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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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i've learned from his mistakes ❞ ((roman))
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MessageSujet: i've learned from his mistakes ❞ ((roman))   Dim 30 Juil - 19:05

Roman Wright
there's a place in us all, one that makes us feel so alone

ft. originaux ((ibuki)) & shishio satsuki ((HNR))
Nom Wright.
Prénom(s) Roman Travis.
Âge 18 ans.
Orientation sexuelle N/R.
Groupe Civils.
Ce qu'il pense de la situation à Astrophel Il s’en branle. Ce qui compte, c’est qu’on ne le connaisse pas, ici. Certes, il aurait pu rêver mieux, mais il évite de faire le difficile — tout est préférable à sa vie d’avant. Et, quelque part, dans le fond, ça lui plaît presque, en sa condition de passionné d'histoire, d’être dans un lieu si mythique et regorgeant d’archives d’une époque qu’il n’a pas connue.
Métier Etudiant en histoire + basketteur ((capitaine & meneur du cinq majeur)) + aide sa mère dans sa boutique d’antiquités + petits jobs ((McDo, caisse de supermarchés ou de cinémas))
Nationalité Américain.



Taille le mètre soixante-quinze.
Poids septantaine de kilos à tout casser ; silhouette fine et musclée.
Cheveux bruns presque noirs.
Yeux gris, quasi bleus parfois ((rarement)).
Particularités physiques sur l'avant-bras droit ((www)) placé entre ((www)) ; sur le bras gauche ((www)) puis ((www)), les lignes des deux styles qui se fondent les unes dans les autres + piercings aux oreilles ((deux hélix au cartilage gauche)) + astigmatisme prononcé, il porte des lunettes au couvert de chez lui, et des lentilles lorsqu'il sort, s'il ne les oublie pas ((autant dire que, s'il y a bien quelque chose qu'il oublie régulièrement, c'est précisément ça)).
Style vestimentaire t-shirt légers — quoique les chemises ((non repassées)) restent monnaie courante dans sa penderie —, sweat sobres à l'effigie de marques de sports, quelquefois à celle des Delta Sigma Psi ((sa fraternité à l'université)), des jeans souvent droits, plus rarement slim et déchirés mais souvent clairs, des Vans ou des DC aux pieds. Pour les journées à traîner chez soi, des débardeurs et de vieux joggings délavés. Toujours une montre au poignet, peu de bijoux en règle générale — de temps en temps, une breloque au cou ou au poignet, souvent cadeau amusant obtenu de la main de ses frangines à la dernière occasion. Quelquefois une casquette — à l'envers, histoire de se donner un genre, le bonnet quand les températures se font plus froides... Vestes en jean, ou motif militaire ; look plutôt classique il faut l'avouer ; parfois un peu sombre et rock, tons noirs et vert pomme, mais sans l'excès des purs rockeurs dont il n'a pas le sang — sportif dans l'âme plutôt que mélomane révolté. Lors des grandes occasions ((repas de famille et bals de promo)), il se plie à la tradition de l'ensemble chemise, veston et cravate, bon gré mal gré — et le porte plutôt bien, soit dit en passant.

i wish i could right all the wrongs
Caractère
Les yeux de mon père — gris. Presque bleus, parfois, jamais vraiment. Hannah me dit souvent qu’elle voudrait les mêmes, que ses prunelles noisettes à elle sont trop communes, trop banales. Elle ne sait pas l’héritage du regard, du trouble qui saisit parfois ceux qui le connaissaient, quand ils nous confondent, l’espace d’une seconde. Le doute, la peur, reflet des miens, j’imagine — terrifié, toujours, sans cesse ; désire être oublié. Mon nom, mon visage — voudrais pouvoir tout effacer, n'avoir plus son sang, plus ses gênes. Elle ne sait pas, elle ; le poids d'une identité, et de tout ce qui s'y rapporte. J'ai clos les albums, enfermé les disques gravés des souvenirs d'enfance — les matchs, la mer, l'accrobranche, les premiers tours de pédales perché sur deux roues, la fête foraine ; partout, dès que son image apparaissait entre de trop longs mois d'absence.
J'ai effacé sa présence dans ce qui m'entoure, enfermé dans des cartons, mais il est toujours là, chez les autres, les autres et ce qu'ils savent, ce qu'ils croient savoir, dans leur pitié, leur fausse compassion écœurante à m'en faire gerber.
Elle ne sait pas, Hannah — et j'envie son ignorance, aujourd'hui.

Les cheveux de mon père — bruns, indisciplinés, à peine bouclés quand l’humidité s’en mêle. Les portraits se confondent. Les deux mêmes, on disait, les visages similaires, le sien marqué par les rides que les années et la démence avaient gravé sur son épiderme — l’hérédité m’inquiète, comme un poison latent ; un jour, peut-être, jamais, s’il vous plaît. La terreur des actes trop condamnables — d’être comme lui, dérailler, déraper, perdre les pédales et faire une connerie. Détruire des vies, comme il a détruit la nôtre, la sienne.

La carrure de mon père — épaules carrées, muscles fins du sportif sans artifices, quelques centimètres en moins, toujours plus que ma mère, les cheveux plus longs — lui les avait toujours coupés court sous le casque dans la poussière. Le basket pour complicité de père à fils, toujours, des années plus tard — la passion, la compétition, l’ambition ; toujours plus loin, toujours plus fort, le rire à gorge déployée, et bientôt le silence, le jeu seul, le ballon qui n’est plus rattrapé. Le vide — l’amour sans plus d’autre accroche que l’absence. Deux c’était bien, quatre aussi ; un qui reste et l’équilibre vacille, le juste en est écorché ; le refrain sonne comme faux. Un qui reste et c’est un de trop.
Ont suivi cette angoisse fébrile d'être un fardeau, de devoir quoique ce soit à quiconque ; ce désir et ce goût de l'indépendance, cette idée que je pouvais ne compter que sur moi-même, que j'étais suffisamment fort pour être grand.
Qu'il était loin, ce gamin qui pleurait au parloir, ce matin de février.

Les tatouages sur mes bras, comme mon père — seulement pas les mêmes ; lui avait d'autres histoires à raconter, d'autres démons et d'autres remords. Bracelets, assemblages artistiques, abstraits, moitié rébellion, moitié esthétique, quand même un peu de signification. Lignes de vie, enchevêtrement comme indistinct, bordel d’existence, cacophonie silencieuse, comme un crayonné jamais terminé, une vie entière à écrire, et l’avenir, l’incertitude m’effraie. Souvent, me donner des rêves qui n’en sont pas vraiment — m’inventer des objectifs, pour me donner une raison d’avancer. Finir par se faire à l'idée, s'en imprégner, et comme les autres croire, espérer, vibrer pour des buts qui n'étaient pas les miens et que j'ai dérobés aux conversations d'autres, volés pour m'en faire comme un costume qui ne serait pas trop large — pour les épaules d'un gosse mal branlé.

Le corps d’un homme, celui qui n'est pas moi mais qui me fit, ces similitudes — fierté d’antan, terreur d’aujourd'hui — qui dérangent. Je ne suis pas lui, mais c’est l’écho de ce qu’il était, vingt ans de moins et la vie devant soi — une qu’il n'avait pas gâchée ; à sa patrie toute entière donnée. Le silence, la violence — les poings serrés, une arme de guerre, démonstration de force contre la vie. Le plâtre entamé, un verre brisé ; la rage, colère sourde, rarement muette.
L'angoisse, chaque fois ; qu'un jour, les pulsions se retournent, sur moi, sur d'autres, qu'un jour, je défaille, qu'un jour, qu'une fois, ce soit celle de trop. Qu'un jour, ce soit moi qu'il faille condamner.
Vague envie d'hurler, constamment — de mettre enfin des mots sur ce qui n'en a pas, de gueuler pour ce père qu'on m'a volé, pour cet homme qu'il n'était pas, ce fils de que j'en ai assez d'être, cet homme que je ne veux pas devenir.

Comme pour contrebalancer la violence, j'ai trouvé les mains d’artiste de ma mère — coin de feuille, crayon mal taillé, et le rien s’emplit de beau ; traits gras, hachures pour les ombrages, arrondis imparfaits, airs de croquis inachevés, qui accrochent pourtant les regards. Deux, trois épinglés sur les murs de ma chambre — vieux, seulement ; les plus récents sont rangés, classés, cachés. L’art n’est pas un métier, l’art n’est pas ce qu’il faut — autoconviction, on ne m’a rien appris, jamais bridé ; idiotie d’un adolescent complexé, qui sait qu'il est doué, mais à qui l'on n'a pas appris qu'en faire, que faire d'un talent classé inutile pour les trop bien pensants.

La peur, la peur à n’en plus finir, le doute pour seul élan — et le rire, ce sourire qui ne ternit que peu. Être fort pour deux, pour dix, mille, tous ; le papier, les couleurs pour échappatoire. Refaire le monde à son image, autrement — au fusain, à la sanguine, sinon au plomb gris. Rarement pleurer ; seul, sans témoin, briser l’image du type inébranlable sans personne pour le voir. Lassé, épuisé, étranglé — même pas vingt ans, par la vie déjà essoufflé.
Histoire
« Roman. »

Je m’interromps, tout à coup. La fixe, sans un mot. D’âge moyen, petite de taille, les rides du bonheur au coin des yeux ; les lèvres couvertes d’un bordeaux mat, les yeux noisette relevés d’un trait de khôl. Elle a du charme, quelques années de trop — une bonne dizaine — pour m’intéresser, juste ce qu’il faut pour que je songe que j’ai affaire à une belle femme.
Je sais déjà ce qu’elle va me dire. Elle l’a sous-entendu à plusieurs reprises, au cours des séances précédentes.

« Je sais que je me répète mais, Roman, ce déménagement paraît t’avoir fait le plus grand des biens, tout semble aller pour le mieux au lycée. »

Tout. Les notes. Le basket.
Les filles, aussi.
Surtout, on ne me regarde plus de travers, comme là-bas.
On ne me connaît pas.

« Pourtant, tu ne parles que de ça. Il faut que tu comprennes que je suis ici pour t’écouter, pour t’aider, si je le peux. Mais je ne lis pas dans les pensées. J’ai besoin de savoir le fond du problème. Sans ça, je ne peux rien faire, tu sais ? »

Le fond du problème.
Toujours le même discours. Ils veulent savoir ce qui déconne, ce qui détonne. Quand ils le remarquent, seulement. On m’a imposé ce suivi — j’ai bien le droit de m’en branler un peu, non ?

« Ce qui s’est passé avec ton père… »

Nous y voilà.

« Comment le vis-tu, aujourd’hui, au quotidien ? »

Je soutiens son regard, sans un mot, sans ciller. Elle a dans les yeux un réel intérêt, comme une véritable envie de m’aider.
Elle ne me connaît pas.
Je me penche vers elle, les bras croisés sur le bureau, les chevilles croisées sous le fauteuil.

«  Dites-moi, est-ce que vous avez déjà été dans cette situation où… Tout va pour le mieux, pour la première fois depuis longtemps, une journée tranquille, parfaite on pourrait dire, une de ces journées que l’on prend pour le début d’une nouvelle ère et, tout à coup, en trois coups contre la porte, tout se brise, vole en mille éclats, comme ça, sans qu’on ait rien vu venir, sans qu’on ait pu prédire ? »

Elle ne bouge pas, elle ne flanche pas ; dans son regard, rien d’autre qu’une invitation à continuer. Je cherche désespérément cette curiosité malsaine qu’ils ont tous, depuis que c’est arrivé, cette curiosité morbide et cet effroi, ce frisson d’adrénaline, cette satisfaction dégueulasse qui s’emparent d’eux lorsqu’ils prononcent ce fatidique « Je le connaissais… », suivi de tout un tas d’ « il paraît », d’ « on dit que », murmures soufflés juste assez forts pour les entendre — ou bien leurs regards posés sur ma nuque trahissent la moindre de leurs pensées.

« Vous savez ce que c’est, vous, d’être envoyé par son père ouvrir la porte, et de faire face à trois flics qui viennent l’embarquer pour l’interroger ? Pour le condamner ? »

Elle secoue la tête. Négatif.
Bien sûr qu’elle ne sait pas — je lui souhaite de ne jamais savoir.

« Ils m’ont interrogé aussi. Ils m’ont demandé si j’avais vu mon père, le soir du drame. Si je savais ce qu’il faisait, ce fameux douze décembre, aux alentours de dix-neuf heures. Ce douze décembre, j’étais chez ma mère. C’était son tour de garde, le temps d’un week end. On avait passé l’après-midi à décorer le sapin, à dévorer les sablés que ma mère avait préparés. À dix-neuf heures, j’étais sûrement en train de mettre la table, ou de regarder la télé. »

Ce douze décembre, à dix-neuf heures, un peu plus d’un an en arrière, j’étais un môme banal, dans une famille recomposée banale, qui passait une journée de bientôt Noël banale. Sans tort, sans travers — c’était la même rengaine tous les ans depuis que j’en avais huit. Depuis que maman était partie faire sa vie ailleurs, depuis qu’il n’y avait plus que mon père et moi dans une maison un peu trop grande pour nous deux, un homme qui traînait ses démons de guerre et un petit garçon qui vivait entre deux endroits, deux familles, deux anniversaires, deux Noël et comme deux vies, deux identités.

« Je n’étais pas là. Je n’étais pas avec mon père. Voilà le fond du problème : les si. Et si j’avais été là ? Et si ma présence avait pu l’empêcher de sortir, l’empêcher de faire ça ? Et si ? Et si ? »

Et si j’étais comme mon père ?

« On m’a demandé si… Si j’avais vu, entendu des choses, qui auraient pu mettre la puce à l’oreille, des choses qui auraient pu…
Et y en avait-il ? »

Silence.
On m’avait demandé de bafouer mon père. De le trahir.
On m’avait demandé de le livrer — d’avouer ce que je taisais, parce que ça n’en valait pas la peine.
Et je l’avais fait. J’avais parlé aux flics — intimidé, peut-être.
Ils l’auraient su de toute façon.
Ils l’ont su, de toute façon.
De ce que j’en sais, sa peine n’en a été qu’allégée.
Circonstances atténuantes.

« Mon père était violent. »

Une ombre traverse son regard, je sais à quoi elle pense. Ce qu’elle se demande. Je sais l’effet qu’ont ces mots sur les autres. Ils s’imaginent souvent le pire, l’esprit humain est ainsi — peu apte à la lucidité, sans cesse précipité, catastrophé.
Un mouvement — comme un tic, au dessus de la lèvre. Elle cherche ses mots — ils ne sont pas faciles à dire.

« Cette violence, comment l’exprimait-il ? »

Elle les a choisis avec soin. En bonne psychologue qu’elle est, ne pas risquer de brusquer le patient — surtout un ado, surtout un enfant.
Je souris — légèrement. Un rictus au coin des lèvres, je jubile de ma calomnie — quoiqu’elle n’en est pas vraiment une, je n’ai rien inventé, son esprit s’en est chargé à ma place — de quelques secondes. Je me demande, à quel point son imagination a-t-elle été cruelle ?

« Il ne m’a jamais frappé, si c’est ça, votre réelle préoccupation. »

Je l’ai vu briser des verres, des assiettes, renverser des chaises, rayer le parquet en repoussant des tables, balayer d’un revers de bras tout ce qui se trouvait sur le buffet ou sur son bureau, déchirer des photographies, des documents — en brûler certains au dessus de l’évier.
J’ai vu les contraventions, celles qui prouvaient ses dépassements de vitesses hallucinants — l’adrénaline, ou l’appel du vide, je n’en ai jamais rien su.
Mais jamais, jamais, je ne l’ai vu lever la main sur moi, me menacer ; rarement, il me gueulait dessus. C’était un père.
Pas un criminel.


« Il a servi l'armée. Il a sauvé un chaton en Afghanistan et l'a nourri sous les tirs, il a été médaillé, gradé, félicité quand il s'est retiré. Il s'est entièrement consacré à moi, il m’a appris à jouer au basket, quand j’étais haut comme même pas trois pommes. Il m’a offert du matériel de dessin professionnel quand j'avais encore du mal à tracer un cercle correct. Il a été le premier à me féliciter à chaque réussite, même la plus anodine, même la plus ridicule. Il aurait été le plus heureux du monde en me voyant décrocher le permis, l'année dernière. Je crois même me souvenir qu’il était celui qui levait les punitions que ma mère me donnait, quand j’étais gosse. »

Je surprends le sourire qu’elle affiche, infime, l’espace d’une seconde, comme si l’évocation de mes souvenirs réveillait les siens. Son propre père, ou peut-être l’homme qui lui a passé la bague au doigt — or et diamant, annulaire gauche, à chaque séance j’imagine à quoi il ressemble, et s’ils ont des enfants. Peut-être. Elle a les mêmes airs que maman — heureuse, mais fatiguée.

« Quand je vous parle de lui, de quoi est-ce qu’il a l’air ?
Pardon ?
Est-ce qu’il a l’air d’un criminel ? Est-ce qu’il a l’air d’un… »

Je me tais.
Je n’y arrive pas.
Violeur.
Mon père n’était pas ça.
Cet homme est un inconnu.

Elle se tait, elle aussi.

« As-tu eu l’occasion d’en parler ? Avec ta mère, par exemple ?
Au début, un peu… Juste un peu. On évite.
Pourquoi ? »

Parce que j’ai peur qu’à trop parler de lui devant elle, elle finisse par ne plus voir que son reflet à lui dans mes yeux à moi.
Je me tais.
Encore.

Elle comprend. Change de sujet.
Elle insiste rarement — du moins, rarement de façon directe.
Sa subtilité me plaît.

« Comment te sens-tu ? Avec ton beau-père, et tes… deux demi-soeurs, c’est bien ça ?
Ils sont sympas. Ils m’ont tous bien accueilli. Les gamines sont adorables, mon beau-père cuisine comme un chef, il gagne bien sa vie, il rend ma mère heureuse. Je ne vois pas ce que j’aurais pu attendre de mieux, de la part d’une famille recomposée. »

Eux, par contre, attendaient peut-être autre chose.
Autre chose que de devoir composer avec l’enfant du premier mariage, aux ascendances douteuses, au nom qu’on évite de prononcer et qu’on a vite fait de changer — j’étais consentant, je l’ai demandé.
Un papa, une maman et deux enfants, c’est un beau portrait de famille, juste, équilibré.
Trois, c’est impair, c’est une ombre au tableau, c’est un manquant — ou, en l’occurrence, un de trop.

Elle regarde l’heure, et je sais que l’horaire est dépassé — de sept minutes, déjà. Elle commence, s’excuse, je balaie tout d’un geste de la main. Elle sourit, je la remercie, elle me dit « À bientôt », elle a retiré sa blouse de compassion pour enfiler celui des politesses mécaniques.
C’est clinique.

Quarante-neuf minutes, je fais le compte ; largement ce qu’il me faut pour rejoindre la première station de métro à proximité, remonter près de l’allée commerçante et rejoindre la boutique de ma mère. Peut-être même que j’aurai le temps de mettre les dernières vieilleries récupérées la semaine dernière en vitrine, si maman a pensé à les nettoyer — sinon, moi qui m’y colle, forcément.
Depuis la réouverture de son affaire à Astrophel, elle est débordée — déménager tous ces bibelots ébréchés dont personne ne veut n’a pas été chose aisée, trouver sa clientèle dans une mégapole où tous les jeunes et les moins jeunes préfèrent les aménagements en verre et métal plutôt qu’en bois sculpté et orné main et les horloges en hologrammes projetés plutôt que les bonnes vieilles pendules à coucou le fut encore moins. Ça ne marche pas vraiment — c’est le beau-père qui met du pain dans nos assiettes, faut dire ce qui est.

Qu’importe.

Ce soir, c’est chez Dave que j’oublierai la poussière — dix-sept ans, permis en poche depuis belle lurette, l’appel de la liberté et des bonnes soirées ne s’est pas fait attendre. Dans quatre ans, le droit officiel de consommer la vodka qu’on s’enfile déjà avec des glaçons dans des verres rouge pétant. Dans moins d'un an, aussi, la fac ; histoire, sans doute. Quitte à tenir tant à payer mes propres frais, autant le faire pour quelque chose qui me plait. Un minimum.
Bourse au mérite, si possible ; équipe régionale de basket, toujours, j’espère.
J’ai le temps de voir venir — le temps d’écrire ce qui doit être écrit.

De devenir qui je veux,
et pas comme lui.


derrière son écran...
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Âge 18 ans
Disponibilités Souveeeent.
Comment t'es arrivé sur le fo ? Y'a longtemps. -fiiiixe Oréo-
T'en pense quoi ? ... ♥️
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MessageSujet: Re: i've learned from his mistakes ❞ ((roman))   Dim 30 Juil - 19:06

Love love love love love love ♥

Tu sais comment je suis heureuse de voir ce perso
Tu sais que j'ai hâte d'avancer dans notre rp. Et dans notre lien
Tu sais comme je suis bonheur *sort*




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MessageSujet: Re: i've learned from his mistakes ❞ ((roman))   Dim 30 Juil - 19:07

REBIENVENUE
FICHE A MOI/OUT


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MessageSujet: Re: i've learned from his mistakes ❞ ((roman))   Dim 30 Juil - 19:09

ZGIZJLEKFEHK
REBIENVENUE MON PARIS-BREST ♥♥♥

Et du coup bonne validation /dies




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MessageSujet: Re: i've learned from his mistakes ❞ ((roman))   Dim 30 Juil - 19:30

ROMAAAAAAAAAAAAAAAAAAANNNNNN DAOPZJDAODOPZKDAZ
IL EST ENCORE MIEUX QUE DANS MES RÊVES
Amuse toi bien avec lui, même si j'en doute pas !
par contre si tu le tues je m'en remets pas alors ON EVITE OK ?


NINA VAN DER ROHE you deserve every star in the galaxy laid out at your feet and a thousand diamonds in your hair. you deserve someone who’ll run with you as far and as fast as you want to. holding your hand, not holding you back.
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MessageSujet: Re: i've learned from his mistakes ❞ ((roman))   Dim 30 Juil - 19:40

j'aime beaucoup ce Monsieur dis donc il a un peu trop de classe en lui euh.
on se connaît pas mais ily already.

REBIENVENUE PARMI NOUS Heart




Des nuits plus belles que vos joursPlus fière fierté, plus pudique pudeur qui ne sais rougir à force d'être fière, qui ne peux que vaincre en ta sereine ardeur, Vierge ayant tout su, très paisible guerrière
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MessageSujet: Re: i've learned from his mistakes ❞ ((roman))   Dim 30 Juil - 20:04

((jonas)) tu sais comme j'aime ce lien. nos persos. nos rp à venir.
et oui, je sais. je t'ai entendue de vive voix. /out
LOVE.

((imogen)) krrkrr
OUI CETTE FICHE EST A TOI.

((leo)) gngngngn MERCIIIII ♥

((nina)) OUI ROMAAAAAAN. gngngngn toi + moi lien tmtc.
t'en fais pas pour l'instant il est safe je crois

((roxane)) gngngngn merciiiiii c'est mon bb roman qwwwq
nous ne nous connaissons pas encore mais sans doute nous connaîtrons-nous bientôt. 8) ♥


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MessageSujet: Re: i've learned from his mistakes ❞ ((roman))   Dim 30 Juil - 20:08

Rebienvenueeeeeeeeeeeeeeee - poutpout sur les deux joues -

Huhuhuhu le fameux 83

Je lirais tout ça un peu plus tard =w=

Mais j'avais déjà lu un peu quand tu m'avais passé sa fiche et il est cool 8D

Eclate toi bien avec ce monsieur !

et bon courage pour la validation tout ça tout ça love <3






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MessageSujet: Re: i've learned from his mistakes ❞ ((roman))   Dim 30 Juil - 22:50

alors.
alors.
tentative de commentaire structuré (lol) à 22h30.
c'est magnifique.
(j'essaie de pas m'étaler en simples "ieuhfiuf" mais là j'ai envie, jsp trop why. peut-être la poésie du personnage qui m'emporte et me donne envie de m'y plonger totalement, envie de peindre tous les sentiments que cette fiches ont fait naître dans mon bide. jsp, rlly.)
c'est pas vraiment un "caractère", dans le sens classique du terme ; il n'y a pas de "je suis comme ça", d'adjectif qualificatifs à foison, de "liste". ce n'est pas vraiment un "caractère", presque bateau dans la forme, parce que la forme et le fond emportent totalement le lecteur.
je vais pas faire ma critique littéraire, je suis TRES LOIN de pouvoir le faire.
mais je me suis laissée happée. happée par ce que l'on lit entre les lignes, happée par les paroles que l'on tait mais que l'on entend malgré tout, par cette impression qu'un truc se pète en nous quand il hurle en silence. C'est beau. c'est juste beau. et j'envie ça, parce que j'ai toujours eu envie de faire un truc comme ça ; un texte random, dans mon imaginaire, mais dans lequel on sentirait le personnage. et c'est ça. on ne le "comprend" pas, on ne le "lit" pas ; on le vit. ça prend aux tripes, pas à la tronche ; c'est pas intellectuel, c'est sentimental.

mais c'est la forme, ça ; le fond... oh, god. le fond. son père, la relation à son père ; comment il s'identifie à lui en voulant s'en séparer, comme il s'y noie... cette relation amour/haine, avec lui-même presque, à l'image de son père, je. ça te fait vibrer ; on ressent presque ses émotions, ses sentiments, ses mal-être. on veut lui dire, "t'es pas comme ton père", mais il le sait, mais... mais. y a rien à faire. c'est tellement... je sais pas, je trouve ça si humain, et ça... ouais, on sent le personnage, assurément, on le ressent.
vraiment, je...
je sais pas, honnêtement, si d'autres vivront de la même façon cette prés' ; mais réellement, c'est un vrai coup de cœur. et oui c'est une redondance. ouais. rienàfoutrebro.
& sur ce (parce que rlly un truc aussi srx ça me ressemble pas)
JE T'AIME.
VRAIMENT.
T'ES PERFECT.
CETTE FICHE EST A TON IMAGE.
JE COURS TE METTRE TA COULEUR.
TU SAIS TRES BIEN CE QUI VA SUIVRE, EVIDEMMENT.


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