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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs


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A G A I N ; ((nina))
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Roman Wright
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MessageSujet: Re: A G A I N ; ((nina))   A G A I N ; ((nina)) - Page 2 EmptyJeu 19 Juil - 19:14

 
A G A I N
ft. nina
« Tu sais que je me serais contentée d'un fast-food si... »

Il l'observe de biais, brièvement, attend une suite qui ne vient pas ; elle détourne le regard et fixe obstinément le paysage qui défile de l'autre côté de la vitre. il conduit prudemment, un peu plus encore qu'à l’accoutumée, parce qu'il sent peser sur lui le poids de la fatigue, quoiqu'il se sente encore bien alerte — les avantages grisants de l’adrénaline du match qui n'a pas tout à fait fini de couler dans ses veines.

Le silence qui s'installe rend son esprit parano — il imagine toutes les fins probables de sa phrase entamée, une poignée de minutes, avant d'allumer le poste radio pour mettre un terme à son supplice. Volume bas, bruit de fond — légèrement, il bat le rythme sur son volant, du bout des doigts.

« Je pourrais manger n'importe quoi j'ai tellement faim !
Et moi donc, je pourrais même… »

Te manger toi.
Sa raison le rattrape avant qu'il ne commette la bévue honteuse — il n'y avait, pourtant, aucune arrière pensée dans la parole initiale, mais ils ont cet âge où ils en entendent de tellement belles de la part de leurs pairs qu'un rien suffit à paraître déplacé soi-même.
Alors, il aiguille sur plus banal et moins tendancieux, même si ça sonne maladroit.

« … commander trois fois ? »

Et ça sonne vraiment comme une question — ridicule.

Moteur coupé, il s’extirpe du véhicule, verrouille les portières et suit Nina dans le bâtiment aux néons criards. Il s’installe en face d'elle, vaguement avachi dos à la vitre, en prenant soin de ne pas salir les banquette de ses semelles. Autour d'eux, peu de monde, quelques tardifs habitués, un jeune couple qui se tient la main sous la table un peu plus loin, un type branché sur son Mac, trois nanas de leur âge qui bavardent au dessus de leurs plateaux — soirée paisible.

« Elles sont vraiment mimis tes petites soeurs.
Même temps, vu le frère génialissime qu'elles ont, elles ont plutôt intérêt… ((à son sourire en coin Et au ton employé, on devine bien qu'il n'est pas sérieux — quoiqu'il fait vraiment de son mieux pour être un frère à sa hauteur.))
Et ta mère a vraiment été adorable, aussi. Merci de m'avoir invitée, t'étais vraiment pas obligé.
Non, j'étais vraiment pas obligé, il répond en se redressant, les bras croisés sur la table. Mais j'en avais envie. Merci à toi d'être venue. »

Une serveuse, jeune, pimpante, en ensemble fluo et perchée sur des patins à roulettes — quelle idée ? Il n'a jamais compris — s'approche de leur table pour prendre commande. Il lui adresse un sourire poli, puis reporte son attention sur Nina pour l'inciter à prendre la parole en première — à son tour, il se contente de la formule simple steak frites et d'un soda, canette fraîche qu'on apporte à leur table aussitôt et qu'il décapsule sans attendre pour en avaler une pleine gorgée.

« Mon royaume pour un litre, bon sang ! ((il rit et s'étire de nouveau contre la banquette pour dénouer les noeuds de son dos et de ses épaules, avant de plonger son regard dans celui de la it-girl.)) Sinon, dis-moi… »

Il balance légèrement, se mordille l'intérieur de la joue le temps d'un instant, les quelques secondes qu'il lui faut pour trouver une façon d’aligner les mots pas trop bancale.

« Est-ce que ce soir c'était assez bien pour que je puisse me permettre de… non, enfin, je sais pas. »

il bute sur les mots, finalement n'a pas assez longtemps réfléchi, s'est perdu entre deux milieux de phrase — il change de sujet, sans connecteur logique.

« J'ai du mal à te reconnaître. J'y arrive parce que je sais que c'est toi, mais je n'aurais jamais compris sans Hannah. T'imagines ? J'aurais pu croire à une imposture. »

Et il rit, comme s'il ne s'était pas pris les pieds dans ses propres mots — dans ses propres attentes.
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MessageSujet: Re: A G A I N ; ((nina))   A G A I N ; ((nina)) - Page 2 EmptyDim 22 Juil - 0:15

— see you againnina and roman
Alors que ses yeux filaient sur la carte, Nina entendait la voix de sa mère l'accabler de reproches.
Et ce qui la faisait d'ordinaire culpabiliser lui semblait ce soir tellement futile qu'elle commanda un burger avec double portion de frites -et un soda, avec.
Tout cela sans se départir de son sourire. Et quand bien même cela l'embêtait -les crampes qui se formaient dans ses joues commençaient tout juste à se faire sentir- elle ne parvint pas à se retenir.

« Elle est vraiment impressionnante, Hannah. Même moi j'aurais eu du mal à me reconnaître. »

Elle porta la paille à ses lèvres après avoir versé le contenu de sa canette dans son verre et battit des cils en attendant une réponse.
Puis manqua de s'étouffer en riant lorsqu'elle la reçut.

« Mais tu sais que tu peux me le dire que tu préfères les rousses, je t'en voudrai pas. »

Sur ces mots elle se leva, s'excusa auprès de Roman en passant près de lui et poussa la porte des toilettes pour occuper le grand miroir et retirer la perruque qu'elle avait fini par oublier tant elle était habituée à en porter. Ses cheveux nattés pour pouvoir y accrocher les fibres de cheveux artificiels ne ressemblaient en rien à ce qu'elle avait l'habitude d'arborer, c'est pourquoi elle choisit de les détacher complètement. Les frisottis autour de son visage se mêlèrent à sa crinière bouclée par les tresses serrées lorsqu'elle passa un peu d'eau dessus, et ce fut au bout de cinq bonnes minutes de bataille qu'elle sortit des toilettes, enfin satisfaite du résultat.

Elle se remit à table, posa sa perruque à côté d'elle sur la banquette et adressa un sourire à Roman -puis à la serveuse qui arrivait.

« Ça va mieux, maintenant ? »

La it-girl passa une main dans ses boucles rousses, qui malgré leur aspect naturel apportaient quelque chose de différent par rapport à la première fois qu'ils s'étaient vus. Elle jeta un coup d'oeil autour d'elle, et fut rassurée de constater qu'il y avait bien trop peu de monde pour risquer de griller sa couverture malgré le gros indice qu'elle venait de dévoiler.

« Ça t'intéresserait, de voir un ballet ? »

Elle s'essuya la bouche après avoir tenté de mordre élégamment dans son burger -la tentative fut un échec et elle en avait fait tomber la moitié dans son assiette avant de s'en mettre plein le visage. Puis Nina leva les yeux vers Roman, l'air de se demander après coup si c'était une bonne idée d'amener le sujet.

« On fait deux petites représentations des Sylphides au théâtre d'Astrophel, à la fin du mois. »

Par petite représentation, elle entendait remplir une salle de huit cents personnes mais les proportions étaient toujours différentes dans ce milieu.

« C'est assez court, pas comme les longues pièces de ballet qui durent parfois des heures. Et puis ça finira pas trop tard, si tu veux y emmener Hannah ça me ferait plaisir de la voir aussi. »

Elle mordilla nerveusement la paille qui tournoyait dans son verre, en se demandant ce qui avait bien pu lui prendre de faire une proposition pareille.
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MessageSujet: Re: A G A I N ; ((nina))   A G A I N ; ((nina)) - Page 2 EmptySam 4 Aoû - 0:14

 
A G A I N
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« Mais tu sais que tu peux me le dire que tu préfères les rousses, je t'en voudrai pas. »

Il se contente d’un sourire, sourcil haussé, à moitié pris en faute, et moitié provocant — tu oserais ? À sa question silencieuse aucune réponse, elle se lève en s’excusant et il la suit du regard jusqu’à ce que la porte des toilettes se referme dans son dos. Il rit doucement, quasi inaudible et sans raison nécessaire — la soirée toute entière justifie un bonheur diffus comme celui-là, simple et léger, la beauté d’un instant sans prétention mais qui marque.

Lorsqu’il devine la silhouette qui le frôle en sens inverse, il balaye son écran pour quitter l’avalanche de stories des fratboys et relève les yeux — éclat de feu aux prunelles, et lui complètement sonné qui suit du regard sa lionne-enfant lorsqu’elle se rassoit en face de lui. D’autres auraient sifflé — lui est rendu muet. Ce n’est pas encore elle, pas tout à fait, parce que la poudre a tant maquillé ses traits qu’il est difficile de la remettre — mais il reconnaît un peu plus d’elle à mesure que défilent les heures de la soirée ((et ses cheveux, un grand détail)).

« Ça va mieux, maintenant ?
Je crois, oui. »

Pas parfait, mais mieux — brièvement, il se surprend à maudire la présence du monde autour ; il les voudrait détachés, enfermés dans leur propre bulle, là où ni les caméras ni les regards n’inquiètent. Des instants volés, où il ne faudrait pas mentir. Peu importe, le peu est déjà bien tant, et plus qu’il n’aurait jamais espéré, il s’en contente.

« Ça t'intéresserait, de voir un ballet ? »

Il cligne des yeux, pris au dépourvu — essaie de ne pas rire en constatant ses difficultés quand vient l’heure de dompter son burger ((cette situation désespérée, tout le monde la connaît)), mais ses yeux pétillent malgré lui d’un amusement difficilement contenu. Distraction oblige, il lui faut quelques secondes pour saisir, faire le lien, se rappeler — vrai, la danse.

« On fait deux petites représentations des Sylphides au théâtre d'Astrophel, à la fin du mois. C'est assez court, pas comme les longues pièces de ballet qui durent parfois des heures. Et puis ça finira pas trop tard, si tu veux y emmener Hannah ça me ferait plaisir de la voir aussi.
Les Sylphides, hein… Les rêveries d’un poète en un seul acte sur du Chopin et du… Stravinsky, si je ne m’abuse ? »

Il a ce petit sourire en coin, comme entendu — il ne doit ses connaissances qu’aux cours d’histoire de l’art et à sa passion de toujours pour le désuet et l’atypique, les chefs d’oeuvres oubliés, les vieilles scènes délaissées au profit d’une modernité dévastatrice.

« Crois-moi, je ne te louperais en petit rat d’opéra pour rien au monde. Et je crois qu’Hannah sera ravie aussi, à condition qu’il n’y ait pas d’école le lendemain, il ajoute avec un rictus léger. On fait comme pour ce soir ? Tu m’envoies les dates et les heures, et je te confirme ? »

Entre deux frites et un morceau de steak il s’autorise une gorgée de boisson froide ; détourne le regard mais chaque fois ses yeux reviennent se poser sur Nina — c’est plus fort que lui, comme aimanté par sa présence, et le sourire qui s’élargit et se retient tout à la fois dès qu’il croise son regard à elle. Ils pourraient se contenter de se taire, il croit que sa présence serait assez — n’être que tous les deux, comme ils ne l’ont que peu été ; il se rend compte que c’est la première fois de la soirée que le temps n’est pas compté, qu’ils peuvent déborder sur les heures comme ils l’entendent ((presque)), et que la nuit leur permet l’anonymat tant recherché ((leur bulle façonnée)).
Dans ses réflexions il se mordille l’intérieur de la joue, s’en rend compte à l’instant où il mord trop fort et s’arrache une grimace piquante de sel.

« Tu dois rentrer tout de suite après ? Ou on a le temps de traîner un peu, tu crois ? »

Il tente, il ose — à l’audace, poussé par un élan quelconque ;
il tente, il ose — le reste, on verra bien.
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MessageSujet: Re: A G A I N ; ((nina))   A G A I N ; ((nina)) - Page 2 EmptyMer 15 Aoû - 20:48

— see you againnina and roman
Nina eut un mouvement de recul, à la fois surprise et impressionnée. Avec tout ce qu’il s’était passé, elle en avait presque oublié qu’avant d’être le – trop mignon – capitaine de l’équipe de basket, Roman était l’étudiant en histoire qui travaillait dans la boutique d’antiquité de sa mère. Aussi n’aurait-elle pas dû être aussi surprise de l’entendre parler aussi savamment de la pièce qu’elle répétait depuis des mois.

« Stravinsky, effectivement, confirma-t-elle sans le lâcher des yeux. »

Et elle avait le coeur qui battait fort, Nina – comme si ces connaissances un peu futiles pour le commun des mortels lui étaient destinées à elle, directement. Les gens qui la regardaient et qui croyaient la connaître parce qu’elle s’activait derrière leur écran ; eux elle leur en avait toujours voulu. Voulu pour l’obliger à faire son possible pour leur plaire, quitte à perdre tout ce qu’elle aimait dans le process.

Roman, c’était différent. Il ne faisait pas partie de son entourage proche – celui qu’elle connaissait grâce à sa célébrité, mais qui avaient su passer outre le fait de s’entendre avec elle juste parce que ça « faisait bien » dans leurs feeds Instagram.
Roman, il ne la connaissait pas avant qu’elle ne leur rentre dedans, il n’y avait pas si longtemps. Sa première impression, il se l’était faite tout seul ; sans la manipulation des caméras ni des tabloïds – c’était juste lui, et juste elle.

Alors quand il lui proposa, comme ça, naturellement, de prolonger la soirée, Nina eut envie d’accepter. Comme si rien ne l’obligeait à rentrer tout de suite. Mais son téléphone mis sur silencieux affichait déjà cinq appels manqués de sa mère et elle avait peur de ce qui allait arriver si elle ne se ressaisissait pas vite.

« Je suis désolée, Roman… commenca-t-elle, avant de retourner son smartphone vitre contre la table. »

Nina baissa les yeux vers son assiette terminée et joua avec les miettes de frites qu’il restait – avant de se ressaisir et se rappeler qu’elle était en public.

« J’ai une répèt’ demain matin, et même s’il est relativement tôt… »

Elle marqua une pause, sans pour autant lever les yeux vers le basketteur. Comme si elle avait peur de lire plus qu’elle ne devrait dans ses yeux couleur de l’orage.

« C’est juste que j’ai peur de perdre la notion du temps. C’est vrai que ça arrivait avec lui plus que les autres, il suffisait de voir maintenant. Et si on prolonge la soirée, elle risque de très bien se passer et dans ce cas-là je pourrai pas m’empêcher d’y penser toute la nuit et je vais pas réussir à dormir et… »

Nina mentait quand elle disait ne pas pouvoir s’attacher aux premières personnes qui lui manifestaient un minimum d’intérêt. Elle aurait très bien pu se mettre des barrières, surtout avec Roman, avec qui il était facile de perdre contact puisqu’elle n’aurait jamais à voir sa face dans les pubs de son fil d’actualité. Elle aurait très bien pu mettre fin à ce qu’ils avaient avant même que ça ne commence. Mais Nina n’était pas du genre à se priver. Et c’était peut-être pour ça qu’elle avait tant de mal à se justifier.

« Enfin, tu comprends ce que je veux dire ? »

L’atmosphère semblait s’être tendue depuis qu’elle s’était arrêtée de parler, et elle décida enfin de lever les yeux vers son interlocuteur. Elle eut un maigre sourire, et la seule chose qu’elle avait envie de faire était de se cacher derrière ses larges boucles rousses.

« Je vais payer, tu m’attends dehors ? »

Nina se leva, oublia son plateau sur la table et passa au comptoir avant que Roman n’ait eu le temps de protester. Elle passa aux toilettes avant de sortir – juste histoire de vérifier son look et se passer un coup d’eau sur le visage. Puis elle sortit du diner, et pendant un instant craignit de ne pas trouver Roman sur le parking.
Son coeur loupa un battement lorsqu’elle le trouva appuyé sur le capot de sa voiture, les yeux rivés sur son téléphone, comme l’aurait fait n’importe quel garçon de son âge.

Elle ne s’approcha pas, en premier lieu, et se contenta de le regarder au loin – en se demandant combien de temps il leur restait encore avant d’être rattrapés par la réalité.

Nina finit par s’avancer, puis posa une main sur son bras, notifiant sa présence. Elle plongea son regard dans le sien et aucun d’eux ne dit un mot, jusqu’à ce qu’elle efface toute trace de tristesse de son regard.

« Je suis désolée. Et tout de suite après. On peut y aller. »

Mais aller où, Nina ?
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MessageSujet: Re: A G A I N ; ((nina))   A G A I N ; ((nina)) - Page 2 EmptySam 6 Oct - 4:49

 
A G A I N
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Au regard qu'elle jette sur l'écran du smartphone, Roman devine d'ores-et-déjà la réponse qui ne tarde pas à venir – prévisible, et vaguement cruelle ((ce n'est pas elle, mais ce monde si différent)). Ses yeux, brièvement assombris, suivent le mouvement lorsqu'elle retourne le téléphone contre la table – comme si l'appareil était seul fautif du charme rompu ; une poignée de secondes a suffit pour que l'audace laisse place au grand vide. Au creux de ses coudes, les bras croisés, hors de vue, il serre les poings, brièvement – la déception qui s'étend à mesure qu'elle parle et se confond en excuses qu'il n'écoute qu'à moitié ((il réalise soudainement, c'est la première fois qu'il n'est pas pendu à ses lèvres, de toutes les heures ensemble qu'ils ont déjà écoulées)).

« Enfin, tu comprends ce que je veux dire ? »

Une seconde défile encore, comme en suspens – la seconde de trop dont il a besoin pour comprendre que c'est à lui de donner la réplique. Alors, précipitamment, il relève ses prunelles orageuses dans la direction de l'adolescente et se forge un sourire – un rien forcé et, quand bien même il tâche de le dissimuler, l'historien n'a jamais été très bon comédien.

« Ouais, oui, t'en fais pas. Ce sera pour une prochaine fois.
Je vais payer, tu m’attends dehors ?
Quoi ? N– »

Mais elle est déjà loin, l'échappée ; et lui, qui avait esquissé un geste hâtif pour se lever et la devancer dans un réflexe idiot, se rassoit lentement sur la banquette usée, son attention portée sur les plateaux délaissés. Après un soupir, il s'active à les débarrasser et s'échappe dans la fraîcheur de la soirée déjà bien avancée ((quoique trop peu encore, pour les fêtards dont il ne cesse de recevoir des snap qu'il se décide enfin à ouvrir, appuyé contre le capot de sa voiture, cigarette entre les lèvres sur laquelle il tire à intervalles réguliers)).

Il ne la remarque pas tout de suite qui s'approche – lui plongé dans ses pensées, et qui fait défiler les stories sans vraiment les regarder, tape légère répétée sur la droite de l'écran ; lui égaré et qui tente d'étouffer au dedans ce sentiment qu'il ne connaît pas bien ((il n'a pas l'habitude, Roman, de cette étrange capharnaüm de tristesse, de déception, d'un rien d'humiliation saupoudrées d'un rien de piquant, une pointe au cœur, une douleur diffuse, tamisée mais toujours désagréable – un truc qui le fout en vrac malgré lui, et qu'il aimerait bien dissiper d'un revers de la main comme il balaie les sujets qui dérangent, d'habitude et dans d'autres circonstances)).
Ce sont ses doigts délicats sur son bras qui le ramènent à la réalité ((leur réalité ; douce-amère)) et le forcent à relever les yeux de son écran – il balaie une dernière fois, verrouille mais garde son portable au creux de la main.

Elle s'excuse encore, esquive dans la seconde ; au dedans lui se déchire, abdiquer ou oser l'audace encore une fois, jouer avec les allumettes et risquer de se brûler ((oh, comme c'est tentant, pour la belle aux cheveux de feu, de se faire pyromane d'un instant)) – lui qui n'ose jamais rien, lui qui a souvent trop froid aux yeux.
Pourtant, il cède – dans un élan qui lui ressemble peu, un sursaut de ((dés))espoir, il pirouette d'une moitié, écrase le mégot de sa cigarette sous son talon et rompt la maigre distance entre eux deux pour la forcer au recul d'un pas contre la portière de la voiture ; sa main s'appuie sur le toit, tout près de Nina, mais rien de lui ne la touche elle. Pour seul contact, celui du regard – mais aucun frôler ne serait plus intense que la lueur qui brille dans les prunelles qu'il pose sur elle à l'instant où il rompt à son tour le silence.

« On va où tu veux, princesse, à deux conditions. – il marque une pause ; tout juste le temps d'esquisser une risette qui creuse sa fossette légère à gauche. De un, tu me donnes une adresse – à moins que tu veuilles que je te kidnappe et que je te retienne prisonnière à l'autre bout du continent, et crois-moi je n'y vois aucun inconvénient – et de deux… »

Un instant de flottement – il se mord l'intérieur de la joue à s'en faire presque mal avant de se ressaisir ((il en a déjà trop dit et trop fait pour se défiler maintenant)).

« De deux, tu me promets qu'on aura le droit à une soirée sans avoir à compter les heures. Je ne te demande pas de me dire quand, que ce soit la semaine prochaine, dans deux ou six mois, peu importe. Promets-moi juste qu'on y aura le droit, un jour. »

dis-moi, nina, par pitié – dis-moi que je ne suis pas juste un fou, pas juste un aliéné qui court après ce qu'il n'aura jamais ;
dis-moi, nina, par pitié – dis-moi que toutes ces folies auxquelles je crois, parfois, tu y crois toi aussi.
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MessageSujet: Re: A G A I N ; ((nina))   A G A I N ; ((nina)) - Page 2 EmptySam 27 Oct - 20:19

— see you againnina and roman
Nina n'avait rien contre les surprises, mais celle-ci était tellement inattendue que tous ses sens se mirent en alerte. Elle entrouvrit les lèvres comme pour parler, mais réalisa que ce n'était pas à elle de prendre la parole. Elle enfonça les ongles d'une main dans la paume de l'autre et leva les yeux vers le visage de Roman, juste au-dessus du sien. Sa tête rentra entre ses épaules. Ils avaient déjà été aussi proches pas plus tard que deux heures auparavant, pourtant tout semblait différent.

Pour la première fois de la soirée, ils étaient seuls. Véritablement seuls, pas dans la bulle dans laquelle ils s'enfermaient chaque fois que leurs regards s'arrêtaient l'un dans l'autre. Elle hocha la tête dans le vide -ok, j'ai compris- sans vraiment capter ce qui était en train de se passer -on va où comme ça, Capitaine ?
Elle qui voulait mener la danse depuis le début venait de se faire prendre la main.

« J'ai quoi en échange ? »

Nina se demanda d'où elle sortait son assurance factice alors que ses jambes manquaient de la lâcher. Elle redressa le menton, en bonne fille de sa mère, fière et fausse. Elle pouvait sentir le souffle de Roman sur son visage ; il sentait la cigarette, c'était la première fois qu'elle le remarquait.

« Je plaisante, souffla-t-elle. »

On a compris, Nina. C'est comme ça que tu sors d'une position qui t'es inconfortable.

« OK, deal. C'est promis. »

Elle leva le petit doigt et l'agita en dessous du menton de Roman, avec un regard insistant qui disait que le deal ne prendrait sens qu'à cette condition. Et lorsqu'il baissa la tête, elle en profita pour se hisser sur la pointe des pieds et déposer un baiser sur la joue la plus proche -plus près de la bouche que la dernière fois, elle s'en assura bien. Elle fléchit les jambes pour s'échapper de son emprise avant qu'il n'ait le temps de réagir. Nina pointa Roman du doigt, presque menaçante.

« Je te préviens, si tu diffuses cette adresse pour une raison ou une autre j'appelle mon papa et il t'enverra en prison. »

Devant sa mine abasourdie, elle ne put retenir un rire. Après l'instant de gêne qu'ils avaient eu, elle n'en revenait pas de pouvoir se comporter aussi normalement, elle qui avait tendance à ressasser toutes les paroles et tous les gestes, tout le temps.

« 323 Venice Hills. C'est là que j'habite. »

Elle fit le tour de la voiture et ouvrit la portière. Juste avant de disparaître, elle chercha le regard de Roman pour lui indiquer qu'il était temps de partir.

« Fais pas cette tête, c'est de l'autre côté de la ville. T'as encore au moins vingt minutes en ma compagnie. Voire trente si tu roules doucement, mais fais gaffe il y a un tarif pour les heures sup'. »
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MessageSujet: Re: A G A I N ; ((nina))   A G A I N ; ((nina)) - Page 2 EmptyMer 31 Juil - 2:32

 
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ft. nina
Les secondes s'écoulent, le temps d'une inspiration, paraissent des heures — il ne se rend pas tout de suite compte que son souffle est tremblant dans l'air, déglutit pour se ressaisir à l'instant précis où il réalise.
Elle promet, et la poigne sur son coeur rend du leste, les muscles de ses épaules se dénouent, le tumulte dans son regard s'apaise, à l'image d'une pluie fine qui viendrait après l'orage.

« Nina, tu — ((et ses mots s'égarent ; il a tout juste entamé le geste symbolique qui scellerait leur promesse que le parfum de la belle lui tourne la tête — elle, si proche, et ses lèvres sur sa peau un contact grisant qui lui arrache un frisson.)) »

Elle s'évade par dessous son bras, et lui la suit du regard sans tout à fait comprendre — un peu sonné, l'esprit ailleurs ((il se découvre de bêtes réactions adolescentes qu'il ne se connaissait pas encore sous les gestes d'une fille — non, de cette fille)).

« Je… 323 Venice Hills, ok, je— y'a pas de souci, enfin… »

Il prend le temps d'une inspiration pour retrouver le fil de ses idées, pivotant d'un quart pour se tenir tout à fait en face d'elle, une main toujours en appui contre la portière — comme un vestige de leur minute d'égarement passée ((si volatile ; l'a-t-il rêvée ?)).

« J'imagine que je pourrais tirer une petite fortune d'une information aussi capitale, en cas de nécessité ou de crise d'avarice aiguë… »

Il se fend d'un rictus en suivant le moindre de ses gestes du regard tandis qu'elle contourne le véhicule, l'oeil pétillant ((il retrouve de sa vivacité, le naturel reprend ses droits ; comme souvent, il dissimule tout ce qu'il ne comprend pas sous le tapis, au couvert des regards et de ses mille questions — il y songera plus tard, il le sait, et la nuit sera sûrement courte)).

« ...mais fais gaffe il y a un tarif pour les heures sup'.
Raison de plus pour réclamer une rançon en échange de ta personne, tu ne crois pas ? »

Un éclat de rire plus tard, il s'engonce dans l'habitacle et pianote sur son téléphone l'adresse indiquée — GPS démarré, il accroche son portable au support clipsé sur la ventilation, et boucle sa ceinture en jetant un coup d'oeil à sa passagère.

« Pour rappel avant que ne te vienne l'idée de te moquer de mon sens de l'orientation non-inné, je ne vis pas sur Astrophel depuis très longtemps, et je ne connais pas encore chaque quartier par coeur, bien loin de là. »

Moteur ronronnant, il jette un coup d'oeil dans le rétroviseur avant de s'engager en marche arrière sur le parking — à sa sortie, il suit les indications de l'assistante vocale ((volume presque au minimum)) et se faufile à gauche, bien trop heureux de n'avoir pas tout de suite à rouler en plein centre ville nocturne bondé de voitures et d'une jeunesse ivre sur les passages piétons.

« Du coup, pardonne-moi mais j'ai un millier de questions perchées à te poser pour occuper le trajet, il lance, en lui jetant un coup d'oeil tandis qu'il passe une vitesse. Genre, c'est quoi le truc que t'as juré de faire ou de voir ou quoi au moins une fois dans ta vie ? »

À sa propre question lui viennent un millier de réponses — lui est un rêveur, un artiste à l'esprit libre qui voudrait voir du pays, voir le monde, vibrer à l'étranger et aux sommets des huit merveilles du monde.

« Moi j'veux louer une caravane et partir faire un tour du monde pendant cinq ans. J'économise pour ça depuis que j'ai quinze ans, je suis loin du compte mais j'me dis que j'aurai peut-être assez pour être confortable d'ici mes vingt-cinq ans, qui sait ? Et j'aimerais en profiter pour faire une halte à tous les plus grands festivals rock et électro du monde. Rencontrer un millier de personnes le temps d'un été, fabriquer les plus beaux souvenirs qui soient... »

Il ose un rire, le regard sur la route mais l'esprit un peu ailleurs — c'est venu de rien, d'une conversation avec un de ses potes de l'époque dont le grand frère venait de partir faire le tour du globe avec sa compagne après qu'ils aient passé cinq ans de leur vie à économiser la moindre pièce. Il s'est dit que c'était fou, il s'est dit que c'était beau, et tout à coup s'est gravée en lui l'idée fixe qu'un jour, lui aussi il partira ((et qu'il ne sera pas seul sur les routes — ce désir silencieux de trembler pour quelqu'un, trembler avec quelqu'un, s'imprégner des mêmes histoires démentes avant de se ranger et de fonder une famille ; voir le meilleur de cette vie avant trente ans pour ne jamais regretter)).

« Désolé, je m'emballe, il ricane et balaie ses mots d'un revers léger de la main. Et vous, alors, lady Van Der Rohe ? Quels sont vos fantasmes les plus délurés, si toutefois j'ose l'audace d'user de ces termes ? »
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A G A I N ; ((nina))
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