentition… enfin probablement que les flics vous auraient séparés avant- il se ramassa un peu sur lui-même, avant de céder sous l’intensité de ton regard furieux.

Marcus — Enfin non pas volé, c’était pour rire quoi, j’allais pas lui prendre vraiment !
Karen — Pour rire ?! J’vais t’en donner moi, des raisons de rire !

Si personne n’avait été là pour te calmer, peut-être que par la force de tes bras t’aurais réussi à te traîner jusqu’à lui pour lui faire passer l’envie de se foutre de ta gueule. Malheureusement vous n’étiez pas seuls. Une fois la tempête passée, tu t’enfonças dans ton siège sans quitter Marcus des yeux. A la façon dont il te regardait, il doutait que tes jambes fussent vraiment paralysées. Tu dégageais une telle colère qu’on te croyait effectivement prête à lui sauter à la gorge d’un moment à l’autre. Tu décidas d’ignorer cet avorton sur patte pour poser ton regard sur Heileen.

Karen — Vous allez me rendre mon flingue après ? C’est tout c’que j’ai pour me défendre.

Tu n’abordas pas le sujet de ton « état », mais il était fortement insinué. Tu ne supportais pas d’en parler ; le simple fait d’entendre « handicap » te révulsait, et toi-même tu ne prononçais jamais ce mot. Tu ne l’acceptais même pas. T’avais que 17 ans, bordel. Personne ne mérite de se retrouver en fauteuil aussi jeune, et surtout pas toi. A ta demande, Marcus perdit le peu d’assurance qui lui restait.

Marcus — Hey non, lui rendez pas son arme, elle est complètement folle cette fille ! c’est un danger ambulant ! Enfin roulant plutôt…
Karen — P’tit merdeux !

Même si son but n’était pas de se moquer d’elle, il en avait trop dit. C’était LE sujet tabou avec toi, le meilleur moyen de s’attirer tes foudres si ce n’était déjà fait. Puisque t’avais déjà pas mal déballé d’insultes, tu ne trouvas pas mieux que de lui faire don d’un peu de ta salive en lui crachant rageusement dessus.

W H Y ?
(c) Etilya



Fans clubs:
 
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: OLD FRIENDS {Heileen}   

OLD FRIENDS {Heileen}
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Astrophel City :: Haylen District :: Habitations-