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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
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Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)
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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Mar 28 Nov - 14:13

Il s’accrochait au brun pour garder la tête hors de l’eau, pour ne pas se noyer sous une infinité de sentiments semblables à de verre pilé dans sa gorge. Il ne voulait plus penser à son cœur qui saignait, à ses proches qui en attendait tant de lui alors qu’il ne se sentait même pas capable de supporter sa propre peine davantage. La chaleur d’Ezra et la simple présence de ce dernier avait débloqué chez lui, pour le moment, cette envie de s’en rapprocher toujours plus. Dahlia était à l’instar du phalène, attiré par cette lumière si vive dans l’obscurité qui l’entourait. Allait-il lui aussi s’y brûler les ailes et choir sur le sol en contrebas par la suite ? Il ne prit pas en compte ce paramètre.

Alors, lorsqu’il senti la grande main du fleuriste dans son dos, lorsqu’il comprit que sa peau rêche glissait sur la sienne, il ne put contenir un gémissement. Il était très sensible du dos, mais ne le remarquait réellement que maintenant. La fois dernière, il avait aussi été obligé de se rendre à l’évidence ; mais depuis il avait fait abstraction. Il avait oublié. Enfin, il avait voulu essayer d’oublier, surtout. Mais sa mémoire lui rappelait bien des choses désormais qu’il n’avait plus la totale main mise dessus. « Ezra… »

Seulement, le plus âgé fini par l’éloigner de lui, confronter leurs regards. Dahlia se senti prisonnier ; mais nullement effrayé pour autant. C’était très étrange, cette différence flagrante entre deux sensations pourtant bien différentes l’une de l’autre. Il avait l’impression d’avoir un prédateur en face de lui, qui l’aurait désigné comme sa proie. Les mâchoires carrées d’Ezra lui renvoyaient cette image. Mais de l’autre côté, Dahlia ne pouvait dire qu’il ne se sentait pas en sécurité. C’aurait été mentir. Car l’aura que renvoyait le brun à sa personne était réconfortante, rassurante.

Il sursauta presque aux mots prononcés par son … ami. ‘Faire l’amour’. Instamment, le visage tout entier de Dahlia se colora de rouge, depuis la pointe de son menton jusqu’à la racine de ses cheveux. Il n’avait jamais réalisé ce que ces brefs mots pouvaient impliquer, pouvaient définir. Son cœur rata un battement mais il sentit également son rythme cardiaque augmenter drastiquement sous l’effet de la gêne qu’il ressentait. Avait-il réellement donné une telle image de lui ? D’un homme qui voulait à ce point donner son corps à un autre ?! Un frisson terrible le gagna alors qu’il eut de nouveau honte de lui, de sa façon d’agir. « Je… Pardon, je suis, enfin… »

Il détourna le regard, ses paumes venues se fixer de nouveau sur le haut du plus grand. Dahlia déglutit, ne sachant plus comment formuler ses pensées. « Je ne voulais pas…. Enfin… Ce n’était pas ce que je cherchais, hein, et… » Il rageait intérieurement de ne savoir quoi dire de plus. Il se sentait ridicule à tout point de vue ! Finalement, vaincu par les nouveautés qui avaient apposées leurs marques sur lui, Dahlia fini par venir se lover contre Ezra, ne voulant plus risquer de soutenir son regard. « Ça me va de juste m’allonger et dormir. Tout ce que je veux c’est… » Inspiration, expiration. « Tout ce que je veux c’est d’être avec toi, Ezra… »

Car rien ne comptait plus pour le moment.



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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Mar 28 Nov - 22:14

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Il a y a ces petites choses, ces petits détails auxquels la plupart des gens ne font pas attention. Un geste, un regard, une réaction. Des petites choses qui pourraient ne rien paraître mais qui révèlent en fait plus que de raison. Ezra, lui, il les voit. Sans toutes les enregistrer, sans savoir comment toutes les traiter, il se rend compte de bien des choses. Les regards fuyants, les balbutiements maladroits, les tremblements.

Et puis, il y a des attitudes que tu provoques, celle que tu aimes voir aussi. Et typiquement, celle que Dahlia t’offre là est magnifique. Il est écarlate. Pourtant, tu n’as évoqué que la vérité. Si, la dernière entrevue que vous avez eu, tu l’as baisé, la première fois tu lui avais fait l’amour. Parce que c’est ce que tu fais généralement. Et parce que, c’était lui. Qu’il te donne des envies que tu pensais endormies depuis un moment.

La main d’Ez remonte doucement de son dos à sa joue, elle se pose délicatement contre sa peau alors que ses lèvres reviennent lentement prendre possession de celles du blond. Un échange bref, une caresse poussée. Le regard du plus vieux sonde un peu son cadet avant de se redresser légèrement.

- Arrête, je n’ai pas dit ça. Excuse-moi, j’ai cru que c’est ce que tu voulais.

T’as l’air con, tu sais ? Tu ferais mieux de te taire. Parce que tu vas juste finir par le blesser. Alors tu te lèves, tu prends sa main tu le fais se lever aussi. Et tu l’emmènes doucement jusqu’à ta chambre. Tu n’allumes pas la lumière, pas plus que tu n’essaies de faire quoi que ce soit. Tu défais le lit et lui souris.

- Pose toi là. T’as froid ?
***
J’avais envie de l’embrasser, de le plaquer dans le lit pour redécouvrir chaque parcelle de son corps. J’avais envie de lui, plus que je n’avais jamais eu envie de personne d’autre. Mais j’suis pas comme ça. Du genre à profiter d’un moment de faiblesse. Et pour de vrai, j’ai pas envie qu’il fonde en larme dans mes bras en pleins actes. M’demandez pas pourquoi, j’suis sûr que dans son état il s’rait capable de faire ça.

Alors j’vais juste me glisser avec lui sous la grosse couette, le garder au fond d’mes bras et lui parler de tout et rien.

« Tout ce que je veux  c’est être avec toi. »

J’dois dire que ça m’avait fait drôle. Ce genre de phrase entre ses lèvres, ça m’avait perturbé. Il avait pris conscience de quelque chose avec la perte de ses proches ou n’étais-je qu’un substitue bien trouvé ? J’en avais aucune foutue idée mais, au fond, j’l’aimais assez pour m’en passer pour le moment. J’suis un fondu connard pas foutu de s’tenir à ses décisions.

Alors je m’allonge près de lui après m’être débarrassé d’mes chaussures et d’mon t-shirt. Je viens m’coller dans son dos, passant mes bras autour de sa taille.

- Les fleurs ont plus à Opale ?

Evoquer à la fois les fleurs et Opale… J’crois que j’suis un bon gros débile, mais j’sais pas trop dans quelle mesure j’peux entamer la discussion. Enfin, on verra bien.
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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Mer 29 Nov - 1:32

Alors qu’il pensait avoir agi comme un imbécile doublé d’un inexpérimenté enfin projeté sous les feux de la rampe, Dahlia fut surprit de se voir être de nouveau embrassé par le plus âgé. L’échange fut plus bref mais pas moins passionné ; et s’il n’avait pas été approfondi, le blond y avait senti une intensité qui n’avait rien à jalousé à ses propres initiatives précédentes. Lorsqu’ils se séparèrent enfin, le militaire se leva de son assise, entraîné dans le sillage du plus grand. Il fut guidé jusqu’à la chambre d’Ezra, plongée dans une obscurité qui était loin d’être désagréable. Les yeux de Dahlia avaient eux aussi besoin de repos et le voile noir de cette pièce – qui ne la rendait pas imperméable à toute forme de discernement pour autant – était plus que le bienvenue.

Il eut un instant d’hésitation lorsque le brun lui proposa de prendre place. « N-Non, ça va, je n’ai plus froid maintenant. » Parce qu’il était enveloppé d’un pull épais et d’un pantalon d’intérieur qui l‘était tout autant, déjà. Oui. Mais pas seulement. Parce qu’il y avait aussi sa chaleur à lui. La chaleur d’Ezra. Dahlia senti sa tête lui tourner pendant une seconde, puis décida d’avancer. Il ne voulait plus rester statique. Alors, il vint prendre place s’allonger dans ce lit si étranger et pourtant, si familier. C’était là qu’il s’était réveillé il y a plusieurs mois, déjà. C’était là qu’il avait paniqué, aussi. Pourtant, en cette présente nuit, il n’y avait pas de peur de cette sorte ; simplement une liqueur de sentiments par laquelle Dahlia se laissait porter sans pour autant en être ivre. Il savait ce qu’il faisait ; ou tout du moins, il avait l’impression de savoir ce qu’il faisait. C’était suffisant pour l’instant. Il n’y avait plus de sang, pour la sensation écrasante de la déflagration sur son dos. Plus de cris, plus d’appels aux secours où de lamentations.

Non, il n’y avait plus rien de tout ça. Seulement le silence apaisant de cette chambre, mais aussi et surtout, Ezra. Le fleuriste vint d’ailleurs se positionner dans le dos de Dahlia, faisant un instant sursauter ce dernier par deux fois, la seconde s’imposant lorsque le plus grand passait ses puissants bras autour de la taille du militaire. Dahlia n’était définitivement habitué à ce genre de tendresse. Heureusement qu’il faisait noir dans cette pièce, car il aurait parié qu’il était redevenu aussi écarlate qu’une pivoine. Pourtant, c’était plus fort que lui ; il se sentait minuscule face à Ezra ; et le sentir ainsi dans son dos n’arrangeait rien à l’impression. Pourtant, Dahlia n’était ni petit, ni frêle ; cela il le savait. Mais cela ne changeait rien aux faits. Le souffle venant caresser sa nuque le détendit pourtant.

Et il y eut Opale sur le tapis. « Hum… Oui, elle a adoré. Tant et si bien qu’elle a déniché la signification de la couleur par la suite. J’imagine qu’elle passera te voir elle-même également. » Il posa, timidement, l’une de ses mains sur celles d’Ezra, encore un peu inconfortable de cette position qui lui était étrangère. « Je n’ai pas eu beaucoup l’occasion de lui montrer à quel point j’éprouvais de la reconnaissance pour sa présence et son soutien auprès de moi ces cinq derniers jours. C’est à peine si je lui ai adressé la parole. Tu avais raison depuis le début Ezra, je ne la mérite en rien… Si seulement nos fiançailles n’avaient pas été décidées à notre place… » Mais comme auparavant, Dahlia ne voulait revenir encore vers les récifs de la réalité, de l’extérieur. Alors, il obliqua autrement, sans bien s’en rendre compte. « Tes mains sont chaudes… »



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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Mer 29 Nov - 13:26

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Le silence, le calme. Ça peut être synonyme d’angoisse, de peine et de souffrance. Mais ça peut aussi être apaisant. Comme dans ces cas-là, un moment de tendresse au milieu des feux, au milieu des catastrophes. Ezra ne se fait plus d’illusion : Dahlia partira. Dès le lendemain matin, comme il l’avait fait quelques mois plus tôt. Malgré tout, il ne peut pas se résoudre à lui refuser ces instants de douceur. Parce qu’il sait à quel point on en a besoin dans ces cas-là. Et s’il est venu chercher ce moment chez lui, il n’a pas le droit de le lui refuser.

Tu n’as jamais eu peur du noir, jamais non plus des ombres qui dansaient sur les murs. Non, toi, elles t’amusaient. Ces reflets d’arbres secoués par le vent te donnaient l’impression de regarder un spectacle vivant, une scène de vie. C’était plus ou moins le cas. Tu te souviens vaguement de ton père, te gronder à deux heures du matin lorsque, assit sur le lit que vous partagiez, tu t’extasiais devant les formes qui étaient projetées sur les murs.

Dahlia ne tremblait plus. Dahlia s’était calmé. Ezra voulait croire que c’était grâce à lui. Que c’était ses mots et sa présence qui étaient parvenus à tranquilliser la panique du plus jeune. Il avait à peu près le même âge lorsque Jeremiah était décédé.  Il se souvenait très bien du désarroi dans lequel sa perte l’avait plongé. Et qu’il n’avait éprouvé aucune envie d’en parler. Sauf à Heileen, qui était venue partager sa peine avec lui. Comme lui l’avait fait avec elle auparavant.

Tu as posé ton visage contre son cou, humant délicatement son odeur, t’en imprégnant. Quand pourrais-tu en profiter à nouveau ? Si Dahlia avait le pouvoir de te mettre dans tous tes états assez rapidement, tu savais également te contrôler. Tu avais toujours su le faire, d’ailleurs. Et tu réussissais à faire la part des choses dans ton esprit également : le sexe était bien souvent une alternative à la vérité ou un moyen de fuir ses engagements. Et ça ne t’intéressait pas dans ces cas-là.
***
J’avais bien aimée Opale. J’avais pensé qu’elle le méritait pas, c’est sûr. Vu son comportement avec moi, j’dois bien avouer qu’j’ai la rancune tenace. Mais, elle, elle est géniale cette petite. Elle est jolie comme un cœur, elle a de la conversation, elle aime les fleurs. La femme parfaite quoi. Surtout pour lui. Il n’aurait pas pu rêver mieux comme fiancée.

Y penser me fait mal au cœur et ma prise sur son corps se resserre légèrement. J’veux pas ni lui faire mal, ni qu’il s’en rende compte. C’est pas le moment. J’sais pas c’que j’ferais, comment ça évoluera, mais en vrai j’suis pas sûr de jamais lui faire part d’mes sentiments. Parce que j’aurais trop peur de me faire avoir par ma propre faiblesse, de me faire détruire une dernière fois. Alors j’vais fermer tout ça dans l’fond d’mon cœur et advienne que pourra.

- Elle est la bienvenue. Elle pourra m’aider sur les compos, je suis sûr qu’elle a un œil d’experte.

Après tout, elle avait un œil aiguisé sur les beautés de ce monde, n’est-ce pas ? Tous les aristos sont dans c’cas-là, non ? Elevés à savoir apprécier les belles choses.

- Arrête de te flageller Dahlia, j’ai dit ça sous le coup d’la colère. J’suis sûr que tu t’occupes très bien d’elle.

Et j’étais sincère, après tout. Dahlia était quelqu’un de relativement bien, qui avait en tête une moralité à toute épreuve. Alors, Opale aurait pu tomber plus mal. Sur un homme avide de pouvoir qu’aurait l’ver la main sur elle. Alors bon, j’avais peut-être été un peu loin dans ce que je lui avais lancé ce jour-là.

Et puis, il ouvrit de nouveau la bouche. Un sourire étira mes lèvres et je me retrouvais à lui embrasser doucement la nuque, entrelaçant mes doigts aux siens.

- Elles l’ont toujours été. J’ai une température corporelle assez élevé en règle générale. Par contre toi, t’es pas chaud. T’es sûr que t’as pas froid. J’peux sortir une autre couverture hein !

Moi j’crèverais d’chaud mais j’pouvais encore me débrouiller avec ça.
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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Mer 29 Nov - 15:43

Il était comme à bord d’une sorte de cocon protecteur dont il ne voulait pas se défaire. C’était la première fois depuis très longtemps que Dahlia se sentait aussi bien entouré, comme si rien, absolument rien ne pouvait lui arriver alors qu’il était ainsi protégé. Il déglutit en y songeant ; la dernière fois devait probablement remonter à avant le départ d’Anthyllide de la maison familiale. Après tout, elle avait toujours eut pour habitude de rassurer Dahlia lorsqu’il pleurait la nuit ou qu’il faisait des cauchemars remplis d’odieux monstres projetant de le dévorer. Mais sa sœur était toujours restée, souvent conter l’avis de leur père, d’ailleurs. Elle se couchait près de Dahlia et l’entourait de ses bras aussi. Pas comme Ezra, non, c’était différent. Elle avait sa technique. Et cela fonctionnait toujours puis que peu importait combien le rêve avait été affreux, le petit blond qu’il était alors finissait toujours par s’endormir, ravi.

Le fleuriste faisait un effet autrement plus ancré à Dahlia, même s’il avait encore du mal à comprendre ce qui se passait dans ses veines, dans ses chaires. Dire qu’il était gêné aurait été un euphémisme ; mais ce n’était pas une mauvaise gêne, juste la preuve d’une inexpérience qu’il allait devoir corriger tôt ou tard. Car oui, un jour ou l’autre, il allait bien falloir qu’il partage le lit d’Opale également. Même si elle et lui était sur la même longueur d’onde, ce n’était peut-être pas forcément quelque chose dont ils avaient envie, l’un comme l’autre – quoi que, en soit, Dahlia était prêt à dormir à ses côtés, bien sûr. Mais était-il prêt à davantage ? Après tout, il deviendrait, une fois marié, le nouveau ‘chef’ de sa famille à elle. Et qui disait chef disait forcément héritier pour fonder une dynastie ou en renforcer une déjà présente. Miséricorde. Il échappa un lourd soupir.

Il ne répondit d’ailleurs rien non plus à Ezra lorsque celui-ci évoqua tout ce qui avait été dit ce soir-là sur le coup de la colère. Quelque chose attira l’attention de Dahlia, subitement. Mais avant qu’il ne puisse en faire réellement part, il sentit les lèvres d’Ezra sympathiser avec sa nuque. Un gémissement lui fut arraché sans effort ; aussi comprit-il que cette partie-ci de son corps devait être très sensible à ce genre d’attention. Il tâcherait de le garder en tête. Puis, sentant les doigts du fleuriste s’entremêler aux siens, il eut la sensation d’être encore mieux gardé. Pourtant, il n’était pas encore très à l’aise avec cette position. C’est pourquoi, d’un geste fluide et qui ne se voulait pas fuyard – loin de là -, Dahlia se retourna vers Ezra, le faciès au niveau de la clavicule du grand brun.

Il avait songé que sa gêne diminuerait ainsi, mais il n’en fut rien, au contraire. Ses doigts sentirent clairement la peau chaude de son comparse, sans rien pour couvrir ce torse-là. Dahlia déglutit de nouveau. « Ca va… Je n’ai pas froid, je t’assure. » Il voulait simplement rester ainsi, sans risquer de faire exploser la bulle de savon qui l’entourait. Le Lindbergh savait à quel point ce qui l’entourait était fragile. « Ezra… ? » Il osa pourtant, faisant glisser ses doigts sur l’arête de la mâchoire du susnommé. Il y a une chose qu’il voulait savoir. « Ce qu’il s’est passé, ce soir-là… C’était aussi sous le coup de la colère ? » Dans cette noirceur, il ne pouvait pas affronter le regard d’Ezra, mais il avait tout de même l’impression folle d’en être transpercé malgré tout.



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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Mer 29 Nov - 22:36

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Les émotions nous font parfois faire des choses qu’on ne contrôle pas. Qu’on n’a pas envie de contrôler. Parce que, parfois, on est en colère, on est triste, on est fatigués. On ne veut pas se forcer, se battre. On a juste envie d’être désagréable avec tout le monde. Mais on ne peut pas, simplement parce que la vie impose un sourire, une bonne humeur. Et puis, on ne peut pas passer ses nerfs comme ça sur quelqu’un. Pas sans raison. Pas quand il n’a rien fait.

Sauf que cette fois-là, Dahlia n’avait pas « rien fait ». Il t’avait poussé à bout. Enfin, le mot était peut-être un peu fort, mais tu te souvenais que la colère avait complètement envahit ton corps. Tu te souvenais que tu avais eu peur aussi, peu de l’y avoir forcé. Tu avais ressassé ça si longtemps après votre dernière entrevue… Ça n’avait pas été facile pour toi. Mais tu t’en étais sorti. Tu avais mis de l’eau dans ton vin, pour éviter de t’en vouloir. De lui en vouloir.

Alors, les souvenirs refont surface. Ezra n’avait vraiment été un homme violent. Au lit, parfois, avec Killian. Mais c’était parce que son ancien amant le souhaitait. En dehors, il ne l’avait jamais réellement été. Pourtant, avec Dahlia, il devait bien avouer que certaines de ses envies malsaines  lui revenaient en tête. Des envies de le salir, de luifaire du mal. Pas moralement, bien sûr. Seulement physiquement, et avec son consentement. Mais, ils n’en étaient pas là.

Pour l’instant, tu es heureux de l’avoir contre toi. Ton nez frotte doucement contre la peau de ton petit blond, tes doigts effleurant avec délicatesse les doigts du bout des tiens. L’ambiance est calme. Comme dans un bateau après une tempête, ou dans un train, avec le ballotement sur les rails. Sauf que le lit est statique et qu’il n’y a que vous.

- Oui, j’ai commencé sous la colère.
***
A quoi bon lui mentir ? On est pas là pour ça, hein. J’préfère être honnête avec lui.

- J’voulais t’cogner, j’crois bien. Mais l’simple fait d’te toucher ça m’a arrêté et j’ai pas pu résister, j’t’ai embrassé.

Un rire amusé passa ma gorge. C’était pas drôle, en vrai. Mais dans l’idée, j’me revoyais avec ma crédibilité et mes espoirs. Ils s’étaient envolés au moment où mes doigts avaient effleuré sa peau, ou mon regard s’était perdu d’un peu trop près dans ses grands yeux bleus.

- Après j’ai eu… Peur. De t’forcer à faire un truc que tu voulais pas. Alors ça a calmé ma colère.

Après tout, c’était vrai. J’allais pas cacher que j’avais pas voulu l’violer. Et s’il se souvient aussi bien que moi de cette soirée, de toute façon, il se souviendra de ça. Il se souviendrait d’la phase que j’me suis tapé en m’demandant si j’avais pas été trop loin.
Mais, au fond, lui aussi avait eu envie de tout ça. J’l’avais vu dans ses yeux.

- J’comprends pas… Tu sembles avoir grave envie d’moi, d’être avec moi, mais dès que c’est fini tu mets d’la distance. Et encore. Distance. Tu m’envoie chier et tu m’revois plus derrière.

C’était peut-être l’occasion de poser cette foutue question. D’savoir pourquoi il s’était barré. Peut-être qu’il répondrait pas, j’lui en voudrais pas. Enfin, si. Mais j’le dirais pas. Parce que le but est pas de tout faire voler en éclat.

- Bref, j’étais pas en colère quand on s’est envoyés en l’air la dernière fois. Juste avant oui, juste après aussi. Mais pas pendant.
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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Jeu 30 Nov - 8:35

« Ah… Hum. Je vois. » Les réponses que lui apportèrent Ezra ne firent qu’augmenter un peu sa gêne – en plus de pousser son interrogation un peu plus loin. Dahlia n’aurait jamais imaginé avoir un ascendant tel – et qu’une pareille sorte – sur le fleuriste. Il était réellement passé très près de se faire tabassé, décidément. Et il ne cachait pas – à lui-même, en tout cas, puisqu’il ne l’exprimait pas avec des mots, qu’il avait tout de même largement préféré la manière dont les choses s’étaient finalement résolues ce soir-là. Un frisson le gagna alors qu’il se lovait un peu plus contre Ezra, la pointe de son nez venant effleurer la clavicule du plus âgé. Oui, maintenant qu’il s’arrêtait de vivre sa petite vie bine ranger l’espace de quelques heures et qu’il se laissait l’opportunité d’y réfléchir, il se souvenait.

Il avait eu envie d’Ezra. De sa chaleur, de son toucher de son corps, de sa voix. Il se souvenait bien de ces détails puisqu’ils n’étaient pas noyés par l’alcool, à la différence de la première fois que tout ceci était arrivé. Et puis quand bien même, les alcools n’étaient-ils réputés pour pouvoir faire sortir un genre de vérité de tous les esprits, quels qu’ils soient ? Peut-être, peut-être pas. Dahlia ne voulait pas s’arrêter sur la réflexion de savoir si l’alcool rendait oui ou non plus honnête ce soir. Plus tard, peut-être. Présentement, il avait déjà suffisamment à penser avec ses propres méninges, triturées comme si elles devaient résoudre un épineux problème.

Quoi que. Non, ce n’était pas ‘comme si’. Dahlia était réellement au cœur d’un épineux problème, justement. Car si les paroles d’Ezra l’avait une fois de plus secoué – pour quelqu'un qui ne soignait pas vraiment sa phrasée, c’en était remarquable d’ailleurs -, Dahlia se devait aussi de répondre à certaines interrogations. Il ne savait tout simplement pas comment les mettre en mots, voilà tout. Il manquait de matière pour étoffer son propos, ce soir. Mais il ne voulait pas – et ne devait pas – laisser les explications tant requises sombrer dans l’oubli. Après tout, il était celui qui avait ouvert la voie. Il était de sa responsabilité de ne pas fuir ses responsabilités. Pas cette fois. Pas encore.

« Eh bien, je… Je ne sais pas si je vais réussir à bien m’expliquer mais… Ne te vexes pas surtout, d’accord ? » Son corps avait recommencé à se tendre quelque peu. Il craignait les réactions d’Ezra mais aussi ses propres mots, maladroits. « D-Déjà je ne t’envoies pas… enfin, comme tu l’as dit. C’est juste… C’est juste que c’est compliqué. Je. Ezra, je suis né dans une famille, dans un contexte, qui ne m’a jamais vraiment laissé être maître de moi-même, qui ne m’a jamais vraiment interrogée sur mes envies. » Ses lèvres tremblèrent de nouveau. « Tout était décidé à l’avance, pour moi. Du coup, tout était facile, je n’avais pas à réfléchir. Je m’y étais habitué, comme mes sœurs avant moi. Et puis… » Il expira un air chaud, lequel vint cogner contre la peau d’Ezra. Il n’osait pas chercher le regard ou la lueur de ce dernier pour le moment. Dahlia se contentait de détourner les yeux, encore. « Et puis tu es arrivé dans ma vie, tout simplement… »



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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Jeu 30 Nov - 13:13

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Il s’était retourné dans les bras d’Ezra qui, trop occupé à réfléchir à sa réponse, en avait à peine tenu compte. Il glissa sa main sur la chute des reins du plus jeune, le pressant doucement contre lui. Il profita de cette position pour entrelacer leurs jambes, l’empêchant ainsi de s’enfuir. C’était fait sans sous-entendu, sans ambiguïté. Pour Ezra, il voulait juste le garder au plus près de lui, profiter de cet instant jusqu’au bout. Mais, au fond, il avait peur du lendemain matin.

Alors, tu n’y penses pas. Tu te contentes de l’écouter parler, de le laisser exprimer ce qu’il a en tête. Ça semble difficile. Pourtant, lui qui a toujours si bien manier l’art de la langue – dans tous les sens du terme – aurait dû parvenir à te faire comprendre de manière aisée ce qu’il pensait de toute cette situation. Son souffle contre ton cou te tira un frisson, un sourire. C’était délicat, doux et ça te donnait envie de venir l’embrasser.

Mais, il n’en fit rien. Après tout, il n’avait pas envie de l’empêcher de parler, de transformer ses mots. Il n’avait pas envie de le presser, de le distraire. Il voulait simplement qu’il puisse être honnête avec lui, qu’il puisse lui dire clairement. Ezra se fichait bien de savoir qu’il n’avait été là que pour lui procurer un peu de plaisir, tant qu’il était honnête là-dessus. Oh, il aurait mais. Mais ça lui permettrait de s’en sortir, c’était au moins ça de prit.

Alors tu écoutes doucement. Tu t’en doutais un peu. A tous les coups, avant ce matin-là, Dahlia n’avais jamais penser à avoir une relation avec un autre homme. Malgré tout, l’alcool aidant, tu avais pensé que ça irait. Après tout, on n’était plus au 19ème siècle, les mœurs avaient changés. Bien que des bons gros débiles homophobes et racistes persistaient, l’homosexualité n’était plus punie comme elle avait pu l’être auparavant. Enfin, dans votre pays du moins.
***
J’l’avais senti tout tendu dans mes bras. Mais non, pas à c’t’endroit-là bande de pervers ! Non, il était anxieux. J’sais pas c’qu’il allait m’sortir mais j’devais bien avouer qu’j’en menais pas large. Pourtant, mes grandes paluches continuaient de caresser son dos tendrement, pour faire en sorte de le détendre un peu. J’avais pas envie qu’il panique, c’était pas le but. Et une crise de panique c’était drôle – et encore – mais deux pas du tout !

Pourtant j’ai pas ouvert la bouche. J’avais besoin qu’il s’exprime, qu’il me dise pourquoi et comment. J’étais un putain d’gosse qu’attendait l’verdict de sa p’tite copine quoi, j’me désespérais ! Mais j’pouvais pas vraiment faire autrement pour être honnête.
Mais j’avais finalement mes réponses. Enfin, rien que je n’avais déjà deviner honnêtement. Le fils à papa qui veut pas assumer son attirance pour un autre mec, j’en ai vu passer au bar. Sauf que lui, ça lui était tombé dessus comme ça, sans que personne ne s’y attende. Ni lui, ni moi.


- Est-ce que ça change vraiment quelque chose que j’sois rentré dans ta vie ?

La question pouvait sembler vile ou cruelle mais, elle était simplement sincère. J’étais rentré dans sa vie sans qu’il demande quoi que ce soit, soit. Mais j’demandais qu’une chose moi : y rester. Lui, il m’en à expulser. Et j’l’ai pas vu pendant des mois à l’issus de cette période-là. Alors j’suis pas sûre vraiment de son implication. Et il était hors de question que je lui dise à quel point il avait tout bousculer dans la mienne.


- Tu en as parlé à Opale ?

C’était un bon moyen de savoir à quel point j'avais bousculé les choses, non ?
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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Jeu 30 Nov - 14:08

Il avait eu l’impression qu’un affreux silence avait été la seule réponse qu’il recevrait de la part d’Ezra. Lentement, la chaleur qui zonait alors dans le creux de ses entrailles s’était muée en une boule comme hérissée de pics. Dahlia avait vraiment peur de ce qui pourrait lui revenir ; non pas parce qu’il pensait que rien ne se passerait comme il l’espérait – quoi qu’un peu tout de même – mais plutôt parce qu’il savait que le moindre reproche que le fleuriste pourrait le lui renvoyer serait justifier et logique. Il aurait mérité les renvois qui menaçaient de venir s’écraser sur les traits de sa figure. Alors, Dahlia fini par clore ses paupières et attendre, patiemment. Alea jacta es après tout. Dahlia sursauta cependant lorsqu’il senti la main d’Ezra s’égarer sur sa chute de reins et leurs jambes s’entremêler.

Mais bien étonnement, son homologue ne fut pas aussi cruel que ce à quoi il s’était attendu. Non, au contraire, même. Car si la première question fut comme du sel sur une plaie ouverte aux yeux de Dahlia, la seconde était pour le moins baignée d’une certaine intelligence à son sens. Se raclant la gorge, comme pour essayer de donner un peu plus de temps à son esprit pour formuler des réponses adaptées, Dahlia cessa de trembler. Il mesura chacun des mots qu’il voulait employer, essayant de se faire le plus clair possible.

« Je… Mais oui ! Bien sûr que ça change quelque chose ! Ça change même tout ! Tu ne te rends pas compte ou quoi ?! » Il avait mal contrôlé ses mots t avait sans doute parlé de manière un peu plus virulente qu’il ne l’aurait voulu en réalité. L’une de ses paumes, aussi, vint se poser sur le derme du torse d’Ezra et Dahlia ne s’en rendit compte qu’après plusieurs secondes, lorsque sous ses phalanges s’exprimèrent des pulsations cardiaques. Ce constat l’arrêta net dans l’expression de sa petite colère –injustifiée. Il retira sa main, ramenant cette dernière contre lui. « Désolé… »

Détestant la sensation dans laquelle il se trouvait alors, Dahlia décida de répondre au sujet Opale. Le plus vite serait sans aucun doute le mieux. « N-Non… Je n’en ai pas parlé avec Opale. Nous sommes ensemble par simple amitié, enfin, au-delà du fait que notre mariage a été arrangé d’un bout à l’autre… Je ne voudrais pas qu’elle se sente.. Je ne sais pas, coupable ? Je veux dire. J’aime les femmes, je crois. Mais… Mais je ne peux nier que quand je suis près de toi, je… » Il ne parvenait pourtant pas à exprimer sa pensée, pourtant très claire. Il n’y avait même pas de sous-entendu. C’était même très entendu, pour le coup.

Frisson. « Gnnh… Tu ne devrais pas continuer à faire ça, Ezra… Ah… » Il soupira d’aise en sentant la main du brun toujours ans son dos, alternant les mouvements lents. Cela n’avait pas endormi sa sensibilité pour autant.



Merci Heileen ♥️

Ezra ♥️
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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Jeu 30 Nov - 23:14

So you can keep me
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Le sourire qui avait étiré tes lèvres lorsqu’il s’était agacé, lorsque le blond avait tapé avec une violence toute relative sur la poitrine du brun. Doucement, l’une de ses mains remonte pour venir se poser sur la sienne, portant ses doigts à ses lèvres doucement. Il y déposa de fugaces baisers sur le bout des doigts, finissant dans la paume de sa main.
Quelque chose avait changé. Mais quoi ? Après tout, il ne lui avait rien dit…

Mais tu ne peux empêcher ton cœur de s’emballer, ton corps de le réclamer. Tu ne peux t’empêcher d’être heureux. Parce que merde, t’avais attendu ce genre de chose tellement longtemps. Malgré le manque de mots, tu avais compris. Il ressentait quelque chose. Quoi ou comment, tu n’en avais aucune idée. Mais il s’excuse et tu attrapes doucement son menton pour lui voler un baiser plus fougueux, ta langue se mêlant avec la sienne dans un échange doucereux. C’est chaud, c’est doux, c’est tendre. Agréable.

Finalement, Ezra relâche son étreinte. Il a dit qu’il ne le toucherait pas ce soir-là, et il s’y tiendrait. Parce que, sous ses airs bourrus, sous son caractère d’ours, Ezra est un gentleman. Il n’est peut-être pas très délicat dans ses mots ou dans ses intonations, mais les gestes le sont toujours. Délicatement, il enfouit son visage dans son coup pour l’écouter parler d’Opale. Opale, douce Opale, obligée d’épouser un homme qui ne l’aime pas… Pas comme ça, du moins.

Si tu dois être honnête, tu as un peu pitié d’eux. Un peu pitié de cette situation que, bien heureusement, tu n’atteindras jamais. Pour la simple et unique raison que tu n’aurais jamais laissé personne te dicter ta conduite, peu importe le monde dans lequel tu serais venu au monde. Dahlia aurait dû faire comme toi. Tu sais qu’il peut avoir du caractère alors tu te demandes encore comment lui est venu à l’idée d’accepter ce genre de chose.
***
Une seule phrase brûlait mes lèvres à présent. Mais j’avais un peu peur de la réaction que pourrait avoir le blond.
J’voulais lui dire de laisser tomber Opale. Oh, pas amicalement. Mais rompre leurs fiançailles. Son père n’était plus là pour lui imposer une femme dont il ne voulait pas. Non, j’essaie pas d’me placer ou je n’sais quoi ! J’veux juste… qu’il soit heureux. Peu importe si c’est pas avec moi en vrai, mais là, épouser Opale… Ça lui fera d’la peine. J’le sais. Même pas pour sa propre vie ! Mais pour celle de sa future-femme. Lui avoir « voler sa liberté » va le tuer à p’tit feu. J’commence un peu à connaître l’énergumène.

- Opale est une chic fille, t’as de la chance d’être tombé sur elle. J’suppose.

Alors je le laisse finir et un silence s’installe. Pas lourd, pas pesant. Juste silencieux. J’évoquerais c’sujet une prochaine fois, remuer le couteau dans la plaie avec la mort de son paterfamilias c’pas une bonne idée. Alors je ris un peu à sa dernière remarque et remonte ma main dans son dos.

- Désolé.

J’pose mon front contre le sien, doucement, et fini par effleurer sa nuque, remonter ma main dans ses ch’veux.

- Mais, quand t’es avec moi, tu quoi ?

J’avais rouvert les yeux pour les plantés droits dans les siens, un faible sourire accroché au coin des lèvres. Je voulais entendre ce qu’il allait dire, malgré tout. J’voulais sentir ces mots sortir de sa bouche. J’voulais voir que j’m’étais pas trompée.

Ma main redescendit doucement le long de son dos, passant même sous le pull pour effleurer sa peau.

- J’me rends pas bien compte pourquoi tu veux pas en dire plus. Y’a qu’toi et moi ici. Personne entendra, personne saura. Sauf moi. Alors parle, librement. Tu sais bien faire, dans mes souv’nirs.
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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   

Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)
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