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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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O N L I N E ; ((jonas))
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MessageSujet: O N L I N E ; ((jonas))   Dim 30 Juil - 23:30

 
o n l i n e
ft. jonas
Samedi, fin d’après-midi.
Allongé sur son lit, les yeux clos — aujourd’hui, c’étaient les mains dans la poussière. Il en sent encore les brûlures sur ses paumes, qu’il a pourtant apaisées sous l’eau froide du robinet.
S’ennuie.
Pas de message, et la sonnette qui demeure obstinément muette. Appartement plongé dans le silence — maman travaille, beau-papa profite de son jour de repos pour lire le journal devant la télévision, volume trop bas pour être audible depuis la chambre, Louise dort et Hannah fête l’anniversaire d’une de ses amies, trois pâtés de maisons plus loin.
Soupire.
Se redresse, allume la chaîne hifi, clef USB déjà branchée — bon rock, groupe inconnu au rapport, peu de vues sur Youtube, jamais entendu à la radio, faut pas rêver. Sur son ordinateur, page bicolore, couleurs froides, ouverte, onglets de discussion déconnectés. Ferme l’écran.
S’ennuie.
Laura plaquée, huit jours maintenant — huit de vide ; l’accaparait, reste le temps libre désormais. Il en a perdu l’habitude. Laura texto dès le réveil, Laura pause midi, Laura après les cours, Laura le week end, et Laura au téléphone tous les soirs.
Plus de Laura — restent les heures à tuer.

Deux notes dans le vide, notification du téléphone, « Bamba a consulté votre profil ». Popularité, deux pourcent de pris. Il fait défiler, redécouvre, s’amuse, ricane — il avait oublié. Alessia, désespérée de le voir jamais trouver l’amour — pourtant, dix-huit ans, c’est encore toute une vie devant soi pour tenter d’aimer ; l’urgence est loin —, quelques clics vers un site qu’il n’avait plus jamais consulté ensuite, un pseudo qu’il avait refusé de donner et qu’elle avait assigné d’office, un profil sans fioritures, rien de trop attirant quand ce sont les rockeurs qui ont la côte.
Pas d’instrument, pas d’écriture — tape moins dans l’oeil.
S’ennuie — change la recherche, la relation souhaitée. De femmes à hommes, de CDI à interim. « Valider », et la sélection change sous ses yeux. Les miniatures ne sont plus les mêmes, il fait glisser. Il clique, de temps en temps, juste pour voir, « mec timide au grand coeur », « réservé, prêt à se dévoiler au grand amour », c’est cliché, bateau.
S’en doute, sans doute : derrière les déclarations passionnées à l’inconnu.e qui bouleversera leur vie, désir scabreux. Tremper le biscuit, faire mouiller la ménagère ou cracher le puceau sur les draps.
Pixels qui détonnent — du bleu qui pique presque la rétine sur le fond de noir et de rose érotique du site. Bluesnake. Rictus au coin des lèvres, pensée déplacée, c’est plus fort que lui. Ça le fait marrer.
Clique, survole. Vingt ans, blond — sans la teinture, il essaie d’imaginer, échec —, interim, et les grands classiques de la taille, des hobbies, deux-trois infos passées sous silence, les détails dont se foutent ceux qui s’affichent sous la bannière « one shot ». Du zéro blabla, de la baise pour la baise ; à quoi bon savoir qu’il aime le cinéma, la cuisine italienne et l’électro ?

Le voyant rose clignote — connecté.
Clique — fenêtre de discussion ouverte.

Captain : Salut
Captain : Sympa les tifs
Bluesnake : Merci, t’es pas mal non plus malgré tes “tifs” banals
Captain : On n’a pas tous tant d’excentricité à revendre
Captain : Tu vis sur Astrophel même ou à côté ?
Bluesnake : Astrophel, et toi ?
Captain : Astrophel. Saten
Bluesnake : Nahuel pour moi

Ricane.
C’est que ça gagne bien sa vie, les professions non renseignées.

Captain : Ok
Captain : Interim réel ?
Captain : Pas de déclaration enflammée après la baise ?
Bluesnake : lol, qui sait tu arriveras à un miracle ?
Captain : Pas ma prétention
Captain : Le Rudy’s, au pied de la galerie marchande d’Haylen, tu connais ?
Bluesnake : Heureusement
Bluesnake : Oui je connais
Bluesnake : Proposition pour ce soir ?
Captain : Fréquentation sympa vers 21h30
Captain : Si t’es dispo
Captain : ça se tente
Bluesnake : Je serai présent
Captain : J’imagine que je te reconnaitrai
Captain : T’es repérable
Captain : à plus, alors
Bluesnake : à plus

Relit la conversation — il se marre. Ce que ça va bien pouvoir donner ? Il n’y pense pas — c’est comme un jeu de hasard, il lance les dés, verra bien si c’est du deux ou du douze.
Il n’a pas demandé son prénom — délibérément. Il s’amuse à chercher, comme une devinette ; il pense aux prénoms de connards — il les connaît, les mecs, certains de ses potes sont des salauds, et ils s’appellent Thomas, Travis ((faut croire qu’il doit avoir un côté enfoiré, lui aussi)), Julien. Côté nanas, c’est du Jessica, Ashley, Victoria. Il essaie de coller un patronyme sur la belle gueule du type, un nom d’enculé sur son sourire mesuré. Ne trouve pas. Il fait des suppositions, sait qu’il a tort — il ne le sent pas, ça l’éclate d’autant plus.
Premières impressions rarement faussées, pour autant il aime bien s’en jouer — ça l’occupe, comme un délire d’équilibriste avec des allumettes craquées.

Dix-neuf heures trente-quatre.
Trouve le temps long, tout à coup.
La porte d’entrée s’ouvre, il connaît la rengaine, « c’est moi, je suis rentrée », bientôt elle demandera où est Hannah, se souviendra une poignée de secondes plus tard qu’elle dort là-bas, rentrera demain midi. Le silence, les voix ténues, il sait ses parents qui s’embrassent, et puis les pas qui montent — les talons contre le bois de l’escalier. D’abord la chambre de Louise, et puis les trois coups à sa porte, qui le font lever le nez du bouquin qu’il lit — Stephen King.
« Coucou, tu viens m’aider ? »
Souffle un « J’arrive », bientôt un « Je sors, ce soir, non, je ne sais pas quand je rentre, avec des potes, on va boire un coup, je dormirai peut-être là-bas, oui je prends le double des clefs, oui j’ai mes tickets métros, au pire j’ai de la monnaie, non, on conduira pas si on a trop bu, je sais, ouais, promis m’man, on ramène les filles avant. »
Schéma habituel — routine familière.

Vingt-et-une heure, à trois ou quatre minutes près, sort de l’immeuble. Sweat gris, jean délavé, Vans ; décontracté pour ce soir, pas prise de tête. Naturel au quotidien, pas du genre à kiffer les fioritures, le plastique et le superflu.
Première bouche de métro, se fond dans la masse des visages moroses et fatigués. Observe le reflet de l’écran d’un téléphone se refléter dans une paire de lunettes carrées, écoute d’une oreille distraite le guitariste et le chanteur qui sont grimpés à la dernière station. Glisse deux dollars dans leur boîte avant de descendre — il donne rarement ; élan de générosité, c’était sympa, et ça lui occupait l’esprit.
Correspondance, couloirs, escaliers, trois minutes avant le prochain métro, il fait défiler son fil d’actualités blindé de conneries — vieux like sur des pages débiles qu’il ne pense jamais à unliker.
Cinq stations, il descend — sortie, et c’est presque tout droit, dans l’angle d’une intersection.
Traverse le nuage de nicotine de la terrasse, se glisse à l’intérieur par la porte laissée grande ouverte, gueule béante sur le musée de la déchéance — l’air frais de la nuit déjà tombée ne rafraîchit pas l’intérieur, n’atténue pas la chaleur lourde accentuée par les éclairages tamisés et les effluves d’éthanol.

Le regard effleure les silhouettes anonymes, les visages qui ne lui disent rien, ternes, éteints ; et puis, un éclat de couleur, près du comptoir, cobalt rendu plus sombre par les auréoles orangées des ampoules. Les yeux se lèvent, minuit se heurte aux jours de pluie, le cadet esquisse l’ombre d’un sourire pour signifier qu’il est la bonne personne, se glisse sur le siège à sa droite, commande dans un même élan — shot de vodka pour se mettre bien.
Et il a l’assurance telle, sans l’ombre d’une hésitation, l’aisance de l’habitué, qu’on ne songe pas à lui demander sa carte d’identité — on pourrait croire vingt-et-un ans, c’est à s’y méprendre, c’est facile, pourtant il en a trois de moins ; il en manque un aussi à son voisin de comptoir.
« Alors, ce serpent ? Coincé dans la braguette, pour avoir viré bleu ? »
Rictus fourbe — la première pensée n’a jamais quitté son esprit, forcément qu’elle finirait par lui échapper. N’a jamais été très bon quand il s’agit d’entrée en la matière, de toute façon.
« T’as un prénom, ou tu préfères que je souffle Bluesnake sur l’oreiller ? »
Vodka sur le comptoir, lève son verre une seconde, renverse la tête en arrière pour le vider ; douce brûlure, bonne soirée entamée.
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MessageSujet: Re: O N L I N E ; ((jonas))   Lun 28 Aoû - 21:41


Roman

Jonas
ONLINE
Soupir.
Il regarde son portable, fait défiler sa liste de ses contacts, puis ses sms, répond à celui qui vient d’arrêter, réponse déjà calculé sur le message d’avant. Rendez-vous demain soir après . Encore une journée à attendre, sans rien à faire. Ennui total, se désespère d’attendre, alors finalement se décide à reprendre son portable, ouvre au hasard une des applications de site de rencontres. Il cherche, quelques secondes à peine, que tu arrives à lui sans te chercher, toi et ton profil de beau brun tout à fait classique, sur lequel il n’aurait pas prêter attention guère plus que ça, à l’inverse de toi, il n’y a uniquement quand la page de conversation démarre que tu te mets à exister, à ses yeux.

Captain : Salut
Captain : Sympa les tifs


Jonas lit ces quelques mots, regarde ta photo de profil et n’en cherche pas plus à ton sujet, quand de toute évidence il y a l’étiquette plan cul déjà collé à ta figure.

Bluesnake : Merci, t’es pas mal non plus malgré tes “tifs” banals
Captain : On n’a pas tous tant d’excentricité à revendre
Captain : Tu vis sur Astrophel même ou à côté ?
Bluesnake : Astrophel, et toi ?
Captain : Astrophel. Saten
Bluesnake : Nahuel pour moi
Captain : Ok
Captain : Interim réel ?
Captain : Pas de déclaration enflammée après la baise ?


Il regarde, bière à la main prise entre deux réponses, rit devant des propos si ridicule à ses yeux.

Bluesnake : lol, qui sait tu arriveras à un miracle ?
Captain : Pas ma prétention
Captain : Le Rudy’s, au pied de la galerie marchande d’Haylen, tu connais ?
Bluesnake : Heureusement
Bluesnake : Oui je connais
Bluesnake : Proposition pour ce soir ?
Captain : Fréquentation sympa vers 21h30
Captain : Si t’es dispo
Captain : ça se tente
Bluesnake : Je serai présent
Captain : J’imagine que je te reconnaitrai
Captain : T’es repérable
Captain : à plus, alors
Bluesnake : à plus


Un dernier coup d’oeil sur le portable, en direction de l’heure, et c’est un film qu’il regarde pour faire passer le temps, le repas à se préparer et à manger, avant de se préparer à sortir. C’est la moto qu’il enfourche, deuxième casque mit dans le top case fixé à l’arrière, au cas où.

Il ne se permet pas le retard, se sait même en avance quand il jette un coup d’oeil sur son téléphone. Par prudence il regarde la salle, ne constate personne qui te ressemble alors va s’asseoir au comptoir, refuse de boire tout de suite pour avoir la politesse de t’attendre, mais regarde la carte en jetant des coups d’oeils à l’entré, et son choix se fait, quand devant ce nom de cocktail il sourit. Il faut guère de temps alors que la porte ne s’ouvre, que tu l’approche et confirme ton identité. Il t’observe quelques secondes, écoute ta commande et prend note de cet assurance dont tu fais preuve. T’examine, pour être sûr de te contrôler ce soir alors qu’il ne sait rien de ton sujet. Mis à part que tu as envie d’un shot de vodka, en profite pour commander lui même.

« Et pour moi… Ca sera une vodka-martini. Mélangée au shaker, pas à la cuillère. »

Il sourit, te jetant un coup d’oeil le temps de quelque seconde quand il constate que tu semble décider à prendre la parole

« Alors, ce serpent ? Coincé dans la braguette, pour avoir viré bleu ? »

Il ricane, simplement.

« Je vois qu’il y a du haut level concernant les blagues de mauvais goûts, mais quand même tu marques quelques points »

Comme si il allait se prendre la tête en remarque futile quand sans aucun doute, demain tu ne seras plus rien à ses yeux.

« T’as un prénom, ou tu préfères que je souffle Bluesnake sur l’oreiller ? »

Il y a ton verre qui arrive, ne laisse à peine le temps au faux bleu de se tourner vers toi, qu’il se retrouve vide sur le comptoir. Ca l’amuse cette précipitation, et sans hésitation sa main vient sur ton genoux en même temps qu’il approche son visage du tient.

« Je préfère bien plus t’entendre gémir des “Jonas” quand on passera à l’acte. Et toi alors ? Je suis pas intéressé par la domination au lit, encore moins pour te nommer avec trop de respect. Quand bien même tu mérite d’en avoir »

C’est son verre qui arrive, en boit quelques gorgées avant de te regarder de plus belle, sourire taquin aux lèvres.

« En fait, ta façon de boire, c’est une invitation à passer vite aux choses sérieuses ? »

Figure toi que lui en a très envie, mais lui ne le montre pas.
(c) Huyhiné




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MessageSujet: Re: O N L I N E ; ((jonas))   Mar 29 Aoû - 2:37

 
o n l i n e
ft. jonas
Les blagues de mauvais goût.
Sans doute les tient-il de son beau-père — de plaisanteries salaces soufflées hors de portée des oreilles des cadettes en jeux de mots douteux, Arthur attise les regards lourds de sous-entendus et les ricanements grivois au dessus de la table, à chaque dîner qui ne soit pas professionnel. Quelques collègues qu’il invite parfois se prêtent au jeu des ragots croustillants ; depuis l’obtention de son diplôme, Roman s’est entendu raconter toutes les histoires d’hommes, lâchées bières à la main lorsque les femmes sont absentes — les secrets inavouables, comme ceux des conquêtes, des jeux de la faculté qui vont toujours trop loin. On vante les meilleures confréries, les noms qu’il faut connaître lorsque l’on évolue sur le campus d’Astrophel auquel il vient tout juste d’entrer.
Des noms, il connaît aussi ceux des étudiantes qu’ils se sont tous envoyées — qu’ils prétendent s’être envoyées.
Du reste, l’influence gagnée à force de vivre sous le même toît finit par jouer son rôle, dira-t-on.

« Je préfère bien plus t’entendre gémir des “Jonas” quand on passera à l’acte. »

Un rire, comme un souffle à peine sifflé entre les dents, léger soubresaut du buste. Regard soutenu après avoir jeté le sien en direction de la main posée sur son genou, il hausse un sourcil face à l’initiative.
Comprend vite que s’il n’est là que pour le plaisir du jeu qui n’atteindra pas son apogée, l’autre est plus déterminé, l’autre a d’autres idées — ça le fait marrer, cette quête insensée pour la baise, l’attrait du corps comme objet, l’énième nom sur un tableau de chasse de plusieurs pages.
Ça le dépasse, surtout — faut dire que les enjeux ne sont pas les mêmes ; il a déjà du mal à faire l’amour, quel intérêt trouverait-il au cul mécanique, au sexe parce qu’il en faut ?
Lui qui ne sait déjà pas aimer, à quoi bon vouloir coucher ?

« Et toi alors ? Je suis pas intéressé par la domination au lit, encore moins pour te nommer avec trop de respect. Quand bien même tu mérite d’en avoir. »

Il lève les yeux au plafond, les néons brûlent une seconde ses rétines trop claires, lumière reflétée contre les lentilles fines — qu’il n’a pas oubliées, ce soir.

« Quand je disais pas de déclaration enflammée, je voulais aussi dire avant la baise, lâche-t-il dans un ricanement ténu, avant de secouer la tête. Roman. »

Jonas.
Déception, presque ; dans sa tête, prénom moins connard qu’il ne le pensait. Mais le type fait original — dans son genre —, il aime bien quelque part. Aucun remord, cependant, il jubile presque d’avance, foutre un coup dans la fierté d’un mec pareil, beaucoup en rêvent — les nanas qui s’en amourachent quand ils s’arrachent au petit matin en tête de liste.
S’est toujours efforcé de n’être jamais comme eux ; le plus franc jeu possible, facile de mentir et de profiter quand on plaît, mais il n’a jamais aimé l’idée. Les faux espoirs, pas son délire, se tient tant que faire se peut hors de portée du risque — trop frileux, ou trop honnête.

« En fait, ta façon de boire, c’est une invitation à passer vite aux choses sérieuses ?
… Ma façon de boire ? »

Un regard fugace en direction de son verre vide, et il réalise ; soupire, secoue la tête et interpelle le serveur, commande un simple monaco. L’instant d’après, reporte son attention sur l’autre, dans un vague haussement d’épaules.

« Le shooter du début de soirée, sacrilège si je déroge à l’habitude. »

Il aime bien ; vider d’une traite le premier verre, sentir la brûlure, la première vague de chaleur, celle qui n’ébranle pas mais suffit à mettre bien, son objectif des samedis soir, loin des « on se met misère » de ceux qu’il fréquente.

Quart de tour sur son siège lorsque sa boisson est déposée sur le comptoir, et il la lève en direction de son compagnon de baise — le croit-il du moins —, fait tinter les deux verres l’un contre l’autre, son regard matin clair plongé dans les prunelles océan tumultueux qui lui font face. Deux gorgées plus tard, s’approche au plus près de l’oreille pour y souffler.

« Serais-tu pressé, Jonas ? lâche-t-il en un murmure qui n’appartient qu’à lui, amusé sans aucun doute, ses doigts qui viennent effleurer le poignet du type posé sur sa jambe. On peut finir nos boissons, discuter pour passer le temps, enfin s’éclipser… »

C’est facile, si facile, de se faire désirer ; facile, si facile d’emprunter le ton du mec en manque, du queutard qui veut, qui cherche, du chien en rut qui n’en peut plus d’attendre ; facile, si facile d’attiser l’envie, de faire mine d’avoir l’habitude, que ce n’est qu’un parmi tant d’autres.
Facile, si facile au fond, de se donner les airs d’un connard que l’on n’est pas.
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O N L I N E ; ((jonas))
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