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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
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Sand fills the vast plains of my heart, it's vultures jeering at me { E Z R A }
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MessageSujet: Sand fills the vast plains of my heart, it's vultures jeering at me { E Z R A }   Jeu 1 Mar - 0:12

C’était sa troisième visite de la semaine. Et comme depuis le commencement de ce rituel malsain, qui le faisait revenir encore et toujours devant ces pierres gravées, il déposait des fleurs pour se rappeler. Comme s’il ne savait pas déjà qu’il ne nageait pas en plein cauchemar, évidemment. Nous étions vendredi et Dahlia se sentait d’humeur étrange. Indéfinissable. Inspiration, expiration. Son regard, d’ordinaire animé par une lueur de vie et d’une certaine curiosité pour cette dernière, n’apparaissait que creux et d’une teinte suffisamment fade pour rendre l’entièreté de son visage presque de marbre.

« Je vais retrouver ceux qui ont fait ça et je les ferais payer, je le jure. » Ils parlaient des commanditaires, bien évidemment. Qu’Ezra ait transporté la bombe n’était en soit pas son affaire. Il recherchait plus loin que cela ; plus intéressant. Un plus gros poisson à tuer dans ses filets, à transpercer de la lame de sa rancœur ; forgée par les pensées les plus noires qu’il n’avait jamais eues jusqu’à présent.

Ironiquement, son enquête personnelle avançait plutôt bien. Il mettait discrètement à contribution son métier d’enquêteur militaire pour assouvir sa traque toute neuve. Les gens autour de lui s’interrogeaient, bien sûr, de voir une telle investigation prendre place entre deux dossiers de l’armée qui attendaient d’être traités. Oui, ils se questionnaient tous, Dahlia pouvait le lire dans leurs regards. Mais ils ne lui posaient pas de questions pour autant. Et il leur en était plus que reconnaissant.

Oh, il savait bien pourquoi on le traitait de la sorte. On le ‘ménageait’. On avait ‘pitié’ de lui. Quel sentiment agaçant. Pour autant, il devenait très utile présentement, car si Dahlia pouvait ne pas avoir à justifier ses manœuvres du moment, il n’allait pas se gêner pour choisir la voie de la facilité. Une chose à la fois et pour l’heure, c’était de retrouver ce fameux dealer et ses complices qui importait le plus. Quelque chose grondait dans les entrailles du Lindbergh, quelque chose de doucereusement corrosif, tendrement dangereux. Il s’était surprit à nourrir de visions sanglantes un instinct qu’il ne se connaissait pas jusque-là. Un monstre sagement tapit dans les limbes de son esprit et qui se révélait maintenant, brisant ses chaînes et s’exprimant sans plus de réserves que nécessaires. Parfois, il lui semblait même pouvoir entendre les hurlements de la bête, la nuit, lorsqu’il dormait, seul dans son appartement. A moins que ce ne soit les cauchemars à répétition qui le faisait avoir de pareilles inclinaisons. Ça et la sensation de manque, aussi, pour ne rien arranger. Un manque troublé car aux origines multiples. Mais de cela aussi, il ne souhaitait pas s’occuper pour le moment.

Alors, saluant les deux tombes fleuries, Dahlia pivota pour s’apprêter à sortir du cimetière, longeant les allées sans réel ordre ; plongé dans ses pensées. Remettant son manteau en place sur ses épaules, le tissu apparaissant telles des ailes noires d’un oiseau de mauvais augure, il poursuivait son chemin, sans rien demander à personne. Le regard toujours froid.

Pourquoi, alors, son regard avait-il été soudainement attiré vers une autre sépulture, plus ancienne ? Même lui l’ignorait. Il s’arrêta, un instant, gratifiant l’hypogée d’un furtif coup d’œil, détaillant les recoins de la construction. Un nom qui lui tira un haussement de sourcil, l’espace d’un très court instant – qu’il ne perçu sans doute même pas lui-même. Jeremiah Linwood. Se pourrait-il que… ?

Peu importait, finalement. Alors, Dahlia secoua la tête et allait pour continuer son avancée, sans regarder droit devant lui. Bien mal lui en prit. Une poignée de secondes plus tard, il percutait quelqu’un, se voyant forcé de faire un pas en arrière. Il allait pour s’excuser de sa maladresse, mécaniquement.

« Excus- ». Mais les mots se bloquèrent dans sa gorge lorsqu’il comprit qui il avait devant lui. Ses yeux éteints se détournèrent alors, vers l’horizon. « Bonjour à toi, Ezra. » Il s’était calmé vis-à-vis du fleuriste, prenant du recul face à la situation et aux aveux. Mais cela ne l’empêchait pas de se sentir vide et inutile. Dahlia se sentait comme un vase creux, dépourvu de raison de vivre. Et en ce contexte, il n’avait pas vraiment envie d’entamer ou de faire vivre une conversation. A quoi bon, de toute manière ? Rien ne pourrait jamais le ramener en arrière.



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MessageSujet: Re: Sand fills the vast plains of my heart, it's vultures jeering at me { E Z R A }   Lun 2 Avr - 3:47

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Le deuil est quelque chose de propre à chacun. Il y a ceux qui se bornent à être aveugle, ceux qui décident de ne rien voir, ceux qui souffrent, ceux qui sont en colère. Chacun réagit d’une manière différente à la perte d’un être cher.
D’autant plus lorsque celui-ci vous est enlevé brutalement. Parfois, les gens réagissent bien, d’autre fois c’est plus compliqué.


Tu n’étais pas si jeune que ça quand ton grand-père s’est éteins.  Enfin, on n’est jamais assez vieux pour ça. On aimerait bien que tout le monde puisse vivre éternellement, ça donnerait tellement plus de crédit à la vie. Mais ça n’est pas le cas. Tu as souffert le martyr en perdant la dernière personne qui te donnait l’impression d’appartenir à une famille. Et encore, tu avais la chance d’avoir Heileen près de toi lorsque c’est arrivé.

Aujourd’hui, Ezra est deux fois plus triste. Parce qu’il s’agit de l’anniversaire de sa mort. Mais aussi parce qu’il sait ce qu’il a fait. Il sait qu’il a donné la mort. Et ça lui est insupportable. Alors il vient trouver un peu de réconfort auprès de celui qui l’aurait parfaitement conseillé. Qui aurait su trouver les mots pour le rassurer. Qui l’aurait enguirlandé aussi. Après tout, Heileen et lui se ressemblaient un peu sur ce point-là.

Alors t’as enfilé une tenue prise au hasard dans ton armoire : un jean, un t-shirt, une chemise en flanelle. Rien de très sophistiqué. T’as pas besoin de ça pour aller le voir lui. En sortant de la boutique, t’as pris un bouquet que tu avais composé la veille. L’air de rien, faire de la création florale t’apaise plus que de raison. Pensées, myosotis, immortelles et œillets blancs. Un bouquet spécial. Un bouquet destiné uniquement à une personne décédée. Tu glisses une rose jaune au centre, parce que tu sais que c’était ses préférées. Et puis tu quittes la boutique, les épaules basses.
***
J’l’ai mauvaise cette histoire si vous saviez. J’arrive pas à croire que j’me suis laissé baiser comme ça. Heureusement qu’Hei est là pour moi. Je sais qu’elle m’arrêtera si elle doit le faire mais, pour l’instant, j’arrive à vivre presque normalement.

Presque.

Parce que c’est impossible que j’arrive à vivre ma p’tite vie pépère après ça. J’ai tué des gens. Et ça me donne envie de gerber. J’ai juste envie d’en finir avec tout ça. J’suis de très près l’enquête d’Hei, j’espère qu’elle va rapidement trouver qui était ce foutu John Smith. Je sais qu’elle veut me faire faire un portrait-robot mais on doit être discret, sinon on risque de me coller en cellule.

Du coup je fais profil bas. J’passe mes nuits entre la bouteille de whisky et mon lit, les journées à la boutique. C’est pas très glamour mais j’ai pas envie de grand-chose d’autre de toute manière. Sauf qu’aujourd’hui, j’ai pas le choix. J’ai besoin de lui parler. Pa Je’ à toujours été là pour moi quand ça n’allait pas fort à l’époque. Alors je sais qu’aller me lamenter sur sa tombe m’aidera pas spécialement, mais ça me fera du bien quand même. Et puis, c’est l’anniversaire de sa mort. J’peux pas manquer ça.

J’entre dans le cimetière et me dirige tout de suite vers le carré ou il a été enterré. J’ai pas vraiment l’ver les yeux du sol depuis qu’j’suis parti, c’est bien normal que je me prenne quelqu’un de plein fouet. J’allais m’excuser quand j’entends une voix. Sa voix.

J’lève les yeux et déglutit.
Dahlia.
Il a une sale tronche.
J’dois pas être mal non plus vous m’direz.

Mais ses mots sont froids. Comme ses yeux. Ça m’fait mal. Mais c’est ma faute. J’aurais dû empêcher ça. J’aurais dû en parler à Heileen. J’détourne les yeux, incapable de supporter son regard.

« Salut. »

Qu’est-ce que j’peux bien lui dire de plus. On aurait pu se retrouver n’importe ou dans cette putain d’ville. Il a fallu que ce soit un cimetière.
Au moins, je sais ou je pourrais venir présenter mes excuses à la famille Lindbergh. Mais j’attendrais que le blond ne soit plus là pour ça.

Je sais pas quoi lui dire de plus. J’vais pas lui demander s’il va bien.
Si. Je sais quoi lui demander.

« Tu… Tu as pu retrouver John Smith ? »

J’ai pas d’intro mais, est-ce que ça en vaut la peine ?
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MessageSujet: Re: Sand fills the vast plains of my heart, it's vultures jeering at me { E Z R A }   Mar 3 Avr - 14:28

Dahlia n’avait jamais su comment se préparer à la perte d’êtres chers. Lui qui avait toujours été gardé – enfin, jusqu’à récemment, plus ou moins – dans une cage dorée et un environnement ‘sain’, aseptisé… Il n’avait pas eu la présence d’esprit de se projeter autant. Et surtout pas aussi violemment. Et surtout pas si cela devait concerner l’une des seules personnes qui lui avait un jour – de son point de vue- accordée une quelconque espèce d’importance. Et surtout… Qu’il était en soit lui aussi un peu le meurtrier dans cette histoire. Objectivement parlant tout du moins c’était ainsi qu’il voyait la chose. S’il ne s’était pas levé, il n’aurait pas privé Iris de sa mère. Il serait mort, très probablement. Mais peu lui importait, présentement. S’il avait pu échanger sa vie contre celle de sa sœur, nul doute qu’il l’aurait fait sans hésiter un seul instant.

Mais avec des ‘et si’, le monde pourrait être refait en un rien de temps. Dahlia n’en attendait pas tant de l’existence, pas tant de sa vie à lui. Il aspirait simplement à lâcher sa bête intérieure et sa colère polaire sur l’instigateur de tout ceci. John Smith. L’étau se resserrait petit à petit. Il avait confiance, il lui trouverait. Et il lui ferait payer très cher d’avoir osé lever la main sur ses aimés. Entre Anthyllide, son père et … Ezra, la liste était suffisamment longue pour pouvoir être utilisée comme une arme toute trouvée. On ne fait pas couler le sang des Lindbergh sans en payer le prix fort et on n’utilise pas des innocents pour transporter un sac empoisonné sans s’en mordre les doigts amèrement par la suite. Surtout lorsque c’était un Lindbergh qui tenait la barre des pseudo-négociations – qui avaient plutôt des airs de Purgatoire, pour ne rien cacher.

Il n’ose pas, cependant, regarder Ezra dans les yeux. Il sait qu’il a mal agit – une fois de plus, à croire qu’il prenait pour lui cette habitude – et il voudrait présenter des excuses. Au moins pour être parti comme il l’a fait. Lorsqu’il estime que le fleuriste est innocent, il le pense sincèrement. Lorsqu’on n’est qu’un pion d’une immense machination dont on ne sait rien, peut-on être impliqué dans cette dernière ? Sans doute pas. Tout du moins, c’était ce que se bornait à penser Dahlia. Et puis, il ne saurait dire pourquoi, mais savoir Ezra dans la case des ‘non coupables’ – même si ce n’était que à son sens à lui – lui faisait un certain bien. Il avait l’impression de pouvoir se concentrer bien mieux sur son enquête personnelle s’il savait son… ‘ami’ hors de cause. Il ne chercha pas davantage à se trouver des justifications, ce n’était ni le moment ni l’endroit pour ce genre de choses.

Et puis, la voix profonde et caverneuse – rassurante ? – du Linwood revint perturbé le calme toxique et olympien de ce lieu plus ou moins sacré. Les mots ruissellent dans cette ambiance de mort nacrée pour venir glisser jusqu’aux oreilles, jusqu’à la conscience de Dahlia. Il ne sut alors comment réagir vraiment. Une part de lui voulait conserver secrète son avancée tandis qu’une autre… Acceptait qu’Ezra s’intéresse à l’enquête. Il avait le droit de savoir après tout. Il était concerné, à son échelle, tout comme Dahlia. Alors, mesurant ses propos, comme il le faisait tous les jours en portant son masque d’émotions blanches et lisses, le Lindbergh prit une profonde inspiration et tâcha d’en dire suffisamment. Sans en dévoiler trop non plus. Il était important de conserver les apparences. Comme d’habitude.

« Oui. Je suis en train de remonter des pistes prometteuses à son sujet. Je devrais bientôt être en mesure de l’identifier. Et une fois cela fait je lui ferais p-… Je le traduirais devant la justice la plus adéquate pour ce genre d’affaire. Il ne s’en sortira pas si facilement. » Ni indemne, très certainement. Car la bête, le dragon qui hululait alors dans les tréfonds de l’âme de Dahlia avait grand soif d’un déchainement de violence qui devait pour l’heure être contenu autant que faire se peut. Pour l’heure, il vaut mieux baisser les armes et ne faire proliférer que des fleurs en guise de fleurs. Ne pas montrer de fêlures trop importantes. Et surtout… Être honnête sur les autres points, à défaut de l’être partout. « Tu n’es en rien coupable de ce qui est arrivé, Ezra. Je… Je tenais à ce que tu le saches. » Arrondir les angles avant le grand saut.



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MessageSujet: Re: Sand fills the vast plains of my heart, it's vultures jeering at me { E Z R A }   Dim 15 Avr - 3:14

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Il observe devant lui. On pourrait croire qu’il le regarde mais, au fond, il fixe un point derrière Dahlia. Un point imaginaire, qui l’aide à faire face. Sinon, il aurait enfoui ses mains dans ses poches et il aurait fixé son regard au sol. Comment aurait-il pu soutenir le regard de celui à qui il avait tout enlevé ? Ezra en est incapable. Alors, cet arbre au loin est plus intéressant, plus intriguant. Ses couleurs sont rougeoyantes, automnales.

Tu es fichu Ezra. Comment resteras-tu serein après cette rencontre ? C’est impossible. Bien que, même sans avoir croisé Dahlia, la sérénité n’est pas ton point fort depuis quelques jours. Tu tournes en rond comme un lion en cage dans ton appartement, ne sachant que faire de tes dix doigts. Tu ne manges pas, tu dors peu, tu rêves d’un joint ou d’un rail de coke, mais à la vue des dernières nouvelles en rapport avec la drogue que tu peux ingérer, tu te tiens éloigné.

A moins que ça ne soit ça, la solution. Ezra n’y avait pas pensé avant. Il n’avait pas fait le lien. Mais, peut-être pourrait-il simplement prendre rendez-vous ? Prévenir Heileen, Dahlia, et rejoindre le point de rendez-vous pour être pris la main dans le sac ? Parce que faute de preuve le reliant à l’explosion, ils pourraient le coffrer pour trafic de stupéfiant. Comment n’avait-il pas pu y penser avant ?

Alors tu fixes finalement ton regard sur les orbes céruléens et ton cœur loupe un battement. La froideur qui ressort de ce regard est belle. Triste, mais terriblement belle. Tu n’as qu’une envie, l’attraper dans tes bras et le serrer avec toute la force du désespoir. Mais t’es pas con Ezra, tu ne feras pas une chose pareille. Dahlia serait fichu de foutre au sol. Alors tu détournes les yeux, écoutant ses paroles sans un mot.
***
J’suis perdu. Complétement. Pas par rapport à la situation, mais par rapport à Dahlia. C’est lui qui causera ma perte, j’en suis sûr. Parce que j’suis complétement fou d’lui. Oh, j’le dirais jamais, faut pas s’foutre de ma gueule. Mais j’serais toujours là quoi qu’il demande. Et je sais que ça finira par me tuer.

Mourir d’amour.
La bonne blague.

J’en connais un qui s’est enfuit pour moins qu’ça. J’comprends même pas que Dahlia soit venu vers moi ce soir-là. Mais j’m’en fous. J’sais juste que j’pourrais de toute manière jamais m’en détaché.

Sa dernière phrase me faire tressaillir. J’plante de nouveau mon regard dans l’sien et je fronce les sourcils.

« J’ai tué des innocents Dahlia, c’est de ma faute s’ils sont morts. »

Parce que, qu’importe c’qu’on peut m’dire, j’sais que j’ai merdé. J’sais qu’si j’avais été un peu moins con j’me serais pas fait couillonner comme ça. Heileen aurait coffré ce type avant même qu’il ait pu la menacer. Mais j’suis un preux chevalier d’merde sur son destrier en toc, et j’fais que d’la merde. Alors si le fait de savoir que Dahlia m’en tiens pas rigueur me soulage un peu, je m’accuse suffisamment seul.

Je m’ébroue et souffle un instant.

« J’ai peut-être une idée qui vient d’me traverser la caboche. »

Je déglutis. J’espère qu’il va pas me défoncer là-dessus.  Parce que finalement j’ai juste oublié que j’avais ce numéro de téléphone. Je sors mon portable et fait défiler les contacts de mon répertoire. J’sais même plus si je l’ai pas effacé.

« Je… crois que j’ai un moyen de le contacter. Si… Il est là ! J’sais pas si l’numéro marche toujours mais… j’pourrais appeler mon amie qu’est flic et on pourrait lui tendre un piège pour que vous le choppiez. »

C’est pas idéal et je suis pas sûr qu’il va pas me détester mais, tout c’que j’veux, c’est chopper ce fils de pute.
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MessageSujet: Re: Sand fills the vast plains of my heart, it's vultures jeering at me { E Z R A }   Dim 15 Avr - 12:53

La situation était loin d’être idéale et ce, en bien des façons. Dahlia se sentait à la fois très mal à l’aise vis-à-vis d’Ezra et de ce qui s’était alors passé entre eux il y a quelques jours, et à la fois, le sentiment de soulagement qui flottait un peu autour de lui depuis qu’il avait expressément exprimé à Ezra qu’il ne l’estimait pas coupable de la mort de son père ou d’Anthyllide le rendait… presque calme. Apaisé, surtout.

Oh, le Lindbergh ne se faisait aucune illusion. Cette impression disparaitrait sitôt qu’il serait sorti du cimetière. Il le savait mieux que personne. Car Dahlia se laissait toujours traverser par les émotions sur l’instant T et les événements alentours. Le reste, sur le moment, de comptait plus vraiment. Ce qui voulait dire que c’était une chose toute aussi éphémère que le reste. Cette pensée lui serra la gorge, mais il souffla pour essayer de desserrer l’étau invisible qu’il ressentait autour de sa nuque. Cette pression-là n’avait rien de plaisante. Pas comme…

Non. Silence. Il secoue sa tête, racle sa gorge et tâche de se reconcentrer sur le présent. Le passé n’a plus rien à voir là-dedans et, même si c’avait été le cas, ce n’était ni le lieu ni la conjoncture appropriée pour de pareilles perditions (lesquelles n’avaient même pas lieu d’être à la toute base). Son regard, s’il était toujours triste, n’en était pourtant plus aussi froid qu’auparavant. Pas envers Ezra, en tous les cas. Alors il le regarde, confronte leurs pupilles, l’obscur contre le clair. Et Dahlia se prend à sourire, un peu. C’est faible, fragile et tenté de tristesse là aussi, mais au moins, l’expression engagée n’est plus aussi résolument fermée.

« Il est arrivé tant de choses récemment, pas vrai, Ezra ? » aurait voulu dire Dahlia alors qu’il s’essuyait d’instinct ses yeux vide de larmes. Mais le blond n’en eut pas le temps. Déjà, le fleuriste dégainait son téléphone portable, après s’être accusé des meurtres de la Grand Place – ce qui déplu tout de même au militaire bien qu’il n’en dit rien.

L’idée qui lui est soumise n’est, en soit, pas des plus mauvaises. Et cela pourrait même faire avancer son enquête. Il déglutit avec discrétion, la nervosité reprenant doucement le pas tandis que le calme de ses entrailles se fait dévorer par la bête ne dormant plus entre ses chairs. Ses respirations sont plus abruptes, aussi. Comme celle d’un traqueur qui sait que sa proie n’est plus très loin. Son fil sourire est maintenant dissout. Mais il ne compte pas laisser les événements lui glisser entre les doigts si facilement, malgré tout.

« Fais-moi voir ça ? » Il fait mine d’être intéressé par le téléphone, par le contact qui s’affiche. Rapidement, il mémorise le numéro. Devant sans cesse avoir en tête des numéros de dossiers d’affaires à traiter, Dahlia sait qu’il a une très bonne capacité de mémorisation comme avantage non négligeable. Il voudrait sourire mais se contient. Il ne faut pas laisser le plan être découvert. Pas maintenant.

Alors, d’un geste du pouce, il supprime le contact après avoir pris soin de graver ces quelques chiffres dans son esprit, les un à la suite des autres. Puis il rend le téléphone à son légitime propriétaire. « C’aurait pu être en soit une bonne idée, s’il n’y avait pas eu les événements de la Grand Place. Tu crois vraiment qu’en étant impliqué à ce point il allait garder le même numéro ? C’est peine perdue de ce côté-ci, Ezra. Merci pour l’idée mais j’ai bien peur que cela ne mène à rien. » Dans le cadre de la loi, en tous les cas…




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MessageSujet: Re: Sand fills the vast plains of my heart, it's vultures jeering at me { E Z R A }   Sam 28 Avr - 0:19

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T’es beau Dahlia. Est-ce que tu sais à quel point tu es beau ? As-tu seulement conscience de l’emprise que tu as sur moi ? Parce que j’crois que t’en sais rien. T’en sais rien et c’est encore plus beau d’voir que t’es pas capable de comprendre l’effet que tu m’fais. Pour sûr, si tu savais, tu t’en servirais. Tu devrais en tout cas. Parce que tu le sais, je suis pas quelqu’un de bien. J’suis pas quelqu’un qu’on a envie d’présenter à sa mère. Surtout quand on sait qu’j’ai tué ton père, ce serait bien mal venu, non ?

Pourtant t’es là, devant moi. T’es froid, t’es distant, mais t’es terriblement beau. Et tu sais à quel point ça veut dire que j’suis pas un type bien ? Parce que t’es venue pleurer ton père et ta sœur, j’suis venu pleurer mon grand-père, et là maintenant, j’ai qu’une envie, c’est d’aller t’attacher à mon lit pour revoir l’expression que t’as eu ce jour-là. Ces jours-là. C’est pas une preuve ça, qu’j’suis pas convaincu par mes priorités ? Parce que moi, ça m’convainc pas des masses.

Et ce sourire. Ce sourire que tu ouvres un peu à moi. Ce sourire qui veut dire tant de chose pour moi. Mais qui me brise le cœur à la fois. Parce que ce sourire, Dahlia, dedans je vois tout le mal que j’ai pu te faire. Tu devrais me frapper, me hurler dessus, me tuer même. Tu devrais te défouler sur moi. Parce que tu en as le droit. Parce que ça serait normal.

Finalement, même mon idée ne vaut rien puisque tu effaces le numéro avant même que je n’ai pu tenter de le retenir. Je fronce un peu les sourcils, une ombre planant au-dessus de ce tableau. Tu me rassures, tu me remercies, tu me dis qu’il a probablement supprimer sa ligne. Tu n’essaies pas. Et je sais que ce n’est pas toi. T’es comme Heileen dans l’fond, tu le laisserais pas tant qu’il aura pas signé son arrêt de mort en prison. Alors je range mon téléphone avec précaution dans la poche de mon manteau. Je sais que j’ai ce numéro sur une page de carnet à la boutique, ou à la maison. Au cas où. J’ai moyen confiance en la technologie tu sais, alors je prends mes précautions. Je le donnerais à Heileen, parce que le fait qu’il se soit débarrasser de la ligne est une possibilité. Mais John Smith n’est pas non plus censé savoir que j’ai fais le lien entre mon sac à dos et l’explosion. J’suis pas con, mais lui n’en sait rien. Alors j’te fixe, suspicieux, les sourcils légèrement froncés.

- Qu’est-ce que tu as prévu de faire une fois que tu l’auras retrouvé ?

La question est légitime dans le fond. Parce que j’peux m’inquiéter de mon sort – bien qu’aller en prison à cause de ce que j’ai fais ne me fais pas peur – mais que je suis aussi intéressé par ceux à qui il a pu faire le même coup. Ça m’est arrivé à moi mais, ça a très bien pu arriver à d’autres, n’est-ce pas ?

- En tout cas, tu sais ou me trouver si tu as besoin de moi. Pour quoi que ce soit.

Du café silencieux à la baise passionnée, de la traque sordide au témoignage, de la case prison à la case chaise électrique. Je serais toujours là, peu importe ce que tu me demandes, Dahlia. Parce que t’as juste emprisonné mon cœur à tout jamais.
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MessageSujet: Re: Sand fills the vast plains of my heart, it's vultures jeering at me { E Z R A }   Ven 11 Mai - 19:39

Dahlia ne savait plus vraiment quoi dire pour étayer son propos. Il avait l’impression d’en avoir suffisamment fait, d’en avoir suffisamment dit pour convaincre. Apparemment, non. Il se perd un peu dans ses élucubrations. Il voudrait passer à autre chose. Il ne peut pas perdre davantage de temps, Chronos est contre lui après tout. Chaque minute, chaque seconde qui vient s’égrener dans la cuve inverse du sablier est une preuve qu’il n’en a pas assez fait, qu’il doit lutter pour coincer ce rebus de l’humanité. Qu’il doit continuer. Que sa chasse sauvage ne doit pas prendre fin maintenant.

Alors, oui, il pourrait laisser faire la police, il les sait compétents et ne se permettrait jamais d’émettre un jugement de quelque nature qu’elle soit à propos de leurs méthodes. Mais elles sont lentes. Et Dahlia, lui, a perdu patience maintenant. Les rugissements dans son crâne, qu’il et le seul à entendre, à comprendre, acidifient ses envies toujours un peu plus. Pour autant, il ne veut rien laisser paraitre.

Il tente de confronter l’océan de ses yeux à celui d’Ezra plus sombre, plus captivant. Il n’y parvient pas. Quelque chose le détourne, encore une fois. Il a l’impression que s’il s’y égare trop longtemps, alors le Linwood pourra lire en lui comme dans un livre ouvert. Et ce n’est pas ce qu’il veut. Pas maintenant. Surtout pas maintenant, non. Alors il réajuste sa cravate, fait mine de s’intéresser aux boutons de ses manches ; il feint une occupation fantôme pour se donner constance. « Je te l’ai dit, je le livrerais aux autorités compétences, voilà tout. » Il n’avait tout simplement pas précisé si oui ou non, avant, les chiens de l’Enfer l’aurait grignoté ou non. Au moins un peu. Après tout, un membre en moins, ou deux, ça n’empêche pas de vivre. Que l’être humain est bien fait, parfois. Une déflagration peut tuer mais une séparation brutale d’un bras ou d’une jambe, si elle est bien prise en charge, n’enlève rien à l’intégrité d’un individu. Injustice que voici, pour ne pas changer.

Mais il ne tient pas à quitter les lieux dans ce genre d’ambiance. Il veut prouver au brun que ses mots, il les pensait. Il ne lui reproche rien, plus rien. Et Ezra ne doit plus s’accuser de ce genre de maux. Il n’était que l’outil, pas l’instigateur. Dahlia revenait sans cesse à cette conclusion, sans grand changement entre chaque version, mais qu’y pouvait-il si c’était ce qui sonnait le mieux à sa logique, à ses ressentis. Alors, il ose, doucement poser une main sur l’épaule du fleuriste, même s’il regarde encore le sol, ailleurs. Comme s’il avait honte. Mais qu’il voulait le cacher.

« Tu as sans doute été l’une des personnes sur qui j’ai pu le plus compter dernièrement Ezra, alors que je ne le méritait en aucun cas. » Il fait une pause. Reprend. « Je saurais m’en souvenir, sois en certain. » Il ferait amende honorable, c’était sûr. Comment, il ne le savait pas encore, mais il trouverait une solution tôt ou tard.



Merci Heileen ♥️

Ezra ♥️
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Sand fills the vast plains of my heart, it's vultures jeering at me { E Z R A }
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