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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]
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Paris-Brest crémeux
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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Mer 26 Juil - 4:57

desire ✘ hélio
« tell me you want me, you need it now »

C’est sa main, cette fois, lui qui prend les devants ; ses doigts, sur ma joue, et son regard — les dés sont déjà lancés, déjà pipés, double six, à sa caresse légère je sais que j’ai déjà gagné, toute emprise sur le terrain. Sentiment de victoire, et pourtant étrange élan de tendresse qui m’empêche de lui vouloir du mal — il n’y a pas cet empressement, pas cette fougue à vouloir simplement le prendre, l’allonger et l’utiliser. L’alcool fait peut-être son effet sur son esprit, mais d’en profiter n’est pas ma première pensée, ni même la seconde — la première, c’est qu’il est encore plus attirant sous le halo des réverbères et sur fond sonore des vagues échouées sur le sable ; la deuxième, c’est que je me demande le goût qu’aurait sa bouche contre la mienne.

« Qu'est-ce qui te dérange pas? La voix publique?
Hm ? ((je cligne des yeux, me fixe sur les siens après un instant d’égarement, recouvre mes esprits)) Oh. De te montrer et démontrer explicitement et concrètement à quel point je souhaite te conquérir, le tout en place publique. Ça ne me dérange pas. »

Et je ris, doucement, glisse ma main de sa hanche au creux de ses reins, l’air de rien, pour le tenir contre moi, bassin contre bassin, et mon pouce caresse le dos de sa main refermée dans la mienne. Elle est tiède sous mes doigts, voire même vaguement plus chaude qu’elle ne devrait l’être à la normale, et je me surprends à imaginer sentir la chaleur de tout son corps contre le mien — je frissonne, chasse la vision un peu trop précise dans la seconde qui suit.

« Je retire le gros lourd de tout à l'heure ; t'es plutôt charmant et beau finalement. Comme quoi, les apprioris.
Je suis lourd, je ricane, surtout pas vexé. Canon, évidemment, mais bel et bien lourd. »

Je me penche vers lui, m’immobilise quand je pourrais presque l’embrasser, rien qu’en baissant à peine la tête, me mord la lèvre au beau milieu d’une hésitation. Et puis, je cède, le fais reculer lentement, contre la carrosserie d’une voiture dont j’ignore à qui elle appartient — détail dont je me contrefous — et ma main qui tenait la sienne la relâche, mon index se pose sur ses lèvres, doucement.

« N’aie pas peur… »

Mes doigts se glissent sur sa joue, dans son cou, et je romps la distance du dernier souffle qui nous séparait encore ; je viens cueillir un baiser au creux de ses lèvres, laisse le fil de mes pensées se fondre dans le sien, tâche de ne pas écouter les siennes, de taire les miennes, quoiqu’elles soient toutes dirigées sur la douceur du contact, léger, comme pour ne pas forcer, lui laisser l’occasion de se dégager si l’envie lui prenait.
J’avais oublié que ce pouvait être si bon, d’embrasser un garçon.


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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Mer 26 Juil - 5:33


— romeo & hélio —
is it desire, or is it love that i'm feeling for you?
Je suis lourd. Canon, évidemment, mais bel et bien lourd.

Y a un petit rire entre la gêne, la joie de cette reconnaissance d'auto-dérision et la débilité. T'as l'alcool qui t'innonde le cerveau maintenant, complètement ; t'es plus que pompette, à ce point là.
Avec les pensées qui s'emmêlent, tu vois son visage se rapprocher encore plus proche du tien qu'avant, et tu retiens presque ton souffle.
Allait-il se passer ce que tu pensais qui allait se passer?
Certainement.
Sûrement.
Tu vois sa lèvre infèrieure se prendre dans la supérieure, puis il t'entrâine à faire quelques pas en arrière, jusqu'à ce que ton bassin touche une voiture - pas la tienne, t'es garé plus loin.
Tu sens ses doigts quitter les tiens et venir se poser doucement sur ta bouche. Tu louches inconsciement pour voir ce qu'il fait.

N’aie pas peur…

Et étonnement, tu lui fais confiance ; tu le crois quand il te dit de ne pas avoir peur. Alors tu t'apaises, t'inspires, t'expires. Tu fermes les yeux. Tu te calmes.
T'attends qu'il se passe quelque chose.
Et finalement il se passe quelque chose.
Alors que ses doigts chatouillent ton cou, ses lèvres viennent se poser contre les tiennes en un doux baiser.
Effectivement, il a de belles lèvres.
Et il embrasse bien.
Une sensation bizarre t'envahis, comme si vous étiez soudainement connectés, ou plus proche que jamais.
Alors tu lui rends son embrassade.
Ton coeur va encore plus vite qu'il y a quelques instants. C'est ton premier baiser, ton tout premier, et c'est avec un quasi-inconnu. Si on te l'avait dit, tu ne l'aurais pas cru, mais le Destin te réserve bien des choses farfelues depuis ta naissance, il faut croire.

Tu finis par briser le contact et la sensation de liaison s'évapore alors dans l'air. Tu ne sais pas ce qu'il s'est passé, tu ne cherches pas à comprendre ; c'est probablement toi qui t'imagines des choses.

C'est... C'était mon premier.

Que t'as l'air débile à balancer ça et briser un moment presque solannel. T'as déjà l'impression que vos bouches sont séparées depuis trop longtemps, et t'as envie de recommencer, mais tu te retiens, parce que peut-être est-ce trop, peut-être est-ce une erreur, peut-être est-ce temporaire, ou que sais-tu encore. T'as pleins de doutes qui te viennent d'un coup.
C'est pas étonnant de toi, Hélio.
T'as toujours été comme ça.
Pas de chance.

Tu viens donc de me démontrer explicitement et concrètement à quel point tu veux me conquérir. Bien. Eh bien. C'est fait, je suis conquis.

C'est con à dire ce genre de phrases. Ca fait niais, ça fait nunuche et naïf, mais au fond, n'était-ce pas la réaction de tout le monde lors d'un premier baiser? Crapaud était devenu prince en cette nuit aux milles lumières.
Tu reprends la main de Romeo, un regard dans le vide, et un regard vers la plage, puis retour sur son visage.
Tu sais pas trop quoi faire maintenant.
Est-ce que ça s'arrête là?
Il n'y a rien d'autre, c'est fini?

J'ai bien fait de t'offrir ce verre, j'pense que c'est l'une de mes meilleures décisions depuis longtemps.

Tu sais pas pourquoi tu dis ça. Tu sais plus pourquoi tu fais certaines actions. Le whisky continue de pomper dans ton sang, assurément, tu ne cessais du penser. Faut dire, sans un peu de cette liqueur, tu n'en serais sûrement pas là, maintenant, avec lui.
Lui dont tu reprends la main dans la tienne.
Lui dont tu te rapproches.
Lui.
Tu cales ta tête dans le creux de son épaule.

La lune est belle, ce soir.



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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Mer 26 Juil - 6:15

desire ✘ hélio
« tell me you want me, you need it now »

Il s’écarte, et c’est comme d’avoir plongé dans une eau glaciale, d’être presque essoufflé en remontant à la surface, l’impression qu’il manque comme quelque chose mais d’être incapable de savoir précisément quoi.
J’ai Meera dans la tête, j’ai Meera dans le coeur,
mais Hélio c’est autre chose — trop intime pour une simple conquête ; rencontre trop récente pour savoir être qualifié de quelque chose de plus important. Sensation dérangeante que celle de ne pas savoir, de ne pas comprendre tout à fait, de perdre ses mots — toujours comme un sentiment de déjà vu, Ange et notre contretemps en superposition.

« C'est... C'était mon premier. »

Je sais.
Je l’ai entendu, attrapé quelque part à la volée dans sa tête, sans trop le vouloir, mais c’était une des pensées les plus claires de son esprit, l’une des plus audibles, de celles que sont les évidences qui jaillissent sans trop qu’on y prête attention.
Je me tais, m’interroge une seconde — est-ce que tu regrettes de me l’avoir donné ? — en caressant sa joue, sa nuque, laisse retomber ma main en suivant, la pose sur sa hanche. De loin, sans doute, l’impression de deux adolescents amourachés qui profitent de l’obscurité nocturne pour s’embrasser au couvert des regards curieux.
De près, un semblant de jeu qui n’en est plus tout à fait un, l’intérêt premier s’est comme dissipé, et ne demeure qu’une vague idée indécente qui n’est plus prioritaire.

« Tu viens donc de me démontrer explicitement et concrètement à quel point tu veux me conquérir. Bien. Eh bien. C'est fait, je suis conquis. »

Je plisse les yeux, un instant, les ferme, en suivant. Il reprend ma main, et je le laisse faire, m’amuse avec ses doigts entre les miens, l’air de rien, les caresse lentement. J’y porte le regard quand je rouvre les paupières, et c’est étrange, tenir la main d’un homme que je connais si peu quand je me dérobe d’autres plus familières au grand jour.
Mais c’est juste un soir, et personne n’en saura rien
comme tous ces autres à qui j’ai donné mon corps, ceux que j’ai baisés, ceux qui m’ont baisé.
C’est juste un soir, juste une nuit — ça l’est toujours, avec eux.

« J'ai bien fait de t'offrir ce verre, j'pense que c'est l'une de mes meilleures décisions depuis longtemps. »

Je reporte mon attention vers son visage, hésite à rebondir, poser des questions, curiosité maladive qui me rattrape mais que je refoule, du mieux que je peux.
Combien de mauvaises décisions dans ta vie ? Combien de mauvais tournants, combien de murs, combien de ces erreurs qui te fracassent contre les rochers et brisent toujours quelque chose, quelque part, entre tes côtes, quelque chose, quelque part, que tu ne retrouveras jamais ? Combien de faux départs, d’arrivé trop tard, combien de trains loupés, d’actes manqués, de lapsus, de rêve engloutis et de chemins de vie inachevés ?
Combien t’as raté, dis-moi, combien t’es comme moi, avec tes torts et tes erreurs, tes folies et tes élans fragiles, combien tu me ressembles dans tes mauvais raccords ?

« La lune est belle, ce soir. »

Je me tais, glisse ma main entre les mèches brunes de ses cheveux, souris doucement rien que de l’entendre. Immobile, longtemps, avant que je me prenne de lui relever le visage, du bout des doigts, pour le regarder dans les yeux, me pencher encore, reposer mes lèvres contre les siennes, goûter à même sa langue les relents de whisky. Quand je m’écarte, ce n’est que d’un souffle, à peine, et je murmure pour que mes mots n’appartiennent qu’à lui.

« On pourrait rentrer… chez toi, chez moi… peu importe. Passer la nuit ensemble… l’aube est loin. »

J’effleure sa bouche, rien qu’un peu, et ma main remonte, sous sa veste, sous sa chemise, caresse à même son dos, la colonne vertébrale, les reins dégagés, l’envie de m’y loger au creux qui revient par vagues modérées.

« On peut parler… parler, et pas seulement… Je peux te conquérir, encore, encore plus, te montrer… de façon bien plus explicite, bien plus concrète… »

Toujours, les murmures, contre son oreille, voix suave, à peine rauque par le trop peu d’alcool ; toujours, les doigts, indécents, sur la peau dénudée de son dos et de ses hanches. Tiède, sous mes empreintes, mais ça n’est toujours pas assez.


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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Jeu 3 Aoû - 2:44

Et y a sa main qui se glisse dans tes cheveux.
Et y a ton coeur qui palpite.
Et ton ventre qui s'emplit de papillons.
Y a tes jambes qui grelottent, et tu te demandes si tu as froid ou si t'arrives juste pas à contrôler tes émotions en sa présence.
Et lorsqu'il t'embrasse de nouveau, t'as les yeux qui s'ferment, comme pour apprécier une nouvelle fois un doux instant, qui ne sera sûrement pas éternel.

On pourrait rentrer… chez toi, chez moi… peu importe. Passer la nuit ensemble… l’aube est loin.
Oui, on pourrait.

T'es bien, dans ses bras, Hélio. Tu te sens aimé, tu te sens apprécié, et tu te sens à la fois protégé ; c'est comme un ange gardien, en plus alcoolisé.
Y a ses lèvres au bord des tiennes, et y a ses caresses sur ton épiderme, sur ton torse, et y a tes poils qui se hérissent, y a ton corps qui frissonne, et y a tous tes sens qui se focalisent sur le moment, sur la sensation.

On peut parler… parler, et pas seulement… Je peux te conquérir, encore, encore plus, te montrer… de façon bien plus explicite, bien plus concrète…
Oui, on peut.

T'oses pas parler, t'oses pas laisser échapper tes pensées, parce que t'as peur de briser la magie, t'as peur de tout faire rater ; t'as peur qu'il parte avant la fin de la nuit. T'as ta bouche qui s'ouvre, et qui se ferme, t'as les mots qui s'emmêlent, tes phrases qui se forment pas. T'as peur de bégayer.
J'ai... j'habite en coloc', c'est un peu compliqué d'aller chez moi, que tu dis d'un ton hésitant, mais on peut aller chez toi, cette fois plus assuré.

Tu te dégages des son étreinte, t'as l'impression de te déchirer comme une feuille, aussi simplement. Tu sors tes clés, tu sais pas si c'est une bonne idée de conduire dans ton état, mais qui le ferait à ta place? et qui serait là pour t'arrêter ce soir?
T'avances jusqu'à ta voiture, t'invite Romeo sur le siège passager, et tu mets le contact.
Etonnement, malgré quelques chocs ou quelques dos d'ânes mal pris, tu conduis mieux que tu ne l'aurais cru. Faut croire que t'arrives à tenir le volant même avec du poison dans les veines et de la fumée dans le cerveau.
Tu suis les indications de ton prince de la nuit, jusqu'à Hiwatha,un immeuble plutôt classique, sans trop de particularité.
Tu te gares, tu sors.
Tu reviens vers lui.

Alors, c'est ici, chez toi?
Question idiote.

Tu fais quelques pas, tu regardes les alentours. Tu le regardes lui.Tu reviens près de ses lèvres et attrapes de nouveau sa main dans la tienne,et dans un souffle, et un rire :
Tu me fais monter, gros lourd?
Souvenirs de début de soirée.



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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Jeu 3 Aoû - 3:17

desire ✘ hélio
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« J'ai... j'habite en coloc', c'est un peu compliqué d'aller chez moi. »

Il hésite, et ça me fait sourire, quand bien même je ne sais pas tout à fait ; appréhension de la suite, ou autre chose ? C’est attendrissant, quelque part, ça m’arracherait presque un rire, j’ai peur qu’il s’en braque alors je m’efforce au silence, quoique mon regard trahirait sans doute mes pensées s’il le croisait.

« Mais on peut aller chez toi.
Va pour chez moi, je lâche en un haussement d’épaules. »

Il va pour s’écarter, je fais mine de le retenir une seconde avant de le laisser m’échapper, c’était juste le sentir frissonner sous mes doigts une dernière fois, deviner l’emprise qui se resserre doucement, comme la certitude que cette nuit, c’est nus dans mon lit qu’on la passera.

Plus au fond du parking, sa voiture ; je m’installe côté passager, heureux dans le fond de n’avoir pas plus consommé que ça, le mal des transports est bien assez sans avoir besoin d’y ajouter l’ivresse comme accentuation de la nausée. Sa conduite est à peine chaotique, les sursauts me filent de vagues hauts le coeur que le vent qui se glisse par la vitre baissé apaise quelque peu — juste ce qu’il faut pour pouvoir prêter attention au moindre des virages et le guider dans la bonne direction.

Clairement, je peux pas nier que je suis soulagé quand le moteur est coupé, que je sors de l’habitacle, inspire une bouffée d’air frais qui me fait du bien.

« Alors, c'est ici, chez toi?
Ouais. Grand luxe, pas vrai ? je raille, narquois — un taudis, ouais, quoique j’y ai suffisamment pris mes marques pour avoir pris mon studio en affection. »

Il revient contre moi, ses doigts s’enlacent aux miens, et j’oublie pour de bon le début de vertige et le malaise du trajet, je plonge mon regard dans le sien quand il rit, lève les yeux vers le ciel à son clin d’oeil des plus flagrants.
Un rire au fond de la gorge, comme en écho au sien, je l’entraîne à ma suite, dans le hall où je prends soin de presser contre l’interrupteur, pour cette fois, avant de gravir les escaliers jusqu’au troisième étage, sa main toujours dans la mienne.

Ce n’est que face à la porte de l’appartement que je m’immobilise, l’attire à moi pour le coincer entre mon corps et le battant. Mes lèvres cherchent les siennes, et puis sa gorge, j’y mord doucement, pas assez pour y laisser la moindre marque, suffisamment pour signifier que j’y compte bien, tôt au tard.

De ma main libre, je fais tourner la clef dans la serrure, ouvre la porte dans le dos d’Hélio tout en le retenant pour qu’il ne perde pas l’équilibre quand son appui se dérobe. Contre son oreille, un « après toi » lâché, et je m’efforce de le libérer pour qu’il puisse entrer. Je referme derrière nous, avise les jaquettes de disques abandonnées sur la table basse, et le sweat jeté sur l’accoudoir du canapé, le verre d’eau et d’aspirine posé sur le comptoir depuis… depuis quand, d’ailleurs ?
Bordel modeste, pas tant de bordel que ça, pour un mec.

« Alors, je souffle en me glissant dans son dos, bassin contre ses reins, les mains sur sa taille, ma bouche revenue frôler son lobe. T’en dis quoi, de mon humble demeure ? A la hauteur de tes espérances ? »


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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Jeu 3 Aoû - 3:57

T'as la boule au ventre et le pas lourd quand tu commences à monter les escaliers de l'immeuble dans un silence qui profite à l'écho qui rebondit contre les murs.
T'arrives rapidement aux côtés de Romeo devant la porte de son appartement et tu te retrouves rapidement le dos à celle-ci lorsque le blond colle son corps contre le tien, et que vos lèvres s'unissent de nouveau.
T'as de nouveau des frissons lorsque ses dents frôlent ta peau.
T'as peur de ne jamais te relever lorsque ton corps bascule en arrière mais encore une fois le prince de ta nuit vient s'assurer que cela n'arrive pas.
T'as un sourire bête collé aux lèvres, et t'as le cerveau qui titube pour aligner tes pensées.

T'admires l'antre de ton hôte. C'est très différent de chez toi, de chez Saul. C'est assez burlesque, assez négligé mais dans un certain charme que tu appréciais particulièrement.
T'aurais pu apprécier n'importe quel endroit, ce soir.

Alors, t’en dis quoi, de mon humble demeure ? A la hauteur de tes espérances ?
T'es surpris lorsqu'il se colle derrière toi, mais pas dérangé, sans envie de le repousser ou de t'avancer dans un mouvement de fuite. T'as juste envie de le sentir contre toi jusqu'à l'aube.

Y a sa bouche collée sur ton lobe et t'as les frissons qui reviennent, et y a ta main qui vient se coller en arrière contre son cou, la tête légèrement relevée pour pouvoir admirer ne serait-ce que le bas de son visage.

C'est très bien, je trouve ça cosy.
Et tu ne mens pas.

T'as envie d'être transformé en statut, de rester figé dans cette position pour toujours, dans une sorte de grâce immortelle et de sentiments gravés dans le marbre.
Tu te retournes, tu lui fais face de nouveau. T'as tes mains qui viennent effleurer son visage, quelques centimètres au dessus de toi, puis son cou,
avant de descendre sur son torse, sur son bassin et le haut de ses cuisses.
Tu finis ta course, les doigts légèrement débordant sur l'arrière des hanches.

Qu'est-ce qu'on fait, maintenant?
T'es con de poser la question, Hélio.

Y a tes lèvres qui viennent se poser sur les siennes dans un énième baiser, t'as ton corps qui se colle dans une liaison plus intense, entre le tendre et le léger érotisme.
Tu sais pas ce que tu fais, t'es nouveau dans ce domaine ; t'essaie, t'espère que ça ira au blond.

Bien plus explicite et concrète, tu disais?



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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Jeu 3 Aoû - 4:28

desire ✘ hélio
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« C'est très bien, je trouve ça cosy. »

Ça tombe bien, moi aussi.
D’un oeil, je m’assure que Boomerang — boule de poils rousse de quelques mois — est bien dans l’appartement — roulée en boule sur le dossier du canapé, en l’occurrence, avant de m’en détourner, mon attention de nouveau toute entière portée sur Hélio, sa main contre ma nuque, ses lèvres presque offertes aux miennes ; chaque toucher comme incendiaire.

Il se tourne, et mes mains restent sur sa taille, quand les siennes parcourent, caressent, découvrent, légers frissons le long de la colonne vertébrale, premiers pas à tâtons, pourtant sans trop d’hésitation ; ça me fait sourire, doucement, comme un semblant d’assurance qui lui sied pourtant bien.

« Qu'est-ce qu'on fait, maintenant? »

Pas le temps de répondre ; sa bouche assassine mes mots de son goût, et la chaleur de son corps qui se colle contre le mien, je la sens jusqu’au travers de nos vêtements. J’ai les pensées qui déraillent, encore ; mes mains qui se glissent plus franchement sous le haut du brun, effleurent les lignes du torse et puis des côtes, se posent au creux des reins pour le tenir contre moi, un peu plus et il y aurait presque un soupir pour me trahir — excitation tamisée rien que de songer à imaginer ce qu’il se passera, après.

« Bien plus explicite et concrète, tu disais? »

Je le fixe, me mord la lèvre, ricane ; trop tard, je cède. Sans prendre la peine de répondre, je lui retire sa veste, la laisse s’échouer sur le canapé où j’abandonne la mienne, ôte les lunettes de son front et les pose soigneusement sur la table, puis c’est à son haut que je m’en prends. Lentement, pour faire languir, pour ne pas effrayer, en guettant sur ses traits, dans ses yeux la moindre once de peur, la moindre envie de se défiler.
Je mordille de nouveau la gorge, embrasse la mâchoire ; avec mille précautions je le fais reculer pour le coller dos au mur, près de la porte de la salle de bain, le lit en vue par dessus mon épaule — délibérément.

Le vêtement tombe, mes lèvres embrassent les épaules, le buste, la langue s’imprègne du goût de sa peau dévoilée, du sel de l’épiderme après la soirée de travail. Une main s’amuse, l’air de rien, côté bouton du pantalon, sans pour autant s’y risquer encore ; au lieu de quoi elle s’accroche aux passants de ceinture, comme pour le retenir,
ce soir, tu m’appartiens.


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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Jeu 3 Aoû - 5:03

T'as la pression qui monte. La tête qui chauffe.
Ta veste tombe à tes pieds, on t'enlève tes lunettes.
Tu te sens déjà dépouillé d'accessoires que tu n'enlèverais jamais à ton habitude.
T'es impatient, tu veux tout, et plus vite.
T'es préssé, Hélio?
T'es dans un état second, comme une sorte de monde parallèle, de buée torride. T'as le lit en vue, devant toi, t'es de nouveau avec un mur comme appui. T'as la chemise qui tombe finalement, enfin et te retrouve donc torse nu en face de celui que tu pourrais maintenant appeler ton amant.

Il explore ta peau, se fraye un chemin sur ton torse. Tu sens du mouvement au dessus de ta ceinture et tu soupires doucement alors qu'il s'aggripe aux côtés de ton jean. Instinctivement, tu cherches un contact plus proche et rapproche ton corps, te décollant du mur pour l'embrasser, passer une main sur son dos et sur son postérieur.
Tu fais comme lui, tu passes délicatement son t-shirt au dessus de sa tête et y passe tes mains ; un peu plus hésitant que lui.
Tu sais pas si tu t'y prends correctement alors tu te contentes de reposer tes mains par dessus des épaules et de sémer ta bouche à quelques endroits, les yeux à moitié clos.

Y a ta jambe qui passe sous la sienne, comme un mouvement désespéré d'avancer vers le matelas mais aussi pour lier un peu plus vos personnes. T'as ton pied qui monte légèrement sur le sien, et t'as ton sourir innocent toujours collé sur les lèvres.
Seras-tu innocent bien longtemps, Hélio?
Tes doigts effleurent ses cheveux et tes iris se plantent dans les siens ; un regard soutenu, presque sûr, quelque peu frémissant.
Puis tu l'attrapes doucement et te dégages à petits pas jusqu'au lit, impatient, à quelques mètres.



::leagues::
 
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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Jeu 3 Aoû - 5:37

desire ✘ hélio
« tell me you want me, you need it now »

Sa main s’aventure plus bas, il ose peu à peu, comme si s’effondraient les barrières de la décence, une à une — comme tombent nos vêtements à même le sol, mon haut qui s’échoue sur le parquet au même titre que le sien un instant plus tôt. C’est brûlant sur ma peau, ses doigts, ses lèvres, comme un feu intérieur, je le jure, c’est différent d’autres, comme une fièvre un peu plus intense, trois degrés de plus que la normale, c'est physique, ça me fait tourner la tête.

Frisson sous les baisers qu’il éparpille ; un soupir, bientôt, à peine contenu, le regard baissé sur lui, des idées toutes plus obscènes les unes que les autres le concernant à mesure que les minutes passent.
Je me mords la lèvre, y passe ma langue et déglutis avec un peu de peine quand c’est avec sa jambe qu’il m’allume, j’ai l’imagination en roue libre, rênes abattues — ma taille entre ses cuisses, et moi au creux de ses reins, l’instant d’après c’est à genoux, dans chaque vision je le prends et il aime ça.

J'suis quasi sûr qu'à chaque baiser il peut les lire en moi, les images scabreuses dont il est la source, l'inspiration et le sujet.

Y’a son sourire qui me provoque, il s’écarte et je le suis, presque au lit je l’immobilise, le retiens contre moi ; en venant cueillir un baiser mes dents accrochent sa lèvre, doucement. Dans l’instant qui suit, je le fais basculer contre le matelas, lui allongé sous moi, ma main insolente entre ses jambes, là où les carcans de tissus demeurent toujours. Je tarde à les faire tomber, ces barrières-là, m’amuse de voir combien de temps il tiendra, s’il prendra les devants, peut-être.

Je laisse glisser ma bouche sur sa carotide, son buste ; en embrassades légères je descends jusqu’à son ventre, plus bas encore, là où les parcelles de peau restantes sont dissimulées sous les vêtements. D’une main habile, habituée, je défais la ceinture, le bouton, la fermeture, laisse mes doigts se glisser par l’ouverture, sans outrepasser encore la dernière limite, le point de non-retour.

C’est en donnant de petits coups de langue épars que je trace l’itinéraire de retour, revient capturer la sienne dans un baiser que je prolonge jusqu’à ce que le souffle me manque, sans chercher à dissimuler l'envie, sans chercher à taire le désir, sans tenter d'étouffer les pensées, celles qui se fondent dans son esprit à chaque contact de nos lèvres. Délice violent, barre au crâne.
Je halète, vaguement, respiration presque inaudible ; je m’écarte, à peine : c’est encore presque contre ses lippes que je parle.

« Si j’ai eu ton premier baiser… j’imagine ne pas faire fausse route en me disant que c’est aussi ta première fois que tu t’apprêtes à me donner ? »


He is always humming in #C18F67


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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   

((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]
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