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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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Y E S T E R D A Y ; ((saul))
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MessageSujet: Y E S T E R D A Y ; ((saul))   Mar 1 Aoû - 1:56

 
Y E S T E R D A Y
ft. saul
Ligne cinq du métro, tendance bondée ; il inspire et laisse la foule se disperser quand les portes se referment. Souffle tiède sur le trottoir au départ de la rame, un sac plastique abandonné s’échoue contre le mollet de l’adolescent. S’en débarrasse dans la première poubelle qui croise sa route, automatisme, puis s’élance dans le dédale des couloirs gris et des néons vifs, s’en extirpe dans le grand jour qui lui brûlerait presque les rétines.
S’était pourtant dit qu’il faudrait remettre de l’essence dans sa voiture ; l’idée sortie de son esprit, à pied par la force des choses. Qu’importe, habitude comme une autre, même ligne que pour se rendre à l’université en semaine — sept heures quinze, le train qu’il laisse toujours passer par expérience ; sait qu’il n’y trouvera jamais de place qui ne violera pas sa sphère privée.
Distance de sécurité, entre lui et le monde, lui et les autres.

Écouteurs vissés dans les oreilles, volume trop élevé pour que l’audition n’en pâtisse pas, il longe les murs, tatouages de ses bras nus offerts à la vue — et au soleil, quoiqu’il prenne un soin minutieux à ne pas les laisser s’y ternir.
Forcé de plisser les yeux pour lire la devanture dont il reconnaît de loin la forme, soupire — un énième oubli, lunettes et lentilles abandonnées sur son bureau, plus ou moins délibéré ; mauvaise habitude qu’ils n’essaie jamais de corriger.

Porte d’entrée poussée, et quand il retire son casque c’est le son familier de l’aiguille qui perce la peau. Son regard s’attarde comme par réflexe de ce côté-ci, à la recherche du motif — lignes fines sur le bras d’une nana à peine plus âgée qu’il ne l’est. Observe le tracé, qui serpente autour du coude, qu’on devine glisser plus bas sur les veines, et plus haut jusqu’à l’épaule. Difficile d’en saisir le commencement, l’achèvement, à croire qu’il n’en existe pas, que la courbe est infinie, une boucle complexe aux tournoiements abstraits.
L’instant d’après, c’est une voix, familière — la dernière fois, c’était à peine deux mois plus tôt.

« Te voilà, gamin.
Je ne suis pas en retard ?
En avance de vingt minutes. Installe-toi, je suis à toi tout de suite ! »

Travis — quasi homonyme, il aurait fallu que les prénoms s’inversent pour l’être tout à fait. Amusé, la première fois, l’information lâchée sur le ton du mystère et de la prophétie ; « c’est le destin » pour rire, comme du plus grand bouleversement de son existence.
Aux alentours de trois ans qu’il fréquente l’endroit, il a pris ses marques, tutoie, évolue dans le salon comme s’il l’avait lui-même bâti et aménagé, comme s’il avait lui-même aligné les encres sur les étagères et entassé les aiguilles stériles dans les tiroirs.

Sans discuter, va pour s’installer sur le matelas rudimentaire, lorsqu’un mouvement dans l’ouverture de l’arrière-boutique attire son attention — comme un instinct, comme une intuition. Un souffle et il se fige ; un souffle et il cille, c’est comme d’ouvrir le robinet de la douche, mal réveillé, et d’oublier qu’il s’agit de celui d’eau froide. L’hésitation, la seconde de vide, de creux, le silence qui s’étire un peu trop quand il ne dure pourtant que le temps d’une inspiration.

« Saul ? »

Il se souvient — ça lui revient d’un seul coup, comme un flash, comme si c’était hier. Avec lui, quinze ans, l'aiguille dans sa peau pour la première fois de sa vie, des mains d'apprenti pourtant déjà expertes en la matière ; plus tard, les tracés de son deuxième tatouage, celui de son prochain anniversaire, seul présent inscrit sur sa liste de voeux. N’aura pas été là pour voir le motif peint à l’encre noire sous la peau, finalement — il a appris pour l’hôpital dans les semaines qui ont suivi, sans savoir ni chercher les détails de l’affaire. Dommage collatéral, coma, c’était assez pour le gosse qui ne connaissait alors pas grand chose du quotidien de la ville-état.

Sourire, discret, pourtant sincère, il s’approche sans le toucher, pudeur polie, un peu mal à l’aise ; qu’est-on supposé dire à quelqu’un qui sort d’un coma de trois ans et qu’on ne connaissait que trop peu ?

« Bon sang, ça fait longtemps. C’est cool de te voir reprendre du service ici ! »

Jouer le jeu de l’ignorance ?
Y’a-t-il toute façon autre chose à faire ?
Il ne jouera pas celui de la pitié écœurante.

« Tu te souviens de ça ? »

Avant-bras droit tendu dans sa direction, enchevêtrement de cercles, disques, lignes et pointillés qui se mêlent et s’entrecroisent en une symbiose désordonnée ; copié-collé craché du crayonné dessiné à ses côtés.
Trois ans déjà —
à croire que le monde avait continué de tourner quand les vies s’étaient elles interrompues dans leur course folle contre le temps.
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MessageSujet: Re: Y E S T E R D A Y ; ((saul))   Mar 1 Aoû - 13:49

YESTERDAY
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Travis lui avait dit que s'il foirait un seul tatouage, il serait viré.
Mais Saul avait ri, et il avait su que la menace ne serait pas mise à éxécution.
Bien sûr il avait perdu l'habitude ; toute son éducation était à revoir, mais c'était comme le vélo, ça ne s'oublie pas ce genre de choses.

Il avait repris du service plus rapidement qu'il ne le pensait. La confiance que Travis -son formateur et patron- lui accordait l'avait aidé à prendre confiance dans ce qu'il faisait, peu importe s'il avait changé ou non. « Gamin, un artiste ça évolue. » lui avait-il dit, une fois qu'il eut terminé son dernier tatouage. « Imagine si j'avais gardé le même style qu'à mes débuts, je me serais fait chier après 30 ans de métier. » Et c'était amplement suffisant pour le convaincre de reprendre du service.

Cela ne voulait pas dire que la vie avait complètement repris son cours. Si il était revenu au salon depuis plus d'un mois maintenant, il ne s'était jusque maintenant chargé que de retouches sur d'anciens tatouages. Et Travis lui avait fait comprendre qu'il ne serait pas celui qui lui donnerait le feu vert, il devrait se le donner tout seul.

« Parrish. » Saul lève la tête de par-dessus le comptoir et se retrouve face à son formateur. « Banquette numéro cinq. »

Saul fronce les sourcils.

« Je suis pas en pause ? »

« Tu le veux, ton argent, ou quoi ? »

Ils se regardent, et l'apprenti finit par céder. Il range son téléphone, enlève son sweatshirt et sort de l'arrière-boutique. En trois ans, la clientèle du salon avait triplé et Travis était de plus en plus occupé. Il avait recruté d'autres apprentis entre temps, et lorsque Saul était revenu, il ne s'était pas attendu à ce qu'il l'attende. Mais sa banquette était restée innoccupée, et son casier de l'arrière-boutique n'avait pas été déplacé. « Je savais que t'allais finir par revenir. » qu'il avait dit.

Il lève le rideau et se retrouve face à un garçon dont le visage lui était familier. Et c'est en laissant ses yeux tomber sur ses bras qu'il reconnaît son oeuvre.
Enfin, leur oeuvre en réalité.
Le même sourire étire leurs lèvres quand ils se reconnaissent.

« Oh. » Il s'approche et là où Roman marque un peu d'hésitation, Saul brise la distance et gratifie son ami d'une accolade. « Man, t'as grandi. J'ai failli pas te reconnaître. »

Il le détaille un moment, une main posée sur son épaule. Roman avait eu le temps d'ajouter plusieurs tatouages à sa collection, si bien que ceux que Saul lui avait gravé dans la peau se perdaient désormais parmi les lignes tracées à l'encre noire qui décoraient la totalité de ses avant-bras.

« Damn ils ont super bien vieilli. Les gars ont fait un super boulot, pendant que j'étais pas là. »

Saul n'avait pas tant changé en trois ans. Roman par contre, n'avait plus les petites joues qu'il avait lors de leur première rencontre, et il devait bien avoir pris une dizaine de centimètres car Saul ne le dominait plus de toute sa hauteur comme il le faisait à l'époque.

« T'avais quel âge la dernière fois qu'on s'est vus... quinze, seize ans ? » Il lui mit une tape amicale dans l'épaule. « J'vois que tu m'as pas attendu pour en faire d'autres. T'as une sacré collection, maintenant. »

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MessageSujet: Re: Y E S T E R D A Y ; ((saul))   Mar 1 Aoû - 23:22

 
Y E S T E R D A Y
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« Man, t'as grandi. J'ai failli pas te reconnaître. »

Et il réduit à néant la distance, sans l’ombre d’une hésitation, avec son naturel désarmant.
L’étreinte est rendue par un Roman au sourire un rien timide, pourtant ravi de n’avoir pas été oublié, d’avoir accroché, d’une façon ou d’une autre, la mémoire de son aîné. Les souvenirs, chez lui, plus diffus, patchwork un peu délavé qui retrouve ses couleurs à mesure que les détails lui reviennent. Rien que de l’entendre, c’est un ensemble d’images qui s’imposent à l’esprit — l’accent qui n’est pas d’ici, et cette tendance chaleureuse, salvatrice lorsqu’il avait fallu passer sous l’aiguille, trois ans plus tôt. Oubliée, l’angoisse de la première fois, il avait presque rit pendant que l’on perçait sa peau de toutes parts.

« Damn ils ont super bien vieilli. Les gars ont fait un super boulot, pendant que j'étais pas là.
N’est-ce pas ? »

Un rire ; clair, assuré, tout l’embarras s’en est allé, dissipé, n’en demeure pas même la moindre impression qu’il ait existé. L’aura de Saul n’a pas changée, bienveillante, légère, comme une quiétude contagieuse qui ne manquait jamais faire son effet.

« T'avais quel âge la dernière fois qu'on s'est vus... quinze, seize ans ?
Quelque chose comme ça, lâché rictus au bord des lèvres ; l’époque n’était pas la plus belle.
J'vois que tu m'as pas attendu pour en faire d'autres. T'as une sacré collection, maintenant. »

Un coup d’oeil sur ses bras, et le sourire s’élargit. Chaque ligne d’encre comme une promesse, comme une façon de s’affirmer, puis plus tard de reprendre possession du corps qu’il sentait lui échapper au profit du portrait craché de son père. Sa propre identité sur la peau, à défaut d’yeux et de cheveux trop similaires à l’autre qu’il essaie de n’être jamais.

« Tu sais ce qu’on dit : une fois le premier passé, impossible d’arrêter ! Les idées s’enchaînent et je suis presque sûr qu’un jour je serai contraint de laisser tomber par manque de place. »

Un pas en arrière, puis deux, il se perche au bord de la banquette, les chevilles croisées, la tête inclinée. Saul n’a pas changé ; peut-être un peu plus fin, un peu moins musclé, la faute à l’immobilité forcée d’un corps endormi.
Mais, toujours, le sourire, comme immuable, l’œil vif, pétillant, fenêtre ouverte sur l'intérieur — souvent, par pudeur, détourner le regard pour ne rien y lire de trop intime.

« T’as bonne mine. Ça fait plaisir, franchement. »

Honte, presque, de n’avoir pas cherché à en apprendre plus, de n’avoir jamais voulu savoir tout à fait. D’avoir flippé, gamin qu’il était, loin d’Astrophel — les spectacles qu’il ne connaissait que par le biais de la télévision, restée allumée dans le salon sans personne pour la regarder vraiment ; dont il n’a compris les réels enjeux que récemment, lorsque les bombes ont secoué la ville, que Mist a revendiqué les attaques.
Se prendre la réalité du monde dans lequel il vit, comme une claque à l’arrière-goût de factice, faux airs de fiction palpitante d’un jeune auteur à l’imagination débordante.

« Du coup, c’est toi qui t’occupes de moi, comme au bon vieux temps, ou tu laisses le beau jeu au patron ? léger rire, le ton un rien provoquant, comme un simili de complicité jamais terni. Y’a juste quelques retouches à faire sur mon petit dernier, et je voulais causer d’un prochain, éventuellement… Je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin, t’en dis quoi ? »
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MessageSujet: Re: Y E S T E R D A Y ; ((saul))   Mer 2 Aoû - 17:28

YESTERDAY
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Saul se frotte l'arrière de la nuque, et esquisse ce sourire rayonnant, sa marque de fabrique. Lui aussi, aurait probablement les bras recouverts d'encre s'il n'avait pas eu ses trois ans d'absence. Ce n'était pas l'envie ni l'inspiration qui lui manquait, à Saul. C'était le temps ; ça avait toujours été le temps.

« J'suis content de l'entendre, c'est pas tous les jours que j'ai droit à ce genre de compliments. »

Un clin d'oeil, pour montrer qu'il plaisante -un peu. Il avait perdu quelques centimètres de largeur, notamment au niveau des épaules, et ça le désolait un peu, mais c'était largement surmontable.
Il sort un tabouret sur roulettes planqué en-dessous de la table, et pose les fesses dessus lorsque Roman aborde le sujet pour lequel il était venu, en premier lieu.

« Du coup, c’est toi qui t’occupes de moi, comme au bon vieux temps, ou tu laisses le beau jeu au patron ? »

« Il est un peu débordé en ce moment, j'crois que tu vas devoir me supporter encore pour un petit moment. »

Il regarde les tracés sur les bras de Roman pendant trente bonnes secondes, et reconnaît la main de son patron et mentor sur la plupart d'entre eux. Saul est doué pour observer, c'est peut-être pour ça qu'il apprend si vite. Il se marre, quand il réalise qu'il peut deviner rien qu'au trait que c'est Travis qui tenait l'aiguille au moment des faits.

« C'est Trav' qui a fait la plupart de tes tattoos, j'me trompe ? » Il lève les yeux vers Roman, une petite lueur d'excitation dans les yeux parce qu'il sait qu'il a raison. « Tu vois, là ? »

Il désigne une ligne au milieu du grand tatouage situé sur l'avant-bras droit de Roman.

« Il a un tracé hyper précis, ce qui est surprenant parce qu'il travaille comme s'il avait le feu au cul. » Il se retourne brusquement, par réflexe, s'attendant à voir son patron à la porte, prêt à lui en coller une. Voyant que ce n'est pas le cas, il reporte son attention sur le jeune homme. « J'ai jamais vu quelqu'un travailler aussi vite ; et il a fait du putain de bon travail... Jesus, regarde-moi celui-là il est magnifique. »

Il reste longtemps penché sur le bras de Roman, dans un silence tellement profond qu'il en devient presque inconfortable. Mais ce n'est pas le genre de Saul, alors il se ressaisit vite, se lève et ébouriffe les cheveux de son ami.

« Vas-y, installe toi. Je vais chercher mon matos. »

Il quitte la pièce et revient avec un plateau d'instruments sterilisés -ils faisaient ça proprement, ici- qu'il dépose sur la table, et se réinstalle sur son tabouret en prenant suffisamment d'élan pour le propulser jusqu'au matelas. Il fait craquer les jointures de ses doigts et lève les yeux vers Roman.

« Alors vas-y, montre-moi quelle oeuvre on détruit aujourd'hui. »

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MessageSujet: Re: Y E S T E R D A Y ; ((saul))   Sam 5 Aoû - 6:58

 
Y E S T E R D A Y
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« Il est un peu débordé en ce moment, j'crois que tu vas devoir me supporter encore pour un petit moment. »

Si ce n’est que ça, il le supportera ; l’aime, la présence de Saul, havre de paix à lui tout seul. Une espèce d’exemple, comme un modèle. La preuve concrète qu’une vie peut paraître s’écrouler en l’espace d’une poignée de secondes, que la terre peut tourner sans l’individu pendant trois ans, et qu’il peut pourtant rester debout. L’individu solide, l’individu pilier, l’individu sourire, le Saul en soldat de la vie — vainqueur d’une guerre trop souvent perdue.
Individus chair à canons.

Regarde Saul qui regarde ses tatouages, les lignes qui se croisent, les cercles inachevés, les traits barbouillés comme des coups de pinceaux donnés au hasard, vague touche de bleu, un peu sous l’épaule. Enchevêtrement à l’air plus esthétique que significatif — l’un comme l’autre pourtant présent, Roman de ceux qui tiennent aux symboliques.

« C'est Trav' qui a fait la plupart de tes tattoos, j'me trompe ?
Jackpot. »

Trois ans d’absence, et toujours l’oeil ; comme s’il avait déjà rattrapé le retard, comme si tout n’était plus qu’un vieux souvenir, comme si rien n’avait existé, et qu’il avait tourné en même temps que les saisons pendant qu’elles s'étaient toutes écoulées trois fois. Comme s’il s’était glissé dans les murs, dans les flacons, sous les aiguilles, l’oeil vif et le sens des détails pour meilleurs alliés.

« Tu vois, là ? ((l’autre acquiesce, sourire au coin des lèvres, amusé.)) Il a un tracé hyper précis, ce qui est surprenant parce qu'il travaille comme s'il avait le feu au cul. »

Et ce geste qu’il a, de regarder par dessus son épaule, comme s’il sentait le danger, l’aura d’un patron qu’il ne fallait pas froisser, c’est immédiat : il rit, le gosse, légers soubresauts des épaules et voix rauque du fumeur qui n’en est pas à sa première clope.

« J'ai jamais vu quelqu'un travailler aussi vite ; et il a fait du putain de bon travail... Jesus, regarde-moi celui-là il est magnifique.
Comment tu crois qu’il m’a fidélisé au point que je prenne plaisir à venir me faire charcuter dans son salon ? »

Silence se fait ; en la présence de l’apprenti n’est jamais bien dérangeant, comme s’il comblait tous les creux de sa simple présence, comme s’il était tous les bruits en un seul, symphonie déroutante pourtant harmonieuse — ce quelque chose de dérangeant, qui l’attirait quand d’autres semblaient plus réfractaires à ce naturel auxquels ils n’étaient pas habitués.
Faudrait bien croire que l’hypocrisie banalisée n’est pas qu’un mythe.

« Vas-y, installe toi. Je vais chercher mon matos. »

Ne se fait pas prier, s’allonge à demi, le bras à portée, placé dans cette position à laquelle il a fini par s’habituer, à force d’encrages puis de retouches, tant et si bien qu’elle n’en est presque plus inconfortable — l’art gravé sur sa peau par les bons soins de Travis, de Saul et des autres tatoueurs tous plus doués les uns que les autres du salon vaut bien l’engourdissement enduré.

Le tabouret roule, il a ce quelque chose d’un gosse qui fait marrer le plus jeune, ça lui plaît et il ne s’en cache pas — le rictus dont il ne se défait pas, les yeux qui roulent à peine, comme un toujours plus, donne-toi en spectacle, j’te dirai rien.

« Alors vas-y, montre-moi quelle oeuvre on détruit aujourd'hui.
Pour du saccage on repassera plus tard, il lâche en un ricanement ténu. Par contre si tu veux l’embellir, y’a juste quelques ombrages à refaire qui sont mal passés. Rien de bien grave mais faut aimer le travail bien fait, pas vrai ? »

Le dernier en date, comme des coups au pinceau sur tout le bras, du vrac en liés et déliés, comme de l’incertain, comme de l’imparfait au tracé pourtant précis — dans celui là aussi, on reconnaît la patte de Travis. Plus que dans les autres, peut-être — il lui avait laissé champ libre, pour seul indication : faut que ça parle d’art et de vie. Il y avait dans l’encre comme jetée à même la peau une hâte de vivre, un empressement d’exister, des contours flous et hasardeux et tout l’intérieur à remplir, toute une éternité à écrire.
à dessiner, pour lui, quand il osait.

« Et y’a aussi… Fin, la dernière fois on causait motif avec Trav’, il avait dit qu’il verrait pour griffonner quelque chose mais je ne crois pas qu’il ait eu le temps, s’il est si débordé que tu le dis. J’imagine qu’il va falloir s’y coller nous-mêmes, comme à la vieille époque. »

Et son rire a quelque chose d’hésitant, d’étranglé, presque, le ton trop bas pour que le léger tressaillement soit parfaitement discernable — pendant une seconde, la nervosité est palpable ; celle d’après, il fixe les rangées d’encre sur les étagères, le regard perdu dans le vague.
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MessageSujet: Re: Y E S T E R D A Y ; ((saul))   Ven 25 Aoû - 0:40

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Ca y est, Saul se rappelle.
Il se rappelle de Roman, plus jeune, qui venait se faire marquer pour la première fois dans leur salon. Il se rappelle de cette pigmentation un peu claire qui fait ressortir l'encre noire et qui fait apparaître l'encre bleue dans sa véritable couleur. Il se rappelle du grain de peau solide qui a du mal à marquer, et qui est la raison pour laquelle l'encre ne tient pas et qu'il faut toujours revenir pour faire des corrections.
Comme aujourd'hui, par exemple.

« Ouais ? »

Il installe son plateau, ses aiguilles, et écoute Roman finir, sans dire un mot, juste en l'écoutant parler. C'est drôle, ça donne l'impression que rien ne s'est passé depuis leur dernière rencontre, juste le temps qui passe, la routine qui fait passer les jours.

« C'est là qu'il manque un peu de relief, c'est ça ? »

Saul désigne un carré de peau dont le degré de détail est légèrement en-dessous du reste des dessins, puis il se met au travail. Doucement d'abord, pour prendre la température, puis il s'y met franchement, lorsqu'il se souvient que c'est lui qui n'est plus habitué, pas Roman. Ce n'est qu'une affaire de secondes avant qu'il ne soit à nouveau à l'aise, puis enfin, le naturel revient, et il reprend la parole.

« Je préfère te prévenir, j'ai un peu perdu la main depuis le temps, je sais pas si ce que je fais maintenant va te plaire comme avant... »

Il se rappelle, maintenant, qu'ils ont dessiné ensemble une partie des tatouages qui ornaient les bras de Roman. C'estt quelque chose qu'il n'a fait qu'avec lui, c'était un type de client plutôt rare -personne d'autre n'en a des comme ça, la plupart viennent avec des modèles et les autres, plus habitués laissent aux tatoueurs faire ce qu'ils désirent. Toutes les méthodes sont les bonnes, mais il y en a qui sont plus amusantes à exploiter que d'autres.

« Mais si tu me guides on devrait pouvoir faire quelque chose. »

Il se permet de s'arrêter pour lever les yeux vers Roman, et lui adresse un petit sourire.

« J'espère que t'as pas trop progressé pendant mon absence, sinon je vais pas pouvoir suivre hein. » Il se remet au travail, mais continue de discuter. « Tu as une idée de l'emplacement de notre prochaine collab' ? »

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MessageSujet: Re: Y E S T E R D A Y ; ((saul))   Lun 28 Aoû - 0:03

 
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« C'est là qu'il manque un peu de relief, c'est ça ? »

Acquiesce simplement, l’autre a l’oeil du professionnel ; qu’importent les longs mois d’absence, c’est comme s’il n’avait rien perdu, comme si dans son sommeil profond rien n’avait changé, comme s’il s’était assoupi le temps d’une nuit seulement. Il a ça dans le sang, il songe lorsque l’aiguille perce sa peau ; le tiraillement habituel, familier, la douleur légère, presque agréable quand elle vaut la peine du résultat.
Du coin de l’oeil, l’observe, penché sur son bras, les mouvements répétés qu’il se met à compter lorsque son esprit s’égare ; quelques secondes avant que la voix de l’aîné ne le ramène à la réalité.

« Je préfère te prévenir, j'ai un peu perdu la main depuis le temps, je sais pas si ce que je fais maintenant va te plaire comme avant… Mais si tu me guides on devrait pouvoir faire quelque chose. »

Hésitant, soutient le regard cyan qui se lève dans sa direction ; au sourire qu’il lui lance répond, forcé par un naturel désarmant qu’il admire et envie.

« J'espère que t'as pas trop progressé pendant mon absence, sinon je vais pas pouvoir suivre hein. Tu as une idée de l'emplacement de notre prochaine collab' ?
Ouais, il lâche, l’empressement non dissimulé, trop heureux du répit de quelques instants, n’avoir pas à parler motif, n’avoir pas à parler papier, n’avoir pas à parler crayon. Je me disais que quitte à être aussi bien lancé sur mes bras, j’allais finir l’autre. »

Il fixe le plafond, ferme les yeux ; bercé par le son du mécanisme vif de l’aiguille, pourrait presque s’endormir — y manque à chaque fois, ne doit son salut et son ego presque sauf qu’aux conversations qui le maintiennent toujours dans l’éveil.
L’intérieur de la joue mordue, la relâche dans l’instant avant de reposer les yeux sur Saul.

« Je visualise un truc un peu sympa, du rouge histoire de contraster avec le bleu de l’autre côté, et de l’aquarelle pour rappeler les traits que — de peinture que t’es en train de retoucher… »

Il hésite, pourrait vaciller s’il se tenait debout ; une ombre traverse le regard qu’il détourne de nouveau sur les encres alignées au dessus de lui. Un instant, regrette d’avoir rechigné à mettre ses lentilles, déchiffrer le nom des couleurs lui occuperait l’esprit — ne distingue que quelques bandes noires sur fond blanc, là où les lettres sont imprimées sur l’étiquette plastifiée.
à défaut d’échappatoire, se jette à l’eau, sans tout à fait regarder l’autre.

« Si ça peut te rassurer, je ne dessine plus vraiment depuis deux, trois ans… Hésitation légère, il marque une pause rompue d’un ricanement ténu. Je me suis dit que comme ça quand tu reviendrais, tu ne te sentirais pas trop dépassé par l’élève, tu vois. »

Tamise la douleur par l’humour, bancal ; les souvenirs qui reviennent par vagues, et la feuille blanche, souvent. Quelques griffonnages, par ci, par là sur les copies distribuées en cours, sans intérêt, les croquis inachevés, la flamme encore vive mais qui le brûle de trop lorsqu’il l’approche — comme d’être soi-même fait de papier, et d’être consumé par ses propres œuvres.

« Mais je veux bien essayer quand même. J’aime bien bosser avec toi, et puis ce sera une façon comme une autre de fêter le retour de la main d’oeuvre qualifiée, comme disait Travis quand il se plaignait du stagiaire de l’hiver dernier… »

C'est qu'elle leur avait manquée à tous, la présence de Saul dans le monde des éveillés.
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Mist
MessageSujet: Re: Y E S T E R D A Y ; ((saul))   Sam 16 Sep - 14:22

YESTERDAY
saul x roman
yesterday all my troubles seemed so far away

Il sent Roman un peu tendu, mais ne s'arrête pas. Il sait qu'il n'a pas besoin d'attention à ce moment-là, ou alors il n'aurait pas fait celui qui ne ressent rien. Alors Saul continue son travail, se contente d'être le tatoueur et rien de plus en l'attente d'un signe, quelque chose qui lui montre qu'il avait besoin de lui en tant qu'ami.

Et soudain son rire emplit la pièce, tellement fort, que derrière le rideau, il entend son patron hurler son nom. Il se mord la lèvre, crie un « Pardon ! » auquel il ne reçoit aucune réponse et se concentre à nouveau sur ce qu'il fait. Toujours sans lever les yeux vers son client, il lance :

« C'est gentil, mec. Même si j'ai encore du retard à rattraper, ça fait plaisir à entendre. »

Saul n'a jamais manqué de confiance en lui mais il n'est pas non plus insensible aux compliments, surtout lorsqu'ils sont sincères. Il s'arrête un instant dans son travail pour prendre du recul dessus, fronce les sourcils en remarquant quelque chose qui ne va pas, se se repenche dessus en silence. Il ne sait pas combien de temps s'écoule entre ce moment et celui où il lève enfin l'aiguille, mais lorsqu'il repose l'instrument sur le plateau, il remarque que son bras est bien engourdi.

« Voilà, c'est ça de fait ! »

Il prend appui sur ses jambes pour faire reculer son tabouret et permettre à Roman de se voir dans le miroir situé derrière lui. Il attend un retour qu'il ne tarde pas à avoir, et farfouille dans les tiroirs derrière lui à la recherche de feuilles de brouillon et de feutres -noirs pour la plupart, à épaisseurs variables- qu'il ne tarde pas à trouver. Il sort un tabouret roulant en dessous de la table et invite Roman à s'y installer.

« On a tous besoin d'une pause à un moment. C'est pas grave si elle dure plusieurs années, l'important c'est que ça finit par revenir. »

Il débouche l'un des feutres et commence à dessiner avec une nonchalance contrôlée les premiers motifs qui lui viennent en tête. Il éloigne le bloc à dessin pour regarder son esquisse et arrache la feuille qu'il met de côté. Il s'appuie sur la table et se tourne face à son client.

« Te force pas si tu veux pas. Tu peux juste me dire ce que tu vois et je ferai du mon mieux. »

Il fait quand même glisser le bloc vierge devant lui, avec le feutre décapuchonné posé en travers.

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MessageSujet: Re: Y E S T E R D A Y ; ((saul))   Sam 16 Sep - 18:29

 
Y E S T E R D A Y
ft. saul
« Voilà, c'est ça de fait ! »

il se redresse quand l’autre recule ; reflet familier du miroir duquel il s’approche — sourire léger aux lèvres quand son regard glisse le long des ombrages retouchés, et puis des autres, déjà cicatrisés. tiraillement léger, inflammation légère de la peau mordue par l’aiguille — douleur infime et toujours catharsis en un sens, l’encre comme récit du coeur et épanchement, l’acte en lui-même comme part entière du rituel.

« nickel, comme d’habitude. »

les doigts glissés entre les mèches de ses cheveux, avise d’un oeil presque méfiant bloc et feutres tirés d’un tiroir quelconque et le tabouret présenté — picotements au bout des doigts, la pulsion de l’artiste comme celle d’un toxicomane en sevrage devant qui l’on se risquerait un shoot. l’adolescent hésite, mais s’installe, quand l’autre parle comme pour le rassurer, incapable de lui résister — de résister au bruit familier de la mine contre le papier, à l’odeur forte de l’encre avant qu’elle sèche en l’imbibant couleur charbon.

« Te force pas si tu veux pas. Tu peux juste me dire ce que tu vois et je ferai du mon mieux. »

haussement d’épaules, vague — signifie tout et rien à la fois. les chevilles croisées, pointe de la chaussure en appui contre le sol, le tabouret tourne sur lui-même, quelques centimètres tout au plus, d’un côté puis de l’autre. balancement de l’esprit à mesure — l’angoisse au pied du mur, au coin de la feuille blanche pour cette fois-ci.
inspiration ténue, feutre saisi. la main incertaine, premier trait sitôt repassé, bientôt rayé. la tête penchée, quelques motifs en bord de page, ici un oiseau qui n’a qu’une aile, là quelques constellations inachevées, une esquisse d’horloge qu’il ne tarde pas à rayrer. s’agit de trouver le bon élan, la bonne inspiration des éléments en détaché avant de songer à les lier.

« en arrière plan, des constellations, soufflé, capuchon refermé tapotant les traits fins dessinés un instant plus tôt. réelles ou inventées, j’en sais rien… un mélange des deux peut-être ? histoire que seuls les yeux les plus avisés les remarquent. et par dessus… par dessus une horloge. ou quelque chose qui y ressemble. pas douze traits, soixante complets. le temps qui passe et l’infini. quelque chose comme ça, peut-être… »

un cercle presque parfait, restes de maladresse à force d’habitude entamée, passion délaissée ; le disque séparé à intervalles réguliers en parts égales — cinquante, soixante, à peine moins ou à peine plus, le chiffre n’est pas encore exact et il faudrait être fou pour les compter.
sur les dernières lignes, le mouvement mesuré de son poignet ralentit. il prend soin de soulever la mine, que l’encre ne s’étale pas, et ses prunelles se lèvent en direction de l’autre — il battrait du talon le rythme de son palpitant emballé de malaise s’il ne se contenait pas.

« saul, je... »

se tait, s'étrangle et s'agace ; soupire, las et désabusé — il se perd et ça l’exaspère ; d’un vague geste de sa main libre, balaie ses tentatives de palabres qu'il ne sait assembler dans l'esprit.
qu'importe, il griffonne encore au coin de la feuille pour déporter son attention de l'entreprise écourtée.
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MessageSujet: Re: Y E S T E R D A Y ; ((saul))   

Y E S T E R D A Y ; ((saul))
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