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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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and then we met // cerise ; flashback
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Mist
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Mist
MessageSujet: and then we met // cerise ; flashback   Mar 17 Juil - 13:13

and then we met
AND I KNEW SHE WOULD BE HURRICANE
Les premières semaines de sa semi-liberté retrouvée avaient passé sans qu’il ne les remarque, perdu entre l’amoncellement de papiers à retrouver, remplir, signer, retourner, les curriculum vitae à déposer, les rendez-vous officiels auxquels pointer, les questions à poser, celles auxquelles répondre, les preuves à apporter concernant ses tentatives de réinsertion sociale et professionnelle. Il avait perdu le compte des heures, s’était tué à la tâche pour n’avoir pas encore à trop affronter ses parents ni son frère, quand bien même il partageait le même toit que ce dernier. Il se sentait un peu pataud, maladroit et égaré, avec ceux qu’il avait connus, ceux qui partageaient son sang et ses souvenirs — c’était long, quatre ans, cinq ; la vie avait filé sans lui pendant qu’il purgeait une peine écourtée derrière les barreaux.

Alors, lentement, il réapprivoisait la vie qu’il avait laissée en suspens lorsqu’il avait pressé la détente sur le terrain d’affrontement des supers. Il était encore à l’aube de son existence, un avenir plein d’opportunités s’il parvenait à faire plier le destin malgré son nom qu’on connaissait désormais, et son visage qui avait été filmé, à l’époque. Il savait que beaucoup ne le verraient plus jamais que comme un assassin, mais d’autres avaient accepté de lui laisser une chance — son patron était de ceux-là. Un type bourru aux manières revêches, mais qui croyait en la rédemption et la force des deuxièmes chances. Il l’avait mis à l’essai le temps d’une journée, puis avait accepté de le former sans discuter. Il n’avait jugé que sa motivation à apprendre, et pas son écart de trajectoire qui lui avait coûté cinq années de sa vie et son diplôme. De ça, Akainu lui en était reconnaissant.

Et pourtant — pourtant, depuis quelques jours déjà, maintenant qu’il avait trouvé un rythme stable entre ses obligations, sa formation, son emploi et son temps libre, il avait aussi trouvé de quelle façon l’occuper ; de quelle façon tuer les heures pour quelque chose qui, à ses yeux, comptait.
Par dette et par idéal, par haine et pour que survive quelque chose de Lorelei, il avait approché Mist — Mist qu’il connaissait déjà si bien, depuis des années, et qu’il fréquentait de façon ambiguë bien avant d’être bouclé. Aujourd’hui, il en était un maillon à part entière, et son intégration à l’organisation n’avait pas été difficile. Ceux qui avaient connu Lorelei le connaissaient lui, savaient ce qu’il avait fait ; peu restait encore à prouver aux yeux de quelques anciens, et aux recrues les plus récentes il estimait n’avoir pas de comptes à rendre.

D’une façon ou d’une autre, peut-être parce qu’il était déterminé ou qu’on l’avait pris en pitié, on avait accepté de lui refiler le dossier de la mission inachevée de Lorelei — quoique, somme toute, l’affrontement avait bel et bien été saboté. Mais à quel prix ? Depuis la veille au soir, il n’avait pas quitté le quartier général du groupe ; il relisait les pages jusqu’à les connaître par coeur, cherchant entre les lignes la faille qui l’avait perdue, l’erreur qui avait autorisé la balle à la frapper de plein fouet. Il en devenait malade.

Il ne réalisa son manque de sommeil et son obsession malheureuse que lorsqu’il entendit des éclats de voix dans les couloirs qui l’arrachèrent à son énième relecture. Après un coup d’oeil à sa montre qui lui indiquait neuf heures passées, il referma le dossier et se pinça l’arrête du nez — épuisé. En quittant la banquette sur laquelle il était resté assis pendant des heures, il prit le temps de s’étirer et de laisser son corps s’habituer de nouveau à la station debout, avant de sortir de la pièce à l’éclairage tamisé pour se rendre dans une autre, plus claire et plus animée, où il put se servir un café serré sans sucre à la machine — il serait bien monté à la surface pour commander au bar, mais il ne se sentait pas prêt à affronter le monde de l’extérieur, le monde présent et qui tournait sans elle alors qu’il avait passé la nuit auprès de son fantôme.

Il avisa autour de lui ceux qui, matinaux, discutaient, assis sur des chaises ou debout au milieu de la salle — lui préféra s’appuyer au rebord d’une table, près d’une jeune femme qu’il avait déjà aperçue de temps à autres dans le quartier général, sans avoir encore eu l’occasion de lui parler ni de remettre son nom.

« J’ai l’impression qu’il y a plus de monde que d’habitude, ce matin, non ? Ou bien, c’est juste moi qui ne connais pas encore l’emploi du temps précis de chacun. »

Un sourire s’étira sur ses lèvres lorsqu’il croisa le regard de sa collègue, avenant et sympathique, sans arrière-pensée — simple besoin de sympathiser, dans ces couloirs qui lui paraissaient encore un peu flous et trop chargés du parfum de sa belle envolée.

« Je m’appelle Akainu. Dernière recrue, je crois bien. Et toi ? »

Début de conversation sans prétention, entre deux gorgées de boisson brûlante — peut mieux faire, sans doute. Mais peu, parfois, c’était déjà assez pour quelque chose de grand — il suffisait, après tout, de deux pierres ou d’une simple allumette pour brûler Londres, ou Astrophel.


Mist
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Mist
MessageSujet: Re: and then we met // cerise ; flashback   Mer 18 Juil - 15:27

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Cerise avait foulé l’entrée du Morpheus assez tôt dans la journée ce jour là ; une réunion de débriefing avait été organisée à huit heure du matin entre les différents membres recruteurs de MIST. Il avait été question de tactiques d’approches, et de personnalités clés à rallier à la cause –le blabla habituel pour la jeune femme qui connaissait quasi par cœur le contenu de chacune de ces réunions désormais.
Une fois la séance terminée, elle décida de prendre un peu de temps pour elle et ne pas se précipiter de rentrer chez elle. Solis avait été déposé à la garderie en partant –elle pourrait techniquement le ramener au QG mais elle se refusait à le mêler à ses activité politiques, et de plus, le district de Scitlali n’étant pas des plus sûrs, elle préférait le savoir en sécurité à l’école, loin de ce monde sordide dans lequel elle trempait malgré elle– et elle ne travaillait pas ce jour-ci, aussi elle pris la liberté de poser dans la salle de repos du QG, et s’installa à l’une des tables de la pièce, café noir dans une main, journal du matin dans l’autre.

Tout en lisant le papier, elle avait échangé quelques politesses et discussions simplettes avec ceux qui étaient venus la saluer –elle ne connaissait pas tout le monde à MIST, mais elle avait noué des liens forts avec plusieurs personnes ; Nedjma et Saul en tête de liste ; et s’entendait relativement bien avec la plupart des membres. Quant à ceux qui ne lui disaient rien qui vaille elle se contentait de les ignorer, voir les éviter.

Elle fut donc plutôt surprise de voir un visage encore inconnu s’approcher et lui adresser la parole.

« J’ai l’impression qu’il y a plus de monde que d’habitude, ce matin, non ? Ou bien, c’est juste moi qui ne connais pas encore l’emploi du temps précis de chacun.
Il y a eu une réunion chez les recruteurs ce matin, expliqua-t-elle en haussant les épaules avant de tremper les lèvres dans son café brûlant. »

Son interlocuteur eut un sourire chaleureux qu’elle lui rendit sitôt sa tasse reposée.

« Je m’appelle Akainu. Dernière recrue, je crois bien. Et toi ?
Hmm, le fameux Akainu, fit-elle d’un ton légèrement narquois –presque tout le monde avait entendu parlé de lui et de la drôle de façon dont il avait été intégré à l’organisation. Cerise. Enchantée ! »

Elle ne savait pas s’il fallait se fier à toutes les rumeurs qui pouvaient courir sur la nouvelle recrue, aussi elle préférait se faire sa propre opinion à son sujet.

« C’est naturel les valises sous les yeux chez toi ou tu viens de passer la nuit ici ? elle lança d’un ton à la fois narquois et poli –sa signature– accompagné d’un petit sourire railleur. Assieds toi sinon, je t’en prie ! »

Du bout du pied, elle poussa la chaise en face d’elle pour l’inviter à y prendre place.

❥ hrp // ♥♥♥




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MessageSujet: Re: and then we met // cerise ; flashback   Ven 3 Aoû - 23:39

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« Hmm, le fameux Akainu. »

Le plissement de ses paupières, à cet instant précis, fut sans doute trop infime pour être décelable par ce regard qui ne semblait pas le scruter — de cette façon qu’avaient certains autres de le regarder, curieux, intrigués, intéressés, comme à la recherche de quelque chose, d’un détail s’il fallait, n’importe quoi, n’importe quelle faille pour lui nuir. Son sourire à elle était chaleureux, à l’image de celui qu’Akainu lui adressait en retour et, si dans sa voix perçait un quelque chose de sarcastique, même avec toute la mauvaise foi du monde, il n’était pas capable d’y deviner un soupçon de mauvais ni de menaçant. Rien qui puisse, et qu’importe le sens dans lequel il tentait d’interpréter ses mots, lui faire dans l’instant regretter d’avoir engagé une conversation.

« Cerise. Enchantée !
Tout le plaisir est pour moi, souffla-t-il en guise de réponse, sans un geste. »

Joli prénom, se retint-il d’ajouter, moins parce qu’il n’osa pas que parce que son esprit, qui résonnait en trois langues à la fois, s’était déjà éloigné à la recherche d’un équivalent à ces sonorités qui lui paraissaient tout à la fois si familières et si éloignées de toutes celles qu’il connaissait — et qui lui rappelaient, peut-être, de loin, vaguement quelque chose ; le temps des bancs d’école auxquels on l’avait arraché bien trop tôt, une classe parmi tant d’autres dont les souvenirs s’étaient désagrégés entre les murs de béton gris, tristes à mourir.

« C’est naturel les valises sous les yeux chez toi ou tu viens de passer la nuit ici ? »

Il cligna des paupières, comme pris au dépourvu et arraché à la toile de ses pensées, toujours concerné par le mystère qui entourait le prénom de sa collègue — la fatigue des heures blanches aidant, il lui fallut quelques secondes pour retrouver le fil, comprendre le sens de ses mots qui s’étaient comme bousculés contre son tympan dans le désordre, et la moitié presque inaudibles. L’instant d’après, il eut un sourire en coin, quelque part entre l’excuse désinvolte, l’air désabusé et le rictus roublard.

Il ne répondit pas aussitôt — prit d’abord le temps de la remercier quand elle l’invita à s’asseoir, de s’installer et de boire trois gorgées de son café encore bien chaud, dans l’espoir de réveiller toutes les nerfs comme engourdis de son corps. Il glissa ses doigts entre les mèches de ses cheveux, ferma les yeux — erreur fatale ; trois secondes et il se sentait déjà capable de sombrer sur place dans le sommeil — pour les rouvrir aussitôt, soupira et lâcha un rire presque embarrassé.

« Dans le mille, répondit-il finalement, en reposant son regard sur la jeune femme qui lui faisait face. Je me mettais à jour sur… ce qui est prévu, pour les prochaines semaines. »

Mensonge éhonté il fallait l’admettre mais ce serait, pour lui, bien plus facile de broder autour du briefing que Madame lui avait fait concernant les actions violentes qui seraient menées au cours des prochaines semaines — et pour lesquelles il lui avait demandé de le compter comme l’un de ses détonateurs s’il le fallait — que d’expliquer quelles étaient les vrais tourments qui l’avaient tenu éveillé dans le quartier général — quel dossier, et quelle histoire.

« On m’a demandé de ne pas trop traîner, et je crois que j’ai pris les choses un peu trop au pied de la lettre. »

Il osa un rire, léger, ténu — rien qu’un de ces rires polis et de circonstances — puis, désireux de ne pas déjà s’aventurer sur les terrains glissants de l’organisation, et puisque sa mémoire avait enfin décidé de coopérer, il préféra passer de bâbord à tribord — changement de sujet sans lien réel, presque retour dans le temps de quelques minutes pour revenir à ce qu’il aurait voulu dire plus spontanément.

« Ciliegia, non ? — puis, réalisant que son charabia ne devait pas faire bien sens pour l’autre, il sentit préférable d’expliquer. C’est ton prénom, je crois. En italien. C’est marrant je crois n’en avoir jamais croisée, avant toi. Je suis même pas sûr que je savais que dans certains endroits on donnait des prénoms de fruits à ses enfants… »

Alors qu’il prononçait ses derniers mots, le rictus sur ses lèvres se fit plus railleur — pas mauvais ; il ne s’agissait que de son espièglerie habituelle, dont il aurait été plus étonnant qu’il ne s’affuble pas, tôt ou tard.

« C’est français ? Tu es française ? »

Et pourtant, elle n'en a pas tout à fait les traits ; un quelque chose qui ressemble aux siens, son sang de père, de Nishimura, tamisé par celui d'une contrée d'ailleurs — la belle Italie, pour lui. Le pays des Lumières, peut-être, pour elle.


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MessageSujet: Re: and then we met // cerise ; flashback   Lun 3 Sep - 19:57

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« Dans le mille, je me mettais à jour sur… ce qui est prévu, pour les prochaines semaines. On m’a demandé de ne pas trop traîner, et je crois que j’ai pris les choses un peu trop au pied de la lettre.
Ton zèle est remarquable mais n’en fais pas trop non plus, tu ne seras pas très utile sur le terrain si tu manques de t’endormir chaque fois que tu clignes des yeux, répondit la jeune femme d’un ton railleur. »

Pour sa part, si elle avait pris la décision de faire confiance à MIST pour l’aider à faire d’Astrophel une ville moins dangereuse, moins pourrie par la corruption et le capitalisme, elle avait toujours été claire sur le fait que l’organisation et la révolte passaient après Solis et son bien-être. Et puisqu’elle avait besoin d’être en forme pour s’occuper de lui comme un parent se doit de le faire convenablement, il est hors de question d’enchaîner les nuits blanches à faire elle ne savait quoi dans les locaux du QG.

« Ciliegia, non ? Cerise haussa un sourcil d’un air interrogateur, ce qui poussa sûrement Akainu à préciser sa remarque soudaine. C’est ton prénom, je crois. En italien. C’est marrant je crois n’en avoir jamais croisée, avant toi. Je suis même pas sûr que je savais que dans certains endroits on donnait des prénoms de fruits à ses enfants… C’est français ? Tu es française ?
Ah je comprends mieux haha, fit-elle avant de boire une nouvelle gorgée de café. Je le suis à un tiers oui, par mon père. Anglo-japonaise par ma mère et naturalisée américaine depuis l’âge de 8 ans si tu veux tout savoir, elle ajouta sur un air faussement imbu d’elle-même, un ricanement au bout des lèvres. »

Ses origines eurasiennes étaient à la fois une bénédiction –car elle en était fière et elles faisaient son charme– et un fardeau pour elle car elle correspondait physiquement à tous les clichés du fantasme de la femme asiatique, mais pas trop quand même. De fait, elle avait très rarement vécu le racisme pur et dur, celui qui fait mal et rend amer, mais elle subissait tous les clichés soi-disant anodins de la japonaise docile, discrète, qu’on peut mettre dans son lit en un claquement de doigt et qui n’ouvre pas trop sa bouche pour s’affirmer –ils étaient nombreux ceux qui ont déchanté en apprenant à la connaître.

« J’imagine que je ne me trompe pas trop en déduisant que tu es Eurasien également ? elle s’avança en faisant mine de réfléchir. Italo-japonais peut-être, chien rouge ? »

Ce n’était pas vraiment compliqué à deviner vu son prénom après tout.

« Dis moi Akainu, arrête moi tout de suite si le sujet t’emmerdes mais comme dans les couloirs de MIST y’a autant de rumeurs que dans ceux d’un lycée il y a tout et rien qui se dit sur tout le monde et c’est une vraie galère de faire le tri entre le vrai et le faux. »

Elle ricana de ce reproche à demi-mots qu’elle faisait à certains membres de l’organisation à la langue trop bien pendue, et bu une gorgée de café en attendant la réaction du jeune homme face à elle. Quand il lui sembla évident que le sujet ne l’embêtait pas, elle se lança.

« C’est vrai que Vesper t’a fait sortir de prison prématurément il y a peu ? »

Elle s’en voulait un peu d’aborder le sujet alors qu’il était au bord du sommeil, mais la curiosité l’emportait parfois sur son empathie, et en particulier face à un énergumène comme lui.

❥ hrp // ♥♥♥




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MessageSujet: Re: and then we met // cerise ; flashback   Mar 2 Oct - 1:27

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Il l'écouta, sans un mot et sourcil haussé, lui confirmer qu'il n'était pas bien loin des faits – quelques similitudes, un peu d'asiatique et un peu plus d'occidental, le tout exilé à l'autre bout du monde. Lui-même ne savait plus bien quand est-ce que sa famille avait été naturalisée – sur le tas, peut-être, aux alentours de dix ans, mais il n'en aurait pas mis sa main au feu tant les souvenirs de cette époque révolue ((plus facile puisque trop insouciante)) lui parvenaient troubles, flous, un peu dissouts par le temps ((teintés de gris, comme tout l'était depuis sa condamnation)).

« J’imagine que je ne me trompe pas trop en déduisant que tu es Eurasien également ? Italo-japonais peut-être, chien rouge ?
Quel talent, il souffla, l'air de rien – amusé. Je n'aurais jamais cru que tu saurais deviner du premier coup. »

Il porta son gobelet à ses lèvres pour avaler une gorgée de café, cherchant à réveiller son corps et son esprit encore trop engourdis par la nuit blanche écoulée – si parler le tenait éveillé, il n'était plus aussi alerte qu'il l'aurait désiré.
Aussi fut-ce une surprise quand la jeune femme oscilla sans transition sur un terrain glissant – les sujets qui fâchent, et dont on ne parle sans doute pas au premier rendez-vous ((la pensée lui aurait sans doute arraché une risette, s'il n'était pas tout à coup trop tendu pour s'amuser de ce rien)).

Il eut une seconde de flottement lorsqu'elle s'interrompit, comme en l'attente d'un signe d'approbation qui ne vint pas tout de suite. Il tergiversa, un bref instant – si c'était vraiment le lieu, si c'était vraiment le moment, il n'en était pas bien sûr. Pourtant, il trouva en la franchise de sa collègue quelque chose de rassurant qui le poussa à se détendre malgré la pente dangereuse sur laquelle elle menaçait de l'embarquer – alors, il s'affala sur sa chaise, verre brûlant à sa main, et haussa les épaules, l'air nonchalant.

« Je suis toute ouïe, madame l'agent.
C’est vrai que Vesper t’a fait sortir de prison prématurément il y a peu ? »

Sur l'instant, la stupeur le força au silence – s'il s'était attendu à ces questions bien trop évidentes, il n'avait pas envisagé qu'elle puisse continuer sur pareil franc-parler.
Une inspiration plus tard, il éclata d'un rire spontané – amusé par le semblant d'absurdité de la situation.

« Quelle audace, il minauda, en plongeant son regard dans celui de sa comparse. J'en ai vus beaucoup jeter des regards en coin et faire des messes basses sur mon passage, mais tu es la première à oser me poser la question entre quatre yeux. Une cour de lycée, effectivement. »

Il balaya ses digressions d'un revers de la main, et l'éclat de ses prunelles se fit instantanément plus grave – prudent.

« Et donc, pour te répondre… Affirmatif. Il y a cinq ans je commettais le crime pour lequel on me condamnait un an plus tard. J'avais pris belle lurette. Mais j'avais… des contacts, disons ? Mist me connaissait déjà. Je ne savais pas qu'ils interviendraient en ma faveur, cela dit. J'en étais le premier surpris, figure-toi. »

Au dessus du verre en plastique qu'il porta une nouvelle fois à ses lèvres, il guetta les réactions de son interlocutrice – et puis, sans lui laisser le temps d'embrayer sur un nouvel assaut, il décida d'attaquer à son tour.

« Sinon, dans un autre registre, il paraît qu'on t'a vue tenir la main d'un gamin… D'aucun raconte dans la cour des vipères qu'il s'agirait de ton fils, plus ou moins légitime… »

Il esquiva délibérément les détails, bien qu'il en ait entendus à foisons dans les couloirs du quartier général en tout juste quelques jours – les histoires qu'on racontait sur la fin tragique d'un père potentiel, sur les crimes passionnels ou les adultères ; puisqu'il n'avait aucune idée d'où se situait la réalité, il faisait preuve d'un retrait minutieux, pour ne pas heurter par erreur une corde trop sensible.
Ils avaient beau n'être que deux presque inconnus qui jouaient cartes sur table, Akainu n'étaient pas déloyal – pour le moment, il se contentait de chercher, dans ces rapports maladroits, un semblant d'équité ((un repère dans le trouble qu'était sa vie, depuis trop longtemps maintenant pour qu'il en devine encore les limites et les contours, pâles et gommés)).


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MessageSujet: Re: and then we met // cerise ; flashback   Lun 8 Oct - 20:09

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Cerise se pinça discrètement les lèvres devant la stupeur d’Akainu suite à sa question pour le moins directe ; elle avait préféré ne pas tourner autour du pot mais réalisait bien que sa franchise avait pu déstabiliser le jeune homme –ou pire. Heureusement, un instant plus tard c’était son rire qui résonnait dans la pièce et fit tourner quelques têtes vers eux qui se désintéressèrent bien vite de leur échange.

« Quelle audace. J’en ai vus beaucoup jeter des regards en coin et faire des messes basses sur mon passage, mais tu es la première à oser me poser la question entre quatre yeux. Une cour de lycée, effectivement. »

Cerise n’ajouta rien mais haussa épaules et sourcils dans une attitude un peu exaspérée et amusée à la fois.

« Et donc, pour te répondre… Affirmatif. Il y a cinq ans je commettais le crime pour lequel on me condamnait un an plus tard. J'avais pris belle lurette. Mais j'avais… des contacts, disons ? Mist me connaissait déjà. Je ne savais pas qu'ils interviendraient en ma faveur, cela dit. J'en étais le premier surpris, figure-toi.
Je vois, se contenta-t-elle de répondre d’un ton neutre, dénué de toute forme de jugement. »

Il y a cinq ans de son côté, elle perdait son frère jumeau et le reste de sa famille à cause des folies de cette ville maudite ; la dernière étape nécessaire à l’alimentation de sa colère et de son envie de changer les choses, la dernière étape avant de rejoindre MIST.

« Sinon, dans un autre registre, il paraît qu'on t'a vue tenir la main d'un gamin… D'aucun raconte dans la cour des vipères qu'il s'agirait de ton fils, plus ou moins légitime… »

Cerise haussa les sourcils et s’étrangla dans la foulée en avalant de travers une gorgée de café et il lui fallut un instant pour reprendre son souffle entre la toux et l’hilarité qui l’avait subitement saisie –incroyable qu’un groupe nécessitant autant de discrétion puisse abriter de pareilles commères.

« Désolée, fit-elle en essuyant au coin de l’œil une ridicule larme de rire ; elle dégluti pour apaiser la brûlure de la toux pour de bon et enchaîna. Je ne m’y attendais pas ! »

Elle renifla et se donna le temps de boire une vraie gorgée de café avant de lui répondre.

« C’est mon frère, expliqua-t-elle alors calmement en jouant du bout des doigts avec la cuillère de son café. Enfin, demi-frère si on veut être précis. Pour…certaines raisons ma mère et son conjoint ne pouvaient plus s’en occuper alors j’ai préférer devenir sa tutrice légale plutôt que de le laisser finir chez les services sociaux. »

Les yeux un peu dans le vague tandis qu’elle songeait à cette période de sa vie, elle bu une nouvelle gorgée de café et laissa un drôle de silence s’installer entre eux pendant un instant.

« Ceci dit je doute que tu ne le voies souvent ici car sauf en cas d’urgence je ne l’emmène pas avec moi à Scitlali et je ne le mêle pas à MIST, il est trop petit pour ça. C'est dommage pour toi parce qu'il est adorable ! »

En séparant radicalement Solis de MIST, Cerise espérait non seulement le laisser profiter de son insouciance d’enfant, mais aussi garder une ancre de recul sur ses propres activités au sein de l’organisation ; si jamais elle venait à réaliser que le groupe prenait une direction qui risquait d’être dangereuse pour elle comme pour lui, elle aurait assez de distance pour prendre les décisions nécessaires. Si Solis devait lier une relation avec tous les révolutionnaires qu’elle croisait, elle aurait trop peur de se perdre entre cette nouvelle famille fantasmée et le vrai but de leurs actions.

« J’peux te demander ce qui t’as valu de finir en prison ou c’est encore trop tôt dans notre relation ? fit-elle alors avec une note d’ironie pour alléger un peu le ton de sa question. »

Il n’y avait pas que la curiosité qui la poussait à en savoir plus ; juste un réflexe de prudence qui lui disait de toujours essayer d’en apprendre sur les gens qui la côtoyaient en tant que révolutionnaire –car ce n’était pas parce qu’ils appartenaient tous à la même organisation qu’elle leur faisait tous confiance.

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MessageSujet: Re: and then we met // cerise ; flashback   

and then we met // cerise ; flashback
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