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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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People always told me be careful of what you do | Cooper R. & Elliot G.
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MessageSujet: People always told me be careful of what you do | Cooper R. & Elliot G.   Dim 10 Sep - 19:41

La cause d’Elliot, qui consistait à faire couler les sponsors d’Astrophel, avait beau lui tenir à cœur, et avoir une grande importance dans sa vie, elle n’était pourtant pas au goût de tout le monde, et rares étaient ceux qui faisaient l’effort de la comprendre. Puisque les choses étaient ainsi, que le monde était effectivement gouverné par l’argent, et le pouvoir aux mains d’une petite minorité, un individu seul ne pouvait changer les choses, alors pourquoi s’entêtait-il à essayer ? Face à cette question, Elliot restait toujours un peu bête, incapable d’argumenter, si ce n’était que c’était important pour lui. Le fait qu’on lui rappelle que seul, il n’avait aucun impact, avait tendance à réduire son ambition de voir, un jour, le monde dans lequel il vivait devenir meilleur. Loin de réduire à néant les espoirs du jeune homme, ces remarques, pleines de bon sens et beaucoup trop terre-à-terre pour Elliot, vexaient le brun au fond de lui, ne supportant pas de ne pas pouvoir faire bouger les choses.

Quelques semaines après avoir été viré de Persona, Elliot avait entamé une série de procédures afin de faire entendre sa voix au sein de l’entreprise. Entre manifestations –où il était seul devant l’immense bâtiment de l’agence, avec sa pancarte branlante entre les mains-, lettres de menace et grèves de la faim –toujours seul, assis par terre contre un poteau électrique en face des locaux de l’entreprise-, l’ancien super-héros avait écumé un tas d’activités afin de faire valoir sa pensée auprès de ses anciens patrons. Malheureusement, et au grand désespoir du jeune homme, il n’avait reçu aucune réponse à ses revendications, et l’indifférence de son ancienne agence lui était apparue comme un ouragan qui emportait tous ses espoirs sur son passage.

Au bout d’un certain temps, Elliot avait fini par accepter que sa voix seule ne vaille rien face à la grandeur du lobby auquel il s’attaquait. C’est à ce moment là que le jeune homme commença à parcourir les rues de la grande ville, tracts à la main, pancarte dans le dos, afin de rallier des gens à sa cause, le but ultime étant de remplir une pétition d’au moins 10 000 signatures –il en était à présent rendu à 32.

Au début, ses techniques d’approchent pouvaient clairement s’apparenter à du harcèlement, le schéma classique étant : Vous êtes tranquillement entrain de vous rendre à l’épicerie, votre panier en osier dans la main, vos écouteurs dans les oreilles –signe que, normalement, personne n’a le droit de venir vous emmerder. Et là, un énergumène mal peigné débarque en courant, une liasse de papiers découpés de travers à la main, tout sourire, et réclame votre attention. Vous enlevez un écouteur, et votre sourcil droit commence à se hausser à mesure que l’énergumène vous énonce son projet. Vous vous retenez de lui rire au nez, et vous le contournez afin de reprendre votre route, en prenant soin de remettre votre barrière anti-gens-relou dans votre oreille. Vous laissez derrière vous un jeune homme démunis –pour quelques minutes seulement-, et il vous regarde vous éloigner, le dos vouté, les bras ballants, posture reflétant son échec cuisant. Quelques minutes plus tard, alors que vous hésitez entre deux melons au rayons fruits et légumes frais de votre épicerie, l’étrange spécimen que vous avez rencontré plus tôt s’affaire à retarder l’itinéraire d’une autre personne. Et le schéma se répète, inlassablement, entrecoupé de moments de joies où une personne accepte d’en savoir plus, ou, agacée, signe la pétition avant de s’en aller d’une démarche pleine de rage.

A présent, le schéma n’avait pas vraiment évolué, si ce n’est que les techniques d’approche d’Elliot s’étaient nettement améliorées, à force de mois d’entrainement. Il avait peaufiné sa démarche, ses phrases d’entrée en matière, son sourire, son apparence –pour avoir l’air un minimum professionnel, sa stature, ses phrases choc. Tout était plus ou moins calculé par le jeune homme, afin d’avoir l’air le moins possible d’un harceleur. Il avait abandonné les grands gestes théâtraux lorsqu’il s’adressait à une personne en particulier, avait mis de côté les dénonciations brutales sur le comportement irresponsable de ses interlocuteurs. Et pourtant, Elliot était encore loin de devenir un orateur de talent, bien au contraire. Cependant, ce qu’on ne peut pas lui enlever, c’est qu’il ne baissait jamais les bras, malgré les stops brutaux qu’il s’était pris dans la gueule, et la difficulté de sa quête.

Adossé à un lampadaire, agitant les bras au rythme des vérités existentielles qu’il énonçait, Elliot, par un bel après midi ensoleillé, expliquait à une vieille dame le sens même de sa vie, à savoir signer sa pétition contre l’exploitation des personnes possédant un pouvoir, par les grandes sociétés très riches et très méchantes. L’octogénaire hochait la tête, les yeux ronds, les bras croisés, en osmose avec les propos du jeune homme. A la fin de l’entretient, qui dura une vingtaine de minutes, Elliot tendit une feuille froissée à la retraitée, qui y déposa une signature d’une main tremblante, avant de reprendre son chemin, avec la lenteur d’un escargot qui porterait sur son dos des haltères de 20 tonnes.

Satisfait, Elliot parcourut la place du regard. A quelques mètres, la statue du fondateur d’Astrophel semblait le féliciter pour sa réussite, et le brun se sentit reboosté. Il se remit donc en quête d’une personne à endoctriner, sa sacoche pleine d’informations accrochée à son épaule. Les cibles les plus intéressantes, et ça, Elliot l’avait vite compris, c’était les personnes âgées. Puisqu’elles ont du temps à perdre, qu’elles sont seules, et qu’elles vont bientôt mourir, elles sont toujours heureuses de parler avec un jeunot, peu importe la raison qui l’amène.

Aujourd’hui semblait être son jour de chance, puisque le brun repéra une forme humaine courbée, penchée sur une canne, assise sur un banc à quelques mètres de lui. Il se dirigea nonchalamment vers la dite silhouette, qui s’avérait être un papy entouré d’une nuée de pigeons, qu’il nourrissait comme s’il s’était agi de ses petits enfants. Concentré sur le vieux, Elliot ne vit pas l’ombre rapide qui se dirigeait perpendiculairement à lui, et qui fonçait dans sa direction. C’est ainsi qu’il percuta de plein fouet un inconnu sombrement vêtu, la tête du jeune homme rencontrant l’épaule de l’autre.

Elliot avait fait un bond en arrière, et avait manqué de se ramasser au sol. Il se frotta le front en grimaçant, et maugréa un « Aïeeee… » plaintif. Il releva lentement les yeux vers la personne qu’il avait heurté, et, avant de prendre la peine de s’excuser, vérifia que le papy était toujours avec ses enfants pigeons.

« Excusez-moi, j’ai pas fait attention. » Se justifia le jeune homme en frictionnant son front, à présent rouge et bossu.
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