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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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((leo)) + let's live tonight
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Paris-Brest crémeux
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MessageSujet: ((leo)) + let's live tonight   Ven 28 Juil - 3:20

« Eh, vous partez ? »

Olympe s’immobilise, Meera dans son ombre ; elle me lance un regard, un sourire, se justifie d’un « soirée entre filles », se presse d’ajouter un « non, tu n’es pas invité, même au nom de tes fantasmes tordus » à peine narquois — prévisible — avant de lancer un baiser dans l’air, de s’éclipser. J’accroche un peu plus longtemps le regard de Meera, lui adresse un vague rictus, lourd de sens pourtant ; je dois me faire violence pour ne pas me lever, la retenir par la taille et cueillir son goût au creux de ses lèvres, histoire de l’amadouer, de l’avoir pour moi toute la soirée. Je me tiens à carreau, donne le change, fais comme si.
Rien d’officiel entre nous, toujours un entre-deux un peu hésitant — difficile de nous définir, pourtant j’imagine que ça crève les yeux. Cent balles qu’Olympe a déjà grillé, à moins que ma bassiste préférée n’ait vendu la mèche.
Elle disparaît elle aussi, et il ne reste plus que nous deux — Ethan s’est déjà échappé depuis un moment, mais c’était prévu qu’il ne s’attarde pas après la répétition, aujourd’hui.

Je soupire, te lance un coup d’oeil de l’autre côté de la pièce en m’approchant du petit réfrigérateur du local, dont je tire deux canettes de bière — l’une demeure dans ma main, l’autre est lancée dans ta direction, pas moi qui nettoierai si ça gicle à l’ouverture.

« Nous voici donc en tête à tête, mon cher Leo, je lance, d’un ton presque dramatique, avant de m’affaler sur le canapé, près de toi, et d’ouvrir ma canette dont je bois une gorgée fraîche. C’t’un peu triste, les samedis soirs sans concert. Ça manque d’un truc, j’trouve. »

Je vis pour ces moments-là — pour ces soirées à enflammer la scène ((soit dit en passant plutôt minable, dans un bar bondé de mecs de quarante balais alcoolisés qui draguent des midinettes de même pas vingt piges en jupe courte et décolleté plongeant)), à lire nos paroles sur les lèvres des plus réguliers, à les voir frapper le rythme de nos accords, sur leurs verres, leurs tables, de leurs deux mains, peu importe.
J’existe, dans ces moments où je vibre, raccord aux cordes de ma gratte et de ma voix — c’est toujours une petite part de moi qui meurt presque, les samedis soirs sans l’adrénaline des artistes.

J’ai l’impression que j’aurais l’air dingue, si je cherchais à mettre des mots dessus — tu me prendrais pour un fou, à moins que ça ne soit déjà le cas —, à expliquer les émotions, les sensations, si j’essayais de dire à quel point ces soirs-là ça compte, pour moi.
A quel point j’me sens fort et vivant, quand c’est nous cinq envers et contre tout, jamais plus soudés que quand se mêlent guitares, batterie, basse, clavier et voix en une symbiose comme infaillible.

J’avale une autre gorgée, allume l’écran de mon téléphone posé sur l’accoudoir pour constater l’heure — peu tardive, et ça me ramène à cette espèce de mélancolie bizarre, y’a comme un vide à cette soirée.

« Même pas onze heures… Sans déc’, on fait quoi maintenant ? »


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MessageSujet: Re: ((leo)) + let's live tonight   Mar 19 Sep - 0:43

Ré dièse. La dernière note remplit la pièce comme un râle brisé ; un ivrogne qui titube en accusant la Lune de l’avoir fait tomber si bas, un orphelin solitaire qui confie son chagrin à la nuit. Ses billes d'ocre s’attardent encore un peu sur l’assemblage de blanc et de noir, son doigt refuse de quitter la touche alors que le morceau est terminé depuis longtemps.
Leo il était le gamin paumé, Leo il était ce vide après l'apothéose.
Jusqu’à ce que des voix familières ne le tirent de ses pensées.

Il relève la tête peu avant que Olympe et Meera ne sortent et leur adresse un bref signe de la main. Leo pourrait les mettre en garde contre les dangers qui guettent deux femmes seules la nuit, leur rappeler qu’en cas de danger il faut taper l’entrejambe et sortir le téléphone - surtout, ne pas hésiter à appeler à l’aide.
Mais il n’en fait rien. Leo n’a pas envie de parler inutilement. Tout ça elles le savent déjà. Et puis, il n’a pas spécialement envie de passer pour le pote rabat-joie qui les pense incapables de se débrouiller - ce serait absolument faux, le jeune homme les connaît assez pour le savoir. Ce sont de grandes filles.
Mais il n’y peut rien, Leo, si une part de lui tremble toujours pour les gens qu’il aime.
Il peut juste leur souhaiter en silence de s’éclater.

Quand elles ont quitté la salle, il quitte enfin son synthé pour échouer sur le canapé et rattrape la canette lancée par l’autre rescapé. Celui-ci vient ensuite s’asseoir à son tour ; leur contre-soirée entre garçons était lancée.
Leo hoche de la tête quand Romeo explique, sans user ces termes, qu’il trouve la soirée creuse - la soirée ou lui-même ? Parce que ceux qui le côtoient aussi régulièrement que Leo le savent, c’est sur scène qu’il est vivant. Sur scène qu’il vibre de tout son être.
Et le claviériste peut le comprendre, lui-même se sent différent sous les acclamations du public. C’est comme s’il était le même en mieux. Qu’à eux cinq, ils étaient invincibles.

Mais pour l’instant, ils ne sont que deux musiciens à la dérive.
Et autant l’avouer, s’il n’a rien contre les fêtes où l’alcool coule à flots, Leo préfère quand même ces instants de répit.

Alors quand son ami lui demande ce qu’ils vont faire, Leo se dit qu’il faut calmer le jeu maintenant avant que l’irréparable ne se produise.
C’qu’on va faire ?” Demande-t-il, en regardant Romeo. Son expression n’a pas changé, mais en le connaissant bien on peut différencier les intonations ; en l’occurrence, celle qu’il vient d’utiliser signifie même pas en rêve mon grand.
Mais au cas où, Leo extrapole quand même. En brandissant sa canette vers son compère. “J’vais t’le dire. On va aller chez moi, commander une pizza et se la couler douce. Foi de cette canette, sans quoi j’t’arrose avec.
Ouh, quelle menace.
Cela dit Leo sait qu’avec Rom, vaut mieux essayer de faire passer le message en humour plutôt qu’en force.




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Paris-Brest crémeux
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MessageSujet: Re: ((leo)) + let's live tonight   Jeu 14 Déc - 9:35

« C’qu’on va faire ? »

Au ton que t’emploies, je devine de là la suite ; bonjour le père — ou le grand frère, va savoir lequel des deux serait le pire — improvisé.
J’t’aime bien, Leo, tu sais ? Beaucoup, même. Peut-être parce que dès les premiers instants ta nonchalance m’a amusé, ta répartie épaté — enfoiré — ; puis t’as l’avance de l’âge et du respect qu’il impose — ouais, même aux p’tits cons dans mon genre, plus ou moins, encore que d’être dans la case meilleurs potes et famille de coeur me permet plus de dérives que d’autres.
Ouais, j’saurais sûrement pas l’exprimer à voix haute — fierté masculine oblige — mais j’suis profondément attaché à ta belle gueule ; dans ma tête t’es devenu ce frangin que j’aurais aimé avoir et que la vie ne m’a pas donné — à défaut, deux pères formidables et une dream team comme on n’en fait plus.

J’t’aime bien, Leo, hein, ouais, j’t’aime vraiment bien — sauf quand tu te fais moralisateur dissimulé.

« J’vais t’le dire. On va aller chez moi, commander une pizza et se la couler douce. Foi de cette canette, sans quoi j’t’arrose avec. »

J’te lance un de ces regards à ma sauce — le familier, celui dont tu dois avoir l’habitude maintenant ; les mêmes traits imprimés sur ma tronche chaque fois que t’essaies de tamiser mes élans autodestructeurs et mon avidité de défonce alors qu’il est déjà trop tard.
Dans ma tête, des basses qui cognent, de la sueur sur les peaux qui se cherchent au travers des vêtements fins sur la piste, l’esprit loin, envolé, extasié par les drogues.
Déjà, plus rien à sauver — l’impulsion de l’être à se déposséder.

« ’kaaay p’pa, message reçu, je lâche, pourtant pas abattu — on m’bat pas sur ce terrain-là. Mais ça va pas être possible, en fait, j’t’explique. »

Tu l’aimes pas, ce mais, pas vrai ?
Une pause dans les mots, j’avale de longues gorgées fraîches qui m’arrachent une esquisse de grimace — j’aime moins ces bières que celles qu’on prend d’habitude, mais la supérette était en rupture de notre moteur favori au couvert du garage inutile, retapé et plus ou moins isolé qui nous sert de salle de répétition ; petite merveille dégotée par Olympe sur nos débuts.

« T’as pas oublié hein ? Samedi, permission de minuit, et puis auto-permission supplémentaire accordée jusqu’au bout de la nuit et jusqu’à ce qu’épuisement de trois jours s’ensuive.  »

Rictus au bord des lèvres — je ne te laisserai pas gagner. J’suis même sûr que tu sais que tu n’auras pas le choix ; faudra m’enfermer de force ou me suivre. Tu seras trop inquiet pour me planter comme un con. Je m’étire sur le canapé, engourdi et les épaules nouées. Trois gorgées encore, la main libre posée sur ma cuisse — j’attends de sentir vibrer le téléphone dans ma poche ; d’être rassuré. Bien rentrées suffira, s’agit juste de savoir qu’elles ne sont plus dans les rues, seules face aux loups ; non : aux chiens.
J’me le pardonnerai pas, s’il leur arrivait un truc pendant qu’on est là, affalés comme deux cons sans ennuis sur le vieux sofa un peu usé du garage qui accueille nos répétitions. Il leur arrivera rien. J’essaie de me convaincre, tant bien que mal ; j’attends ce foutu message, et dans un coin de ma tête j’entends le tic tac des secondes.

Ça fait même pas trois minutes, laisse-leur au moins le temps d’atteindre la bouche de métro, crétin.

Je soupire et me lève, termine ma canette dégueulasse cul-sec, grimace sans retenue en sentant sur ma langue ce goût que, pour de bon, je ne supporte pas. La bière n’a jamais été mon péché-mignon et, pour sûr, encore moins celle-là.

« En attendant, Leo, je lâche avant de tiquer, lorsque je loupe le panier dans la poubelle au coin de la pièce. En attendant, donc, tu fais c’que tu veux, mais moi j’bouge. J’ai plus huit ans.  »

Je ramasse la canette, la jette, puis j’enfile mon blouson abandonné sur le dossier d’une chaise — cuir usé, fermeture qui ne fonctionne presque plus ; mais je m’en fous. Anniversaire des seize ans, valeur sentimentale prime.
Dans l’encadrement de la porte je m’immobilise, te lance un regard par dessus mon épaule — j’ai peut-être été un peu trop dur, un peu trop cassant, j’sais pas ; j’suis nul pour parler aux gens, tu sais ? J’m’exprime qu’en chanson, puis peut-être que si, peut-être qu’au fond, j’ai encore huit ans.

« Tu viens ? »

J’ai pas envie d’être seul, ce soir.

Je sais que j’vais déconner, je sais que j’vais flancher. Je connais trop ces jours sans, ces jours où les rires sonnent un peu plus creux, ces jours où les yeux s’égarent dans le vide plus souvent qu’à l’accoutumée, ces jours où dans le coeur y’a la tristesse, et puis la douleur qu’on n’a pourtant pas invitées. Ces jours où l’optimisme n’est plus rien qu’un mot, où la moindre angoisse passagère devient terreur, où le blues s’attarde et dévore le moindre des élans de bonne humeur, des tentatives d’être et d’exister.
Ces jours où je cherche une solitude que je ne supporte pas, et qui réveille mes pires instincts — ces soirs où j’espère chaque fois qu’ils seront les derniers.

Non, vraiment.
J’ai pas envie d’être seul, ce soir.


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((leo)) + let's live tonight
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