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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
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Seize ans plus tard {m é r i d a}
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MessageSujet: Seize ans plus tard {m é r i d a}   Ven 8 Sep - 14:46


end & mérida


seize ans plus tard

Seize ans.
Cela faisait seize ans, depuis que tu avais quitté Astrophel, les regrets au cœur. Tu avais du fuir, une fois encore, une fois de plus.

Pour toi, un peu. Pour elle, beaucoup.

Seize années, et finalement tu étais revenus. Pourquoi ? Parce qu’Astrophel City représentait à tes yeux une cachette merveilleuse. La ville était une fourmilière géante, où l’ajout ou la disparition d’un individu était à peine remarquable.
La dernière fois, tu y étais resté trois ans, avant de partir.

C’était plus que n’importe où ailleurs.

Tu avais changé depuis.
Peut-être pourrais-tu tenter de battre ce record.

Plus important encore, peut-être pourrais-tu essayer d’apprendre ce qu’elle était devenu. Ce qui lui était arrivé, depuis.
Tu t’en étais tant voulu d’être parti ainsi. Sans un mot. Comme un voleur, comme un fantôme.

Tu étais les deux.

Peut-être était-ce le remord qui t’avait fait revenir sur tes pas. Avec seize années de retard.
Y avait-il prescription, pour demander pardon ?

Tu avais trainé ta carcasse jusqu’au bidonville de la cité. Qui pouvait te trouver là-bas ? Qui pourrait te reconnaitre, tout simplement ?
Il t’avait fallu plusieurs jours, pour rassembler ton courage et commencer ton enquête. Plusieurs jours pour seulement oser poser des questions.

Tu avais toujours été lâche.

Mérida.
Tu n’avais pas oublié son nom. Ni sa petite frimousse rousse.
Quand tu étais parti, elle était encore à l’académie. Seize années étaient passées, elle n’était plus une enfant. Tu devais retrouver une femme, à présent. Avec juste un nom. Et un pouvoir.

C’était bien ça qui te sauvait.
Ca qui t’avait poussé jusqu’aux docks. Parce que si ce que tu avais trouvé était juste, si c’était bien de la même femme dont on t’avait parlé, alors elle se présentait ici souvent. Régulièrement.

Mais le port était immense.

Mais tu avais tout ton temps.

Seize ans étaient passés.
Seize heures, seize jours, pouvaient bien tout autant s’écouler.


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MessageSujet: Re: Seize ans plus tard {m é r i d a}   Lun 11 Sep - 16:41

En général, Mérida vivait bien son semblant de célébrité.
Oh, elle n’avait jamais divulgué son identité au public. Mais voilà treize ans qu’elle bossait pour XTF, et le bandana qu’elle portait durant les missions avait eu le temps de tomber plusieurs fois dans le feu de l’action. Alors oui, il arrivait que des férus du programme la reconnaissent. Cela ne la dérangeait pas : la rouquine n’avait rien contre les poignées de mains, les autographes et autres requêtes innocentes auxquelles les super-héros à la longue carrière avaient droit.

Tant qu’ils ne devenaient pas envahissants, s’entend.

Ce qu’elle entendait par “envahissant” ? Par exemple, se faire aborder vingt fois en parcourant dix mètres. Elle ne l’acceptait que s’il s’agissait de jolis garçons qui auraient flashé pour ses jolies fesses beaux yeux. Ou encore, se faire stalker jour et nuit par un fanatique. Ou bien apprendre par de vieilles connaissances qu’un individu louche se renseignait sur elle.
Dans ce genre de situation, Mérida n’était pas contente du tout. Elle était même prête à péter des dents.

M’enfin, vous vous demandez sans doute à quoi nous amène toute cette narration. Trêve de suspens donc : nous voici sur le port industriel, près des docks.
Mérida connaissait bien le coin. Elle avait longtemps vécu à quelques pas de là, tantôt dans la rue, tantôt dans de vieux appartements délabrés. A l’époque, le port était pour la demoiselle synonyme d’évasion : elle avait plusieurs fois envisagé d’embarquer clandestinement sur un navire pour s’éloigner, s’enfuir, découvrir d’autres paysages.

Maintenant ? Bien sûr que ça avait changé. Maintenant elle avait les moyens de payer sa traversée hé.

Mais ce n’est pas pour s’offrir une croisière que notre héroïne était là aujourd’hui. Elle était plutôt venue vérifier si oui ou non, quelqu’un allait avoir besoin d’un rendez-vous chez le dentiste :Mérida avait appris de l’un de ses amis qui travaillait sur le port qu’un inconnu posait des questions sur elle un peu partout. Elle errait donc entre les containers et les vieux bâtiments, à la recherche d’un individu qui correspondrait à la description qu’on lui avait faite. Assez grand, de longs cheveux violets, des yeux jaunes ; ça n’devrait pas être si difficile à repérer.

Il lui fallut tout de même piétiner pendant une heure, avant de trouver quelqu’un répondant à ces critères. Autant dire que sa patience - quasi inexistante - était à rude épreuve quand ses yeux se posèrent sur la silhouette bien proportionnée située droit devant.
Bon, fanatique ou pas, ce type marquait un bon point : il était sexy, de dos.
Tes priorités, Mérida. Tes priorités.

La jeune femme attendit d’être à portée de voix pour s’arrêter et croiser les bras. “Salut chéri, il paraît que je t’intéresse ?” Le phrasé était peut-être léger, mais le ton n’en restait pas moins menaçant. Si cet homme avait un minimum de jugeote il sentirait la menace sous sa touche d’humour.

Ensuite ? Ben ensuite, c'est le moment où on attend une réaction. Va-t-il fuir, répondre, ou bien... Oh là là attention il se retourne ! Le devant vaudra-t-il le derrière ? C'est la question que toutes les dames se posent ! Et la réponse est.... Attendez, bug.
Quand elle vit son visage, ses yeux se plissèrent. Il lui était familier. Un peu trop, même.
Quelque chose la dérangeait.
On se connaît ?
Pour ne pas avoir à se triturer les neurones, il suffit de demander.


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MessageSujet: Re: Seize ans plus tard {m é r i d a}   Lun 2 Oct - 9:16


end & mérida


seize ans plus tard

Tu aurais put chercher longtemps End.
Oh oui. Longtemps.

Du temps, tu en avais. Du temps à dépenser, du temps à oublier, du temps à fuir. Tant de temps que tu ne savais plus quoi en faire.
Alors du temps à chercher, ce n’était rien.
Pourtant, paradoxalement, bien que tu fusses celui qui cherchait, tu fus aussi celui qui fut trouvé.

La voix qui retentit dans ton dos n’avait pas les mêmes accents ni le même ton qu’il y avait seize ans. Tu ne la reconnus pas immédiatement.
Seize ans, c’était long, et bien des choses pouvaient changer.
La voix avait changé, mais elle t’était familière. Tu savais que tu la connaissais, et sans le contexte dans lequel tu l’entendis, tu ne l’aurais pas reconnu. Pas immédiatement.

Pas sans te retourner.

Mais là, tu savais.
Et la boule d’émotion qui remonta dans ta poitrine, lourde et écrasante, avait de quoi te rendre malade. Malade du passé, malade de tout ce que tu avais manqué.
Tu te muselas.
Tu plaquas un sourire sur ton visage.
Un sourire que tu savais qu’il finirait par se fissurer.
Et tu te retournas.

Tu avais imaginé tant de chose End.
Tant de façons dont Mérida aurait put grandir, tant de modèles de femme qu’elle aurait put devenir. Mais l’image fictive et la réalité sont éternellement séparées d’un immense fossé.

Elle était magnifique.

Ce fut la première chose qui te traversa l’esprit. Le genre de pensée qui coupait le souffle pour un instant, qui donnait l’impression de ne plus pouvoir respirer.
Seize ans, c’était si long.
Où étais passé la gamine que tu avais laissé derrière toi ? Sous tes yeux, c’était une femme adulte, sublime. L’une des plus belles que tu avais eut l’occasion de rencontrer. Et elle t’était à la fois inconnue et connue.
Tu la reconnaissais.
Il t’était impossible de ne pas la reconnaitre.

C’était Mérida devant toi.
Avec seize ans de plus et rendue floue par l’humidité qui imprégnait ton regard.

Ton sourire vacilla.

La question flotta dans l’air entre vous deux.
Tu n’aurais pas dû être étonné. Seize ans c’était long, et plus encore tu avais toujours déployé des trésors d’imagination et d’effort pour te rendre méconnaissable.
C’était de ta faute.
C’était toujours de ta faute.

« Oui, mais la dernière fois que nous nous sommes vus remonte à seize ans. Tu étais encore à l’Académie. »

Tu aurais tant voulu être moins nébuleux.
Tu aurais tant voulu pouvoir lui répondre ton nom. Pas ton vrai nom. Plus jamais tu ne dirais ton vrai nom.
Non, celui que tu lui avais donné il y a seize ans.
Celui qu’elle avait prononcé pendant quelques années.
Celui par lequel elle t’appelait.
Celui que ta mémoire était incapable de retrouvé, perdu dans la multitude de ceux que tu avais utilisé.


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MessageSujet: Re: Seize ans plus tard {m é r i d a}   Mar 21 Nov - 17:25

C’est vraiment très bizarre.

Voir les yeux de l’homme s’embuer en la voyant confirma à Mérida qu’ils se connaissaient. Jusqu’ici et malgré son physique avantageux, personne n’avait eu les larmes aux yeux rien qu’en la voyant ? Etrange réaction tout de même, qui la fit hausser un sourcil. Cette situation demandait éclaircissement.

Et puis, y’a pas que le comportement de son vis à vis qui la troublait. Y’avait aussi cette impression de louper quelque chose d’important : Mérida avait le sentiment qu’il n’était pas n’importe qui, pour elle. Qu’elle devrait le reconnaître sans souci. Son coeur battait frénétiquement comme pour s’échapper de sa cage thoracique - pour aller où ?

Son coeur savait déjà. Et il ne mentait jamais.
Mais sa tête, elle, ne comprit que lorsqu’il s’exprima.

La rouquine le fixa un moment, pendant que le puzzle s’assemblait de lui-même. Puis une déferlante de souvenirs et d’émotions la submergea. Mais bien sûr. C’était évident. Il avait les traits plus marqués, s’était teint les cheveux et portait des lentilles, mais ça ne pouvait être que lui.
Elle serra les bras un peu plus fort, pour se retenir. Autant de le frapper que de se pendre à son cou. Pour ne pas accourir comme la jeune fille qu’elle avait été - celle pour qui il avait été, à une époque, un univers entier et différent.
L’adolescente qui l’avait éperdument aimé, et qu’il avait abandonné.

Alors non, notre héroïne ne lui ferait pas le plaisir de se jeter sur lui. A la place elle se redressa, leva le menton bien haut et pinça les lèvres. Son regard lançait des éclairs de rage contenue. “Ouais. J’me souviens. Mais c’est marrant, parce que j’étais persuadée qu’t’étais mort. Comment ça s’fait qu’tu t’renseignes sur moi après quinze ans, tu t’es soudainement souvenu que j’existais ?” Mérida, un peu violente ? Noooon à peine.

Et puis merde, ce n’était qu’un juste retour des choses. Cet enfoiré lui avait brisé le coeur, piétiné ses sentiments, puis roulé sur les restes avec un tank. Et maintenant il avait les couilles de réapparaître ? Il s’attendait à quoi, à ce qu’elle soit heureuse de le revoir et lui pardonne tout ? Non, non. Elle n’était pas idiote à ce point. Sirius allait voir à quel point son ex-protégée avait la rancune tenace.
Et Mérida allait étouffer tout le reste. Tout le reste.


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MessageSujet: Re: Seize ans plus tard {m é r i d a}   Lun 22 Jan - 15:25


end & mérida


seize ans plus tard

C’était le silence qui s’étirait entre vous.
Rétrospectivement, tu te rendais compte que tu étais pétrifié.
Pétrifié par la peur, pétrifié par l’attente, pétrifié par le silence et le temps qui passait, cette réponse qui tardait à venir.

Pourtant, tu pouvais voir dans ses yeux, sur son visage, que peu à peu elle remettait un nom sur ton visage.
Ce fameux nom que tu avais oublié.
Contrairement à elle.
Tes yeux habitués à tout observer pouvaient voir. Ils voyaient la réalisation. Ils voyaient son corps se crisper, ses muscles se tendre, ses poings se fermer.
Et puis.

Sa rage s’abattit sur toi.

C’était normal.
Tu le méritais.
Non, pire. Tu aurais mérité qu’elle se détourne sans un mot et t’abandonne là, comme toi tu l’avais abandonné il y a seize ans.
Tu accueillais chaque mot pour ce qu’ils étaient, tu acceptais la douleur et sa colère. Parce qu’elle était justifié.
Tu n’essayais plus de sauver ton pauvre sourire.

Tu pouvais t’excuser, mais tu ne le fis pas.
Tout ça aurait été ridicule et pitoyable. Dérisoire. Si peu acceptable. Tu avais une excuse mais tu ne pouvais pas la donner. Tu ne voulais pas la donner.
Tu voulais supplier son pardon, mais tu ne le ferais pas.
Tu ne le méritais pas.
Peu importe à quel point tu pouvais crever de vouloir qu’elle te pardonne, crever de désirer qu’elle te laisse une petite place dans cette vie qu’elle avait refaite.
Mais tu ne le méritais pas, en aucun cas, à aucun moment, par aucun moyen.

« Je n’ai jamais oublié que tu existais. »

Mais tu semblais pourtant si pitoyable, si misérable.
Tu espérais.
Et l’espoir mettait tout son savoir faire à te broyer le cœur et les entrailles, à ravager chacun de tes organes internes qui se trouvaient à sa portée.

« Je voulais juste te voir. Savoir ce que tu étais devenu. »

Parce que tu étais juste un égoïste.
Un putain d’égoïste.


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MessageSujet: Re: Seize ans plus tard {m é r i d a}   Lun 22 Jan - 16:38

Une esclaffade lui échappa, tranchante et amère. Elle détourna un instant le regard.
Mérida ne pouvait pas se satisfaire d’une telle réponse, tout comme Sirius ne pouvait pas avoir si peu à dire après tout ce temps.
Comment ne pas s'offenser ?

Vexée, frustrée, blessée ; Mérida ressentait tellement de choses à la fois, elle en avait la poitrine comprimée. Et c’était tant mieux. Il était plus facile de camoufler l’attente parmi cette nuée d’émotions. Plus facile de lui faire croire qu’elle ne l’avait pas guetté pendant les quinze dernières années. Qu’elle ne voulait plus de lui dans sa vie - ne lui avait jamais réservé une place dans son coeur.
Au fond il ne l’avait jamais quitté.

Cette partie de son cœur camouflée sous sa rancune, la rouquine joua d’un talent qu’il lui connaissait bien : le sarcasme. “Eh bien voilà, tu m’as vue.” Elle délia les bras pour les étendre en haussant les épaules, pour affirmer ses propos. Oui, elle était là. Puis Mérida continua en glissant les mains dans les poches arrières de son jean. “Oui je m’en suis sortie après ton départ, non je n’ai reçu aucun message. Ce qui est étrange d’ailleurs, de la part de quelqu’un qui visiblement s’inquiétait pour moi.

Si seulement il savait ; après sa disparition elle a fouillé leur appartement de fond en combles, espérant trouver un numéro, une adresse, n’importe quoi. C’aurait même pu être un code à déchiffrer pour obtenir des coordonnées géographiques que la jeune femme aurait été heureuse, tout simplement parce que cela lui aurait prouvé une chose :
Sirius voulait encore d’elle dans sa vie.
Or elle n’a jamais rien trouvé de ce genre.
Alors autant le laisser croire que la réciproque était vraie.

Mérida approcha de lui sans s’arrêter de parler, pour ne pas lui laisser le temps de répondre. “Si tu veux tout savoir je ne pensais même pas te revoir un jour.Elle n’avait pas pensé, elle avait espéré ; “Alors qu’est-ce qui te fait croire que tu as un droit de regard sur ma vie ?Elle lui aurait donné tous les droits, si seulement il était resté ; la super-héroïne s’arrêta à un souffle de lui, le regard braqué sur le sien. “De toute façon tu vas encore disparaître, non ? Comme si tu n’avais jamais existé.Comme si elle n’existait pas pour lui.

Si seulement elle pouvait s’empêcher d’attendre le contraire.
Si seulement il daignait lui expliquer.
Mais ils étaient sourds à la vérité, l’un comme l’autre, et aucun ne souhaitait se montrer honnête le premier.


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MessageSujet: Re: Seize ans plus tard {m é r i d a}   Sam 27 Jan - 9:58


end & mérida


seize ans plus tard

Tes mots étaient faibles, tu le savais pertinemment.
Si tu cherchais le pardon, il aurait fallu plus. Tellement plus. L’implorer, la supplier. Tomber à terre peut-être même.
Et lui donner des explications. Les vraies. Lui avouer tes fautes, celles qui rongeaient ta chair, tes crimes. Lui dire tout l’amour que tu lui portais, et l’inquiétude que cela avait engendrée. La peur que tes pêchés rejaillissent sur elle, pire encore que l’on puisse s’en prendre à elle pour t’atteindre.

Tu ne l’aurais pas supporté.
Alors tu étais partit.
C’était ça, tout ça, que tu aurais lui dire, plutôt que ces misérables phrases. Vraies, mais si dérisoires.

Mais ta bouche demeurait résolument close sur tes états d’âmes, sur tes secrets.
C’était ta décision, ta résolution. Que jamais personne ne sache, pas même cette jeune fille à laquelle tu t’étais véritablement attaché il y avait des années.
Tu emporterais ta vérité dans ta tombe.
Et peu importait que le prix à payer soit un rire qui te tranchait l’âme.

Oui. Tu l’avais vu. Enfin.
Après tout ce temps, après toutes ces questions, tous ces destins imaginés.
Des messages, tu n’avais pas voulu prendre le risque de lui en laisser. Ta paranoïa t’en avait empêché.
Et s’ils tombaient entre d’autres mains ? Si elle était allée dans un poste de police pour signaler sa disparition ? Que quelqu’un avait reconnu son écriture ?
Mérida aurait put avoir des problèmes par ta faute.
Alors même si ça t’avait arraché le cœur de partir comme un voleur, toi que cela n’avait pourtant jamais dérangé avant, tu n’avais rien laissé derrière toi.

Rien si ce n’était une somme d’argent, assez conséquente au vue de votre pauvreté d’alors, avec l’espoir que cela l’aide.

Quand elle s’avança vers toi, tu ne pus que reculer.
Par reflexe.
Parce qu’au fond tu doutais fort qu’elle te veuille près d’elle.
Parce que celle qu’elle était devenue t’intimidait malgré tout.
Parce que tu avais passé ta vie à reculer.

Tu avais mal, End. Ou quelque soit ton prénom.
Tu avais mal, mais tu l’acceptais.
Que dire ? Que dire ? Qu’est-ce que tu pouvais lui dire, sans la blesser d’avantage ? Et sans, en même temps, parce que tu étais un idiot incapable de renoncer dans le fond, la perdre définitivement ?
Tu lui aurais tout donné. Tout, sauf la vérité.

Tu mordais tes lèvres, peu importe qu’elles saignent.
Tu esquivais son regard, trop perçants, trop accusateurs. Trop vrais.
Tu aurais souhaité reculer encore, mais tu ne pouvais plus.

Que te restait-il ?
La réédition ?

« Pardon. Pardon Mérida. Je ne le mérite pas, mais c’est tout ce que je peux te dire. »

C’était dur. Si dur. Si difficile. Si douloureux.
Mais tu continuais. Tu irais au bout. Car même si tu n’étais pas certain que Mérida méritait tes mots, tu savais qu’elle ne méritait pas ton silence.
Pas alors que tu étais là.

« Je suis désolé, plus que tu ne peux l’imaginer. Et je dois m’excuser, encore et encore, parce que je ne peux pas te donner d’explications sur le passé et parce que je ne peux rien promettre pour l’avenir. »

Est-ce que tu pouvais rester ici pour toujours ? Te cacher dans les recoins noirs de cette ville immense en perpétuelle reconstruction ? Ou est-ce que tu finirais par devoir partir, encore ? Quand ? Pour combien de temps ?
Tu étais incapable de le savoir, parce que tu étais incapable de te projeter dans le futur.
Tu n’avais pas de futur.
Tu courrais seulement dans le présent, poursuivit par le passé.

« Je voulais réellement seulement te revoir, sans nécessairement venir te parler, sans nécessairement venir te déranger par ma présence. Simplement, je désirais voir quelle femme tu étais devenue. Et. Egoistement…voir si j’avais encore pêché. »

Tu t’arrêtais. T’intimais au silence.
Tu allais trop loin. Tu t’aventurais sur une piste trop glissante.
Tu relevais la tête, recroisais ses yeux un court instant, un sourire douloureux sur le visage.
Car sourire restait ton meilleur bouclier.

« Pardon d’être réapparu comme ça. Si tu ne veux plus me voir, si tu veux que je disparaisse à nouveau, pour toujours, je le ferais. »


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MessageSujet: Re: Seize ans plus tard {m é r i d a}   Mar 5 Juin - 20:49

Pourquoi recule-il ?
De quoi se cache-il ?
Mérida ne sait pas. Elle ne sait rien.
Et ça l’énerve plus que tout.

Parce qu’au fond, Mérida aurait voulu qu’il la mette dans la confidence. Peu importe ses secrets, ses péchés, ses regrets ; elle l’aurait aimé malgré tout. Parce que ce n’est pas de ses mystères qu’elle s’est entichée, mais de lui ; de la manière dont il lui a tendu la main, dont il s’est occupée d’elle, dont leurs rires se mêlaient naturellement. Sirius le savait-il ? Avant de le rencontrer, la rouquine n’avait jamais ri pour de vrai.
Pourtant il était parti.

Elle inspire profondément en serrant la mâchoire quand il s’excuse. Mérida aurait pu hurler de rage en cet instant : il se fout de sa gueule ? Pense-t-il vraiment que c’est de ça, dont elle a besoin ? Non, à vrai dire la jeune femme aurait préféré qu’il ne demande jamais pardon. Parce qu’elle pourrait y croire ; elle pourrait penser qu’il ne voulait vraiment pas la blesser ; espérer qu’il était sincère. Or elle ne pouvait pas le laisser s’en tirer si facilement. Mérida devait d’abord savoir si elle avait vraiment compté pour lui ou s’il était comme tant d’autres pathétiques, à se justifier sans être sincère. Sinon, comment choisir entre le tuer sur place et le torturer lentement ?

Même quand Sirius laisse échapper un indice et semble vaciller, sa colère elle reste intacte. Elle a toujours été comme ça, Mérida : positives ou négatives, ses émotions sont comme des flammes impérissables capables de brûler tous ceux qui s’en approchent - y compris elle-même. Il devrait le savoir, non ? Mais il avait tout de même souhaité la retrouver, au risque qu’ils se retrouvent face à face. Sirius ne fait que tourner autour du pot, toujours. C’est pourquoi il gâche sa salive en parlant d’avenir : elle n’avait jamais rien attendu de sa part sur ce sujet depuis sa disparition. Enfin si, la rousse avait espéré le revoir pour lui coller son poing dans la face. C’est tout.
L’époque ou elle rêvait de passer le reste de ses jours avec lui était révolue. Du moins elle s’en persuade.

La dernière phrase de son vis à vis la pique à vif. C’était la goutte de trop. Est-ce qu’il s’agit d’une provocation ? Parce que c’est ainsi que Mérida le prend. Elle fait claquer sa langue contre son palet en signe d’irritation. “Tu te fous de moi ?
La rouquine place un index contre le torse de Sirius et siffle entre ses dents. “Si t’as rien de mieux à me dire, te force pas à rester. J’suis plus une gamine, Sirius, j’ai pas besoin que tu joues le parent plein de remords d’avoir abandonné son gosse.” Elle baisse alors le bras et s’éloigne de deux pas. “Tu veux savoir quel genre de femme je suis devenue ? C’est simple : je suis celle qui a su vivre sans toi. Que tu restes ou non n’y changera rien.” Oh pourtant, Mérida n’en pense rien. Certes elle n’avait pas eu d’autre choix que de vivre sans lui, sans cette part d’elle qu’il avait emmenée avec lui - avec à la place un trou béant dans la poitrine et une douleur lancinante. Mais si ils avaient le choix aujourd’hui, alors oui elle aimerait qu’il reste.

Le souci c’est que quoi qu’elle fasse, comment être sûre qu’il sera encore là demain ? Comment le lui faire promettre ?
Si Mérida ne peut en être sûre, autant qu’il reparte maintenant.

Elle se retourne en croisant les bras. Notre héroïne ne veut pas qu’il devine ses failles. “Garde tes excuses, j’en veux pas.” Crache-t-elle avec le plus de véhémence possible. Cette partie est d'autant plus facile que sa résolution est forte : s’il ne veut pas lui donner la vérité, elle ne lui accorderait pas son pardon. Plutôt juste, non ? Malheureusement sa carapace se fissure légèrement ensuite, transformant sa voix en filet étranglé - murmure fragile égaré. “J’en ai jamais eu besoin.

Ce dont elle a besoin, c’est lui. Depuis toujours et à jamais.
Cette réalité à laquelle Mérida pensait avoir échappé est de retour pour la frapper de plein fouet, maintenant qu’elle l’a revu. Elle ferme les yeux pour tenter d’y échapper mais rien n’y fait, tout son être crève d’envie pour lui.
Quelle conne, vraiment.


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MessageSujet: Re: Seize ans plus tard {m é r i d a}   

Seize ans plus tard {m é r i d a}
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