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 vodka's sweet but blood is thicker — (lilium)

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MessageSujet: vodka's sweet but blood is thicker — (lilium)   Mar 13 Sep - 21:43

❝ vodka's sweet but blood is thicker. ❞

» lilium & valentino

Il devait être aux alentours de deux heures du matin quand Valentino foula le sol de Saten, les mains dans les poches de son sweater, l’une d’entre elle nerveusement refermée sur le pochtard d’herbe que l’Impératrice –comme il aimait à la surnommer ironiquement– lui avait refilé pour assurer ses prochaines ventes à l’Académie et ses alentours.
Il avait beau avoir un rythme de vie calé sur ses horaires de cours, ça n’était pas rare qu’il sorte tard le soir, que ce soit pour traîner avec des potes ou tout simplement passer le temps à l’air frais en attendant que le sommeil veuille bien s’emparer de lui. De toutes façons, il fallait l’admettre, il n’y avait pas grand chose pour l’en empêcher ; le soir Lilium était souvent de sortie et il rentrait toujours avant elle, et ni Theo ni Fiona ne pouvaient lui dire quoique ce soit –de toute façon elles savaient très bien qu’il était du genre à avoir besoin de moments à lui tout seul, et la nuit était le seul moment de la journée où personne n’avait besoin de lui, alors il en profitait. Les seuls éventuels obstacles étaient l’autorité de Juan s’il le coinçait, ou encore la maladresse de Pepito qui pouvait lâcher le morceau à cause de son jeune âge. Mais c’était encore jamais arrivé, alors il ne se faisait pas trop de bile.
Un soupir s’échappa de ses lèvres alors qu’il frôla le mur de son épaule ; pas qu’il était intimidé par les rues en pleine nuit, mais s’il pouvait éviter de se faire remarquer, c’était toujours ça de pris.

Les rues n’étaient pas spécialement sombres –c’était Saten, pas Hiawatha ou Scitlali– et la lumière des lampadaires accentuait les ombres des quelques passants de manière assez drastique. Et s’il gardait les yeux baissés au sol, Valentino restait néanmoins attentif à ces ombres, et se tenait prêt à bouger si l’une d’entre elle se mettait à se mouvoir de manière suspecte. Mais c’est un autre genre de sentiment que l’instinct de survie qui remua ses tripes lorsque son regard brun attrapa au coin d’une rue une silhouette chancelante, vacillante, qu’on croirait voir danser sur les pavés à la lueur des grosses ampoules de la ville. Puis quand il leva le regard sur cette veste qu’il avait souvent vue pendue au porte-manteau de leur appartement, cette abondante chevelure auburn aux boucles généreuses dont il connaissait l’odeur par coeur, c’est un étrange mélange d’inquiétude et de résignation qui enserra sa poitrine dans un étau invisible.

Lilium s’était encore déchiré la gueule apparement, et elle venait de rater la marche du trottoir et de s’étaler de tout son long sur la chaussée. Valentino ne l’avait vue que de dos pour l’instant, et il lui était impossible de lire tout à fait l’état de sa soeur ; il savait que dans ce genre de situation, elle pouvait tout aussi bien se mettre à rire qu’à pleurer, voire faire les deux à la fois.
Ça le foutait en rogne de la voir se mettre minable de la sorte, et c’était compréhensible quand on savait que pour lui, elle était bien plus forte et bien plus digne que ce qu’elle voulait bien croire. Parfois il avait envie de l’attraper par les épaules et la secouer dans tous les sens, comme si ça allait reconnecter les neurones qui déconnaient dans sa tête et qu’elle se remettrait à marcher droite et fière après ça. Parfois ça l’énervait tellement de la voir rentrer dans un tel état qu’il avait envie de claquer la porte et passer la nuit entière à se défouler sur quoique ce soit d’inanimé, de peur de péter un durite et faire une connerie à la maison.

Mais c’était sa soeur.
Alors malgré ses dents serrées par la déception et ses poings crispés par la colère, il s’avança quand même vers elle, quitte à se faire engueuler pour avoir fait le mur plus tard.
Doucement, mais suffisamment bruyamment pour annoncer son approche et ne pas la surprendre, il s’avança à sa hauteur et s’accroupit à ses côtés en tendant la main pour dégager ses mèches de son visage.

▬ Lil’, il murmura sur un ton que lui-même n’arrivait pas vraiment à identifier ; tristesse, frustration, inquiétude, agacement –un peu de tout peut-être. Lil’ faut pas rester là, lève-toi.
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MessageSujet: Re: vodka's sweet but blood is thicker — (lilium)   Mer 14 Sep - 19:24



And you'll feel better when you wake up, Taking off your makeup, Sun always seems to wash our fears away And it's always shining somewhere I just gotta get there And even though it seems like half the world away ─
lilium
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Le monde danse autour de toi et tu suis. Ou peut-être que c’était toi qui avait commencé en première, le dos droit et ce rire enfantin qui semblait résonner dans tes oreilles. Tes souvenirs étaient vaguement troubles mas ta conscience était encore là, assez présente pour te faire danser sur les pavés du district. Peut-être que tu cherchais ton appartement, ou peut-être un autre endroit. Peut-être nul part; tu ne t’en souvenais plus. Les rues étaient désertes et ta seule certitude était qu’il était tard. Très tard. Ou très tôt selon le point de vu; seuls les lampadaires éclairaient ton chemin, et les rares fenêtres encore allumées. Les étoiles avaient disparus derrière les nuages noirs, le ciel aussi sombre que ta veste en cuire. Avec tes boucles virevoltant à chaque pas, t’avais l’impression de planer.


L’impression d’oublier.


Tu fermes les yeux un instant, te laissant guider par ton instinct;cet instinct pourri qui te fais tomber sur la chaussée, avec la grâce d’une poupée de chiffon. Seul un mierda te traverse l’esprit pendant ta chute, avant que la douleur sourde ne se fasse sentir. Mais tu restes allongée,immobile, dans la poussière où t’appartenais. Sur ce sol sale où tu te sentais bien, où tu te disais que tu la méritais, toute cette souillure. Et un leger rire s’échappe de tes lèvres, te secouant les épaules, la poitrine, l’estomac.


Tu ne remarques ton petit frère uniquement lorsqu’il s’accroupit à côté de toi et que tu retiens ton souffle. T’étais pas assez bourrée pour tout oublier, et tu sentais la honte teindre des joues sous la pression de sa présence. De son regard. T’aurais préféré qu’il te laisse là, t’aurais du accepter l’offre de Duncan de dormir dans la réserve du bar; t’aurais préféré ne pas avoir à l’affronter. Tu frisonnes lorsque ses doigts viennent dégager une mèche de ton visage, toujours allongée avec ce sourire idiot aux lèvres et ce frisson le long de la colonne vertébrale.


▬ Lil’. Lil’ faut pas rester là, lève-toi.


A contre-coeur, t’obéis après quelques secondes en te redressant sur tes coudes; et t’évites son regard, tu gardes les yeux plantés sur la pierre et passe une main dans tes cheveux. Tu dois bien mettre une bonne minute à te relever, et t’en aurais sûrement mis plus sans l’aide de Valentino; tu t’appuies tellement sur lui que tu te donnes la gerbe. Tu commences à tanger alors tu te baisses en t’appuyant sur le mur pour retirer tes escarpins, et gigote doucement en testant le sol froid sous la plante de tes pieds nus. T’avais chaud, peut-être un peu trop, alors ça faisait du bien, un peu, de te refroidir.


▬ Tu rentrais à la maison?


Tu parles avant de penser, malgré le fait que tu voulais,justement, ne rien dire. Parce que t’avais envie de fuir sans te retourner, envie de faire oublier à Val que sa soeur était auss pitoyable. Mais t’inspires et glisse ta main a creux de son coude, tentant de faire comme si t’étais en pleine forme. Comme si c’était possible.



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MessageSujet: Re: vodka's sweet but blood is thicker — (lilium)   Sam 17 Sep - 20:35

❝ vodka's sweet but blood is thicker. ❞

» lilium & valentino

« Ça m’fout le seum de t’voir comme ça frangine. » Il avait beau être le premier à se défendre de juger qui que ce soit, à dire à qui veut l’entendre que l’on est libre de nos choix et que l’on a pas à subir le regard des autres –qu’ils s’occupent de leurs affaires ces enfoirés– là, tout de suite, il n’y avait qu’un seul mot qui lui venait en tête lorsqu’il voyait Lilium dans cet état, un sourire béat aux lèvres, les joues rougies par le froid, ou par n’importe qu’elle substance elle avait pu ingérer au cours de la soirée, et le regard fuyant, hagard, ses pupilles noires dilatées trahissant ses consommations.
Pathétique.
Et de penser ça de sa propre soeur, il avait envie de se coller des baffes.

Le regard baissé au sol –se contentait-elle de se concentrer sur ses pieds pour ne pas tomber ou évitait-elle réellement son regard ?– elle se releva, en s’appuyant sur lui si bien qu’il eut l’impression que s’il se dérobait ne serait-ce qu’une seconde elle vacillerait de nouveau pour s’écraser au sol comme une poupée de cire à qui on aurait retiré le socle assurant sa stabilité. Alors Valentino, il l’aida comme il pouvait, passant une main sous son bras et dans son dos pour la soutenir, l’autre agrippant son coude pour équilibrer. Elle puait l’alcool, et ça le fit froncer des sourcils. Le seul avantage avec ça, c’était qu’on pouvait être sûr que jamais lui ne tomberait dans de tel excès –l’alcool, il le limitait à la bière, la clope, il n’y touchait pas, et la drogue, il n’irait jamais plus loin qu’une petite latte tirée sur un joint en soirée. C’était toujours ça de pris.

▬ Tu rentrais à la maison ? –elle avait la voix rauque et dissonante, comme s’il y avait un truc qui clochait, un truc pas là où il le fallait.

▬ Ouais, j’étais avec des potes, biaisa-t-il en espérant qu’elle n’allait pas découvrir par mégarde le petit colis dans sa poche. Tu sais qu’il faut pas rentrer toute seule quand t’es dans cet état là, imagine il t’arrive un truc putain !

C’était à se demander parfois lequel était l’aîné, s’en était presque risible. Pourtant Valentino était tout ce qu’il y a de plus sérieux en prononçant ces mots. Trop de fois il avait manqué de provoquer des bagarres les soirs où il raccompagnait Ariana et qu’ils se faisaient emmerder dans les rues. Alors si on se risquait à les faire chier alors qu’il était là, il n’imaginait pas ce qu’on pourrait se permettre de faire à une fille seule et à peine assez lucide pour tenir debout. Il avait toujours trouvé lamentable de faire porter la responsabilité à la victime dans ce genre d’affaires, et considérait que l’agresseur était systématiquement le seul coupable, mais merde quoi ; le monde est dangereux, et quand tu peux t’en protéger, fais-le ! Parce qu’il y aura toujours un moment où la chance tournera et ça le faisait frémir rien qu’à y penser.

▬ Tu peux marcher ?

Il la porterait à bout de bras jusqu’à la maison sinon, si cela suffisait à la mettre en sécurité.
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MessageSujet: Re: vodka's sweet but blood is thicker — (lilium)   Mar 20 Sep - 19:16



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Tu fermes les yeux un instant, te laissant porter par ton petit frère -tu ne mettais pas tout ton poids parce que tu savais être plus lourde qu’on ne le pensait- en t’insultant de tout les noms. Peut importe ce que pensait Valentino de toi, tu pensais pire de ta personne.


▬ Ouais, j’étais avec des potes. Tu sais qu’il faut pas rentrer toute seule quand t’es dans cet état là, imagine il t’arrive un truc putain !


T’ouvres un peu les yeux et détournes la tête -comment tu pouvais lui faire face? T’avais juste envie de t’enterrer sur place- en te mordillant plus ou moins doucement la lèvre inférieur. Y avait des choses que tu pouvais pas dire; parce que t’aurais pu rester dormir au bar et rentrer le lendemain, mais t’avais envie, cette nuit, d’être là pour ta famille. Et comme Juan n’était pas joignable, tu t’étais dit qu’t’étais assez grande pour rentrer toute seule. Sauf que non. Sauf que t’avais pas à marcher droit et qu’t’étais pas foutue de t’occuper de tes cinq frères et soeurs quand ils ont besoins de toi.


C’était sûrement ça que ta mère ressentait.


Quand elle ressentait encore quelque chose.


▬ Je sais..


▬ Tu peux marcher?


T’hésites un peu avant d’hocher doucement la tête, baissant la tête vers tes chaussures retirées. T’étais assez lucide pour te rendre compte que t’irais pas loin avec des talons sur les pavés sans te casser une jambe, et c’était toujours plus pratique de marcher pieds-nus dans la rue. Moins hygiénique; mais t’étais pas à ça près. La sangle de tes sandales entortillée au bout des doigts tu balances ton poids d’une jambe à l’autre, comme pour tester ton équilibre précaire. Puis, ton bras entourant les épaules de Valentino, tu te presses légèrement contre lui sans poser tout ton poids; simplement ta tête sur son épaule, laissant tes mèches presque rousses à la lumière des lampadaires, cascader devant ton visage.


Tu fermes les yeux, juste un moment, reprenant une respiration régulière avant de te mettre à marcher en même temps que ton petit frère. Quelques instants de silence apaisant avant que l’alcool ne te ratrappe et que le besoin de parler se fasse trop urgent -t’avais souvent besoin de parler quand t’avais bu; tout et n’importe quoi, la vérité profonde comme les pires conneries. Souvent, t’as foiré des relations à cause de ça.


▬ Tiens, t’as grandis. T’as toujours été aussi grand? Quand on était petits j’étais plus grande que Juan et ça l’faisait complexer, alors il allait voir mam-


Le mot s’étouffe dans ta gorge, impossible à prononcer sans t’écraser le coeur. Ta mère avait toujours été ton démon et ta plus grande merveille. La femme que t’as aimée et celle que t’as haïs pour t’avoir façonnée comme elle. Tu baisses les yeux, ralentissant un peu ta démarche enfantine; c’était jamais bon de penser à elle quand t’étais dans cet état. Les souvenirs te brûlaient la raison, et souvent l’envie de vivre.


Tu lèves des yeux timides vers Valentino, et tu te vois à sa place. Tu vois une petite Lilium, huit ans, qui traîne sa mère depuis le palier et l’aide à se coucher. Tu te rappelles de cette honte que t’avais ressenti, de celle que tu ressens maintenant. Et tu renifles en baissant les yeux, la voix rauque de regrets.


▬ Pardon. Ta soeur fait vraiment pitié.


Si t’étais pas aussi égoïste, tu lui aurais sûrement dit de partir devant, de te laisser te démerder dans la rue. Ce n’était pas comme si vous étiez très loin de la maison. Mais tu savais que quoique tu dises, il te traînerait sur le palier et t’aiderait à te coucher.



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MessageSujet: Re: vodka's sweet but blood is thicker — (lilium)   Mar 15 Nov - 20:34

❝ vodka's sweet but blood is thicker. ❞

» lilium & valentino

▬ Je sais…

Sa voix s’était faite ridiculement faible, presque éteinte, comme celle d’une enfant prise en faute et qui préfère acquiescer silencieusement le temps que la tempête ne passe plutôt que d’aggraver son cas en tentant de se justifier. Il en grinça des dents de frustration, Valentino.
Elle était où sa grande soeur à l’aura solaire qui se battait comme une lionne quand il le fallait ? Elle était où cette figure quasi-maternelle qui l’avait mieux élevé que ne l’avait fait leur propre mère respective ?
Putain Lilium, quand est-ce que tu vas comprendre qu’on a grandit et qu’on a plus besoin que tu sois la seule à te saigner aux quatre veines pour qu’on s’en sorte ?

Il ne répondit rien cependant, et éluda la chose en changeant de sujet. Silencieusement, il lui servit d’appui le temps qu’elle se débarrasse de ses chaussures en faisant de son mieux pour la soutenir et l’empêcher de tomber à la renverse. C’était étrange de l’observer de haut maintenant qu’elle n’était plus juchée sur ses talons, elle qu’il avait si souvent admiré les yeux levé. C’était étrange de la voir si fragile entre ses bras alors que pendant longtemps c’étaient ses bras à elle qui l’avaient consolé à de maintes reprises.
Ça faisait jamais du bien de voir ses héros déchanter et perdre de leur éclat.
Il connaissait bien ça Valentino.

Doucement, il avança de quelques pas en la soutenant d’un bras pour qu’elle puisse suivre le rythme sans trop de mal. C’était calme, silencieux autour d’eux –presque apaisant, ironiquement. Il aurait bien voulu que ça continue jusqu’à la fin du trajet parce que ça l’énervait souvent d’entendre Lilium parler quand elle était dans cet état ; ça lui rappelait un peu trop sa mère, probablement, et comme tous le membres de la fratrie, c’était jamais des souvenirs très agréables à se remémorer.

▬ Tiens, t’as grandit (il soupira imperceptiblement ; tant pis, il allait falloir contenir l’irritation encore un peu) T’as toujours été aussi grand ? Quand on était petits j’étais plus grande que Juan et ça l’faisait complexer, alors il allait voir Mam-

Sa première réaction fut d’esquisser un léger sourire à l’évocation des complexes de son frère aîné, mais bien vite, celui-ci se fana quand la voix de Lilium s’étrangla dans sa gorge. Il se doutait bien que de tous, c’était elle qui avait dû le plus souffrir de l’irresponsabilité de leur mère, mais parfois il se demandait si la réalité des choses n’étaient pas encore pire que ce qu’il imaginait déjà. Putain Maman, toi aussi je t’aime, mais t’as déconné bordel. Regarde-nous sérieux.

▬ Pardon. Ta soeur fait vraiment pitié.

Elle avait ralenti, levé vers lui un regard d’enfant timide, et ça lui avait retourné le coeur et tout le reste. Et lui qui s’était efforcé de se contenir, il n’y arrivait plus, c’était trop. Ses traits se parèrent des marques de la colère, du ras-le-bol, de la tristesse et de l’inquiétude, tandis que sa voix se fit rauque et tremblante quand il haussa le ton –bordel mais toi aussi Valentino, depuis quand t’es plus capable de maîtriser ça, t’es plus un môme, merde !

▬ Lilium, il prononça d’un ton peut-être plus abrupt que ce qu’il n’aurait voulu, ta gueule.

L’ordre avait claqué dans le silence et il avait beau s’être efforcé de se retenir de trop crier, il en avait des frissons qui lui courraient le long du dos et des bras.

▬ Arrête un peu de dire des conneries putain, tu m’casses les couillestu m’brises le coeur aussi, mais ça j’ai pas envie d’le dire, j’veux pas que t’ai une raison de plus pour culpabiliser de tout et rienOn a plus besoin que tu fasses tout et n’importe quoi pour nous, on peut se débrouiller maintenant alors merde, arrête de t’foutre la pression comme ça et culpabiliser pour rien ça m’fout les glandes !

Il était fort maintenant, il était grand maintenant –il pouvait même s’occuper d’elle si c’était nécessaire, alors qu’elle arrête de faire comme si elle devait porter le poids du monde sur ses seules épaules.
Et comme pour se rassurer, comme pour confirmer sa pensée et se prouver qu’il était capable de la supporter comme il aimait à le croire et le crier, il se pencha vers sa soeur et passa ses bras dans son dos et derrière ses genoux pour la soulever du sol et la porter à bout de bras jusqu’à la maison.

▬ On rentre c’est bon, j’m’occupe de toi.
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