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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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nedjma { worse at what we do best.
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MessageSujet: nedjma { worse at what we do best.   Dim 25 Mar - 21:37

worse at what we do best
// nedjma
Adossé contre la portière fermée de sa caisse — le genre collector, Imperial de 1958, retapée et repeinte crème façon sortie d’usine —, Ian avise le bâtiment de l’Astrophel Times ; monstre de béton, de vitres et d’acier dont il n’aperçoit pas le sommet, dissimulé par les nuages chargés de pluie et de pollution. Cigarette électronique entre les lèvres, il tire une dernière taffe crépitante au goût citronné, avant de l’éteindre dans un clignotement lumineux familier. Il soupire, s’étire, vérifie que les portières sont toutes verrouillées avant de traverser la route, à l’instant même où l’on voudrait que les piétons s’immobilisent. Lorsqu’il se glisse dans le bâtiment, sacoche de son appareil le plus fidèle passée sur l’épaule, et pochette remplie de la dernière paperasse nécessaire sous le bras, les premières gouttes de l’averse annoncée clapotent déjà contre les pavés du trottoir.

Identité déclinée à l’accueil, on lui tend le badge certifié des stagiaires, personnalisé de son nom écrit à la main par l’hôtesse qui lui indique, d’un geste courtois mais hâtif, de patienter quelques étages plus haut, à la cafétéria ; sur la ligne interne elle compose un numéro et renseigne sa présence, à quelqu’un dont il croit saisir le nom sans en être certain. L’oeil curieux, il avise la sobriété des murs tout autour de lui — il avait oublié à quel point c’était différent, l’art et le journalisme.
Il oublie, parfois, tous les usages divers que l’on peut faire d’une seule et même chose, et tous les desseins qu’on accomplit sur une même pellicule.

Il s’accoude sur la rambarde contre le mur de l’ascenseur après avoir pressé le bouton qui l’envoie au quatorzième étage, jette un regard à son reflet dans les miroirs qui l’entourent, glisse une main entre les mèches abîmées de ses cheveux peroxydés à répétition. À intervalle régulier, lorsque les portes s’ouvrent sur quelque clone du Times — costard ou tailleur, varie seulement la couleur de la chemise, de la cravate ou des bijoux — il adresse un sourire empreint d’une politesse feinte à ses collègues de quelques jours — des types dont il ne retiendra pas le nom, puisqu’il n’aura sans doute plus l’occasion de les croiser dans la fourmilière de l’entreprise.

Les portes s’ouvrent, et il se faufile dans le réfectoire, spacieux et aux couleurs plus vives que celles de l’entrée — sans doute faut-il au moins ça pour qu’ils aient tous moins l’impression de crever leur vie entre quatre murs de béton. Il ne connaît pas l’endroit — la dernière fois, c’est dans un bureau qu’on l’a envoyé ; l’entrevue semblait plus formelle.

Puisque personne ne se lève pour l’accueillir, et qu’il ne reconnaît aucun visage parmi les quelques qui échangent une conversation autour de l’une des tables les plus près des baies vitrées, il se sert un café serré dans un gobelet de plastique brûlant, et s’installe non loin de l’entrée — là où ses yeux ne louperont pas ceux qui viennent pour lui.
Il n’a bu qu’une seule gorgée de sa boisson sans sucre lorsqu’il reconnaît le visage de son employeur — il se lève et serre la main qu’on lui tend, échange les politesses qu’on attend puis confie les documents signés à celui qui se contente d’approuver d’un signe de tête.

« Nous avons réussi à vous assigner l’une de nos journalistes qui sera chargée de vous montrer les ficelles du métier pour les trois semaines à venir, il lance, en baissant un instant les yeux sur sa montre. Elle ne devrait pas… Eh bien, la voici. »

La silhouette qui les rejoint, il la connaît déjà ; le visage et les yeux lui reviennent — elle était présente lorsqu’il est venu la première fois. Ils n’ont échangé que brièvement, les noms et trois formalités, mais pour lui, c’était assez.

« Quelle surprise, il devance en s’avançant vers elle, main tendue. Je crois que nous nous sommes déjà rencontrés, n’est-ce pas ? Mademoiselle Haddad, si je ne m’abuse ? »

Il détache les syllabes avec soin, ses prunelles glacées plongées dans celles de la jeune femme en face de lui — il faudrait être de mauvaise foi pour déceler dans son ton un mépris sous-jacent, ou bien crédule pour croire qu’il n’en est rien.


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Mist
MessageSujet: Re: nedjma { worse at what we do best.   Sam 31 Mar - 21:39

Ian & Nedjma




Elle marche vite, l’enfant prodige. Elle court derrière les personnes qu’elle admire – des personnes qui ont « réussi leurs vies » comme diraient ses parents, toujours plus stricts et exigeants envers leur unique fille. Elle trébuche l’adolescente, et la chute est si douloureuse qu’elle ne tient plus à rester en vie. Mais elle se relève, elle se remet à courir et aujourd’hui, l’adulte a enfin trouvé son rythme.

Sauf qu’être en tête de course, être à l’avance sur les autres, ce n’est pas tous les jours facile. Il lui arrive de perdre son souffle, d’être fatiguée quand des fois, les journées ne veulent pas se terminer. Des journées trop chargées comme celle-ci, au cours desquelles on lui assigne mille et une tâches pénibles – comme, par exemple, accueillir le nouveau stagiaire et lui montrer les ficelles du métier.

« Ian Jefferson. Nous nous sommes déjà vus, oui. Nedjma s’avance vers lui, la tête haute, le pas assuré. Elle prend la main qu’il lui tend et la serre rapidement, avant de reprendre la parole. J’ai beaucoup aimé votre portfolio. »

Et elle n'a pas manqué de partager son avis -positif- avec ses collègues parce qu'elle est comme ça, Nedjma. Quand elle a un compliment à faire, elle le fait et quand elle n'a rien d'agréable à dire, elle se tait.

« Très bien. Son supérieur tape dans ses mains. Nedjma, Ian, vous pouvez y aller. »

La journaliste lui sourit légèrement avant de quitter la pièce, suivie par le nouveau stagiaire. Elle fait un tour rapide de l'étage à Ian, puis elle s'arrête devant deux postes de travail - les leurs, équipés d'ordinateurs dernier cri.

« Vous préférez que je vous appelle par votre nom ou par votre prénom ? Elle se tourne vers lui. Les deux me vont. »

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MessageSujet: Re: nedjma { worse at what we do best.   Dim 13 Mai - 21:04

worse at what we do best
// nedjma
« Ian Jefferson. Nous nous sommes déjà vus, oui. ((elle lui serre la main, et il ne la lâche pas des yeux ; main tiède, douce et ferme — l’une de ces gamines béton armé sur le plancher du travail, elle tient la route. J’ai beaucoup aimé votre portfolio. »

Il accueille le compliment avec un sourire — mi-sincère, mi-rogue, il n’accorde crédit qu’à l’avis de peu de personnes, et elle n’en fait pas partie. Et, puisque la politesse le veut, il remercie — le ton bas et les intonations d’apparence plus chaleureuses. Peut-être, peut-être qu’il lui laissera du répit ; peut-être qu’il ne sera pas dès aujourd’hui l’être méprisable à ses yeux qu’il deviendra forcément — parce qu’il le devient toujours, et loin de lui l’idée de se prétendre innocent dans l’acte de ces revirements d’opinion.
C’est qu’elle n’a pas l’air mauvais ; et dans ses yeux il n’a pas aperçu la lueur d’intérêt qu’on reconnaît souvent à ceux qui se confondent en louange et flatteries pour se faire bien voir et tirer profit. Non, dans ses yeux, il n’a rien su lire d’autre qu’une franche appréciation — il doit l’admettre : il ignorait qu’il existait encore des personnes comme elle, dans un monde si félon que celui du journalisme.

« Très bien. Nedjma, Ian, vous pouvez y aller. »

Il hoche la tête, emboîte le pas à la journaliste de métier le long des corridors, des bureaux privés et des open space. Il sillonne entre les hommes chemises manches retroussées café brûlant à la main apostrophes soudaines dans les couloirs échange de directives et les femmes tailleur cintré dossier kraft sous le bras oreillette clignotante communication en d’autres langues dont il ne reconnaît pas toujours la phonétique. Une fourmilière dans laquelle il se fond, visage anonyme dans la foule des milliers d’autres — même pour lui, c’est presque trop à imprimer ; la mémoire à court terme sature des informations qui surgissent de toute part. Reproduction à échelle quasi miniature sur cinquante étages de la ville toute entière.
Trop d’images et trop de sons, des talons contre sol aux portes qui claquent celles qui coulissent en frôlant le lino les machines à eau et à café le ronronnement des ordinateurs et les bruits d’Astrophel City tout autour d’eux par les fenêtres ouvertes — sensation étrange qu’il ne saurait décrire ; son attention s’égare sur les détails et n’imprime que le numéro de l’étage et l’emplacement de leurs deux postes de travail lorsqu’ils y parviennent.

Sifflement admiratif, vaguement envieux — même chez son patron, le matos n’est pas aussi bon. Faut dire qu’entre le Times et la petite entreprise familiale, peu importe à quel point elle tourne, y a quand même un monde.

« Vous préférez que je vous appelle par votre nom ou par votre prénom ? Les deux me vont.
Allons, il lance, pointe d’amusement dans sa voix. Ne sommes-nous pas trop jeunes encore pour nous appeler Madame et Monsieur ? »

Il s’installe là où il devine que se trouve son poste — là où l’ordinateur est encore éteint, et le bureau débarrassé de toute trace d’occupation. Pas de café en train de refroidir à côté de l’écran, pas plus de paperasse abandonnée, encore moins une photo de famille pour se rappeler de la raison pour laquelle on s’enferme entre les murs et les vitres de l’aube à l’heure du crime — au nom de qui l’on s’abrutit sur des scoops grotesques et des faits divers quelconques.

« Donc, Nedjma, il fait pivoter la chaise sur ses gonds pour faire face à la jeune femme, sourire indéchiffrable au bord des lèvres. Quelle est votre pierre ajoutée à l’édifice du Times, dites-moi ? ((et, puisqu’il n’est jamais certain de la clarté de ses questions, il préfère étoffer — pour lui, paraphraser.)) Vous fréquentez le terrain et la pêche aux exclusivités de la première heure, ou votre sanctuaire c’est plutôt du côté de l’open space et des schéma pré-remplis des logiciels ? »


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MessageSujet: Re: nedjma { worse at what we do best.   Mer 30 Mai - 2:09

Ian & Nedjma




Elle reste muette, un léger sourire aux lèvres. En dehors de son cercle professionnel, Nedjma connaît peu de jeunes hommes capables de tenir une discussion – et c’est qu’il a du vocabulaire, celui-là.

« Je maîtrise l'utilisation des logiciels, mais je passe plus de temps sur le terrain que derrière mon écran. »

Elle s’installe sur sa chaise de bureau, range rapidement ses stylos, place son carnet de notes sur une pile d’autres papiers, tout en continuant de parler.

« C'est pour ça que je suis devenue journaliste d'investigation. »

Plus jeune, elle voulait voir le monde autrement que du haut de sa tour d’ivoire. Curieuse, elle voulait connaître les « dangers du monde extérieur » dont ses parents lui parlaient et avec le temps, elle s’est mise à penser qu’elle ne pouvait plus prétendre comprendre les autres tant qu’elle ne vivait pas les mêmes expériences qu’eux. C’est comme ça qu’elle a ouvert les yeux sur son statut privilégié dans une société qui favorise les plus fortunés. Et c’est comme ça qu’elle s’est intéressée à son fonctionnement, aux différentes formes de pouvoir d'un groupe social sur un autre… Aujourd'hui, en tant que journaliste politique, elle est capable d'attribuer les bons et les mauvais rôles dans la grande communauté d'Astrophel City.

Et aux yeux d'une femme comme elle -souvent sous-estimée par ceux qui ont tout à se reprocher- c'est un rôle exigeant mais très excitant.

« Et vous, qu'est-ce qui vous a poussé à devenir photographe ? »

Beaucoup s'improvisent photographes après avoir acheté un appareil, mais peu en font leur vrai métier.

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MessageSujet: Re: nedjma { worse at what we do best.   Sam 2 Juin - 18:21

worse at what we do best
// nedjma
Tête légèrement inclinée sur le côté, signe discret d’attention à la voix de la jeune femme à ses côtés, il laisse son regard détailler les recoins de l’open space. Il entend encore le bruit des machines à café, et celui des distributeurs d’eau — dans celui placé près de la porte, il semble n’y avoir plus de verres à disposition ; détail qui force à se servir du deuxième, plus au fond de la salle, autour duquel trois hommes bien habillés cravate nouée échangent à grands renforts d’éclats de voix animés. D’autres martèlent leur clavier ; sur sa droite il entend un rappel de deadline, un type qu’on presse et l’autre qui assure que tout sera dans les temps. Le son des pas qui viennent du couloir est tout à coup absorbé par la moquette uniforme du grand espace. Un courant d’air traverse la pièce d’une fenêtre ouverte à l’autre ; les presse-papiers ou les tasses de café empêchent les documents de s’éparpiller. Entre deux bureaux les personnes se croisent, glissent les unes sur les autres ; certaines échangent un regard, un sourire ou un mot, d’autres se remarquent à peine, se frôlent sans se prêter attention. Chorégraphie mesurée à la seconde près ; fascinante.
Le même genre que celle des costard-cravate et tailleur-lunettes qui s’engouffrent dans les rames du métropolitain à sept heures trente, tous les matins — gris et moroses, dans la tête check-list copiée-collée de la veille, dans leur sac ticket-resto offert par l’entreprise pour le déjeuner.

Un autre monde, trop agité, pour lui qui prend son temps ;
le temps de vivre et d’observer.


« Evidemment... il souffle, brièvement distrait, avant de reporter son attention sur Nedjma. Je dois l’admettre, vous n’avez pas l’air de celles qui trouvent beaucoup de charme à rester cloîtrées entre les deux vitres et deux murs du bâtiment. »

Il tire d’une pochette extérieure de la sacoche de son appareil une bouteille d’eau fraîche, qu’il ouvre et porte à ses lèvres le temps de deux gorgées, puis qu'il pose sur le bureau une fois le bouchon revissé.

« Je crois de toute façon que l’on n’apprend jamais mieux que de nos propres yeux, n’est-ce pas ? »

Il actionne les roulettes de son siège en s’écartant du bureau pour étendre ses jambes, les mains nonchalamment croisées sur son ventre, coudes aux accoudoirs. En légers mouvements presque imperceptibles, il fait pivoter la chaise d’un côté puis de l’autre, de quelques degrés chaque fois — sans même s’en rendre compte ; le corps qui ne supporte pas l’idée d’une immobilité parfaite.

« Pour ma part, tout n’a été qu’une suite d’heureux hasards et d’autres coïncidences. Il était clair que je ne m’épanouirai jamais en devenant avocat ou médecin légiste. J’ai toujours aimé l’art, surtout le marginal et le désuet… Le ringard, affirmeront les mauvaises langues. ((il marque une pause, le temps d’une pensée ; un sourire léger s’imprime au bord de ses lèvres l’espace d’une seconde.)) J’ai un faible pour les polaroïds et les vieux livres reliés, quand tout le monde est depuis longtemps passé à la numérique UHD et à la lecture sur tablette. J’apprécie leur qualité, mais admettons tout de même que la modernité dispose de moins de charme. »

Il se redresse sur sa chaise et ramène ses jambes vers lui, son air se fait plus sérieux — un peu plus fermé.

« Que faisons-nous, maintenant ? »


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