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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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nothing but my name. ❞ (romanina) ☽
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MessageSujet: nothing but my name. ❞ (romanina) ☽   Mar 1 Aoû - 10:48


NOTHING BUT MY NAME
NINA X ROMAN

CAMILANina dépêche toi de te maquiller nous devons être en ville dans une heure.
NINAOu sinon, j'ai une meilleure idée ! Vous y allez sans moi et je vous rejoins après.

Elle dit "après" mais elle veut dire "jamais".
Sauf que Camila s'en fout, elle ne daigne même pas lever les yeux de son smartphone et sort de la salle de bain sans se retourner. Elle ne voit donc pas sa fille lever les yeux au ciel devant le miroir sur lequel elle est penchée. Tant mieux, Maman n'aime pas trop quand ses filles lui manquent de respect.

Elle sort en sous-vêtements de la salle de bain pour rejoindre son dressing et médite un long moment. On ne leur demande pas de réfléchir à grand chose, mais le choix des fringues, du maquillage et parfois même de la perruque -pour Casey notamment- c'est un peu le seul sur lequel on attend d'elle une réflexion longue et minutieuse. Elle soupire, essaye mentalement trois tenues différentes et finit par enfiler une paire de skinny jeans clairs, un crop top qui laisse voir son nombril seulement lorsqu'elle lève les bras et décide de s'arrêter là.
Prix total de la tenue, pas loin de $300.

Elle détache ses cheveux enroulés dans la serviette épaisse, et les laisse tomber sur ses épaules. Puis, décidant que ce n'est pas si mal comme ça, attrape son téléphone sur le rebord du comptoir et descend les escaliers quatre par quatre. Comme elle s'y attendait, les caméras qui suivent le lancement de la nouvelle saison de leur émission les attendent déjà devant leur maison. Elle leur passe devant sans les voir -à force, ils font partie du décor- et monte dans la voiture dans laquelle l'attendent déjà sa mère et sa petite soeur.

CAMILATu aurais pu mettre une paire de talons, on n'ira nulle part ailleurs que sur la grande place.

Elle hausse les épaules, s'intalle à l'arrière de la voiture et laisse tomber sa tête contre la vitre teintée, sans daigner un regard vers sa mère qui de toute façon est déjà en pleine conversation téléphonique avec dieu ne sait qui.

Pour Nina, sa mère était en train de mener une belle opération de vengeance pour lui avoir préféré sa belle-mère lors des fêtes de fin d'année, et la punissait en l'obligeant à l'accompagner à son énième meeting de la semaine alors qu'elle était tout à fait capable d'y aller seule. Elles venaient tout juste de s'installer en ville -certains camions n'étaient pas encore arrivés et il lui manquait plus de la moitié de ses affaires restées à L.A. quand tout d'un coup Maman et Jensen -son beau-père- avaient eu la brillante idée de tourner la prochaine saison de leur "petit bijou" dans la capitale du divertissement.

Et elles ne sont pas au milieu de la foule depuis plus d'une heure que Nina a déjà envie de rentrer. Elle se penche vers Casey, derrière la grande table sur laquelle elles donnent leur interview, en haut d'une estrade prévue spécialement pour leur venue.

NINAJ'ai envie de me barrer.
CASEYEssaye un peu et maman te tuera quand on rentre.
NINADis lui que je me sentais pas bien, je te jure qu'à la prochaine pause je me casse d'ici.

Elle fait mine de rire et sa soeur fait de même. Casey hausse les épaules discrètement, se redresse et fait un sourire à l'assemblée quand sa mère lui fait une blague sûrement préméditée. Nina quant à elle inspecte ce qu'il se passe au-delà de la foule. Avec un peu de chance, elle pourra contourner les vigiles -après tout ils ne contrôlent que les entrées, pas les sorties- et partir en courant suffisamment vite pour être loin lorsque sa mère réalisera son absence.
Ouais, ça paraît bien, comme plan.

En backstage, ils ont déjà installé de petits sièges avec miroirs afin de retoucher leur maquillage qui a coulé et autres futilités dans le même genre. Et après avoir signalé à sa soeur qu'elle mettrait son plan à éxécution, Nina rassemble sa masse de cheveux dans une casquette, vérifie où en est sa mère et au moment où elle lui tourne le dos, tape un sprint en direction de la sortie.

Elle bouscule deux, trois personnes sur la route. Sans s'arrêter, sans donner à quiconque le temps de la reconnaître, elle s'éloigne de la place jusqu'à ne plus entendre la voix de sa mère au loin, et s'autorise enfin une pause. Elle s'arrête en plein milieu de la route, haletante, les mains sur les cuisses et quelques mèches de cheveux rouges qui se sont fait la malle hors de son couvre-chef lors de sa course.

HANNAH... dépêche-toi on est en retard !

Elle lève la tête vers la voix qui s'approche mais elle a tout juste le temps de lever les yeux que la petite fille qui avance sans regarder devant elle lui rentre dans les jambes. Si Nina reste debout, la fillette n'a pas cette chance et tombe à la renverse, provoquant un accès de panique à Nina.

NINAPardon ! Ca... ça va aller ?

Elle aide la petite fille à se lever, en cherchant du regard la trace d'une figure susceptible de la prendre en charge pour que Nina puisse reprendre sa course folle.
Mais c'est sans compter la surprise dans les yeux de la petite, que Nina décèle lorsqu'elle lève le regard vers elle.

HANNAHTu-tu-tu... je te connais ! Tu est Nin-

La main de Nina trouve la bouche de la fillette -si elle avait trouvé quelque chose de plus intelligent et moins louche, elle l'aurait fait. Elle s'accroupit pour se mettre à sa hauteur, et la relâche une fois qu'elle s'est assurée qu'elle n'allait pas dévoiler son identité.

NINANon ! Enfin oui... mais ne parle pas aussi fort. Je... comment tu t'appelles ? Comment ça se fait que tu sois toute seule ?

Elle ne se rappelait pas qu'on laissait les enfants aussi jeunes se balader seuls dans les rues du centre-ville.



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MessageSujet: Re: nothing but my name. ❞ (romanina) ☽   Mer 2 Aoû - 18:52

 
nothing but my name
ft. nina
« Mais, maman !
Hannah, ton père retourne travailler dans une heure et je suis occupée.
Mais, t’avais dit qu’on irait !
Bon sang, Hannah, demande à ton frère si tu y tiens tant ! »

Soupir.
Schéma typique. Les pas dans l’escalier, et puis l’hésitation devant la porte. Les trois coups cognés contre, presque timides ; une vague réponse de l’autre côté, et c’est le courant d’air, la bourrasque depuis le palier. Lève les yeux de son écran ; Smosh mis sur pause. Au milieu de la pièce, la gamine, regard fixé sur lui, s’apprête à parler — interrompue sans en avoir eu le temps.

« J’ai entendu. »

S’en suit une pause, au cours de laquelle l’ordinateur portable est clos sur le lit, débranché, le chargeur posé dans un pêle-mêle de fils à ses côtés.

« Va mettre tes chaussures. »

Elle rayonne, la gamine ; le sourire n’est pas retenu, ni l’oeil vif et le pas pressé en direction de l’entrée. Faible, l’adolescent, quand il s’agit de l’une de ses soeurs — quoique Louise n’en profite pas encore autant que l’aînée.
Soupire encore, quelque part amusé, puis se lève, enfile ses converses usées et glisse ses doigts entre les mèches de ses cheveux, face au miroir de l’entrée ; coiffé-décoiffé qu’il abandonne l’idée d’ordonner quand la petite en claquette vient s’accrocher à son bras pour l’entraîner à l’extérieur.
Le répit est terminé.

__________________


« Ne t’éloigne pas, Hannah. »

Compose son code à l’abri des regards indiscrets, le porte monnaie en coupe-vue au dessus du clavier dont il presse les touches sans plus avoir besoin de les voir tant il les connaît ; les claquettes contre le trottoir lui font jeter un coup d’oeil par dessus son épaule, vers l’enfant qui s’éloigne de quelques mètres de trop.

« Dépêche-toi on est en retard !
Hannah ! »

Disparue, à l’angle de la rue.
Vague angoisse qui le saisit, alors il arrache presque les billets du distributeur pour se lancer à sa poursuite, franchir les mètres qui le séparent du virage en quelques foulées pressées.

« ...se fait que tu sois toute seule ? »

S’approche dans le dos de la frangine, d’une main leste la saisit par l’épaule et l’attire contre lui, réflexe quand il s’agit d’inconnus qu’il trouve trop près d’elle.

« Elle n’est pas seule, sifflé entre les dents, œil noir dirigé vers la plus jeune qui baisse les yeux, penaude. Bon sang, Hannah, combien de fois je dois te répéter que c’est dangereux pour que tu arrêtes de n’en faire qu’à ta tête ? »

C’est la colère de l’angoisse, celle d’avoir, au cours des quelques secondes qu’elle s’était soustraite à sa vue, imaginé les pires scénarios probables la concernant — les malades mentaux, les enfoirés déglingués, dans une ville-état comme Astrophel, sans doute qu'on en trouve par poignées ; suffit de voir ces tarés de Supers.

« Pardon… elle gémit, la voix basse, avant de retrouver son entrain, comme si l’accroc était déjà oublié. Mais c’est… N-i-n-a !
Hein ?
N-i-n-a, elle épelle encore, à voix basse, comme un secret d’état, les sourcils froncés et l’air le plus sérieux du monde, en toisant son frère comme s’il était un peu simple d’esprit. De Keeping up ! »

Les yeux se plissent, le regard s’attarde sur le visage de l’autre, l’inconnue à la tignasse vive. à tout bien y réfléchir, impression familière, comme de connaître quelqu’un à qui l’on n’a jamais parlé, être de poudre et de papier glacé.
Effets secondaires de la célébrité.

« Excusez-moi, soufflé, les épaules relâchées, le vouvoiement adopté par principe —alors qu’elle ne paraît pas plus âgée que lui-même ne l’est. Elle s’échappe tout le temps. Elle ne vous a pas posé d’inconvénients, j’espère ? »

Les prunelles nuageuses lancent des œillades alentours, comme à la recherche des caméras ; confirmer l’affirmation de sa sœur ou démontrer l’usurpation, ou simplement la crainte d’être une part de l’écran, ne serait-ce qu’une minute.

« Tu sais quoi N-i-n-a, on allait à la rencontre avec Roman ! Mais… Mais dis, en fait, pourquoi t’es là ? C’est déjà fini ? »

Comme de la déception dans la voix ;
au moins, lui n’a pas à poser de questions dont il ne saurait adapter la tournure à la situation.
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MessageSujet: Re: nothing but my name. ❞ (romanina) ☽   Jeu 3 Aoû - 1:57


NOTHING BUT MY NAME
NINA X ROMAN

Nina hausse les sourcils, mais se retient de lui faire remarquer qu'il n'avait pas besoin d'être aussi désagréable avec elle, parce que s'il avait été plus attentif à sa petite soeur -du moins elle supposait que c'était cela qui les liait, après tout ils ne partageaient pas grand chose d'autre qu'un vague air de famille- elle ne se serait pas demandée si elle était accompagnée ou non.
Mais peu importe, il s'est déjà complètement désintéressé d'elle de toute façon.
Ce qui la fait hausser les sourcils encore plus haut.
Ca, elle n'avait pas l'habitude.

Elle regarde leur échange, en silence, alors qu'elle aurait pu partir. Mais c'est plutôt drôle, de voir le ton sur lequel la petite s'adresse à son aîné, parce qu'elle se rappelle qu'elle avait tendance à parler comme ça aux adultes qui lui parlaient comme si elle était une gamine ignare, à l'époque où elle n'était pas plus haute que la fillette -Hannah, apparemment.

Quand il s'adresse enfin à elle, c'est avec une cordialité qui creuse une distance kilométrique entre eux. Elle ne répond pas, hoche seulement la tête négativement, peut-être pour sauver un peu la peau de la fillette avec qui, d'une façon où d'une autre, elle se sentait plus solidaire.

La petite se tourne vers elle, et elle voit dans ses yeux que maintenant, elle est piégée. S'il y a eu un moment pour s'échapper, alors elle l'a raté. Nina, qui s'est levée entre temps, lance un regard interrogateur au grand frère, mais réalise rapidement qu'il attend, lui aussi, une réponse de sa part. Elle se pince les lèvres, en se demandant ce qu'elle allait bien pouvoir dire, et baisse les yeux vers l'enfant.

NINAC'est pas encore fini, c'est juste que...

Est-ce qu'elle allait dire la vérité, ou fallait-il qu'elle mente ?
Est-ce que c'était correct, de mentir aux petites filles ?

NINATu es venue pour me rencontrer, c'est ça ?

Elle plie les jambes pour arriver à hauteur de la fillette. Cette dernière la regarde droit dans les yeux, et Nina sait à ce moment-là qu'elle a toute son attention. Et ça la touche, parce qu'elle a oublié, avec le temps, quel était le pouvoir qu'on lui avait donné sur les gens, et ce mélange d'admiration et de respect qu'elle voyait dans les yeux de ses auditeurs était ce qui la retenait encore dans ce monde.

NINACa t'intéresse, ce que dit ma Momma ? ❞ C'était comme ça que ses filles appelaient Camila, même devant les caméras -surtout devant les caméras. ❝ Parce qu'on peut y aller, si tu veux. Ou alors...

Elle lève les yeux vers le grand frère, avec un regard qui dit "si j'y vais trop fort c'est toi qui m'arrête" puis reporte son attention sur la cadette.

NINA... je peux rester avec toi, et... Roman, c'est ça ? On peut rester un peu ensemble, puis quand Momma aura fini on pourra retourner là-bas et tu pourras peut-être même rencontrer Casey.

C'était pas ça le plan, Nina.
Mais comment pouvait-elle résister, quand on la regardait comme ça ?




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MessageSujet: Re: nothing but my name. ❞ (romanina) ☽   Ven 11 Aoû - 14:41

 
nothing but my name
ft. nina
La gamine écoute, avec un sérieux que son aîné ne lui connaît que trop, gosse vive et têtue qu’elle est, les idées fixes et un talent sans pareil pour faire céder les plus grands — le mélange justement dosé entre l’enfant mignonne que l’on refuse de blesser, et la chipie qui ordonne et impose, presque pourrie-gâtée.

« Parce qu'on peut y aller, si tu veux. Ou alors... »

Sourcil haussé, devine la suite sans que les mots n’aient à être prononcés ; il retient un soupir et, s’il a songé un instant à l’interrompre, il laisse couler — ça n’était pas tout les jours que sa soeur pourrait se vanter d’avoir côtoyé de si près son idole, et il devinait sans peine qu’elle lui tiendrait rigueur de faucher sa chance sous ses pieds. Aussi se plierait-il à son caprice ; il n’avait rien de mieux à faire et, puisqu’il avait déjà prévu de passer l’après-midi à suivre Hannah jusqu’au bout du monde, la nuance dans les projets était bien trop maigre pour qu’il se braque.

« ... je peux rester avec toi, et... Roman, c'est ça ? On peut rester un peu ensemble, puis quand Momma aura fini on pourra retourner là-bas et tu pourras peut-être même rencontrer Casey.
Oh, oui ! et puis, le nez levé vers son frère, un sourire trop grand pour son visage accroché aux lèvres : Dis Roman, on peut ? Allez, dis oui ! Dis-oui ! S’il-te-plaît ! »

Et c’est qu’elle est si heureuse, la gosse, avec ses boucles brunes et ses yeux noisettes, rieurs et quémandeurs, qu’il ne résiste pas ; c’est un rire las quoique bien franc qui franchi la barrière de ses lèvres, et il lèvre les mains en un vague geste d’abandon.
Drapeau blanc dressé.

« Il doit bien y avoir un marchand ambulant où acheter un petit quelque chose à grignoter avant de partir à la conquête des rues les plus calmes, si toutefois le programme convient à Madame ? »

Regard direct, et son ton est plus doux, plus avenant qu’auparavant, on devine un élan de familiarité malgré les mots employés, comme une vieille complicité déterrée. Qu’importe les murs qu’il tente de dresser entre lui et les autres, il a le contact facile, quoique pudique, quelque peu hésitants parfois mais sans trop d’accroc, aucune peur quand il s’agit des initiatives sociales — trop impliqué dans la vie étudiante et ses évènements pour que quelque prise de parole l’effraie vraiment.
D’avoir affronté l’assemblée des élèves de dernière année du lycée lors du bal de promo du haut d’une estrade, il peut bien désormais s’en sortir sans la moindre casse d’une virée avec une starlette, songe-t-il.

Main de l’enfant saisie dans la sienne, mouvement de la tête esquissé en direction d’une rue à peine plus animée — s'agit d'esquiver le risque que leur nouvelle camarade soit reconnue et prise d'assaut, lui et sa cadette dans les parages — autour de la grande place, il longe les rues piétonnes et les terrasses des cafés jusqu’au pied d’un stand de glaces dont raffole la gamine. Il la prend dans ses bras, qu’elle puisse lire les écriteaux décorés devant chaque bac de glace, et jette un oeil, un sourire en direction de l’adolescente, derrière lui.

« Je t’offre quelque chose, un peu de glace pour te rafraîchir ? »

Laissé tomber, le vouvoiement, il rompt une distance qu’il n’apprécie pas non plus, se laisse aller à l’habitude du naturel, plus spontané qu’il ne l’a été jusque là.

« C’est le meilleur glacier d’Astrophel, d’après Hannah.
Faut qu’tu goûtes la glace au cookie N-i-n-a, c’est celle-là la plus meilleure ! Et puis aussi la strac… strat… la toute blanche avec des morceaux de chocolat dedans ! Et le sorbet au kiwi ! Et puis aussi…
Laisse-la respirer, bon sang ! »

Et il rit, l’aîné, prunelles d’acier ravivées de malice qu’il laisse courir de sa soeur à l’inconnue, de Nina à Hannah, sourcil haussé, rieur. Peut-être, il se dit, peut-être que l’après-midi sera un peu plus amusant qu’escompté, finalement.
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MessageSujet: Re: nothing but my name. ❞ (romanina) ☽   Lun 28 Aoû - 1:58


NOTHING BUT MY NAME
NINA X ROMAN

Nina ne peut s'empêcher d'éclater de rire lorsque Hannah s'emballe et que son frère la canalise comme il peut. Elle regarde d'abord Roman, mais il a les yeux rivés vers Hannah, alors elle finit par faire de même. Puis elle se met par réfléchir, et finit par se plier aux propositions de la fillette.

NINATrès bien ! Je vais prendre stracciatella, c'est mon parfum préféré. Et puis cookie aussi, mais c'est bien parce que tu dis que c'est la meilleure.

Hannah pousse un petit cri hystérique, qui rappelle à Nina sa propre petite soeur. Puis la fillette reprend le monopole de la parole jusqu'à ce qu'ils arrivent en caisse, expliquant à ses deux aînés comment apprécier une bonne glace, quels mélanges faire pour que ça fonde dans la bouche et autres thèses qui fascinent Nina, parce qu'elle pense tout à fait la même chose et qu'elle n'a jamais eu l'occasion d'en parler avec personne. Et elle se prête au jeu, si bien qu'elle ne remarque pas qu'ils arrivent déjà au comptoir. Chacun leur tour, ils commandent -d'abord Hannah, puis Nina, et enfin Roman- et se font servir. Si Nina a l'habitude de demander à être servie dans un pot, elle se laisse séduire par la théorie d'Hannah et cède au cornet biscuit-vanille fourré au chocolat.

NINAColette ne va pas kiffer du tout...

Elle maronne pour elle-même en regardant l'énorme cornet qu'elle doit presque tenir à deux mains, mais Hannah semble comprendre de quel sujet elle fait allusion car elle a un petit rire suivi d'une main sur la bouche qui dit "oops". Mais ce n'est pas le cas de Roman, alors sa petite soeur décide de lui faire un brieffing -même si ce n'est pas sûr qu'il en ait quelque chose à faire.

HANNAHC'est sa prof de danse, elle fait super peur quand elle s'énerve et elle tape sur les pieds quand les pointes ne sont pas tenues.

Nina acquiesce dans une grimace, et lorsqu'ils s'éloignent du kiosque, Hannah en profite pour lui poser plein de questions sur la saison de Keeping Up à venir, ce à quoi Nina répond franchement car elle n'a aucune raison de cacher ce qu'il va se passer puisque de toute manière ce n'est pas comme s'ils risquaient de vendre ces informations à la presse.

NINATu vas voir notre emménagement à Astrophel City, et beaucoup de disputes aussi parce que mes soeurs et moi avons décidé de n'en faire qu'à nos têtes. ❞ Elle lève les yeux vers Roman, et reporte aussitôt son attention sur Hannah, les joues rosées par l'embarrassement. ❝ Mais fais attention à ne pas faire comme nous avec ta maman, on fait ça parce que la nôtre est un peu spéciale, tu sais...

La petite fille acquiesce, et c'est à ce moment que Nina se dit qu'elle est tombée sur une fillette intelligente qui sait faire la différence entre la réalité et ce qu'il se passe à la télé. Et c'est une force, dans une ville comme Astrophel où le divertissement se mêle un peu à la vraie vie, où on forme les enfants à vivre un spectacle.

NINAMais assez parlé de moi. Qu'est ce que vous faites, dans la vie, vous deux ? ❞ Elle se tourne cette fois vers Roman. ❝ Est-ce que je suis tombée sur deux futures superstars ? J'ai entendu dire que c'était la mode, dans votre ville.



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MessageSujet: Re: nothing but my name. ❞ (romanina) ☽   Lun 28 Aoû - 11:11

 
nothing but my name
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Au jeu de l’enfant, trop heureuse de trouver avec qui converser de ses théories de glaces et de sucre, l’aîné ne peut s’empêcher de rire, de temps à autre glisse une remarque taquine à laquelle elle rétorque sans se démonter — l’aplomb d’une gamine à laquelle il se plie finalement, drapeau blanc levé. Et, pour prouver que ses conseils ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd, pour lui aussi c’est un de ces mélanges qu’elle recommande — cookie et caramel.
Le glacier, habitué à les voir toutes les semaines, ou peut-être parce qu’il a reconnu le visage de Nina, leur offre à chacun un supplément de chantilly — enfant ravit dans ses bras, qui ne manquera pas de tacher visage et vêtements sitôt le moment venu.

Hannah reposée par terre, Roman tend à chacune le cornet qui lui revient, paie puis goûte le sien — sans même ciller sous le froid de la glace pourtant mordue.
D’une oreille attentive, écoute leurs échanges, alors même qu’il ne saisit pas bien de quoi il retourne, y prête un intérêt sans faille, essaie d’apprendre et de comprendre. Toujours dans l’intégration plus que dans la projection, préfère savoir des autres que de parler de lui-même, par peur de la parole traîtresse — le langage du corps, les regards qui dévient ou les rictus qui s’impriment, plus bavards encore que tous les mots dits.

« Sans rire, le plus à plaindre entre maman et moi, ce n’est pas elle… C’est avec son grand frère que cette petite teigne fait n’importe quoi. »

Le geste amusé, il ennuie la gamine avec ses propres cheveux tressés, les mèches sauvages pour lui chatouiller le cou quand elle lève vers lui des yeux accusateurs qui lui arrachent un rictus un peu trop taquin.

« Mais assez parlé de moi. Qu'est ce que vous faites, dans la vie, vous deux ? Est-ce que je suis tombée sur deux futures superstars ? J'ai entendu dire que c'était la mode, dans votre ville. »

Regard retourné, tête inclinée, s’apprête à répondre lorsqu’il se rend compte que sa glace a déjà commencé à couler le long du cornet — sur ses doigts de prime. D’un rire, il sauve les meubles sans gâchis, puis s’essuie les doigts dans le mouchoir en papier qu’il a chargé Hannah de lui attraper dans la poche de son jean. L’instant d’après, sourire désolé aux lèvres, se tourne de nouveau en direction de leur hôte spéciale de la journée.

« La mode ce n’est pas pour nous, lâché dans un rire léger. J’espère que la génétique ne nous fera pas défaut, j’aimerais autant que mes soeurs n’aient pas à tomber dans le système contre leur gré.
C’est nul de se battre, en plus, intervient la gamine, les yeux levés vers Nina. Sauf pour taper les garçons qui lèvent les jupes des filles. »

Elle lâche ça d’un ton si sérieux, presque condescendant, dans un haussement d’épaules quasi-hautain, qu’il ne peut réprimer son ricanement, sourcil haussé tandis qu’il la regarde replonger le nez dans sa glace bien entamée.

« Elle entre en deuxième année d’élémentaire, et j’imagine qu’elle fera glacière plus tard…
Moi je mangerai des glaces touuuute la journée ! Alors que Roman, lui, beh il mangera de la poussière !
Laisse ma poussière tranquille, Pimprenelle, et puis, en relevant les yeux vers leur invitée. à mes heures perdues, j’ai bel et bien les mains dans la poussière ; notre mère tient une boutique d’antiquités dont je m'occupe de temps en temps. Mais sinon, j’entre à l’université pour tenter un diplôme d’histoire.
C’est de la poussière aussi, maugrée la gamine dont il revient embêter la tresse. »

Cornet croqué, laisse son regard balayer la place, avant de les entraîner dans une rue un peu plus calme, où l’on s’entend mieux penser, mieux parler, sans échapper tout à fait à la vie qui bat son plein sous la grande roue remise d’aplomb, depuis les bombes revendiquées par ces Mist, qui l’effraient, tout à la fois le fascinent — une révolution parmi tant d’autres, dans les bouquins d’histoire qu’il dévore depuis des années.

« à cause de ces superstars, c’est assez angoissant, parfois, de vivre ici. Je veux dire, quand mes frangines ne sont pas sous mes yeux, c’est facile d’imaginer le pire, dans ses prunelles d’acier, l’amour fou qu’il porte à sa soeur, couvée d’un regard protecteur. Mais en même temps, il y a un tel passé historique ici… J’adore lire sur les changements subtils, insidieux, qui ont fini par détourner le projet initial du fondateur de la ville en… ça. »

D’un geste de la main, désigne les panneaux publicitaires géants qui les entourent ; le visage de Supers-Héros masqués, logo des sponsors affichés en gros et grand, pour telle marque de vêtements, telle chaîne de télévision, tel dentifrice — à ses yeux, havre de paix devenu exploitation humaine légalisée.

« C’est assez fou, non ? »
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MessageSujet: Re: nothing but my name. ❞ (romanina) ☽   Lun 28 Aoû - 23:04


NOTHING BUT MY NAME
NINA X ROMAN

Avant d'arriver en ville, Nina se souvient qu'elle a toujours imaginé les gens d'Astrophel comme des mordus d'adrénaline, mais finalement cette ville n'est pas vraiment différente de celle dans laquelle elle a toujours vécu. Et puis, a-t-elle vraiment son mot à dire ? Après tout, la seule qui possède un don ici, c'est elle.
Elle rattrape d'un coup de langue bien calculé la glace qui coule le long du cornet, juste avant qu'elle n'atteigne sa main, et pense passer inaperçue jusqu'au moment où elle croise le regard d'Hannah, qui la regarde avec un petit sourire amusé. Gênée, Nina lui fait signe de ne rien dire pendant que Roman galère avec la sienne, et Hannah lui promet en mettant une main devant sa bouche qu'elle ne dira rien.

NINAC'est particulier, une boutique d'antiquités. Mais j'ai l'impression que ça plaît aux gens, d'acheter de jolies choses qui ont déjà servi.

Ils se remettent en route, et elle finit par se dire que peut-être, elle comprend un peu ce qui attire autant dans les antiquités. Elle-même s'était déjà retrouvée à dénicher de vieux bibelots au milieu de la mer, et derrière l'oxydation au sel de mer, elle pouvait voir qu'il y avait eu, à une époque, de la beauté derrière les objets abandonnés.

Elle regarde Roman, puis se fait la réflexion que l'Histoire lui va bien, après tout. Elle voit que ses yeux gris brillent d'un savoir qu'elle n'avait pas -et qu'elle n'aurait sans doute jamais d'ailleurs, peu importe le nombre de livres qu'elle allait ingurgiter. Il avait une passion dans le regard, un petit quelque chose qui faisait briller ses yeux et qui donnait envie d'entrer dans son monde, de partager son point de vue et d'acquiscer. Parce que Nina débordait de curiosité et d'empathie, elle se mit à sentir des chatouillis dans le creux du ventre -la peur de perdre les gens qu'elle aimait- et des frissons dans le dos -la fascination d'un monde qui changeait sous leurs yeux sans qu'ils ne puissent rien y faire.


NINAJe crois que c'est pour ça qu'elle attire autant. Elle est folle, votre ville, mais ce n'est pas une mauvaise chose.


Sans cette folie, elle et sa famille n'auraient jamais pu prospérer comme ils l'ont fait, après tout. Nina se retourne, et elle lève les yeux vers les grands panneaux qui donnent, même à la petite rue perpendiculaire, des airs de Central Park. Et elle ne voit son visage nulle-part, là-haut, parce que le reste du monde est plus bas -dans les boutiques, à l'intérieur des vitrines- et que le ciel est reservé à la grande attraction qui fait d'Astrophel City ce qu'elle est aujourd'hui.
C'est ça qu'elle aime par ici, le semblant d'anonymat.


NINAMais ce qui est encore plus fou, c'est ce que le gens sont prêts à faire au nom de l'argent. ❞ Elle baisse les yeux vers Hannah, et la gratifie d'un sourire. ❝ Si tu as un don, j'espère que tu pourras choisir quoi en faire.

HANNAHJ'aimerais bien être une sirène, comme toi.


La it-girl se met à rire, mais elle ne répond rien, car c'est sans doute la meilleure chose qui lui soit arrivée ces dernières années. Le piment de sa vie, la petite chose qui lui permet de s'évader un peu de la réalité -celle de sa famille en tout cas. Et puis elle se rappelle qu'elle n'en connaît pas grand chose à ce sujet ; le monde réel, elle n'y a jamais mis les pieds.
Sauf peut-être dans des moments comme ça, quand aucun appareil photo n'est braqué sur elle. Quand les seules personnes à la voir réellement sont un grand frère, et sa petite soeur.


NINAMoi j'aimerais bien aller à l'université. Tu crois que je peux échanger ma place avec Roman ?

HANNAHOh oui ! Comme ça tu seras ma grande soeur ! ❞ Elle s'exprime trop vite, a l'air de réaliser sa réponse, puis regarde ses aînés tour à tour. ❝ Mais je peux garder Roman quand même ? C'est chouette qu'il soit mon grand frère...


C'est qu'elle a les pieds sur Terre, la petite. Nina jette un oeil à Roman, et elle se dit que dit qu'elle a raison ; c'est vrai qu'il a l'air chouette, son grand frère.
Hannah enchaîne et propose d'aller au parc qui n'est pas loin. Nina n'a aucune idée de la signification de "pas loin", alors elle se laisse guider dans les rues. Et pour la première fois depuis qu'elle est arrivée, elle passe le trajet le nez en l'air, à se demander en combien de temps les tours ont été érigées. Elle se surprend plusieurs fois à demander à Roman ce qu'ils peuvent faire dans ces rues, où est-ce qu'elle pourrait aller une fois la nuit tombée et les caméras éteintes. Il répond patiemment à ses questions d'adolescente en manque de sortie, et ils finissent enfin par arriver.


HANNAHTu vas souvent au parc, N-i-na ? Roman nous emmène souvent, on connaît pas trop celui là mais il est plus grand que celui où on va d'habitude.

NINATu peux m'appeler Nina, tu sais ? Maintenant qu'on s'est un peu éloignés des journalistes ça va aller. Et non, je n'y vais pas souvent, quand veux prendre l'air je préfère la plage.


Elle reste un peu avec eux, et lorsqu'elle aperçoit une aire de jeux, la petite fille s'y précipite sans se retourner. Nina s'arrête, la regarde partir, et se tourne vers le grand frère qui la regarde s'éloigner.


NINAQuand je suis arrivée ici, je pensais que ce serait un moyen de retomber dans l'anonymat. Que la télé-réalité à côté de vos spectacles ne valait pas grand chose... mais finalement on trouve du public partout.


Voyant qu'Hannah s'était déjà trouvé un groupe d'amis, Nina se pose dans l'herbe et retire machinalement sa casquette, qu'elle remet ensuite dans un geste de panique en se rappelant qu'elle est encore dans un lieu public.


NINATant qu'il y aura des gens pour regarder, rien ne s'arrêtera. J'ai entendu dire qu'il y avait eu des attentats il y a quelques mois... vous le vivez comment, vous, les gens "normaux" ?


Elle se tourne vers Roman, et se rendit compte de la façon dont elle avait formulé sa phrase. Elle porte les mains à sa bouche, le visage écarlate.


NINANormaux, je veux dire ceux qui ne prennent pas part à ces combats ! C'est bien d'être normal, crois-moi, il y en a qui paieraient cher pour l'être...



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MessageSujet: Re: nothing but my name. ❞ (romanina) ☽   Ven 29 Déc - 19:44

 
nothing but my name
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La Folie ; des hommes, et pour de l’argent. Du spectacle, des dommages, et des vies volées. Du hasard, au mauvais endroit au mauvais moment — du spectacle, rien que du spectacle, et s’agit de faire attention ; les gestes chorégraphiés et qui ne devraient pas tuer. Mais le jeu des faux pas, des balles perdues, des téméraires, ou des fous. Il songe parfois qu’Astrophel n’est pas pire ; à la télévision des milliers d’autres pays, d’autres villes, d’autres rues, et la misère, la faim, les bombes, la guerre, la fin. Dans ses cours d’histoire, et depuis toujours, la violence de ceux qui se prétendent hommes n’a eu de cesse de le heurter : la violence des armes et du sang, celle des mots, et la violence silencieuse qui glisse sur l’asphalte des allées des gens de peu ou de rien — comme ceux de Scitlali, ailleurs dans le monde parfois pire.

Les guerres et leurs dictateurs, les idéaux aveugles et leurs amalgames, les politiques et leurs richesses, et les autres, les laissés pour compte et leurs grèves, et leurs descentes dans les rues — ici le même schéma griffonné sur un coin de feuille à l’encre noire. En rouge, grossièrement étalée, la révolte, et puis son peuple — et tout autour a tremblé.

Il a décroché ; son esprit au loin, et le regard qui fixe l’un des panneaux publicitaires au loin sans tout à fait le voir. Hannah qui tire sur sa manche pour qu’il raccroche, et quand il reporte son attention sur elle, elle n’hésite pas à profiter de son instant de faiblesse pour réclamer le parc — et le grand, soyons fous. Il lève les yeux au ciel, s’amuse, et puis glisse en direction de Nina un regard interrogateur — puis il cède, puisqu’il n’a jamais su résister aux grands yeux noisette de la gamine. Au détour des allées il s’improvise guide touristique ; répond aux interrogations de la jeune it-girl, aux sollicitations incessantes de sa soeur. Comme l’impression délirante d’être entourée de deux enfants assoiffées de découvertes, et il aime bien — la curiosité lui plaît ; à ses yeux qualité.

Lorsqu’il sent enfin sous ses semelles le bitume sec devenu terre meuble et herbe grasse, la gamine a déjà rejoint l’aire de jeux et d’autres gosses qui se proclament tour à tour rois du monde — réduit à l’échelle d’un toboggan et d’une cabane aux couleurs criardes. Eux deux se retrouvent seuls — et le ton change légèrement, l’intonation subtile qui n’est plus tout à fait celle que l’on emploie lorsque les oreilles d’un enfant traînent non loin.

« Quand je suis arrivée ici, je pensais que ce serait un moyen de retomber dans l'anonymat. Que la télé-réalité à côté de vos spectacles ne valait pas grand chose... mais finalement on trouve du public partout.
Faut croire que de nos jours, l’anonymat c’est surfait. »

Dans l’herbe installé, il ouvre sans la retirer la veste légère qu’il porte ; redressé sur les coudes pour ne pas tout à fait lâcher sa frangine des yeux, il avise du coin de l’oeil la cascade rougeoyante qui s’écoule sur les épaules de l’adolescente, avant qu’elle ne les dissimule de nouveau.
Gestes hâtifs — l’espace d’une seconde il se revoit les derniers mois dans son ancien lycée, avant qu’ils n’emménagent à Astrophel ; s’agissait d’éviter les regards, de ne pas attirer l’attention, d’être le premier à entrer, le premier à sortir, ne croiser personne et baisser les yeux, ne pas être associé à ce qu’il tentait de fuir, dans un huit-clos où tout le monde le connaissait.
Pour elle, quelque chose de similaire, peut-être — mis à part que le huit-clos se compte en plusieurs milliers, millions, il ne sait pas, de téléspectateurs.

« Tant qu'il y aura des gens pour regarder, rien ne s'arrêtera. J'ai entendu dire qu'il y avait eu des attentats il y a quelques mois... vous le vivez comment, vous, les gens "normaux" ? »

Froncement léger des sourcils ; le geste quasi imperceptible, réflexe inconscient à l’évocation des attentats — le nom de Mist lui revient à l’esprit, et il s’agace dans l’instant. Sensation désagréable de ne pas parvenir à déchiffrer leurs intentions — ce pourrait tout aussi bien être une vulgaire plaisanterie. Lui n’était pas au rassemblement ; mais les vidéos prises ce soir-là étaient virales, et le bouche-à-oreille au moins autant — même lui, si loin qu’il essaie de se tenir de ce jeu d’échecs grandeur nature, n’a pas su y échapper.

Il s’apprête à répondre, lorsqu’il remarque la mine gênée de l’autre ; tête inclinée, il ne saisit pas l’embarras — puis elle s’explique, et lui rit, d’un rire franc, léger, pas trop moqueur.

« J’ai failli croire que vous nous preniez pour quelque page de votre cour, duchesse Nina… D’ailleurs, sauf votre respect, je crains que votre coiffe soit quelque peu imparfaite… »

Rictus aux lèvres, il reporte un instant son attention sur l’aire de jeux pour y retrouver la silhouette imprécise — et il se maudit de l’énième oubli de ses lentilles, lunettes ou peu importe, l’un ou l’autre aurait suffit — de la gamine, qui escalade la toile d’araignée en cordes épaisses jusqu’à la cabane la plus haute du terrain.

« Pour te répondre, je sais pas trop, c’est un peu… Comment dire ? Je ne crois pas en la théorie du il-faut-combattre-le-feu-par-le-feu. Et j’ai l’impression que ce… groupuscule de contestataires, terroristes, ou appelle-les comme tu veux, j’ai l’impression qu’ils utilisent précisément cette méthode. Je veux dire, qu’ils attaquent des bureaux de gros sponsors, on pourrait presque comprendre… Mais poser une bombe au pied de la grande roue, en plein jour, au beau milieu de l’été, avec plein de familles et de gosses de sortie ? Franchement, qui peut cautionner ça ? »

Allongé, un instant ; les prunelles qui s’agacent sur le bleu vif du ciel, puis il se redresse en station assise dans un soupir las.

« Ils crient haut et fort qu’ils veulent la chute du système actuel, mais… quelle genre de victoire ils peuvent bien espérer, en impliquant eux aussi des innocents ? (il hausse les épaules, dans ses cheveux glisse une main fébrile). C’est sujet à débats, comme beaucoup d’autres… Et je t’avoue que je m’en passerais bien. C’est de ça, que je parlais, quand je te disais que je ne peux pas faire autrement que flipper pour mes soeurs, pour ma mère… J’essaie de me tenir à distance de tout ça, et j’envisage clairement pas de passer toute ma vie ici. Dès que j’en ai les moyens, je compte bien me tirer de cette ville maudite. »

D’un geste de la main, il balaie le sujet ; ces inquiétudes, omniprésentes, il n’en peut plus. Voudrait les savoir tous — Arthur, et sa mère, et Louise, et Hannah — en sécurité, loin d’ici. Ailleurs, on ne s’inquiète de rien — personne ne songe à chaque pas à l’escalier, à l’échelle, à la voiture, à la plaque de verglas, dangers acquis auxquels on ne réfléchit même plus, et qui permettent une insouciance quelconque, qu’importe qu’elle fut moindre.
Le danger du quotidien propre à la ville-état dont il traîne les rues depuis à peine plus d’un an, il ne veut plus y songer — il veut ces quelques heures comme une parenthèse ; un jour normal dans une ville normale, en compagnie d’une fille normale, et même si la pensée résonne étrange et déplacée.

« Et toi, alors, dis-moi : ton avenir, tu le vois comment ? Je veux dire, tu disais vouloir aller à l’université tout à l’heure, si mon inattention ne m’a pas fait trop défaut, alors j’imagine que t’es à peu près dans la même tranche d’âge que moi, pour penser à ça… T’as jamais eu envie d’autre chose que les projecteurs ? »

à son tour d’afficher un sourire gêné, quand il se rend compte que ses mots peuvent sonner un peu bruts et sans détour — se mord l’intérieur de la joue une seconde ; tentative de rattrapage amorcée.

« Je veux dire… T’es quand même supposée tenir une rencontre avec toute ta famille plutôt que de prendre du bon temps… Et à mon humble avis, que tu sois là à te prélasser dans l’herbe avec un presque inconnu au lieu de battre des cils sous les caméras pour tenir ton rôle de starlette en dit bien long. »

lui dirait rattrapage manqué.
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MessageSujet: Re: nothing but my name. ❞ (romanina) ☽   Sam 20 Jan - 13:49


NOTHING BUT MY NAME
NINA X ROMAN

Elle se met à rougir d'embarras, et si l'une de ses soeurs avait été présente, elle lui aurait probablement fait remarquer que la comédie n'était décidément pas son domaine -et elle aurait rétorqué insolemment que cela tombait bien, car elle préférait la danse et le chant. Elle se cache derrière la visière de sa casquette, faute de ne pas trouver ses cheveux soigneusement enroulés dedans, et se prépare à riposter quand Roman balaye toute possibilité de le faire, en reprenant son sérieux. Elle le suit du regard quand il s'allonge dans l'herbe, et ne peut s'empêcher de se laisser distraire par la vue qu'il offre lorsqu'il s'étend devant elle.

Mais elle reprend vite ses esprits, et se dit que ce n'est pas correct de mater les gens pendant qu'ils abordent un sujet très sérieux.

Elle l'écoute, et elle devine qu'il doit être l'aîné de sa famille. Elle l'écoute, et elle se dit qu'il doit aussi être le seul garçon. Elle l'écoute, et elle imagine qu'il doit également être celui sur qui on se repose, et que c'est pour ça qu'il a l'air de porter un tel poids sur ses épaules. Et quand elle voit la façon dont son front se plisse lorsqu'il parle du danger que représente cette ville sur ceux qui lui sont chers, elle se dit qu'elle les envie un peu, ceux-là.
Parce que personne ne s'est jamais inquiété comme ça pour elle. Pas même Roxane, ni Casey, ni leur mère, quand bien même les femmes Van der Rohe se protégeaient entre elles, ça ne serait jamais pareil.

NINAJ'espère pour toi que vous partirez vite, alors.

Nina ne trouve pas grand chose à dire d'autre. Que pouvait-elle affirmer, elle qui venait tout juste d'arriver, et qui n'avait pas été confrontée ni de près ni de loin à la politique de la ville ?
Elle lui en est reconnaissante lorsque Roman change de sujet, pour le ramener à elle. Le seul sujet qu'elle maîtrise, et sur lequel elle a déjà un discours tout préparé. Puis elle constate qu'il n'a eu aucun mal à cerner son personnage.

NINAToi, t'as jamais regardé Keeping up with the Van der Rohe, je me trompe ? ❞ Elle ne peut s'empêcher de sourire, sincèrement amusée par le semblant d'anonymat qu'il lui procurait. ❝ Je fais de la danse depuis que j'ai six ans, et ça fait tout aussi longtemps que j'ai envie d'en faire mon métier... tu vois à quel point je les aime, les projecteurs.

Et devant le regard un peu insistant de Roman, elle éclate de rire.

NINAJ'ai toujours suivi des cours à domicile, mais bon ça n'a jamais vraiment été mon truc, les études… j'y ai jamais réfléchi, et même si je voulais vraiment aller à l'université, je saurais pas te dire ce que j'aimerais faire, après.

Ses mains viennent arracher l'herbe qu'elles trouvent dans la pelouse, rien que pour s'occuper et regarder autre part que dans le bleu des yeux de son interlocuteur. Elle se rend compte de ce qu'elle fait, et finit par ramener ses jambes vers sa poitrine, et croise ses bras autour, pour éviter de recommencer à vandaliser l'espace public.

NINAJ'adore le monde du spectacle, mais quand il est ponctuel. J'aime les projecteurs quand je sais qu'ils s'éteignent à la fin du show. Ce qui n'est pas le cas dans ma vie depuis… tout "ça".

Est-ce qu'elle a le droit de dire ça ?
Est-ce normal de devoir se poser la question ?
Nina soupire, puis elle hausse les épaules.

NINAEt je t'avoue que je préfère battre des cils dans l'herbe avec un presque inconnu plutôt que devant les caméras.

Et elle cligne des yeux exagérément, avant d'éclater de rire. Cette fois, elle décide de laisser ses cheveux, en se disant que de toute façon personne ne risque de la retrouver ici. Ce n'est pas dans un parc que l'on ira cherche une it-girl. Elle entend la voix d'Hannah, qui leur lance de grands signes depuis le haut de la toile d'araignée. Nina grimace d'abord, en voyant que la petite ne s'y tient qu'à une main, puis se rappelle que c'est tout à fait possible car il lui était arrivé de faire pareil, plus petite. Alors elle agite un main, de loin, avec le plus beau sourire qu'elle puisse lui envoyer.

NINAEn vrai, je retire ce que j'ai dit. Ça n'existe pas les "gens normaux", on a tous quelque chose de différent les uns des autres.

Nina attrape ses longues mèches rouges et les enroule les unes dans les autres, tantôt dans une torsade, tantôt dans une tresse. Elle tourne les yeux vers Roman, prête à lui demander ce qu'il avait de spécial, quand elle aperçoit une petite trace d'encre dépasser de sa manche relevée.

NINAT'es tatoué ? ❞ Elle lache ses cheveux et se tourne de trois quarts vers lui. ❝ C'est marrant, j'aurais pas dit, en te voyant.

Elle a le jugement hâtif, mais peut-on vraiment la blâmer pour ça ?



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MessageSujet: Re: nothing but my name. ❞ (romanina) ☽   Lun 12 Mar - 12:54

 
nothing but my name
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« Toi, t'as jamais regardé Keeping up with the Van der Rohe, je me trompe ? »

Rire léger — touché. Il n’a toujours saisi que des bribes sans consistance, occupé à frapper les touches du clavier de son ordinateur pendant qu’Hannah regarde la télévision à côté de lui. Il y jette parfois des coups d’oeil distraits jamais assez concerné pour retenir le moindre des noms, le moindre des visages. Le peu qu’il sait, si tant est qu’il ait retenu, il le tient de sa soeur — elle qui parle de tout ce qu’elle voit, entend, comprend, de tout ce qui l’amuse ou l’ennuie.
La télé réalité n’échappe jamais à ses commentaires — et l’esprit critique, elle l’a déjà ; tant qu’une enfant est capable de discernement.

« Je fais de la danse depuis que j'ai six ans, et ça fait tout aussi longtemps que j'ai envie d'en faire mon métier... tu vois à quel point je les aime, les projecteurs. »

Mais encore ?
Elle éclate de rire ; il ne saisit pas mais ne peut s’empêcher de sourire — parce que celui de l’adolescente est contagieux.

« J'ai toujours suivi des cours à domicile, mais bon ça n'a jamais vraiment été mon truc, les études… j'y ai jamais réfléchi, et même si je voulais vraiment aller à l'université, je saurais pas te dire ce que j'aimerais faire, après. »

Il hausse les épaules, jette un regard en direction de sa soeur pour s’assurer qu’elle ne s’échappe pas, puis reporte son attention sur Nina.

« Dis-toi qu’un bon tiers des étudiants est à l’université sans idée de projet pour l’après. »

Même lui — il ne sait pas.
L’histoire, ça lui plaît — mais on en fait quoi au juste, diplôme en poche ?
Il rêve de New York, de Phoenix — n’importe où, tant que ça n’est pas ici.
Mais pour y faire quoi ?
Pour y construire quelle vie ?

Il ne sait pas.
Il n’y songe pas — il a le temps.
Le temps de voir venir — celui d’improviser.

Elle poursuit, et il cille ; fronce les sourcils un instant. Il n’imagine pas ce que c’est, d’être une enfant de la télé, quand ce n’est pas un choix — comme ces fils et filles de qui n’ont pas voulu la vie qu’ils ont, qui subissent caprices et travers de ceux qui les ont mis au monde, qui ne seront toujours que de pâle copie précédés dans le monde et de loin par leur nom et leur réputation. Victimes entraînés dans une existence biaisée qui les piège et les digère dans une sphère différente, où l’anonymat n’est plus qu’un mot, le quotidien les planches d’une estrade sous les caméras.
Il n’imagine pas ce que c’est — ça l’effraie. Il a su échapper au reflet de son père dans les yeux des gens en partant s’installer ailleurs, dans une ville folle où ce sont d’autres histoires qui font la presse et les racontars. Lui, on ne le connaît pas ; le reste, l’avant est un secret enterré là-bas — six cent kilomètres plus à l’est.
Mais s’ils avaient été l’une de ces familles-stars, à la façon des Van der Rohe — aurait-il jamais pu échapper au regard des gens ?

Et chaque geste, chaque mot filmé, et les larmes — comment être une famille, comment devenir quelqu’un sous les projecteurs ?

« Et je t'avoue que je préfère battre des cils dans l'herbe avec un presque inconnu plutôt que devant les caméras »

Elle bat des cils, comme pour appuyer ses mots, puis ils éclatent de rire à l’unisson — et le noeud qu’il sentait s’être noué dans son ventre se libère, ses épaules tendues se relâchent ; il se sent tout à coup plus léger, s’abandonne tout entier aux instants d’insouciance volés.
Et le rire de la belle, il l’aime — il aime le rire des filles et des femmes, et il aime les éclats spontanés de la it-girl à ses côtés.

« En vrai, je retire ce que j'ai dit. Ça n'existe pas les "gens normaux", on a tous quelque chose de différent les uns des autres.
C’est ça, il lance, ricanement narquois mais pas mauvais dans la gorge. Rattrape-toi encore. »

Elle joue avec ses cheveux, et il profite de l’instant de silence pour l’observer, elle et son joli visage aux traits fins, avec ce quelque chose qui n’est pas tout à fait sorti de l’enfance — elle n’a pas les yeux cernés, pas le teint gris des murs et des néons blafards des métros, pas le regard baissé des gens pressés.
Le maquillage ne fait pas tout — ça vient d’autre chose, du dedans.
C’est comme si le monde n’avait pas encore sapé toutes les étoiles de ses yeux.
Il a ce sourire au bord des lèvres — la pensée lui plaît. L’idée qu’il existe encore du beau chez les autres, dans le coeur des gens. Du beau dans l’homme, et pas seulement dans l’art qu’il chérit tant ; se dire qu’il n’est pas factice, ce merveilleux qu’il aime tant.

« T'es tatoué ? (il incline la tête, à la façon d’un chiot qui ne comprend pas l’ordre qu’on lui donne, le regard interrogateur ; il lui faut trois secondes pour saisir la question et acquiescer.) C'est marrant, j'aurais pas dit, en te voyant.
Dis donc, tu accumules, il lâche, hilare, avant de relever ses manches sur ses avant-bras, offrant partiellement l’encre à la vue de la jeune femme. J’aime bien, je sais pas. La vie aidant, le premier m’est venu plutôt naturellement. Et on dit qu’une fois qu’on a commencé, on ne s’arrête plus… »

Le rictus au bord des lèvres, il se redresse et retire sa veste, avisant la dernière oeuvre toute de rouge et de noir — sans doute la plus complexe qui ait imprimé sa peau à ce jour.

« C’est le dernier en date, pas encore cicatrisé mais en bonne voie. (il marque une pause, le temps de lire les réactions de Nina au fond de ses yeux bleus). Et je peux t’assurer que je ne suis ni un junkie, ni membre d’un groupuscule criminel de quelque sorte que ce soit. »

Plutôt major de promo et sans doute promis à n’importe quel avenir qui lui plaira.

« Personne n’en a, chez toi ? Il m’avait pourtant semblé que le tatouage c’était de plus en plus courant dans les téléréalités, ça fait bon genre. »

Il ricane, pas désolé d’user de stéréotypes tout trouvés — comme une espèce de vengeance bonne enfant.
On peut jouer comme ça, si tu veux — moi ça me plaît.
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