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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
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ghost ❀ (romeo)
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Meera J. Taylor
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MessageSujet: Re: ghost ❀ (romeo)   ghost ❀ (romeo) - Page 3 EmptySam 4 Aoû - 0:45

» ghost
« STAY WOKE 'CAUSE THEY'RE CREEPING | ROMEO »
Elle osait à peine lever les yeux vers lui, de peur de lire dans son regard des choses dont elle ne pourrait pas se relever si elles étaient de sa part –ça faisait déjà mal de la part des autres, mais lui, lui… dieu lui était témoin qu’elle ne s’en relèverait peut-être pas.
Le silence était à la fois paisible et étouffant ; elle était à moitié soulagée d’avoir réussi à dire ce qui lui restait si souvent coincé au fond de la gorge, mais elle craignait tellement ses mots qu’elle se tendit automatiquement lorsque Romeo brisa le silence, avant même d’avoir entendu ce qu’il avait à dire.

« Je… Je savais pas que t’avais un don, c’est… »

C’est fou, impossible, inconcevable, tu peux le dire, ça va faire mal, mais même moi j’y crois à moitié à ma santé d’esprit.
Mais les mots tranchants ne viennent pas ; c’est une étreinte, un baiser, puis deux à la place, et c’était suffisant pour lui arracher un frisson –de quoi ? elle n’en savait rien. Elle ne savait rien du tout, là tout de suite, mis à part le fait que sa réponse pouvait la sauver comme l’enterrer selon ce qu’il allait dire.

« Je te crois, Meera. »

Soufflé ainsi contre son oreille, elle y croyait à peine –on eu dit une hallucination, elle voulait tellement l’entendre dire ça qu’elle se mettait à entendre des voix.
Mais non,
il te croit, Meera.
T’es pas folle, et il te croit.


Une ou deux larmes de soulagement glissèrent de sous les paupières de l’adolescente pour aller s’échouer sur le tissu de son haut, sans qu’il ne les remarque. Il te croit.
Quand il s’écarta pour la regarder, Meera se senti à la fois légère de soulagement et lourde de fatigue –le genre qui nous accable lorsque le sommeil ne vient pas malgré les cernes et l’éreintement.

« Quand tu dis… Quand tu dis « depuis petite », c’est… genre, vraiment petite ?
Je crois que ça a commencé quand je suis arrivée à l’orphelinat, fit-elle d’une voix plus douce et maîtrisée. Mais j’ai mis du temps à faire la différence entre eux et… les autres gens, du coup je sais plus trop quand exactement.
Et… Comment tu sais, qu’ils sont… morts ? Enfin, je… J’imagine que ça devient assez évident, à force, mais… Je veux dire, tu les connais, ou bien…? Je suis désolé, c’est maladroit, je… J’essaie juste de comprendre, j’ai pas… J’ai pas envie d’avoir l’air de pas te prendre au sérieux, désolé… »

Un sourire touché s’esquissa fébrilement sur ses lèvres devant la maladresse de Romeo –elle pouvait deviner sa sincérité à la façon dont il lui posait ses questions. D’autres auraient été moins avenants, plus moqueurs…

« Mais du coup… tes yeux, c’est ça ? Et… Et il y avait… « elle », c’était… c’était une… une présence ?
Oui, elle acquiesça en fronçant les sourcils que le souvenir de l’apparition se rappela à elle. Je les connais pas en général, mais je saurais pas t’expliquer comment je sais… je le sais, c’est tout. »

Pendant longtemps elle s’était demandé si ce n’était pas de simples créations de son imagination, à l’image des amis imaginaires que le se créer consciemment ou non quand on est petit. Et puis elle avait rencontré Ange, et surtout elle avait rencontré Angelina, et c’était eux qui lui avaient apporté la preuve tangible de ce qu’elle avait longtemps pressenti.

« Souvent ils apparaissent à cause de quelque chose ou quelqu’un mais là je comprends pas pourqu– elle entama avant de laisser la fin de sa phrase en suspens tandis qu’elle se remémorait l’apparition aux cheveux bruns et aux bras lacérés ; ce détail lui sauta alors enfin aux yeux et elle leva vers Romeo un regard inquiet, fébrile –est-ce que tu la connais ? Tu… elle ne savait si c’était une bonne idée de s’aventurer vers cette pente là. Après tout, il y avait sûrement plein de choses de la vie de Romeo qu’elle ne connaissait pas, tout comme il ne savait pas un bon nombre de choses sur elle jusqu’à cette nuit là. Mais elle était trop fatiguée pour réfléchir correctement et les mots glissèrent de sa bouche sans qu’elle n’y prenne gare. Ça te dis quelque chose le prénom Nirvana ? »

Et dans ses yeux l’inquiétude.


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MessageSujet: Re: ghost ❀ (romeo)   ghost ❀ (romeo) - Page 3 EmptySam 4 Aoû - 0:48

« Je les connais pas en général, mais je saurais pas t’expliquer comment je sais… je le sais, c’est tout. »

Ça paraît dingue — complètement dingue.
Y’a un tas de choses en lesquelles je crois pas — le Tout-Puissant, qu’il s’appelle Dieu ou n’importe comment, le Paradis ou les Enfers, la réincarnation et le destin.
Mais y’a aussi tout un tas de trucs auxquels je crois, comme certaines superstitions un peu débiles aux yeux d’autres personnes, j’me méfie des chats noirs dans la rue, des échelles et des échafaudages en général, et j’suis bien heureux qu’on ne trouve presque jamais de siège ou de chambre numéroté treize, j’crois au karma ((un peu)).
La vie après la mort, j’y ai jamais pensé — peut-être par peur, moi qui ai trop cherché la fin pour vouloir me dire que ça ne s’arrête pas. C’aurait été remettre trop de choses en question — est-ce qu’on arrête de souffrir pour de bon, ou est-ce que c’est vain ?

J’suis pas certain d’avoir envie, d’y croire — mais j’arrive pas à douter de la sincérité de Meera, c’est au dessus de mes forces, et pour dire quoi ?
Lui dire qu’elle ment ?
Qu’elle invente ?
Que son don, c’est pas de voir les morts, mais d’imaginer des gens à l’image de ses peurs ?
J’suis sûr que j’pourrais en forger des tas, des excuses, si je le voulais vraiment — si je le voulais vraiment. Et c’est là que ça coince — incapable de lui faire ça.

J’peux pas m’empêcher de la croire — peu importe combien ça me terrifie, de me dire que ça existe, et tout ce que ça implique..

« Souvent ils apparaissent à cause de quelque chose ou quelqu’un mais là je comprends pas pourqu– »

Elle se tait — son regard se heurte au mien, et je ne comprends pas ce que je lis dans ses yeux. Une question que je ne déchiffre pas, et son silence qui dure, et quelque chose en moi qui s’agite ((ce mauvais pressentiment)). Je réalise que je me mords la lèvre, cesse dans l’instant ; y’a comme une nervosité au dedans qui enfle — elle parle mais ce n’est qu’un mot, j’comprends pas ;
j’comprends pas pourquoi j’ai peur, tout à coup.

« Ça te dis quelque chose le prénom Nirvana ? »

Implosion.

Eau glaciale.
Souffle coupé.

Tremblement incontrôlé — la première inspiration est douloureuse.
Les boums du myocarde jusqu’aux tempes, cavalcade sourde et déchirante.

Nirvana.

Y’a quelque chose de brûlant à entendre ce nom-là autrement qu’en pensée — de vive voix, c’est trop réel, c’est trop tangible. Bile au fond de la gorge, nausée et vertige — j’essaie de parler mais y’a qu’une plainte qui s’échappe de ma gorge.

J’ai seize ans, elle est partie ;
la nuit je ne dors plus
je tourne, je pleure, je frappe
mes pères ne savent plus quoi faire
je tombe, j’suis qu’un gamin
et la vie elle m’a fauché.


C’est plus fort que moi ((besoin d’espace)) — je m’écarte d’elle, me lève, m’éloigne du lit ((j’ai froid)). J’comprends pas, j’comprends pas — comment tu sais ?
Comment tu sais, Meera ?
Comment tu peux ?

« C’est Olympe qui t’a parlé de ça ? »

Colère, reproche ((pardonne-moi))
détresse, terreur ((pardonne-moi))

Je recule et me heurte au mur, balaie la pièce du regard à la recherche d’un point d’accroche — mais pas toi, pas toi ; j’déteste que tu me vois comme ça ((j’voulais pas)). J’déteste celui que tu vois — l’enfant, le pauvre con que t’as connu, mais t’as jamais su pourquoi.

J’ai dix-sept ans, depuis une heure, peut-être deux
j’ai dix-sept ans et trop de casseroles et
et des trucs au dedans qui déconnent
j’ai dix-sept ans, depuis une heure, peut-être deux
j’ai dix-sept ans depuis hier et j’ouvre les yeux sur des murs blancs.

« Comment tu sais ? ((sanglot — les mots se brisent et je répète.)) Comment tu sais ? »

J’ai dix-neuf ans ; dix-neuf ans et trois d’oubli ((j’ai essayé))
j’ai dix-neuf ans mais cette nuit,
cette nuit c’est comme si c’était hier.


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MessageSujet: Re: ghost ❀ (romeo)   ghost ❀ (romeo) - Page 3 EmptyMar 7 Aoû - 1:11

» ghost
« STAY WOKE 'CAUSE THEY'RE CREEPING | ROMEO »
Elle savait –au moment même où elle achevait de prononcer la dernière syllabe de sa question, elle savait qu’elle aurait mieux fait de se taire.
Au moment où sa voix s’arrêtait, elle vit la lueur changeante dans les yeux de Romeo, ce quelques chose de frappant qui sembla lui couper la respiration le temps d’une seconde –plongée dans un bain de glace, subitement.
Le jeune homme semblait tout à coup hors de lui –pas en colère, mais juste pas vraiment lui-même, comme s’il glissait de la réalité ; comme s’il lui échappait. Il tremblait de plus en plus fort contre elle, respirait fort comme s’il peinait à avaler l’air autour de lui. Quand une sorte de plainte douloureuse s’échappa de sa gorge, Meera commença à paniquer, et posa les mains sur ses bras comme pour le maintenir auprès d’elle en ouvrant la bouche pour qu’il lui revienne, mais il se leva, s’écarta d’elle et recula comme s’il voulait s’éloigner le plus possible.
Elle eu l’impression que son cœur venait de se décrocher de sa poitrine et de s’écraser au fond de son estomac.
Ça y est.
Il ne veut plus de toi.


« C’est Olympe qui t’a parlé de ça ? »

Il avait la voix tremblante et chaque mot vibrait de colère, de chagrin, de reproche aussi.
Un coup dans le ventre pour chaque syllabe éraillée.

« N-Non c’est… elle articula avec difficulté tandis qu’un nœud de larmes lui serrait la gorge. »

Elle tourna de nouveau la tête à l’endroit exact où la silhouette fantomatique était apparue, et sa figure, ses mots plein de fiel lui revinrent en tête.

Il ne t’aime pas
Il va t’abandonner dès qu’il en aura l’occasion
Il est comme tous les autres, il n’en voudra plus de toi

Elle avait d’abord cru que c’était elle dans le viseur de sa colère –après tout, c’était elle qui craignait l’abandon comme on craignait la mort et qui crevait de peur qu’on se lasse d’elle et la laisse derrière comme on l’avait déjà fait par le passé.
Mais et si…
Et si c’était lui qu’elle voulait atteindre ?
Et s’il la connaissait ?


« Comment tu sais ? La voix pleine de sanglot de Romeo lui fit tourner la tête de nouveau et elle était trop préoccupée par son état pour se rendre compte des larmes qui coulaient de nouveau sur ses propres joues. Comment tu sais ?
Rom’ je… elle s’arrêta, marqua une pause pour respirer et déglutir douloureusement le nœud dans sa gorge afin de pouvoir parler plus clairement. Je connaissais pas ce nom avant aujourd’hui, je te promets, elle ajouta d’une voix suppliante. »

Elle avait la voix pleine de larmes et les bras qui tremblaient, mais c’était rien face à la confusion soudaine de Romeo –elle comprenait un peu mieux ce que lui ou Saul avaient pu ressentir face à elle, impuissants devant ses crises de panique.
À son tour, elle se leva du lit et s’approcha le plus doucement possible –tout du moins de ce que ses tremblements lui permettaient– et glissa ses mains autour de celles de Romeo lorsqu’elle fut assez près.

« Romeo, s’il te plaît, dis moi ce qui ne va pas, elle le pria encore en levant la tête pour croiser son regard, quand bien même il semblait essayer de l’éviter à tout prix. »

Meera se mordit la lèvre inférieure, suffisamment pour sentir le goût métallique d’une petite goutte de sang sur le bout de sa langue, et baissa la tête. Elle jeta un regard amer et plein de colère dans son dos, là où Nirvana –elle en étais sûre, désormais– se tenait plus tôt, puis baissa la tête et colla son front contre le torse de Romeo en enlaçant ses bras autour de lui, les mains crispée sur le tissu de son tee-shirt.

« Pardon, fit-elle dans un nouveau sanglot qui lui brisait la voix, j’aurais pas dû te demander ça, pardonne-moi. »

Pardonne moi
si j’ai tout gâché.



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MessageSujet: Re: ghost ❀ (romeo)   ghost ❀ (romeo) - Page 3 EmptySam 1 Sep - 22:12

Ça défile ;

ses yeux vides, son rire creux
ses promesses tendres et ses mots fielleux
ses caresses et ses reproches
ses je t’aime
ses réponds
ses pardon


ça résonne ;

la sonnerie de mon téléphone
et puis plus rien une fois forcé au silence
ma rage et mon erreur
la sentence
sors de ma vie


ça se bouscule ;

les cicatrices sous mes doigts
le sang sur ses poignets
les messages jamais ouverts par peur
peur d’y voir ce qu’elle s’infligeait
et ses mains sur moi et sa bouche
et le froid au matin


ça vrille, ça brûle ;

les mots qui condamnent

et mes inspirations ((laborieuses)), et poings serrés, les ongles et mes paumes entamées, et ma peau je voudrais la déchirer et mon coeur l’arracher et tout le reste et m’oublier — et l’oublier ((ça brûle)). Je tremble sans contrôle ((incontrôlable)) — sa peau froide sa peau livide une esquisse de mort un sommeil jamais paisible et c’est la dernière image ((le dernier ravage)).

Le sel dans les yeux la poudre au coeur — l’étincelle un simple nom l’implosion l’explosion attentat au dedans ((Nirvana terroriste)) ; le monde sans consistance et même pas toi ((même pas nous)).

Pas toi — pas toi jusqu’à tes mains sur les miennes et tes tremblements ((un écho)), ton parfum, ta douceur, ta tendresse qui me ramène à mesure des battements ((le coeur est ici)).

« Romeo, s’il te plaît, dis moi ce qui ne va pas. »

Tout, rien —
le monde entier qui a dévié ;
l’existence une seconde soulevée retombée brusque et ne restent que des ruines ((poussières))
des ruines à son nom et qui m’empêchent de rebâtir ((au tien)) — elle est là, sans cesse, me hante ((et la métaphore n’a jamais semblé si tragique)).

Tes bras, autour de moi — mon accroche, ou la tienne ?
Et tu trembles et ça me déchire ((encore)) — pardonne-moi.
Et tu t’excuses et ça me brûle ((toujours)) — pardonne-moi.

Je voudrais te dire — te dire tous ces pourquoi, tous ces comment qui me blessent, tout ce que tu ne sais pas tout ce qui m’a fait tout ce que t’ignores mes failles mes fêlures mes fondations si fragiles ((est-ce que tu me voudrais encore si tu me savais tout entier ?)) ; mais elle me tient à la gorge sa main froide de mort et qui serre et m’étrangle ((étrangle les mots)) et ne restent que les larmes les sanglots et l’air qui peine inspirations pénibles ((suffocation)), et ne reste — et ne reste que l’acide.

« Va-t’en en plainte douloureuse et mes mains qui te retiennent au même instant, mon visage une inspiration dans tes cheveux dans ton parfum. Pas toi, pas toi, surtout pas toi, j’veux qu’elle s’en aille j’veux qu’elle me laisse j’en peux plus j’veux qu’elle dégage qu’elle me laisse vivre qu’elle… »

Le silence et les sanglots — les armes baissées, rendues, et toi comme symbole de paix. Mon emprise pour te garder, les minutes que je laisse filer, incapable de quoique ce soit d’autre ((attendre et lâcher prise)). Trembler un peu moins, respirer un peu mieux ; et les larmes qui se tarissent le piquant des lèvres gercées sous le sel — l’accalmie ((le gouffre)).

À mesure, glisser jusqu’au sol — et le pincement sur les côtes est si familier et tellement moins que je ne grimace même pas sous le si peu — et toi avec moi ((te retenir encore)) sur le parquet, au milieu des fils emmêlés de mes guitares et des enceintes.
Le souffle encore court et la voix enrouée — se jeter à l’eau.

« Tu t’souviens quand on s’est rencontrés ? »

Et dans la voix comme un rire — et c’est comme était le sien ;
vide, creux, comme éteint ((comme déjà mort)).

« Elle venait d’se tuer. »

Les mots encore un sanglot — rire malade.

Commencer par la fin, celle que tu connais déjà — tristement le plus facile, plus facile que tout ce qui viendra ;
l’histoire en marche arrière pour te dire ce que tu ne sais pas
et que je sais trop bien

et qu’à la vérité, c’est moi qui l’ai tuée.


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MessageSujet: Re: ghost ❀ (romeo)   ghost ❀ (romeo) - Page 3 EmptySam 1 Sep - 23:58

» ghost
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« Va-t’en. »

Pendant une seconde, Meera eut le souffle coupé ; trop sonnée par ce que l’ouïe percevait pour noter la contradiction éprouvée par le toucher –ses bras qui la retenaient contre elle, son visage dans ses cheveux.

« Pas toi, pas toi, surtout pas toi, j’veux qu’elle s’en aille j’veux qu’elle me laisse j’en peux plus j’veux qu’elle dégage qu’elle me laisse vivre qu’elle… »

Meera n’eut pas tout de suite les mots pour le consoler. Que pouvait-elle dire en même temps ? Elle était faible, fatiguée, incapable de savoir quoi dire et elle ne trouvait comme seule réponse que la présence physique ; elle releva la tête vers Romeo, sentit son cœur tomber en miettes devant la douleur intérieure qui le défigurait, et d’un sursaut se hissa sur la pointe des pieds pour atteindre ses lèvres et les effleurer des siennes –et comme il l’avait fait pour elle plus tôt, Meera tenta dans son baiser de lui transmettre tout ce qu’elle était capable de lui donner : un amour débordant, plus grand encore que ce dont son propre cœur était capable de contenir, et qui le suppliait de ne pas oublier qu’elle serait là quoiqu’il arrive, quoiqu’il lui en coûte.
Meera restait toujours pour ceux qu’elle aimait. Toujours.
Trop obnubilée par le besoin qu’elle avait ressenti de l’apaiser –tenter d’étouffer les démons sous son affection démesurée– elle ne se rendit compte que quelques instants après qu’ils avaient finit par échouer au sol de la chambre, l’un dans les bras de l’autre, le souffle court, le cœur battant et les larmes aux yeux.
Ils restèrent ainsi plusieurs secondes, et c’était le monde entier qui semblait en suspens.

« Tu t’souviens quand on s’est rencontrés ?
Oui, fit-elle dans un reniflement de larmes. »

Oh que oui elle s’en souvenait –soirée arrosée, seize ans tout juste révolus ; elle se souvenait d’Olympe et sa bonne humeur parfois trop appuyée, de Noah et ses travers déjà bien ancrés, des amis qu’on lui avait présentés, de Romeo, son mépris et ses mots durs et de l’amertume qu’elle avait ressenti une fois rentrée après avoir essuyé l’humiliation d’avoir été une fois de plus le défouler émotionnel d’un garçon trop abîmé.
Mais c’était presque irréel aujourd’hui. Comme si elle l’avait rêvé, que ça n’avait pas existé. L’amour rend aveugle parait-il, dans son cas il rendait amnésique aussi, car les sentiments qu’elle avait pour lui semblaient l’empêcher de se remémorer correctement l’ampleur des méchancetés qui lui avaient été dites ce soir là.
Romeo eu un ricanement sans vie
glaçant.

« Elle venait d’se tuer. »

Aucun mot ne sorti de la bouche de Meera dans la minute qui suivit. Il lui fallait un peu de temps pour encaisser l’annonce brute, la comprendre, l’enregistrer –surtout ne pas penser aux cauchemars, à la corde au plafond du salon et aux cris de la voisine– et seules des larmes silencieuses roulant sur ses joues rougies traduisaient la douleur qu’elle partageait avec Romeo.
Elle comprenait mieux à présent ; « ne t’assassine pas pour ces questions sans réponses, Mee’, je t’en conjure… » c’était ce qu’il lui avait dit quand elle lui avait parlé de son père, et ses mots résonnaient d’une force à l’époque qu’elle avait ressentie, mais pas comprise.
C’était clair comme de l’eau de roche dorénavant.
Romeo eu un nouveau rire qui tenait tout aussi bien du sanglot, et Meera se redressa pour s’approcher de son visage crispé de chagrin, essuyer ses larmes du bout des doigts et poser son front contre le sien en fermant les yeux.

« T’es pas obligé de me raconter si t’en as pas envie, fit-elle dans un murmure éraillé en caressant sa joue et ses cheveux dans un geste quasi-maternel. »

Parce qu’elle redoutait tellement de le perdre une nouvelle fois dans sa peine, elle préférait presque qu’il ne se force pas à tout lui révéler, et tant pis si elle ne le comprenait qu’à moitié.
Elle n’avait pas eu besoin de le connaître par cœur pour l’aimer après tout.


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MessageSujet: Re: ghost ❀ (romeo)   ghost ❀ (romeo) - Page 3 EmptyVen 21 Sep - 0:23

La douceur de tes mains — familière. Je savoure l'accalmie qui se prolonge sous tes doigts, au creux de ton étreinte — et j'ai comme l'envie de ne plus jamais m'en détacher ; je voudrais qu'ils soient miens à tout jamais ((tes baisers, tes caresses, tes promesses, tes murmures, tes courbes, tes inspirations, tes rires)).

Oublier — le monde, mes bras, le dedans en vrac ;
et l'oublier elle — elle et le Styx dont elle a creusé le sillon dans mes veines.
Oublier, que peu importe demain, le jour ne se lèvera plus jamais de la même façon, mais se rappeler que grâce à toi, toi et ton parfum d'été, la nuit n'est plus éternelle.

Tu me dis — tu me dis que je pourrais me taire, que je ne suis pas obligé, que mes secrets peuvent en rester ; et je voudrais garder le silence, le laisser me dévorer ((qu'il emporte tout ce qui me ronge et pour de bon)) mais pourtant, pourtant comment m'y résoudre quand tu m'as déjà tant avoué de toi — un peu de Saul, un peu de ton père, un peu de l'enfant aux fantômes ; comment te mentir et me cacher quand je voudrais que tu sois celle ((celle qui me connaît par coeur)) ?

Je tergiverse, tangue au bord du vide — dans une inspiration, les bras en croix, je me jette ((retiens-moi)).

« Y'a eu… toute une période pendant laquelle je… J'sais pas, j'me sentais pas bien, j'avais des problèmes au collège — j'en ai toujours eu, et à l'orphelinat avant ça aussi — et j'avais pas forcément envie de… d'en faire des caisses, j'imagine ? J'en parlais pas trop, bref, j'traînais beaucoup sur le net, j'parlais à des gens, je m'inventais un peu une vie des fois, bref, c'est pas important. »

Des mensonges de gosse — c'était juste rendre ma vie un peu moins morose à l'époque, j'avais quinze ans et j'étais mal dans ma peau ((aujourd'hui j'préfèrerais revenir en arrière et avancer avec ça plutôt qu'avec ce qui a suivi)) alors fallait la rendre un peu plus confortable ((même si c'était pour de faux)).

« J'ai rencontré c'te fille, un jour… Avec qui le courant est tout de suite passé, j'sais pas, j'me sentais bien, on est devenus super proches très vite, on se lâchait plus, on a échangé les numéros, facecam tout le temps, je passais mon temps à zapper les cours pour répondre à ses textos sous la table, puis j'sais pas trop, c'est devenu un peu trop fort, elle m'a dit je t'aime, des trucs comme ça que j'ai jamais su dire, j'sais pas. »

Je t'aime ; ce sont les mots cruels, les mots qui scellent, les mots qui condamnent, et pour tout ça j'me suis jamais senti prêt, je t'aime pour moi c'est s'engager ((et j'imagine qu'il faudrait déjà que je m'aime moi pour le prétendre à quelqu'un d'autre)) et j'suis encore trop bancal pour m'y risquer ((même pour toi)).

« J'avais… J'avais l'impression d'aller bien quand on se parlait, elle me manquait, elle… J'en sais rien, elle me faisait un truc. Mais elle… — ma voix se meurt, flanche ; il me faut une respiration pour me recentrer, me relancer. Elle parlait souvent de mourir, et du mal qu'elle se faisait. Elle me parlait beaucoup… Tout le temps, elle… Ses bras, j'les ai vus un millier de fois en photos tout le temps et même en plein cours, à répétition, elle se… C'était devant moi la nuit quand on parlait jusqu'à pas d'heure et… »

Et j'allais pas bien, j'allais jamais mieux — j'allais de mal en pis dans le plus grand des silences ((et sans même en avoir conscience, de la plaie qui suppurait en continu par sa faute)).

« On a fini par… se voir en vrai, elle est venue, elle a dormi chez moi et… Et quand j'me suis réveillé elle… — les souvenirs défilent, mes larmes et mes pères, les ambulances, le grand vide ((le début de la fin)). Quand elle s'est réveillée à l'hosto, elle, j'ai… J'ai mis un terme à tout ça, j'pouvais plus, je… J'étais qu'un gosse et c'était pas ce genre de… J'me suis barré en lui disant de sortir de ma vie, j'ai ignoré ses appels, ses messages… »

Ses je t'aime,
ses pardon.


Je ferme les yeux, je renverse la tête contre le mur — j'me sens vidé, ma voix n'est plus qu'un souffle et qui ne tremble même plus.

« Elle s'est excusée, et après elle s'est plus jamais réveillée. »


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MessageSujet: Re: ghost ❀ (romeo)   ghost ❀ (romeo) - Page 3 EmptySam 6 Oct - 13:31

» ghost
« STAY WOKE 'CAUSE THEY'RE CREEPING | ROMEO »
Alors qu’elle continuait d’effleurer le visage de Romeo du bout des lèvres dans une multitude de petites caresse qu’elle voulait apaisantes, Meera ne savait toujours pas si elle souhaitait qu’il se lance et prenne la parole pour lui raconter –au risque de le voir s’effondrer de nouveau– ou si sa peur et sa lâcheté préféraient le voir taire ses démons au moins pour la nuit, juste pour ce soir ; parce que la nuit avait déjà été si éprouvante qu’elle ne savait pas si elle pouvait endurer davantage.

Pourtant quand il prit une grande inspiration –le genre qu’on prend à pleins poumons avant de se jeter à l’eau– son cœur se mit à tambouriner dans sa poitrine et elle se senti désemparée de réaliser la chose suivante : ça lui faisait plaisir, tout au fond d’elle, d’être assez spéciale à ses yeux pour qu’il lui avoue ce dont il ne parlait jamais. Quelque part, et c’était peut-être prétentieux et certainement pas le moment pour y penser, mais quelque part, au fond de ses pensées inconsciente, l’espoir que ses sentiments à son égard soient possiblement partagés la fit frémir –ou bien c’était la voix empreinte de douleur de Romeo qui la fit frissonner.
Allez savoir.

Tandis qu’il lui exposait le contexte –c’était toujours plus facile d’aborder les sujets douloureux en empruntant des chemins de travers au début, tourner autour du pot pour se donner le temps de rassembler son courage et parler jusqu’au bout– Meera laissa glisser ses mains contre son cou, puis son torse, avant de se lover contre lui et nicher son visage au creux de sa clavicule. Elle avait toujours trouvé plus aisé de parler sans avoir à soutenir le regard de son interlocuteur, et par désir de lui faciliter la tâche qu’elle savait ô déjà trop compliquée, elle trouva en cette étreinte le meilleur moyen de lui rappeler sans cesse sa présence, sans être trop envahissante.
Elle écouta Romeo, silencieusement, les yeux fermés, tentant d’imaginer l’enfant qu’il avait été, un peu bancal comme elle, pas pour les mêmes raisons mais ça n’avait pas d’importance. Elle comprenait trop bien le besoin de s’accrocher à quelqu’un pour traverser les épreuves de la vie qu’un enfant ne peut supporter tout seul sans mal tourner. Elle comprenait trop bien le sentiment de mal-être adolescent, de ne pas se sentir à sa place, et pourtant de ne jamais rien dire de peur d’être le fardeau, le boulet, l’inquiétude –ou tout simplement de peur d’être jugée trop faible et finir laissée pour compte.

« J'avais… J'avais l'impression d'aller bien quand on se parlait, elle me manquait, elle… J'en sais rien, elle me faisait un truc. Mais elle… –sa voix se brisa, et dans le silence entrecoupé par sa respiration elle comprit que le récit allait mal tourner ; instinctivement ses mains se crispèrent sur le tee-shirt de Romeo pour appuyer sa présence plus encore. Je suis là, ça va aller, c’est promis– Elle parlait souvent de mourir, et du mal qu'elle se faisait. Elle me parlait beaucoup… Tout le temps, elle… Ses bras, j'les ai vus un millier de fois en photos tout le temps et même en plein cours, à répétition, elle se… C'était devant moi la nuit quand on parlait jusqu'à pas d'heure et… »

Meera réprima un haut-le-cœur ; un sentiment de dégoût immédiat envers cette fille qui le hantait naquit au creux de ses entrailles, couplé à la colère qu’elle ressentait déjà pour elle à cause de la nuit de terreur qu’elle venait de lui faire passer, et parce qu’elle l’avait blessé lui.

« On a fini par… se voir en vrai, elle est venue, elle a dormi chez moi et… Et quand j'me suis réveillé elle… Quand elle s'est réveillée à l'hosto, elle, j'ai… J'ai mis un terme à tout ça, j'pouvais plus, je… J'étais qu'un gosse et c'était pas ce genre de… J'me suis barré en lui disant de sortir de ma vie, j'ai ignoré ses appels, ses messages… »

Romeo renversa la tête en arrière contre le mur quand Meera releva la sienne pour observer son visage, l’inquiétude plein les yeux qui brillaient déjà de nouvelles larmes –c’était douloureux d’imaginer sa peine et de l’identifier à la sienne– dans l’attente de la conclusion fatale.

« Elle s'est excusée, et après elle s'est plus jamais réveillée. »

Meera ne sut quoi répondre tout de suite ; elle renifla et laissa échapper un sanglot étranglé qu’elle étouffa en son visage au creux de son cou et il lui fallut quelques secondes pour réussir à dire quelque chose de compréhensible malgré l’énorme nœud au fond de sa gorge.

« C’est tellement injuste, tu méritais pas ça, articula-t-elle difficilement en avalant le reste de larmes. »

Elle comprenait tout –les méchancetés, les mots durs, les attaques qu’il avait pu avoir contre elle auparavant. Elle comprenait et elle pardonnait surtout –elle les avait déjà oublié de toute façon.
Elle passa ses bras autour de son cou –pour le réconforter où trouver quelque chose de tangible à quoi s’accrocher, elle ne le savait pas bien ; peut-être les deux à la fois.

« Je suis désolée. »

Il ne s’agissait pas là d’un "désolé" que l’on sort quand on n’a rien d’autre à dire en apprenant la mort de quelqu’un ; c’était le genre qu’on murmurait du bout des lèvres la voix pleine de sanglots, lorsque la peine de l’autre vous brise aussi certainement que si elle avait été votre.
Meera se redressa, tenta de sécher ses joues humides et se hissa sur les genoux pour atteindre le visage de Romeo malgré leur différence de taille. Ses mains vinrent cueillir sa figure troublée en coupe et elle se pencha vers lui pour déposer un long baiser sur ses lèvres, incapable de mettre de l’ordre dans le maelström d’émotions qui la hantaient.

« Ne la laisse pas te prendre plus que ce qu’elle t’as déjà enlevé je t'en supplie, elle souffla contre sa bouche une fois le baiser rompu. »

Laisse-moi combler les manques, à la place.


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MessageSujet: Re: ghost ❀ (romeo)   ghost ❀ (romeo) - Page 3 EmptyJeu 6 Juin - 14:23

Tu me dis que je ne mérite pas ça – mais j'ai cru l'avoir cherché, pendant des années ; je le crois encore pour tout t'avouer, je l'ai tuée, c'est permanent, imprimé sur l'envers de mes paupières, lettres de sang en pleine vue chaque fois que je ferme les yeux et c'est comme gravé dans le creux de mes poignets ((la déchirure infligée)).

« Je suis désolée. »

J'inspire le soleil de ton parfum dans tes cheveux, tes bras qui m'enlacent ; c'est plus fort que moi, j'me sens bien, mieux en tout cas, pas en paix mais quelque chose qui y ressemble – y'a un côté douloureux mais nécessaire, t'es comme des points de suture à vif, sur l'instant la brûlure et le fil qui tiraille, mais qui sauve et qui soigne, et pour le restant des jours une présence à même la peau.
Je t'ai partout, comme imprégnée – et j'sais que ça partira jamais, ton empreinte, même si un jour on se déchire, si un jour tu disparais, si un jour on se brise et qu'on se perd ; tu seras là, balafre de guerre, vestige d'un temps qui m'aura rappelé le goût qu'avait le bonheur au beau milieu des ruines de la tourmente.

Le baiser que tu viens cueillir à mes lèvres me ranime – le bouche à bouche qui me force à sortir la tête de l'eau pour inspirer une bouffée d'air frais. Mes doigts s'égarent à la surface de toi, les uns s'emmêlent aux tiens contre ma joue et l'autre s'accroche à l'énième chemise que tu m'as dérobée pour te retenir contre moi – je m'ancre au réel, paumes des mains sur l'unique réalité qui porte ton nom, et rien ne compte plus que toi ((au rythme de ton souffle sur mon visage j'érige une forteresse autour de nous, des remparts pour moins trembler du froid et me réchauffer au creux de tes bras)).

« Ne la laisse pas te prendre plus que ce qu’elle t’as déjà enlevé je t'en supplie. »

Rien qu'un frisson – le corps réagit en mécanique aux tremblements de ta voix et à l'impact de tes mots, les fondations tremblent mais c'est différent de mes propres terreurs.

« Jamais, j'ai lâché sans réfléchir, sans être bien certain d'être capable d'en faire une promesse que je saurais tenir. Jamais tant que vous êtes là. »

Mon regard accroche le tien, enfin – sans plus ciller, sans plus chercher refuge dans la pénombre de la pièce ; il n'y a plus que dans le mirage de tes yeux que je me sens en sécurité désormais.

« Jamais tant que toi, t'es là. »

D'autres mots m'ont traversé l'esprit, un élan du coeur, un sursaut de l'âme, mais j'ai faibli, faibli face aux non-dits, face aux insécurités, j'ai cédé et me suis défilé – je détourne encore le regard, comme pris en faute, et je serre un peu plus ta main dans la mienne. La suite, clinique : reprendre contrôle, ignorer les tremblements tandis que je me redresse, mes doigts comme des feuilles au vent mais qui s'apaisent à ton contact.

« Viens… Viens, va te recoucher, je vais—je vais boire un coup, tu veux que—tu veux un verre aussi ? »

Les mots trébuchent encore un peu les uns sur les autres, il faut laisser aux idées le temps de s'aligner de nouveau, retrouver consistance.

Avant que tu ne te dérobes, je dépose à ton front un baiser – parce que je ne sais pas dire merci, je laisserai chacun de mes gestes le crier à ton corps ((à ton cœur))

merci d'exister.


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MessageSujet: Re: ghost ❀ (romeo)   ghost ❀ (romeo) - Page 3 EmptyMer 17 Juil - 0:00

» ghost
« STAY WOKE 'CAUSE THEY'RE CREEPING | ROMEO »
« Jamais. Jamais tant que vous êtes là. »

Ça sonnait comme le glas de la délivrance aux oreilles de celle qui espérait toujours à ses dépends, la promesse ultime digne des contes de fées où le mal finit toujours par être vaincu, au prix de sueur, de sang et de larmes, certes, mais pour ô combien de bonheur à la clé.

« Jamais tant que toi, t'es là. »

Ces contes de fée où l’amour, peu importe l’adversité, l’emportait toujours.

Meera ne répondit pas tout de suite, se contentant de se fendre enfin, doucement, dans un sourire épuisé, qui faisait rouler encore les restes de larmes qui perlaient à ses yeux, mais qui débordait d’un tendresse folle, d’un amour incontrôlable et d’un soulagement infini que ces quelques mots avaient suffit à provoquer
–elle était terrible Meera, quand elle aimait si fort.
Sa plus grande arme et sa plus grande faiblesse ; facettes jumelles d’une même pièce.
Et petit à petit, elle sentait Romeo reprendre vie contre elle. Il se redressa –il lui fallut un peu d’aide pour se relever de son côté car ses jambes de coton s’étaient engourdies de fatigue– et d’un coup, c’était comme si toute la fatigue du monde lui tombait sur la tête ; contrecoup de la peur et des larmes, des confessions trop lourdes et des émotions trop fortes.
Romeo lui posa une question qu’elle ne saisit pas immédiatement, et le fait qu’il vienne spontanément déposer un baiser sur son front ne l’aida pas à mettre ses idées en ordre, loin de là.

« Euh, elle hésita un instant, le temps que la question lui parvienne complètement, si t’as genre…un truc fort… »

Elle ne voulait pas l’encourager, pertinemment au courant de son alcoolisme pour en avoir été témoin plusieurs fois, mais elle se disait que juste cette fois, après toutes ces horreurs, ça ne pouvait pas bien leur faire de mal.

« Je crois que si je m’assomme pas maintenant je vais pas dormir haha, se justifia-t-elle dans un ricanement désolé. »

Le shot versé, vidé d’une traite et renouvelé une dernière fois pour enfoncer le clou pour de bon, sa main alla se loger paresseusement dans celle du jeune homme pour l’attirer à ses lèvres en un baiser tendre et exténué, avant de l'entraîner en direction du lit où elle espérait avoir enfin droit à un peu de repos ; et tant pis si elle avait des choses à faire le jour suivant, tant pis si elle travaillait, elle n’y songerait même pas tant elle serait occupée à dormir dans ses bras.

Romeo, ô Romeo
–ensemble on s’en sortira.



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MessageSujet: Re: ghost ❀ (romeo)   ghost ❀ (romeo) - Page 3 EmptyMer 31 Juil - 2:25

Mes mains sur toi — les contacts prolongés, comme pour ne pas décrocher de nouveau, m'ancrer dans la réalité et te garder avec moi. Se tenir l'un l'autre, pour ne pas trébucher, ne pas s'égarer — clopin clopant, s'éloigner du précipice, du gouffre qui a manqué nous dévorer.
Le calme s'étend par vagues lentes et paisibles — et la détresse s'éloigne, à la façon d'une marée qui descend et abandonne sur son passage crabes et coquillages sur le sable mouillé.

« Euh, si t’as genre…un truc fort… »

Je fronce les sourcils, brièvement — mais je suis incapable de lutter, incapable de trouver le moindre argument solide pour t'en dissuader. J'en meurs trop d'envie moi aussi — m'abrutir un peu, descendre trois shots pour que la brûlure achève de me coller la claque qui fera se dissiper tout à fait le trouble de la dernière heure écoulée.
Combler les creux que Nirvana m'a laissés en les remplissant d'alcool, comme à chaque fois que mes pensées se font assourdissantes dans le silence de ma solitude.

Et même si ce soir, je ne suis pas seul ; même si ce soir, toi t'es là, mon rempart, mon rivage, ce soir j'ai besoin d'un peu plus, besoin de me noyer un peu — boire la tasse une seconde puis sortir la tête de l'eau aussitôt ((toi et moi, regagner la berge ensemble, épuisés mais vainqueurs)).

« Je crois que si je m’assomme pas maintenant je vais pas dormir haha.
T'inquiète, je souffle, en déposant un énième baiser contre ta tempe. C'est bon, je comprends. »

Un peu trop bien, je m'empêche d'ajouter — tout ça, tu le sais déjà.

Quelques pas qui hésitent, puis les gestes deviennent mécaniques, quasi-cliniques — sortir les verres et la bouteille de Jack's bien entamée, remplir une dose, vider, remplir encore et se brûler la gorge, se tourner la tête. Un troisième me tente mais je résiste, tes lèvres me détournent de mon amer dessein, mon esprit s'enlise à ton contact — ta fatigue m'assomme comme si c'était la mienne.

J'éteins les lumières à mesure que tu m'entraînes vers le lit — avant de me glisser dans les draps fouillés, c'est plus fort que moi, je cherche dans l'angle du mur une ombre, une silhouette, quelque chose d'elle. Il n'y a que mon bordel, inchangé, immuable, la pièce n'a pas changé d'un pouce depuis que l'on s'est couchés. Je ferme les yeux, ose une inspiration tremblante — au dedans, comme une prière d'une seconde ((comme si elle pouvait m'entendre, et pourtant toutes ces conneries je ne sais pas comment y croire)).

Je t'en prie, Nirvana — pars, cette fois, trouve la paix ; tu voulais que la douleur s'arrête, la voici ta chance,
j'apprendrai à te pardonner, mais toi — toi, s'il-te-plaît, tu dois aussi me pardonner d'essayer d'être heureux.
Elle est belle, Meera, et je l'aime — je l'aime mais tu seras toujours là, je te promets.
Pars, Nirvana, je ne t'oublierai pas.


D'un revers d'une main tremblante, j'essuie une larme qui s'est frayée un chemin sur ma joue, puis me glisse contre toi sous les couvertures — mon corps vient épouser le tien, mes bras t'enlacer. Le geste engourdi, je tâtonne pour éteindre la lampe de chevet, puis j'enfouis mon visage dans tes cheveux — j'inspire ton odeur, sucrée et réconfortante.

« Bonne nuit, Meera… »

Dors bien, sois sereine, je veille sur toi.

« Avant que tu t'échappes, demain, — j'étouffe un bâillement avant de reprendre, la voix rendue ténue par le sommeil qui me happe. Rappelle-moi de te filer rencard pour la prochaine fois… »

Puis, le silence — la fatigue l'emporte et je sombre, quelque part entre deux inspirations, pour le reste d'une nuit qui sera sans rêves et surtout sans ombres ((puisque dans tes bras, elle ne savent pas trouver le chemin jusqu'à mon coeur ;

toi la gardienne,

toi mon amour)).


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