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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)
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X-Trem Factory (super)
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MessageSujet: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Sam 25 Nov - 16:38


« Rentres chez toi Dahlia, tu fais peine à voir… »
Mais il ne voulait pas rentrer chez lui, précisément. Il était venu dans l’optique de venir travailler pour se changer les idées. Ses nuits étaient torturées et ses journées plus longues qu’une interminable logorrhée. Il n’en pouvait plus de cette agonie qui le rongeait jour et nuit, de ce sentiment de culpabilité qui lui collait au derme à la manière d’une sangsue loin d’être rassasiée.

Pourtant, il ne pouvait pas désobéir à un ordre de ses supérieurs hiérarchiques. Aussi, Dahlia s’était donc fait raccompagner à la porte du bâtiment où il travaillait habituellement, non sans lancer une œillade amère à son escorte ; laquelle se confondit un peu en excuses désuètes. « Mes condoléances, je suis désolée. » Non. Stop. Arrêtez. Dahlia secoua la tête. Il fallait que l’on cesse de lui en parler. Sa gorge se serra, il fut finalement contraint de coopérer. Pas de travail pour lui pour les deux prochains jours. Il avait ordre de se reposer, de se refaire une santé.

Comment faire lorsque l’on a perdu une partie de soit comme cela avait été le cas pour lui ?

Mais sans bien qu’il ne comprenne comment, Dahlia était revenu jusqu’à chez lui, désœuvré. Il tourna dans son appartement tel un lion en cage, impossible à contenir vraiment. L’orage avant la tempête. Il n’avait toujours pas pleuré, pas la moindre larme depuis l’attentat, cinq jours auparavant. Il avait mal, mal à en mourir.

Il avait tout tenté, une douche brûlante, un calmant… Rien n’y fit. Sa journée s’égrena en une répétition d’échecs, tous plus cruels les uns que les autres. Dahlia avait l’impression d’étouffer à chaque inspiration, de manquer une crise cardiaque dès qu’il fermait les yeux pour ne revoir que les corps sans vie de son père et d’Anthyllide sur le sol de cette grand place, couverts de poussière et de sang.

Il voulait oublier.

Oui, voilà. Oublier était le mot juste. Et il n’eut pas à se triturer les méninges trop longtemps pour trouver comment s’y prendre. C’était un instinct, une chose qui parlait pour lui à travers lui. Ezra. Il n’y avait bien que son nom qui capta suffisamment son attention pour qu’il s’y intéresse vraiment. Oui, voilà. Ezra saurait comment faire, lui. Il se convainquit ainsi, quittant son appartement sans même se poser la question de savoir s’il serait ou non bien accueilli. Il avait froid, toujours. Littéralement, il était gelé de la tête au pied ; mais lui le ne ressentait pas. Plus maintenant alors que la sensation d'engourdissement gagnait le plus de terrain sur son unité.

Il traversa la ville d’un pas rapide, mais là encore ne s’en rendit pas compte. Le soir était maintenant bien installé et peu de gens restaient encore à trainer dans les rues. Son manteau noir sur les épaules, il donnait l’impression de n’être qu’un honnête homme rentrant chez lui après une rude journée. Et si la journée avait effectivement été rude, il ne rentrait pas chez lui, non. C’était même tout le contraire.

Pas une seule fois il ne se demanda s’il aurait mieux fait de passer un coup de téléphone avant, non. Ses sens le guidaient, il n’y avait plus de questions ou de raisonnement logique ; plus maintenant. Dahlia était à la fois présent et absent. Il pivota rapidement sur sa gauche une fois parvenu là où il souhaitait aller. Là, une grande porte se présenta à lui. Il la franchit et monta, mécaniquement, les escaliers menant à l’endroit tant convoité.

Là, prostré devant la porte, il ne se vit pas frapper à la porte, le regard souligné de ses cernes de plusieurs jours. Mais lorsque la seconde porte s’ouvrit pour laisser apparaitre une immense silhouette devant lui, ce fut comme si tout le flux qu’il avait accumulé ces derniers jours pouvait maintenant céder. Les larmes muselées alors firent sauter leurs chaînes invisibles, inondant son visage de faïence tandis que ses lèvres tremblèrent en un nom. « Ez…ra…. » Sa voix se cassait, à l’instar de son âme, de son cœur. Dahlia avait tellement mal qu’il ne savait pas comment définir l’épicentre de sa peine.

Alors, se rapprochant du géant, il attrapa le tissu du haut de ce dernier et baissa la tête laissant les cascades de ses joues venir mourir sur le sol. « Fais de moi ce qu’il te plaira… Mais je veux oublier… Je veux juste oublier…. S’il te plaît… Je t’en prie… »

Il ne le regardait pas. Et ses épaules tremblaient en un rythme irrégulier.



Merci Heileen ♥️

Ezra ♥️
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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Dim 26 Nov - 17:13

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Personne n’est parfait. C’est un fait établi depuis toujours. Chaque être humain, chaque être vivant, possède des défauts qui lui sont propres.

Après le départ de Dahlia ce soir-là, Ezra avait senti son cœur se briser. Il avait attrapé tout ce qu’il pouvait dans son bar et avait vidé la totalité des bouteilles. Ou presque, il s’était endormi avant la fin de la bouteille de whisky. Ezra n’avait jamais réellement bien tenu l’alcool. Son pouvoir y était sûrement pour quelque chose, d’autant qu’il n’avait jamais pu le maîtriser. Il n’avait jamais
cherché à le maîtriser.  Parce que pour lui, c’était débile comme pouvoir. Et qu’il ne pourrait jamais rien en faire. C’est utile quand t’as des devoirs à rendre pour l’école, quand tu as des projets qui prennent du temps, quand tu veux une journée de 48h. Mais finalement, il s’écroule quand il tire trop sur la corde.

Alors, ce soir-là, il s’était endormit d’un seul coup. Il avait fermé les paupières et s’était laissé happer par les ténèbres. La nuit n’avait pas été bonne et lorsqu’il s’éveilla le lendemain, il avait des cernes sous les yeux, d’énormes valises.

Il n’était pas bien.
Pas bien parce que la vie continuait de se foutre de lui.
Parce qu’il s’était rendu compte qu’il était
amoureux d’un type qui se fichait pas mal de lui.
Parce qu’il n’arrivait pas à intériorisé comme il l’avait toujours fais.
Parce qu’il avait simplement une
peine de cœur.

Alors il n’était pas du genre à se vautré dans son canapé devant
Bridget Jones avec un pot de glace au chocolat. Mais, en même temps, faire le mort quelques temps est quelque chose qui le tentait bien.

Sauf qu’il ne peut pas, il doit faire tourner la boutique. Alors il se lève, il prend une douche, il s’habille et il descend. Il force le sourire, ce masque qui ne doit jamais se fissurer, qui ne doit jamais choir. Pourtant c’est difficile, difficile de sourire toute la journée quand la seule envie qu’on a c’est d’envoyer son poing à travers la figure de ces types.

Parce que s’il en veut à Dahlia, il s’en veut aussi. Ses mots ont probablement dépassés sa pensée, il s’est probablement montré indélicat pour que le blond s’éloigne ainsi de lui. Il avait sûrement été mauvais.

Du coup, quoi de mieux pour se punir que se mettre un peu plus dans la merde ?

Les journées ont passées, se ressemblant toutes. Mais il avait besoin de quelque chose de plus fort qu’une bouteille de vodka ce soir-là. Il avait besoin d’une
dose.

Ezra n’était pas le dernier à abuser se la drogue. Il n’était accroc à rien, il remerciait son pouvoir pour ça. Mais, les effets, il les ressentait puissance mille. Alors, parfois, il prenait un comprimé et se laissait emporté dans univers qui n’était plus le sien, dans un univers ou tout était possible.
Ca l’apaisait.

Celui qui était moins apaisé par ces prises, c’était son porte-monnaie.
Ezra a toujours été du genre à ne rien jeter, à ne rien acheter. Ne pas gaspiller.

Pourtant, il avait fini par se laisser tenter par la seule chose qu’il aurait dû fuir. Un jour, il avait été trop bête. Il avait oublié son argent chez lui. Compréhensif, son dealeur lui avait expliqué qu’il lui faisait crédit.
Il le connaissait.
Le brun n’aura pas vu le danger. Le danger, c’est que le mec en question, il avait quelques idées en tête. Il avait fini par observer Ezra plus que de raison.
Et quand il était revenu la semaine suivante, en plus d’avoir triplé le prix de sa dette, il lui proposa un deal.

C’était simple : Il faisait  une course pour lui et il effaçait sa dette. Sinon, sa
petite-amie payerait de sa vie.

Ezra n’eut pas besoin de réfléchir. Il était hors de question qu’Heileen subisse quoi que ce soit à cause de lui. Alors il avait accepté. Sous la contrainte. Et il ferait en sorte de ne plus jamais se retrouver dans ce genre de situation.

La mission était simple. Il avait récupérer un sac qu’il devait livrer dans un magasin. Rien d’extraordinaire. Il n’avait pas mis le nez dedans, ne voulant pas savoir à quoi il avait à faire.

Ce matin-là, il déposa le sac à l’endroit précis qu’on lui avait demandé. Et il se débarrassa de tout ce qui pouvait être compromettant.
Il n’avait rien laissé sur place, pas d’empreintes, pas de cheveux. Rien.

Seulement son amertume.

***
Ca faisait deux mois, plus ou moins. J’ai pas barré les jours sur mon calendrier. Deux mois que j’avais pas r’vu la tête blonde. En même temps, j’m’y attendais un peu. Il avait fallu qu’on s’tombe dessus pour qu’on s’voit. Alors j’ai jamais attendu un message de sa part.

Passer deux mois entre l’alcool et la drogue n’avait pas vraiment aidé à c’que j’sois d’bonne humeur, si vous voyez c’que j’veux dire. Mais à force de finir par ressasser tout ça, j’avais fini par arrêter d’lui en vouloir. Arrêter d’m’en vouloir. Ah mais vous trompez pas, j’ai toujours l’cœur brisé. Mais à quoi bon en tenir rigueur à la terre entière en vrai ? Avoir un pauvre coup qui vous apprécie pas, c’pas la première fois.

Alors j’ai arrêté de rêver. J’ai arrêté d’me prendre la tête. Maintenant, j’passe mes journées entre la boutique et Heileen. J’fais un peu plus attention à elle vu qu’on a essayé d’me la prendre. J’sais pas c’que j’ferais sans elle sérieusement.

Mais ce soir, j’reste seul. Un p’tit coup d’blues passager, rien d’extraordinaire. Mais du coup, j’allais m’affaler dans un canapé avec le plat de pâtes que j’ai passé un peu de temps à préparer. Il était déjà tard quand j’étais rentré à l’appart, j’avais eu une composition florale à finir. Quelqu’un se mariait le lendemain et j’avais eu pour mission de préparer les centres de table. C’était toujours quelque chose que j’aimais faire mais, ça prenait du temps.

J’allais commencer à manger quand on cogna plusieurs fois à la porte.

Je n’attendais personne. Depuis le début de la semaine et mon échange avec mon ex-dealeur, j’me méfiais des visites à l’improviste. Alors j’approchais de la porte et l’ouvrit doucement.

J’vous dis pas ma tronche quand j’ai trouvé Dahlia sur le pas de ma porte, trempé jusqu’aux os, les yeux baignés de larmes. J’ai pas bougé quand il a agrippé mon haut. Sur le coup, c’était la surprise qui m’avait envahi.

Mais bientôt, voir les épaules tremblantes du blond m’arrachèrent un mouvement, je l’entraînais à l’intérieur de l’appartement, le serrant contre moi.

C’est quoi ce bordel ?
Comment Dahlia a fini en larme chez moi ?
Qu’est-ce qu’il s’est passé.

Ma main caresse doucement les cheveux blonds et je fini par le déshabiller. Non, j’ai pas prévu de profiter de lui, j’suis pas un foutu connard. Mais il est trempé. Il va attraper une merde.
Alors je lui retire sa veste, sa chemise, son jean. Je le laisse en boxer dans mon salon et je disparais quelques secondes dans ma chambre. Je reviens avec une épaisse serviette éponge, un pantalon d’intérieur et un gros pull.

Je lui aurais bien proposé de discuter mais, j’le connaissais assez pour savoir que s’il fondait en larme c’qu’un drame était arrivé. Et on n’a pas envie de parler des drames, généralement. Je l’enveloppe dans la serviette et frictionne doucement sa peau pour le sécher du mieux que je peux. Finalement, je le rhabille. Pantalon noir, pull marron, plaid sur les épaules. Je lui désigne l’assiette de pâtes aux petits-légumes.

- Assieds-toi sur le canapé et mange.

C’est pas une question ou une suggestion, il doit manger. J’vais me resservir une assiette dans la cuisine et je reviens près de lui, le fixant.

- Pourquoi t’es ici, Dahlia ?

Pourquoi n’est-il pas chez quelqu’un d’autre. Un ami, une petite-amie, un membre de sa famille ? J’capte keudal, ça me gave un peu. J’recommence à penser que le blond se sert de moi et j’ai pas vraiment envie de recommencer.
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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Dim 26 Nov - 22:44

Vide. C’était ce que Dahlia avait l’impression d’être ; du vide. Soutenu par rien, s’écroulant sous son propre poids, le vide est une entité dangereuse ; tant pour lui-même que pour les autres. Il faut savoir gérer le vide, sans quoi il étouffe autrui en plus de ce désintégrer ; un peu comme un trou noir. Et le trou noir, présentement, Dahlia luttait contre, de toute ses force, avec la virulence des sentiments qui l’envahissait alors. Mais c’était étrange, très étrange du fait des réactions provoquées chez le Lindbergh. Car il était à la fois très conscient de ce qu’il se passait mais subissait du même temps des perditions, des flashs de lumière blanche, des absences plus ou moins maîtrisées.

Il se senti vaguement être ramené contre une source de chaleur, qu’il identifia à l’aveugle comme étant celle d’Ezra. Ni plus ni moins. Après ? Plus grand-chose, à vrai dire. Lorsqu’il reprit vaguement conscience, ses vêtements avaient changés et il était assis dans ce qui semblait être un canapé, une assiette pleine devant le nez. Mais Dahlia avait tout sauf faim. Au contraire, même, son estomac était noué, sa gorge nimbée d’une aura pressurisante. Parler lui faisait déjà peur, mais manger ? Il ne pourrait se plier à l’exercice, il le savait, au fond de lui. Son corps n’accepterait aucune nourriture tant qu’il n’aura pas été apaisé.

La voix d’Ezra fit de nouveau tinter la réalité. « Pourquoi t’es ici, Dahlia ? ». Pourquoi ? Oui, tiens, pourquoi était-il là ? Dahlia eut un instant d’arrêt, ses larmes continuant de rouler en silence sur ses joues rougis par leur sel. Puis, il observa ses mains, ouvertes sur ses paumes, sur lesquelles les manches trop longues d’un pull qui ne lui appartenait pas glissaient alors. Le blond tâcha de faire le tri dans ses pensées. « Pourquoi je… suis... ici ? » L’écho disparu presque aussitôt, laissant place au vide, encore et toujours.

Et puis le choc. Au dehors un éclair tonne de sa présence, n’attirant même pas l’attention de Dahlia. Mais ce fut peut-être une réaction inconsciente que celle par laquelle il fut entièrement noyé. Car subitement, comme un éblouissement incapable de se maintenir, Dahlia revit le sang sur les mains ; le sang d’Anthyllide, le sang de son père. Le sang qu’il avait eu ce jour-là sur les paumes après avoir confié Iris aux secours. Immédiatement, le trop plein d’émotion lié à ce souvenir remonta brusquement dans sa gorge, lui faisant perdre le contrôle sur ses propres réactions.

Il trembla de nouveau, encore plus qu’avant, puis hurla. Un cri de terreur alors qu’il contemplait avec une certaine horreur ses mains blanches mais sur lesquelles il voyait encore le carmin sanguin de son ainée. Les illusions, les pertes de contrôle n’aidait en rien le jeune homme à se maitriser. Se levant de son assise pour une obscure raison, Dahlia termina sa course le dos contre le mur le plus proche, contre lequel il se laissa choir jusque sur le sol, continuant à pleurer. Anthyllide lui manquait. Son cœur lui faisait mal, atrocement mal. Il ne voulait qu’une chose : que tout ceci s’arrête une bonne fois pour toute. Il demandait la pitié pour avoir un peu de repos.

Ses paumes vinrent se poser sur son visage, comme si cela pouvait arranger quoi que ce soit. Ses doigts se refermèrent sur quelques mèches blondes pour les enserrent violemment, tirant dessus. Il tremblait toujours. Les mots parurent soudain vouloir s’extraire de sa gorge, comme si un abcès était en train de se percer. Comme si c’était la première solution à sa perdition. Comme si c’était ce dont il avait besoin. Alors, sans bien prendre en compte tous les paramètres dont il se souci temps d’ordinaire, Dahlia édicte quelques mots, à la phrasée plus hasardeuse qu’à l’accoutumée, l’obscurité toujours présente au-dessus de ses yeux bleus. « La… Il y a…. Anthyllide est morte. » Premier poignard dans le cœur. Anthyllide. Anthyllide. Anthyllide. Sa sœur qu’il aime tant. « Ils m’ont pris l’amour de ma vie… » Façon de parler, mais au même titre que sa mère et Iris, Anthyllide avait toujours été un support nécessaire pour Dahlia ; même quand elle avait été en prison. « Ils m’ont pris ma sœur… mon père… » Un sanglot étranglé pour ponctué le tout.

Il secoue la tête en continuant ses aveux, sa respiration accélérée par le choc qu’il revit brusquement. « J’ai rien vu… Je savais pas… La bombe, la bombe elle a explosée et… » Il est incapable de continuer. Il se revoit près d’Iris tandis que son univers s’effondre, que sa nièce devient orpheline. C’est beaucoup trop à gérer. « J’aurais dû mourir à sa place ! » Il cri presque cette dernière phrase, comme pour exorciser sa douleur ; mais cela ne le mène nulle part. Dahlia est cet animal blessé qui gémit pour qu’on l’abatte ou qu’on le laisse en paix pourvu qu’on le libère du piège dans lequel il a sombré. Ses sanglots redoublent brusquement et il peine à respirer. Non, en réalité, il respire beaucoup trop. Ses poumons ne peuvent pas suivre.

Il hyperventile.



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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Lun 27 Nov - 14:37

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Il y a des choses qui sont naturelles. Sauver un enfant d’une voiture, plonger dans une piscine pour sauver quelqu’un qui se noie, aider une vieille dame à porter ses courses, aider un vieux monsieur qui est tombé, soigné un enfant qui s’est blessé.
Écouter un ami qui va mal.


Ton grand-père t’as donné une éducation, une envie d’être altruiste. Il t’a inculqué cette passion de l’amitié, de l’entraide. Il était le premier à accueillir des ouvriers pour diner le soir, le premier à offrir un bouquet de fleur à deux enfants pour l’anniversaire de leur maman. Il était le premier à faire attention aux autres.

Alors, Ezra fait toujours en sorte d’être bon avec les autres. C’est pour ça que, ce soir-là, lorsqu’il a vu Dahlia si misérable sur le pas de sa porte, il n’a pas réellement hésiter. Heileen l’aurait engueulée si elle avait été là, elle lui aurait dit qu’il ne devait rien à ce type.
Et c’était vrai.


Malgré ça, tu n’as pas essayé de le presser de questions, tu n’as pas essayé de le forcer à quoi que ce soit. N’importe qui aurait profiter de cette occasion pour prendre possession du blond. De son corps, de son esprit. Tu n’en vois pas l’intérêt. L’amour se fait à deux, seul c’est beaucoup moins agréable. Alors, à quoi bon forcer les choses.

Les choses ne vont jamais réellement comme il en a envie. Dahlia ne mange pas. Il s’y attendait un peu, pour être honnête. Après avoir glissé une cuillère de pâtes entre tes lèvres, tu le regardes exploser, impuissant. Le hurlement qui quitta les lippes carmines surpris le brun qui se figea. Avait-il fait une bêtise ? Il posa l’assiette, se tournant de trois quart vers son invité.

Tu ne comprends pas, tu ne peux qu’assister à la scène, désarmé. Tu le vois bondir, se lever pour presque se jeter contre ton mur, se laissant alors glisser le long de celui-ci. Le temps n’est plus au dîner, il ne l’a jamais réellement été pour être honnête. Alors tu poses ton assiette sur le côté et tu viens t’agenouillé devant lui. Ton cœur se serrer à la simple vision de ces larmes. Et tu écoutes.
***
Anthyllide. Ça aussi c’bien un nom à la con à donner à ses gosses. Mais c’est pas trop l’moment de parlementer sur la lignée Lindbergh. Il m’a déjà parlé d’elle, sa grande-sœur. C’t’un peu son modèle de c’que j’avais compris. C’pour elle qu’il est militaire.

J’me souviens y’a plusieurs années, les larmes sur les joues d’Heileen lorsque son père avait perdu la vie. J’avais dû m’occuper d’elle, parce que je l’avais su. A l’instinct. J’avais compris qu’il lui était arrivé quelque chose. J’m’étais précipité chez elle pour voir si tout allait bien et j’avais vu les larmes sur ses joues.

J’comprenais enfin que c’était pareil. Quelqu’un était mort. J’me souviens encore de ma propre peine le jour où Pa’Je’ était mort. J’ai cru que j’allais tout péter dans la boutique. J’ai cru que tout allait valser.

Alors, j’crois que j’peux comprendre c’qui s’passe dans la caboche du blondinet. J’crois que j’peux percuter pourquoi il va si mal. En revanche, j’comprends pas pourquoi c’est moi qu’il est v’nu cherché. Mais qu’importe. Je pose ma main sur sa joue pour essuyer ses larmes au fur et à mesure.

Sauf qu’il n’a pas perdu une personne, mais deux. Son père aussi est décédé.  Bien que c’était pas franchement l’amour fou entre son père et lui, mon cœur se serre à la simple idée de ce qu’il va devoir traverser. Parce que la route ne fait que commencer.

- Je t’interdis de dire ça, Dahlia.

Ma voix sort avant même que je m’en rende compte. « J’aurais dû mourir à sa place ». Mon corps tout entier à rejeter la simple éventualité qu’il ait pu mourir, qu’il aurait dû mourir. J’attrape son menton avec un minimum de douceur pour qu’il lève les yeux vers moi.

- Penses à ceux que tu aurais laissé derrière. Pense à Opale, pense à Iris, pense à…

Pense à moi. Ces mots ne peuvent pas quitter mes lèvres.  Je ferme la bouche, à genoux entre ses jambes, je prends son visage en coupe, continuant d’essuyer les larmes qui roulent le long de ses joues.

Et puis, la respiration devient sporadique, elle devient rapide et je le sens trembler plus encore. Je sais ce qui lui arrive, j’ai fait la même chose le jour où j’ai enterrer mon grand-père.

Alors, j’attrape ses mains et je les places devant son nez et sa bouche, en coquille.

- Garde les mains comme ça. Calme toi Dahlia. Respire doucement. Concentre-toi sur ma voix. Je suis là, ça va aller.

Ma voix est douce, presque comme si je murmurais. Il panique, rien ne sert de le stresser encore plus. Je viens m’assoir à côté de lui, passant un bras derrière son dos pour le prendre dans mes bras. J’pose ma tête contre la sienne en caressant ses cheveux. L’idée, c’est qu’il se détende un peu.

- T’es en sécurité, ça va aller.

J’continue de répéter des bêtises, des mots réconfortants. Juste de quoi cesser sa crise. Juste de quoi le rassurer un peu.
Mais je sais pas quoi faire de plus. J’ai jamais été très bon pour réconforter. J’sais juste faire des câlins moi, j’sais pas si ça suffira.
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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Lun 27 Nov - 16:40

Dans les ténèbres de cette perdition, il y avait tout de même une lueur fugace à laquelle Dahlia essayait de se raccrocher ; un phare vers lequel il était comme attiré. Plus qu’une simple envie, c’était là une question de survie avant tout ; la survie de sa conscience, de son lui intérieur. La survie du Dahlia que tout le monde connait. Car qui sait ce qui pourrait émerger à sa place s’il était ainsi laissé de la sorte, à dépérir lentement, à petit feu ; comme brûlé vif ?

Un frisson le prend tout entier alors qu’il sent son visage être entouré par une paire de mains n’étant pas les siennes, que la lumière affronte de nouveau son champ de vision jusque-là gardé à l’obscur par ses propres paumes. Ezra. Il est là, il est avec lui. Il lui parle. C’est ce dont Dahlia avait besoin, ce sentiment de nécessité, d’envie d’exprimer quelque chose qu’il ne parvenait pourtant pas à mettre en mots. Mais pour l’heure, son esprit divague, il ne suit que la ligne ténue de sa soif de tranquillité. Il ne veut plus souffrir autant, il cherche un remède, n’importe lequel. Comme un junkie en manque, Dahlia tremblait tant que même l’idée la plus absurde possible lui aurait sans aucun doute convenue. Et ce n’était pas une bonne chose ; loin de là.

Ses mains à lui sont ramenées devant son nez. Dahlia a l’impression d’asphyxier, les premières secondes. Mais finalement, ce stratagème l’aide à retrouver une respiration normale. Si ses inspirations et expirations sont bien loin d’être détendues, elles sont déjà plus calmes, moins corrosive pour son propre corps. Il peut profiter des bienfaits de l’oxygène dans ses poumons sans craindre de ressentir de l’étouffement du même coup. C’est déjà un stress en moins qu’il ressent ; comme si un petit poids avait été retiré de ses épaules. Et c’était grâce à Ezra.

Le grand brun le ramène alors contre lui et Dahlia se sent subitement en lieu sûr. Oui, voilà. Il le lui avait dit, en plus ; qu’il était en sécurité, maintenant. Sécurité. Ce simple mot le fait trembler. Était-ce seulement vrai ? Le Lindbergh veut s’illusionner pour l’instant et se persuader que c’est bel et bien le cas.

Il ne veut plus s’imaginer mille et un scénarios catastrophe ; il en a trop fait au cours de ces cinq derniers jours. Alors, dans une tentative de rester arrimer au roc qui l’empêche présentement de se noyer – à savoir, Ezra- Dahlia referme les doigts de l’une de ses mains sur le haut du plus âgé. Il tremble toujours, encore. Mais il ne veut pas lâcher. « Qu’est-ce que je vais faire… ? Elle me manque tellement… »

Les larmes roulaient encore sur ses joues, à un rythme un peu moins incontrôlable cependant. Il avait d’autres choses aux sujets desquelles s’exprimer cependant. « Iris… Elle est orpheline à cause de moi pourtant… Si j’avais pas… Si je n’avais pas dit à Anthyllide de rester assise, si je n’étais pas aller m’occuper d’Iris à sa place, elle n’aurait pas été fauchée par l’explosion ! » Mais lui, si. Pourtant, Ezra lui a fait comprendre qu’il ne devait pas tenir des propos du genre de ceux qui avait été les siens, une poignée de secondes auparavant. « Pourquoi est-ce que je ne fais jamais rien correctement ? Pourquoi est-ce que c’est toujours aux autres de payer le prix de mon imbécilité ? Pourquoi… ? » Sa voix se rompt l’espace d’un instant, remplacée par un hululement auréolé de douleur. Il glapit. C’est une âme captive et torturée. Dahlia n’en peut tout simplement plus. « Il y avait du sang partout… »

Et dans son dos, il a l’impression de sentir encore le souffle de l’explosion.



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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Lun 27 Nov - 19:04

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Un moment de flottement. Un moment ou Ezra ne sait plus vraiment quoi faire de plus, gardant avec douceur le corps du blond au creux de ses bras. Il était encore tremblant mais, il sentait sa respiration s’apaiser. C’était tout ce qu’Ezra voulait, qu’il s’apaise.
La pluie continuait de frapper violemment aux carreaux, donnant à la pièce une atmosphère chaleureuse. Un feu crépitait dans la cheminée, un CD de vieux rock tournait en fond sonore.


Tu continues de caresser ses cheveux, déposant parfois un baiser sur son front, à la manière d’un père cajolant son fils épris d’un gros chagrin. Tu ne sais pas ce qui pourrait le consoler. Enfin, si. Tu sais que rien ne pourra réellement le consoler. Tu resserres ton étreinte sur lui, renvoyé dans ton propre passé, à tes propres peines. C’est douloureux mais tu sais que tu dois être fort pour lui, que tu ne dois pas t’ébranler. Parce que sinon, tu ne lui serviras à rien.

Les minutes s’égrènent et Ezra ne bouge pas, continuant de diffuser de la chaleur au plus jeune. Il a toujours eu une température corporelle assez élevée. Ses doigts jouent doucement avec les mèches blondes dans un élan tendre. Le plus jeune finit par agripper son t-shirt, et sa voix lui brise un peu plus le cœur.

- Et elle te manquera toujours, Dahlia.

Parce que c’était la stricte vérité, tu le savais. Jamais il ne l’oublierait, jamais il ne comblerait le manque qu’elle lui apporterait dans les prochains mois.
***
J’savais qu’il était proche de cette sœur-là.  J’savais que ça serait dur pour lui. Alors je l’écoutais vider son sac. Je l’écoutais me dire que c’était de sa faute, que c’était à cause de lui. J’dis rien mais j’en pense pas moins. Je sais que mes mots seront pas spécialement réconfortants. Alors j’attends qu’il finisse, j’attends qu’il vide son sac, qu’il se calme. J’l’installerais dans la chambre d’ami, j’suis content d’avoir laver tous les draps hier. Il dormira là, j’le laisse pas repartir comme ça.

- Si c’est toi qu’est là, c’qu’il y’a une raison Dahlia. Arrête de t’en vouloir. Ta sœur voudrait pas ça.

Ça, j’en suis sûr. J’la connaissais pas la p’tit mais j’suis sûre qu’elle détesterait voir Dahlia dans cet état. Autant qu’moi ! J’pense qu’elle serait folle de voir sa famille brisée, de les voir se faire du mal les uns après les autres. Elle comprendrait, c’sûr. Mais elle essayerait de les secouer.

- Ils te manqueront toujours et tu les pleureras toujours, mais tu apprendras aussi à vivre sans eux. Et moi, je serais toujours là.

Parce que ça me tuait de l’admettre, mais j’avais ce type dans la peau. J’l’avais dans la peau et il s’était insinué dans ma vie comme un poison. Un poison terriblement agréable quand il était là, violemment douloureux quand il partait.
J’me redresse un peu et me met face à lui pour essuyer doucement ses larmes.

- Désolé, j’suis pas très bon pour réconforter les gens.

C’était vrai, j’étais une putain d’merde dans c’domaine, j’espérais simplement pouvoir sécher ses larmes. Je savais que je n’arracherais pas de sourire, pas ce soir, c’était trop tôt. Mais j’m’y emploierais. J’voulais pouvoir le voir sourire à nouveau.
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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Lun 27 Nov - 19:43

Beaucoup disent qu’il veut mieux énoncer clairement une vérité qui fait mal qu’un mensonge qui apaise. Sauf que Dahlia ne voit présentement pas les choses de cette manière. C’est facile de raisonner de la sorte lorsque l’on n’est pas justement confronté à une situation qui nous donne envie de rejeter toute forme de vérité, pour se concentrer uniquement sur l’illusion portée. Dahlia tremble, mais de moins en moins. Il n’y a rien de plus douloureux que cela, que la vérité. Surtout dans son cas. Il voudrait pouvoir se dire, qu’il cauchemarde, mais il sait au fond de lui que ce n’est en rien le cas. Et il rejette cet état de fait, il s’abandonne à la chaleur d’Ezra, venant se blottir contre lui.

L’étreinte qu’il reçoit et qui s’intensifie, le réconforte, le fait plonger encore plus dans une douce torpeur qui le conforte dans un cocon très apprécié. Il ne veut plus bouger. Il veut rester là jusqu’à plus soif de cette chaleur-là ; celle qui parvient doucement à le calmer, à le ramener à la raison. Celle de celui qu’il est venu chercher. Celle d’Ezra. « Je suis désolé… Je suis tellement désolé… » Ses sanglots, doucement, s’égrènent un peu plus après ces quelques excuses prononcées. Il se calme, finalement. Ses larmes cessent de couler, il a sans doute sacrifié tout son stock sur l’autel de sa tristesse, de son cœur cassé. Il recommence aussi à réfléchir, un tout petit peu. Pourquoi ‘désolé’ ? Pour sa sœur ? Pour son père ? Pour… autre chose ? Sans doute que oui. Pour Ezra, très certainement.

Car Dahlia, s’il agit selon des principes qu’on lui a inculqués très tôt dans la vie, n’en est pas un imbécile aveugle pour autant. Ou alors, pas entièrement. Il comprend, il sait ce que lui dit Ezra à travers ces mots-là. Il se souvient de leur discussion dans l’arrière-boutique du fleuriste il y a deux mois. Mais aussi de cette nuit passée avec lui, la première. Ces pensées-là le réchauffent un peu de l’intérieur. Il se sent en sécurité, oui ; le brun lui a assuré qu’il en était ainsi, après tout. Il est vrai que lorsque l’on est près d’une personne capable de nous donner autant d’amour, les choses sont tout de suite plus simples, n’est-ce pas ? Oui. Non. Peut-être. Cela par contre, Dahlia ne le sait pas. Mais il réalise alors, ivre de tristesse, de ce qu’il a pu infliger à celui qu’il avait longtemps défini comme étant son ami. Bien incapable de faire une échelle de la douleur pour savoir où situer quoi, le Lindbergh, pourtant, ne veut pas continuer dans cette voie. Ezra n’avait pas mérité ça. Si une seule personne était à blâmer, c’est lui-même. C’était Dahlia.

Il était temps de faire amende honorable. Le brun le méritait amplement. Et très honnêtement, désormais rendu saoul par l’alcool du mal et du manque, Dahlia réalise qu’il le désire aussi. Pour la première fois, il semble être honnête avec ses ressentis, ses sentiments.

Doucement, donc, il éloigne un peu son torse de celui réconfortant d’Ezra. Ses yeux, rougit par les larmes s’ancre dans ceux noirs d’Ezra. Dahlia veut essayer d’être honnête. Il ne sait pas s’il va y arriver et il ne sait même pas s’il sera capable de tout gérer par la suite, mais il était temps de mettre tout cela à plat. Il combattait présentement une vérité qu’il ne voulait pas entendre avec une vérité qui occupait suffisamment son esprit pour que l’illusion du sang d’Anthyllide disparaisse pour l’heure. Et il ne voulait pas couper cette chance unique de continuer sur cette voie.

« Ezra… » Lentement, l’une de ses mains remonte après avoir lâché sa prise sur le haut du fleuriste, sur la joue de ce dernier. Ses doigts effleurent à peine la peau pourtant si chaude de son homologue. « Ezra, est-ce que je… » Il hésite un instant, frissonne, mais finalement ose sauter le pas. « Est-ce que je peux t’embrasser ? »

Il avait conscience qu’il n’avait rien fait pour pouvoir exiger d’Ezra ce genre de chose. Ce serait donc au brun de décider s’il lui laissa l’accès ou s’il le maintenait hors de sa portée. Et dans tous les cas, Dahlia s’y plierai.



Merci Heileen ♥️

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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Lun 27 Nov - 21:54

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Il y a des choses qui arrivent alors qu’on ne s’y attend pas. Des choses tristes mais, aussi des choses biens. Mais parfois, le tout mélanger fait qu’on ne parvient plus à se souvenir. On n’arrive plus à savoir dans quel sens comprendre. Il y a des fois ou les gestes des autres sont mal interprétés, on ne peut pas deviner.

Et puis, il y a ces fois ou tout est clair. Ou tu ne comprends pas réellement pourquoi ou comment, mais ou la formulation est si limpide que tu te rends bien compte de ce qu’on te demande. Tu restes interdit, sans savoir comment agir, dans quel sens prendre ce qu’on t’a dit. Alors tu attends de voir comment la suite évolue.

Ezra n’aurait jamais pensé que cette conversation en finirait là. Il pensait que Dahlia allait pleurer toutes les larmes de son corps et qu’il s’effondrerait de fatigue dans ses bras. Le brun n’était pas contre, ça lui permettrait vraiment de se reposer. Il savait à quel point ces journées pouvaient-être fatigante, épuisantes.

Tu entendis vaguement ses excuses. La chaleur qui émanait de son corps t’avait aussi apaisée. C’était probablement une attente égoïste de sa part mais, le fleuriste était heureux qu’il soit venir à lui. Qu’il ne soit pas allé chez Opale. Il était heureux de pouvoir le serrer dans ses bras, sentir son odeur. Il détestait l’occasion qui avait fait venir Dahlia dans son appartement mais, il était heureux d’avoir été choisi.

- C’est pas grave.

C’était faux, évidemment. Tu n’avais pas envie de l’accabler inutilement mais, la douleur que tu avais ressentis ces derniers mois n’était pas rien. Ça t’avais achevé, t’avais réussi à te remettre à la drogue, même ponctuellement. Tu avais même été un con jusqu’au bout. Mais, à cet instant précis, ce qui comptait c’était de calmer le blond, de lui donner un peu de tendresse et d’accueillir sa peine.
***
J’étais un peu paumé, pour vrai. Mais là dans l’instant je m’en fichais. J’avais posé ma main sur la sienne après m’être reculé, mais je continuais de caresser ses cheveux. J’essaie d’me faire aussi doux que possible en vrai mais, c’est difficile. Comment dire.

Il est beau, diablement beau. Même avec les yeux remplis de larmes, même avec les cheveux encore humides de la pluie. Même triste à en mourir il est diablement beau.
Et moi, j’suis qu’une sombre merde. J’suis infoutu de savoir comment le réconforter, comment éviter de le voir encore pleurer. Parce que j’ai envie qu’il me sourit. C’est débile, hein ? J’trouve aussi.

Et puis, il plante son regard dans l’mien. J’vous jure, j’ai senti mon cœur s’arrêter une seconde. Ses yeux étaient pleins de sensations différentes. J’vous avoue qu’j’en ai r’connu aucune, j’suis pas bon à c’jeu-là. Mais c’était intense.

Puis y’a eu mon prénom, entre ses lèvres. J’ai frémis, j’avais la chair de poule tout l’long des bras ! Ça m’fait un d’ces effets quand il m’appelle par mon prénom.
Et puis la suite, me cloua sur place.

Il me demandait réellement s’il pouvait m’embrasser ? J’senti mes sourcils se froncer doucement alors qu’une de mes mains venait essuyer un résidu de larme sur sa joue.

- J’sais pas, tu vas t’barrer après ?

Pas que j’ai pas envie de l’embrasser, j’en crève d’envie. Mais au fond, j’suis un peu frileux. Les deux dernières fois ça s’est mal fini. Et comme on dit, « jamais deux sans trois ».

Ma main glisse dans son cou doucement, passant derrière pour le faire se cambrer un peu en avant, la tête en arrière. J’approche mes lèvres des siennes, mon souffle chaud se mêlant au sien.

- Soit bien sûr de toi, Dahlia.

Je ne franchirais pas les derniers millimètres qui séparaient nos lèvres, j’suis pas fou, j’ai pas envie d’avoir encore une fois l’cœur brisé. Mais s’il le fait, il n’y aura plus de retour en arrière possible.
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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Lun 27 Nov - 22:30

Les frissons du mal, de la peur ont été remplacés par d’autres, plus indéfinissables. Mais plus agréables du même coup. L’ambiance a changé du tout au tout mais ce n’était pas pour déplaire à Dahlia. Lui n’attendait que cela depuis cinq jours, que l’ambiance morbide qui lui collait à la peau change enfin. Et c’était enfin possible ; enfin il voyait le bout de ce sombre tunnel dans lequel il asphyxiait et se perdait toujours plus loin. Une main tendue vers la lumière, de laquelle il ne voulait plus être séparé, et le voici rendu à demander à Ezra s’il pouvait lui dérober un baiser.

En réfléchissant bien à son sinistre comportement précédent avec le brun, Dahlia s’était dit qu’il se ferait repousser par ce dernier. C’aurait été autrement compréhensible, après tout, qui aurait supporté que l’on agisse ainsi avec lui pour finalement accueillir à bras ouvert l’odieux personnage qui s’était cru au-dessus de tous en actant de la sorte ? Personne, sans doute. Ou peut-être si ; un seul type de personnes pouvait peut-être lever la barrière de cet accès en dépit de tout le reste. Les amoureux. Les sincères sentiments qui animaient une personne pour une autre. Dahlia avait cette chance à portée de mains, à portée de lèvres, même.

Ses lippes tremblèrent, justement, aux mots d’Ezra. Il détourna le regard un instant, piqué au vif d’une nouvelle vérité dont il se serait passé – quoi que pas autant que l’ainée de ses actuelles terreurs – mais à laquelle il savait ne pas avoir droit d’échapper. Alors, il encaissa et déglutit. Après quelques rapides réflexions, il réalisa que son envie de l’instant était toujours bel et bien présente.

Les lèvres d’Ezra étaient tentatrices, tant et si bien que le Lindbergh ne se questionnait plus sur quoi que ce soit d’autre. La normalité – ou non – d’embrasser un autre homme ? Dissoute. Ses ‘sentiments’ à l’égard de Cerise ? Envolés. Ses devoirs conjugaux envers Opale ? Une entrave abrogée. Il n’y avait que lui. Ezra. Que lui et sa chaleur. Ezra. Que lui et sa présence. E. Z. R. A.

Alors, en sentant le souffle chaud du brun sur la peau de son faciès, Dahlia sentit quelque chose dans son esprit s’affaisser ; dans le bon sens du terme. « Je… Non. Je ne m’enfuirai plus…Je te le promets. » Il était sincère, vraiment. L’avenir ne dirait pas ce soir s’il serait en mesure de garder ces mots-là en office, mais Dahlia était réellement investi dans ses propos et ne voulait pas envisager un instant qu’il ne serait pas capable de les mener à bien.

Ainsi donc, le blond déglutit avant de prendre une profonde inspiration. Puis, il vint presser ses lèvres contre celle de son camarade couleur ténèbres. D’abord timide, Dahlia se souvint des embrassades données par Ezra, avant. Lors de leurs précédentes entrevues. La chaleur monta brusquement le long de son dos et il vint de lui-même approfondir le baiser, gémissant dans l’échange devenu soudain plus ancré, plus passionné. Comme quoi, la peine peut parfois donner des ailes à d’autres envolées physiques. Car en même temps que ses désirs, c’était son propre corps et ses propres envies que Dahlia rencontraient et apprivoisaient. Il s’arrêtait dessus pour la toute première fois ; aussi se laissa-t-il guidé par ces dernières. Elles étaient sans doute bien meilleures conseillères que sa détresse et ses désirs de mourir. Et elles étaient bien plus attractives également ; plus plaisantes.

Ne s’interrogeant plus, mettant toutes les pensées qui ne gravitaient pas autour d’Ezra en berne, Dahlia rompit finalement le baiser pour reprendre sa respiration, les joues colorées de rouge et le regard quelque peu voilé, étrange. Il ne comprenait pas et ne souhaitait pas comprendre. Seul l’instant et les gestes comptaient alors. Frissonnant toujours, Dahlia vint alors nicher ses lèvres dans le cou d’Ezra, y déposant quelques baisers. L’une de ses mains vint remonter la ligne des bras du plus âgé pour finir sa course dans la chevelure d’ébène du concerné, y exerçant une petite pression.

L’autre main, elle, se détacha un instant de celle d’Ezra pour venir guider cette dernière jusque sous le pull maintenant porté, trop grand pour Dahlia. Sa paume guida celle d’Ezra jusqu’à son dos ; espérant que peut-être, les doigts du géant viendrait s’égarer encore ici, comme avant. « Hum… ». Ensuite, de sa main redevenue libre, il commençait d’ores et déjà à enlever ce vêtement qui l’entravait à sentir la chaleur d’Ezra.



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MessageSujet: Re: Tell me how does it feel, when your heart grows cold, grows cold, cold (E Z R A)   Mar 28 Nov - 13:50

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Les choses se mettent parfois en place d’une manière plus qu’étrange. D’un moment à l’autre, on n’essaie plus de réconforter, on n’essaie plus de chercher des mots doux. Non, on se retrouve simplement à essayer de combler un vide, comme on peut. Parce qu’après tout, tout ce qui compte, c’est que les choses évoluent. Que Dahlia sèche ses larmes, qu’il s’apaise.

Alors tu le laisses agir, il sait mieux que toi ce qui est bon pour lui. Il sait mieux que toi ce qu’il veut, comment il veut avancer. Toi t’étais tombé dans le travers de la drogue déjà à cette époque. T’as quand même de la chance d’avoir ce pouvoir, parce que sans ça, tu serais un pauvre junkie au fond du trou, t’aurais perdu ta boutique, ta baraque et tes amis.

Lui, il est plus intelligent qu’Ezra n’a pu l’être par le passé. Ou peut-être que la drogue n’est simplement pas une option. Ce qui n’étonnerait pas réellement le brun présentement. Son souffle se mêle toujours avec celui du blond, patientant doucement en attendant la suite des événements. Ses doigts se perdent délicatement dans la chevelure qu’il aimerait un peu plus longue.

Oui, tu le préférerais avec des cheveux longs. C’est une réflexion que tu t’es faites il y a quelques temps déjà, alors que tes pensées étaient encore tournées vers lui. Ça n’a aucun rapport avec ta bisexualité, d’ailleurs. Tu es simplement persuadé qu’il serait diablement beau avec une cascade fine de cheveux descendant sur ses épaules. Mais, qu’importe. Ce n’est pas le cas et pour le moment, tu as autre chose à penser.

Et puis, ces quelques mots. Ezra sent son cœur exploser de joie en les entendant. Malgré tout, une ombre rôde au-dessus de lui et son esprit ramène bien vite le brun à la raison : Dahlia est triste. Il est seul, perdu. Pour l’instant, il dit ça. Mais qu’en sera-t-il le lendemain matin ? Mais pour l’instant, il ne veut pas y penser. Il veut y croire.

Alors doucement, tu le laisses prendre le temps qu’il lui faut pour franchir le faible espace qui vous sépare. La simple caresse de ses lèvres sur les tiennes suffit à t’électriser, hérissant ta peau. Mais tu ne bouges pas, tu le laisse découvrir. Tu le laisses expérimenter. Parce que tu as envie de voir ce qu’il serait capable de faire, ce qu’il a envie de faire.
***
Est-ce que c’est un crime d’être heureux quand quelqu’un est au fond du gouffre ? Parce que j’dois bien dire que mon cœur s’est emballé lorsqu’il m’a embrassé, le bougre. J’ai des papillons dans l’ventre et des frissons partout. C’est ça, moquez-vous. J’suis pas une ado pré-pubère, j’y croyais juste plus.

Et puis, si seulement il avait juste fait un baiser rapide, mais non ! Il a été plus loin, et quand j’ai senti sa langue contre la mienne, j’crois que j’aurais défaillis si jamais pas déjà été assis. Ma main se pressa un peu plus sur sa nuque.

On était à bout de souffle lorsqu’on se sépara. Mon regard se perdit dans le sien, je n’arrivais pas réellement à y lire ce que je souhaitais y voir, pour être honnête. Mais je n’arrivais pas à y détecter quoi que ce soit. C’était un peu compliqué. Mais, bien vite l’image de son visage disparu de mon champ de vision. Il glissa ses lèvres dans mon cou, m’arrachant un grognement rauque de surprise. J’avais toujours été sensible du cou, j’étais pas sûr qu’il l’ait remarqué avant. J’crois pas. Mais j’peux que fondre s’il fait ça.

Je le sens qui guide ma main jusqu’à son dos, passant sous son haut. J’ai bien compris ce qu’il veut, j’ai bien saisit ou il veut en venir.
Malgré tout, je ne peux pas. Je caresse pourtant son dos, doucement, embrassant sa tempe. Mais je n’irais pas plus loin, pas ce soir, pas dans ces circonstances. Je recule un peu, passant mon visage devant le sien et plongeant mes yeux dans l’océan des siens.

- C’est pas une bonne idée. Crois pas qu’j’ai pas envie d’toi, c’faux. Mais j’ai pas envie que demain tu le regrette. Alors j’te propose qu’on aille s’allonger, qu’on discute de tout et rien, qu’on s’embrasse si tu veux, si ça te fais du bien, mais j’te ferais pas l’amour Dahlia. Pas ce soir.

J’ai conscience que c’peut-être tout ce qu’il attendait de moi, que je lui sers peut-être qu’à ça. Mais justement. Si c’est pas le cas, il comprendra. Si c’est pas le cas, il saura me le dire. Enfin, ça changera pas ma décision, mais on s’en fout non ? Si j’arrive à lui remonter un peu le moral autrement, ça sera toujours ça de gagné.
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