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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]
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Paris-Brest crémeux
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MessageSujet: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Mar 25 Juil - 16:35

desire ✘ hélio
« tell me you want me, you need it now »

On se bousculait, on chahutait, comme des gosses, comme des adolescents un peu ivres — on était pourtant sobres ; jeunesse toute en chemises fines, jeans déchirés et chaînes à la ceinture, bracelets de cuir aux poignets, regards vifs et sourires acérés. On s'est égarés, perdus de vue dans la foule, clairsemés, parsemés de çà, de là entre les grains de sable, les feux de camps, la musique, les gamins du samedi soir en bord de mer. Tyler m'a lâché quand une jolie brune en robe légère lui a lancé un sourire un peu trop appuyé depuis la souche sur laquelle elle était installée, entourée d'autres, brochettes à la main, prêt des flammes à peine secouées par le vent. Il m'a proposé de les rejoindre, j'ai balayé l'invitation d'un revers du bras, lui ai souhaité bonne chance, bonne nuit — rictus salace aux lèvres — avant de lui fausser compagnie à mon tour.

J'ai traîné à la limite entre le sable et les pavés de la rue piétonne, les prunelles claires agacées par les néons vifs des bars, des terrasses animées où l'on bavardait sur fond musical — tous les tempos, toutes les mesures qui se mélangeaient en une cacophonie si familière qu'elle en a perdu tout son potentiel désagréable. J'ai fini par franchir la porte d'un autre, moins clignotant, pas moins attrayant et agité, rempli de jeunes et moins jeunes venus se perdre le temps d'une soirée entre les quatre murs du royaume alcoolisé.

A l'instant même où j'ai posé le pied à l'intérieur, je me suis amusé à détailler du regard chacun des serveurs, dans l'espoir d'une ristourne par avantage canapé. J'ai rayé de la liste le type de trente piges passée — quoiqu'il ne s'agirait pas d'une première —, et la nana qui porte un anneau à l'annulaire gauche — j'suis pas un enfoiré fini —, puis la stagiaire mineure — on repassera dans trois ans.
Reste le jeune, derrière le comptoir, clairement ma tranche d'âge, peut-être à peine plus vieux, j'saurais pas trop dire. Quitte ou double ; je viens m'asseoir sur l'un des tabourets du bar, j'attends qu'il me remarque. L'air de rien, je fais mine de regarder la carte des cocktails contre le mur, quand bien même mon choix est déjà fait.

Quand il approche pour prendre ma commande, je me penche légèrement dans sa direction, en jouant avec mes bracelets — vague camouflage des cicatrices et blessures un peu trop récentes, un peu trop parlantes —, comme si de rien n'était. Je me forge ce regard soutenu, ce sourire en coin, léger et qui en dit pourtant si long — l'air désireux mais qui se laisse désirer habituel, celui avec lequel j'emballe les groupies du guitariste.

« Un orgasme, s'il te plaît. »

Je l'ai lâché sans ciller ; boisson ou affaire de bête à deux dos, le doute est permis — l'intention délibérée. Je hausse un sourcil, donne le change, j'abats la vérité comme une quinte flush, le bluff est loin.

« J'accepte même ceux qui se boivent à la source et sous la ceinture, si tu vois ce que je veux dire. »

Je joue le jeu de la familiarité, pied d'égalité, même terrain pour nous deux, le jeu de celui qui ose, qui n'a pas froid aux yeux, qui veut, qui cherche, celui qui obtient, le rictus plus prononcé, le ton plus bas, comme celui de la confidence.
Alors, tu joues ?


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Mist
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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Mar 25 Juil - 17:43


— romeo & hélio —
is it desire, or is it love that i'm feeling for you?
La musique est forte, les lumière tamisées. T'es derrière ton bar, l'air absent, comme toujours. T'as une main sur un torchon et l'autre sur un verre, tu le nettoies, t'as que ça à faire. T'as pas de commande à aller prendre dans la salle, t'as aucun collègue avec qui discuter - tu ne leur as d'ailleurs jamais parlé, peut-être es-tu invisible à leurs yeux? T'as arrêté de te poser des questions sur ce genre de choses ; au final, ce n'est pas comme si cela t'importait d'une quelconque sorte. T'es là pour gagner quelques sous, de quoi vivre, et c'est tout, t'es pas là pour te socialiser ou passer la nuit à faire la fête.
Pourtant, le karma s'acharne sur toi à peu près tous les soirs - il a l'air de vouloir te forcer à avoir des discussions régulières avec des clients malgré que tu n'en n'aies pas envie. T'as le droit à un nouveau mec tous les soirs, et chaque fois tu roules des yeux et subis pendant environ une heure leurs dires avant qu'ils partent, déçus de ne pas avoir obtenu ce qu'ils voulaient de toi. C'est sûr qu'avec ta tête de gamin, tu peux apparaître comme proie facile ; ce n'est pas le cas. Certains te jalousent sûrement, t'aurais pu avoir tellement de coups d'un soir, ce n'est juste pas quelque chose auquel tu portes beaucoup d'intérêt, t'y as jamais vraiment réfléchi, au fond.

Tu lèves le regard lorsqu'un nouvel arrivant vient s'asseoir sur l'un des tabourets, devant toi. Tu te dis que ça va être lui, ce soir. Tu te dis qu'encore une fois, tu n'échapperas pas à ce qui semble être devenu un leïtmotiv.Tu poses ton verre, maintenant propre, sur le rebord derrière toi, ainsi que ton torchon,et te tourne vers le client, l'air le plus accueillant et professionnel que tu peux, t'as l'habitude de faire semblant, à force.

Un orgasme, s'il te plaît.
Hrm, je suis désolé mais ce cocktail n'existe plus, on fait le Blue Lagoon à la place maint-
J'accepte même ceux qui se boivent à la source et sous la ceinture, si tu vois ce que je veux dire.
Ah. Je vois.

Tu aurais pu parier que tu t'y attendais, mais ce n'était pas le cas. Tu te grattes le cou, l'air un peu gêné, ne sachant pas quoi dire. Tu es toujours muet dans ces situations ; même après tant de temps de cette interminable rengaine, tu sais encore pas quoi répondre. Est-ce que dans ces moments-là il faut rire avec le client? Avoir l'air décontracté et faussement amusé? Ou bien rester de marbre? Cela semble un peu dur.
Tu dois avouer que, pour une fois, ce client est plutôt mignon ; ça te change des millions de trentenaires mariés qui cherchent une histoire d'une heure la nuit pour évacuer la frustration d'être affiché aux côtés d'une femme le jour. Tu n'aurais jamais pensé que c'était si courant avant de travailler ici, d'ailleurs.

Je pense pas pouvoir t'offrir ce que tu aimerais, mais en tout cas mon offre pour le Blue Lagoon tient toujours.

C'est tout ce que tu as réussis à répondre, avec un maigre sourire assez déséquilibré. Pourtant, ton regarde restait assez neutre. Au final, tu ne savais pas quoi afficher sur ton faciès, pour être honnête. T'as les méninges qui tournent, comme si t'étais en train de passer un examen pour entrer dans un grande école, alors que la réfléxion que demandait cette situation était proche de coller une gommette en écolé primaire.
T'as tendence à toujours penser plus qu'il ne le faut.

Bon, j'te propose un truc. J'te paye ton Blue Lagoon et en échange tu refais plus jamais une tentative de drague aussi lourde que celle-ci, deal?



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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Mar 25 Juil - 19:35

desire ✘ hélio
« tell me you want me, you need it now »

« Ah. Je vois. »

Silence.
Je hausse les sourcils, et l'hilarité contenue se lit sans doute sur mes traits — c'est que je me retiens, pour ne pas rire, ne pas m'esclaffer face à la situation ; face à sa réponse, peu commune. On entre dans mon jeu, ou on m'envoie balader, d'une quelconque façon on réagit, et de manière généralement plus vive qu'il ne le fait, lui.
Il a cet air gêné, tout à la fois comme las — habitué ? —, en train de chercher ses mots. Ça m'fait marrer, j'ai presque envie d'en rajouter une couche, histoire de tester les limites, mais je reste silencieux, presque sage, sourire rieur au bord des lèvres, les ongles qui tapent le comptoir en un rythme quasi inaudible.

« Je pense pas pouvoir t'offrir ce que tu aimerais, mais en tout cas mon offre pour le Blue Lagoon tient toujours. »

L'espace de trois secondes, je mime la moue d'un gosse boudeur, déçu dans ses attentes — non pas que j'en avais beaucoup, remarque. Faut pas déconner, j'ai rarement vu une telle approche fonctionner — et même d'être un beau blond torturé n'y change pas grand chose, à moins de se retrouver en face d'une putain qui se la joue fausse sage, ou d'un un queutard en manque de s'en prendre une.
Rassure-toi, gamin, t'as pas l'air d'un chien en rut qu'on fout à genoux en cinq minutes.

« Bon, j'te propose un truc. J'te paye ton Blue Lagoon et en échange tu refais plus jamais une tentative de drague aussi lourde que celle-ci, deal? »

J'incline la tête, le fixe entre les mèches qui balaient mon front sous la clim' du plafond. Sourcils froncés, je me donne l'attitude de celui qui réfléchit, pèse le pour et le contre de la proposition qu'on vient de lui faire. Je soutiens son regard, les yeux plissés, l'espace de quelques secondes — trois inspirations. Puis, je me redresse, glisse mes doigts dans mes cheveux en soupirant, mi-las, mi-amusé.

« A voir... Si la drague plus subtile est autorisée, j'te laisse payer. Si je suis supposé me tenir à carreau et faire genre j'suis le type pas du tout intéressé, tu mets sur ma note. »

Un rire file d'entre mes lèvres, je perds les manies salaces que j'avais jusque là, décide de la jouer un peu plus réglo, un peu moins baiseur en mal de foutre. Je croise les bras sur le comptoir, les chevilles sur les barreaux entre les pieds du tabouret.

« N'empêche que t'es quand même plutôt mignon, pour un serveur, je lâche en ricanant, avant de lui lancer un clin d’œil, tentative plus taquine qu'autre chose — j'abandonne brièvement la séduction, reprend presque aussitôt. Et sinon, ce joli minois, il a un nom, ou j'dois l'appeler beau gosse pour toute la soirée ? »

Non, décidément, deal ou pas, c'est foutu. Je crains niveau subtilité, mais mon côté trop entreprenant peut faire rire. Et comme on dit, femme qui rit...
Dommage que le il ne soit pas elle — quoique, la théorie de l'homme qui rit reste à démontrer.
Challenge accepté.


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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Mar 25 Juil - 21:43


— romeo & hélio —
is it desire, or is it love that i'm feeling for you?
A voir... Si la drague plus subtile est autorisée, j'te laisse payer. Si je suis supposé me tenir à carreau et faire genre j'suis le type pas du tout intéressé, tu mets sur ma note.
Va pour la drague plus subtile.

Tu te dis que c'est toujours mieux que rien ; que c'est toujours mieux que tout, plutôt. Tu t'actives à confectionner sa boisson, agitant les ustenciles et ingrédients derrière la comptoir. Tu commences à avoir le coup de main, après trois ans à servir ici, mais il faut dire que tu as mis du temps - si tu ne cassais pas un verre par soir, ce n'était pas toi.
Quelques minutes plus tard, t'as un Blue Lagoon tout prêt que tu pousses sur le comptoir, avec un sourire, parce qu'on t'avait toujours appris à sourire aux clients, alors tu le fais.
T'observes son allure avant de reprendre ta moue neutre - il était assez détendu, les bras croisés sur le bar, comme trop à l'aise.

N'empêche que t'es quand même plutôt mignon, pour un serveur. Et sinon, ce joli minois, il a un nom, ou j'dois l'appeler beau gosse pour toute la soirée ?

Lorsqu'il rit, tu ne peux t'empêcher de rouler de yeux. T'as cette mauvaise habitude là, c'est pas de ta faute.
Tu finis par te poser à ton tour sur un tabouret, en face de ta socialisation de la soirée. Tu continues de l'observer alors que tu prends la même position que lui pour paraître un peu plus calme que tu l'es actuellement. Ouvrant le robinet et attrapant le verre que tu lavais plus tôt, tu te le remplis d'eau et bois toi aussi. T'es pas quelqu'un de très alcool, malgré l'endroit où tu travailles ; t'as dû y goûter une ou deux fois, vraiment pas plus.

C'est ça que t'appelles subtil? On doit pas avoir la même définition., finis-tu par annoncer après avoir vidé le contenu de ton récipiant.

Tu n'arrêtes pas de le fixer et tu ne sais pas pourquoi tu ne peux pas juste détourner le regard et aller te réfugier dans l'arrière-boutique comme tu le faisais tous les soirs ; celui-là avec quelque chose d'intriguant, comme une aura mystèrieuse et tentatrice. Peut-être cela a-t-il un rapport avec le fait qu'il semble environ du même âge que toi, comparé aux autres? Peut-être, tu n'avais pas de quoi comparer.

Hélio. C'est Hélio, mon prénom. Et toi, c'est quoi ? Que j'évite de t'appeler gros lourd toute la soirée.

T'es presque sûr que c'est pas comme ça qu'on doit répondre quand quelqu'un te drague, mais tu ne savais pas vraiment comment te comporter, t'avais jamais fait ça, au fond. T'as laissé échappé un petit rire, comme si t'étais fier de ton petit sarcasme, mais tu ne l'es pas - pas vraiment. Ton regard tombes sur les pièces qu'il avait posé plus tôt sur la table, et tu les pousses vers lui pour qu'il les range ; maintenant que vous vous étiez accordé pour que tu paies, il n'en avait plus besoin.
Tu ne sais même pas pourquoi tu lui as payé un verre.
T'es dans le flou.
Tu ne sais absolument pas ce que tu fais, c'est de l'instinct à ce niveau là.

Et qu'est-ce qu'un petit blond comme toi vient faire à draguer un serveur dans un bar, alors?

T'es bien curieux quand même, Hélio.



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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Mer 26 Juil - 0:35

desire ✘ hélio
« tell me you want me, you need it now »

Il s’installe, et je ne cherche pas à dissimuler le sourire que je sens s’étirer sur mes lèvres — c’est une infime victoire, qu’il ne se défile pas pour s’en aller nettoyer quelque verre ou servir quelque client, qu’il se tienne face à moi comme s’il n’avait pas tout à fait envie de partir. Ça m’amuse, cette réussite pourtant sans grande prétention, et ça me plaît, cette compagnie improvisée ; le temps d’une poignée de minutes éparpillées, d’une heure peut-être, et pour la nuit on verra.

« C'est ça que t'appelles subtil? On doit pas avoir la même définition. »

Je ricane, c’est plus fort que moi — t’es encore là malgré tout, chéri —, avant de remercier à voix basse en me saisissant du verre qu’il m’a servi un instant plus tôt. J’y trempe les lèvres, en avale une gorgée fraîche, deux, avec toujours ce même plaisir que j’éprouve à découvrir et redécouvrir le cocktail — à chercher le dosage précis de chaque ingrédient, d’un bar à un autre, pour aucune raison vraiment valable sinon l’excuse de passer le temps quand je suis en tête à tête avec ma boisson.

« Hélio. C'est Hélio, mon prénom. »

Hélio. Rien d’américain, comme le laissait déjà deviner sa peau, au bronzage plus naturel que celui de toutes ces nanas sous UV artificiels tout l’été, et ses prunelles couleur olive noire. D’une certaine façon, il me rappelle Santiague et ses traits mexicains, quoique je sois incapable de dire si leurs origines sont partagées, ou si je fais fausse route.

« Et toi, c'est quoi ? Que j'évite de t'appeler gros lourd toute la soirée. »

Je hausse un sourcil, penche de nouveau la tête, plus style « tu t’fous d’ma gueule ? » qu’autre chose, quoique ça m’amuse, dans le fond. Il est cash, il est franc, ça m’fait rire — pour tout avouer, j’ai presque envie de taire mon nom, histoire de voir s’il m’appellerait vraiment comme ça, et combien de temps il tiendra avant de se sentir mal à l’aise du côté décalé du surnom.
Je ne le laisse pas trépigner.

« Romeo » je lâche, en le fixant, l’air de chercher la moquerie dans son regard, comme elle est fréquente chez les inconnus qui entendent​ mon prénom pour la première fois.
Cela dit, sans doute de peur d’y lire ce mépris gratuit que je connais trop aux autres, je laisse vite tomber la fixette, retiens un soupir en m’enfilant trois gorgées d’alcool.

« Et qu'est-ce qu'un petit blond comme toi vient faire à draguer un serveur dans un bar, alors?
Pour ta gouverne, le petit blond croit bien faire quelques centimètres de plus que le petit brun, je lance en ricanant, en remontant l’ourlet de ma chemise sur mon bras. Quant à ce qu’il vient faire à draguer un serveur dans un bar…. C’est tout pour le plaisir de conquérir, évidemment. »

Et je ris, comme si c’était normal, comme si c’était naturel, comme si je venais de raconter une anecdote sympathique sur le berger allemand du voisin. Quelque part, pour moi, ça n’est pas si différent que si c’était le cas — j’ai plus ou moins déjà ma petite réputation de Dom Juan, à la Molière comme à la Schmitt, façon voiles et vapeurs.
Je repose mon verre, pose mon visage dans le creux de ma paume en l’observant, l’air de peser les mots à venir, quoique je ne réfléchisse jamais que peu avant de parler — et que les mots sortiront de toute façon, d’une manière ou d’une autre.

« J’me suis plus ou moins fait lâcher par mes potes pour les beaux yeux de quelque nana. Du coup j’me suis retrouvé ici un peu par hasard. Et en fait, ça, c’est juste ma façon d’obtenir un ou deux verres gratuitement. En général c’est plus pour baiser que pour me remballer qu’on m’offre les tournées, mais j’dois dire que j’aime bien l’originalité. »

J’affiche un rictus, carnassier, moqueur, quasi narquois, et je me penche un peu plus sur le comptoir, mon regard toujours plongé droit dans le sien, je m’approche pour réduire la distance entre nos deux visages et qu’il entende mon souffle par dessus les bruits environnants du bar.

« Toujours pas intéressé par ma proposition d’orgasme, d’ailleurs ? »

Non.
Je n’arrête jamais.


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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Mer 26 Juil - 1:10


— romeo & hélio —
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Pour ta gouverne, le petit blond croit bien faire quelques centimètres de plus que le petit brun. Quant à ce qu’il vient faire à draguer un serveur dans un bar…. C’est tout pour le plaisir de conquérir, évidemment.
Ah, donc tu veux me conquérir? C'est bizarre.

C'est bizarre, que t'as dit. T'as pas su quoi commenter d'autre. Tu trouves réellement cela bizarre ; tout simplement parce que personne ne t'avait dit aussi ouvertement vouloir te conquérire. C'est bizarre. T'as les joues qui rougissent un peu inconciemment sur ta peau mâte, et tu tournes la tête quelques instants, faisant mines de vérifier le nombre de bouteilles sur l'étagère derrière toi. T'as chaud, un peu chaud ; tu te demandes si ton pouvoir commence à se manifester, mais tu espères que ce n'est pas le cas, tu n'as pas envie de t'allumer maintenant.
T'inspires, t'expires.
Il te fixe toujours.

J’me suis plus ou moins fait lâcher par mes potes pour les beaux yeux de quelque nana. Du coup j’me suis retrouvé ici un peu par hasard. Et en fait, ça, c’est juste ma façon d’obtenir un ou deux verres gratuitement. En général c’est plus pour baiser que pour me remballer qu’on m’offre les tournées, mais j’dois dire que j’aime bien l’originalité.
J'gagne des points et au bout d'un certain nombre j'ai un cadeau?, que tu demandes simplement.

Tu sais plus comment ton cerveau fonctionne, tu commences à dire ce qui te passes par la tête, et tu sais pas si c'est une bonne chose. T'as l'impression de commencer à t'intéresser à ce qu'il dit, et ça t'es jamais arrivé, avant. Qu'est-ce qui t'arrive, Hélio?
Tu poses tes coudes sur le bar, tentant de rester aussi impassible que t'en es capable.
Mais c'est impossible.
Surtout lorsqu'il rapproche son visage du tien.
Dans un mouvement de réflexe, tu te recules légèrement, comme surpris. Tu te demandes ce qu'il compte faire, tu te demandes ce qu'il se passe, tu n'avais jamais été aussi proche d'un autre garçon physiquement auparavent.
Tu sens son souffle sur tes fossettes.

Toujours pas intéressé par ma proposition d’orgasme, d’ailleurs ?

Cette fois c'est un bond que tu fais sur ta chaise. Tu t'écartes de lui et c'est comme si la petite bulle privée qui s'était constituée pendant un court instant avait éclatée. T'entend à nouveau tous les bruits de la salle desquels tu avais fait abstraction quelques secondes.
Qu'est-ce qu'il se passe dans ta tête, Hélio?
Tu remets une de tes mèches bouclés en place.

Euh. Non., bafouilles-tu.

Tu manques clairement d'assurance et ça se voit, t'as vraiment pas l'habitude de questions aussi directes sur des choses qui te sont inconnues comme celle-ci. T'es pur, Hélio ; peut-être trop pur pour le fameux Romeo.
Tu reviens maladroitement vers lui, reposant un bras sur le comptoir, à la fois cherchant tes mots et essayant de faire en sorte que tu ne t'embrases pas subitement au milieu du bar ; tu n'as vraiment pas besoin de ce genre de stress en plus.

Et donc euh, il est bon ce Blue Lagoon?

T'essaies de détourner la conversation de façon assez aléatoire, un peu brouillon. A quoi joues-tu? T'arrêtes pas de toucher cette foutue mèche, de la tourner dans tous les sens, comme un fou ; c'est sûrement de quoi ça à l'air d'un point de vue extérieur. T'es mal à l'aise dans l'immédiat. Qu'est-ce qui t'a pris de te lancer là-dedans?
Et puis merde.
T'attrapes un verre, t'y balances trois glaçons, un fond de whisky que tu coupes avec un peu de tonic. Pas très fameux ; ça te suffit.
Tu poses ton contenant sur la table et t'avances vers lui ; tu fais le premier pas cette fois.

Je sais pas si je devrais boire maintenant, j'ai pas trop l'habitude, mais je vois pas pourquoi tu serais le seul à le faire.,  c'est se forger des excuses à ce point là, puis tu rajoutes, Alors, Romeo, toujours intéressé pour me conquérir?

Et tu bois une gorge qui te brûle la gorge.
Tu te dévergondes.
Qu'est-ce que ce mec à comme influence sur toi, Hélio?
Pourquoi es-tu si influençable et faible?
Nouvelle gorgée.
Ta flamme intérieure se calme un peu, faut croire que tu prends confiance en ce que tu fais ; ou que l'alcool fait effet rapidement.
T'as vraiment pas l'habitude.



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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Mer 26 Juil - 1:56

desire ✘ hélio
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« Euh. Non. »

Il a reculé, comme pris de court — et c’était l’intention, de provoquer ce genre de réaction, ça m’arrache un rire, ç’a quelque chose d’attachant. Dans l’fond, ça me ramène deux ans en arrière, dans la chambre trop blanche de l’hôpital psychiatrique ; ça me ramène à Ange, qui la partageait avec moi — Ange, que j’aime tant tourmenter à force de faire croire à d’autres qu’on entretient quelque relation sulfureuse une fois à l’abri des regards, alors qu’il est sans doute l’un des seuls hommes à qui je ne ferai ((plus)) jamais la moindre des avances déplacée.
C’est l’innocence semblable, le trouble à l’identique, la gêne comme jumelle, et ça m’fait rire — rien de mauvais —, tant d’enfant dans un corps d’homme.

« Et donc euh, il est bon ce Blue Lagoon? »

Je lui accorde l’échappatoire, me passe d’un commentaire salace qui ne serait qu’habituel, me contente d’un sourire, d’un « tu gères, ouais » soufflé l’air de rien, d’une gorgée d’alcool comme pour appuyer mes propos.
Il triture une mèche de ses cheveux, comme une gamine qui ne sait plus sur quel pied danser quand on lui fait des compliments, comme s’il cherchait à reprendre contenance, à se donner une assurance qu’il n’a pas. Il se sert un verre, et pendant trois secondes je me demande si c’est sa façon de clore la conversation, si c’est comme ça qu’il me renvoit à ma solitude, tant qu’il en a encore l’occasion.
Mais il revient, et c’est lui qui parle.
C’est lui qui cherche.

« Je sais pas si je devrais boire maintenant, j'ai pas trop l'habitude, mais je vois pas pourquoi tu serais le seul à le faire.
Parce que j’suis le client, et que t’es l’employé ? »

T’as vraiment le droit de boire sur ton lieu de travail ?

« Alors, Romeo, toujours intéressé pour me conquérir? »

Et il boit.
C’est comme une provocation, comme une réponse à toutes mes piques d’auparavant — comme un regarde, t’as vu, j’ose, qu’est-ce que tu comptes faire maintenant, qu’est-ce que tu vas dire ? et j’aime bien, ça m’plaît, ça m’éclate même.
T’affoles le prédateur, mes idées sales s’agacent sur l’idée de ce qui pourrait arriver, si te je conquiers.

« Et toi, Hélio, enfin intéressé par mes avances ? »

Je porte mon verre à mes lèvres, renverse la tête en arrière pour le terminer, savoure la dernière brûlure du Blue Lagoon dans ma gorge avant de le reposer, vide, sur le comptoir de marbre. Je soutiens son regard un moment, avant de jeter un œil à l’écran de mon téléphone portable, juste pour constater l’heure avancée qui continue de tourner.

« Tu termines ton service à quelle heure ? Histoire de pouvoir te montrer et démontrer de façon plus… explicite et plus concrète, à quel point j’en ai envie, de te conquérir. »

Je lève la main, lentement, viens repousser de son visage la mèche qu’il torturait il y a trois minutes encore, effleure brièvement sa pommette au passage, premier contact pour aviser les réactions, l’emprise, la séduction et ses premiers édifices.

« A moins que tu ne te défiles, façon Cinderella quand sonne minuit ? »


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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Mer 26 Juil - 2:27


— romeo & hélio —
is it desire, or is it love that i'm feeling for you?
Et toi, Hélio, enfin intéressé par mes avances ?
Peut-être bien.

Qu'est-ce que t'as à perdre, maintenant, au fond? T'as déjà la moitié d'un verre de whisky dans les veines, t'as la chaleur qui fait bouillir ton corps et l'envie irrésistible de quitte ta petite routine, et Romeo semblant être le camarade idéal pour cela.
Tu l'observes finir son verre, son cocktail que tu lui avais préparé et payé, et qu'il avait apprécié.
Bizarrement, ça te rend heureux, de savoir ça.

Tu termines ton service à quelle heure ? Histoire de pouvoir te montrer et démontrer de façon plus… explicite et plus concrète, à quel point j’en ai envie, de te conquérir.
Eh bien, je suis officiellement libre dans cinq minutes.

T'as juste à aller te changer dans la pièce d'à côté et tu seras prêt à sortir. Plus que quelques minutes avant que tu ne rendes ton tablier de mixologue pour rejoindre le côté des clients et Romeo. Tu sens déjà que le temps va sembler plus long, mais ce sera tout de même rapide, cinq minutes.

A moins que tu ne te défiles, façon Cinderella quand sonne minuit?
Dans tes rêves, Romeo. Ce soir, j'suis Juliette, pas Cendrillon., et t'échappes un petit rire, même si tu sais que ce jeu de mot à sûrement lui à déjà été fait plus d'une fois.

Tu regardes l'horloge derrière toi, et elle n'est plus qu'à deux minutes de la fin de ton service. Alors, tu dis indique au blond que tu reviens et tu t'eclipses dans la sorte d'arrière boutique.
T'abandonnes ta tenue de travail et te changes rapidement, enfilant ton indispensable veste de couleur kaki, avec quelques trous, ton pantalon patché aux genoux et tes inséparables lunettes - que tu devais enlever pour travailler ; de toute façon tu ne voulais pas qu'elle s'abiment. T'as juste gardé ta chemise de ton uniforme.
Tu reviens derrière le bar.
C'est l'heure.
Tu finis d'une traite ton verre avant de jeter un regard à tes collègues qui avaient déjà les yeux remplis d'envie de partir comme toi.
Tu passes enfin de l'autre côté.
T'es encore plus proche de ton prince de la nuit, maintenant.

Mon service est terminé, Monsieur Romeo ,je vous invite donc à vous diriger vers la sortie pour une démonstration plus explicite et concrète d'à quel point tu as envie de me conquérir.

Et tu lui tends la main pour l'accompagner vers la sortie.
Sous les étoiles.
Dans la fraîcheur de la nuit et sous la bénédiction de la lune.
Et maintenant?

Alors?

T'attends qu'il se passe quelque chose.
Que Romeo fasse quelque chose.
Un pas.
N'importe quoi.
T'as jusqu'au soleil levant.



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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Mer 26 Juil - 3:11

desire ✘ hélio
« tell me you want me, you need it now »

Cinq minutes.
Je les compte qui nous séparent, représentées par ce comptoir entre nous deux, distance obligatoire bientôt rompue. Je fais tinter les glaçons dans mon verre, bois l’eau froide en laquelle ils se changent sous la chaleur ambiante du bar — comme pour rafraîchir mes idées, aussi, celles qui s’emballent de l’avoir vu réagir sous une caresse si anodine que celle-ci.
J’ai les pensées qui déraillent, pendant trois secondes j’imagine les frissons sous mes mains, le corps qui frémit, palpite, l’épiderme à vif sous les empreintes — je laisse fondre un glaçon sur ma langue, et le froid est suffisamment douloureux contre mes dents pour que mon attention se focalise dessus plutôt que sur les fantasmes scabreux.

« Dans tes rêves, Romeo. Ce soir, j'suis Juliette, pas Cendrillon. »

Silence.
Trois secondes, le temps de saisir le sens de ses mots ; et puis, un soupir — facile, prévisible, il fallait bien que ça arrive à un moment ou à un autre.

« Six mille trois cent quarante-huitième fois, je souffle, comme si je tenais vraiment le compte des vannes imbéciles lancées sur mon prénom et sa connotation. »

Bientôt, il s’éclipse, un « je reviens » comme promesse qu’il ne sera pas cette Cendrillon dont on parlait, un instant plus tôt. Je profite du temps qu’il traîne dans l’arrière-boutique pour récupérer un glaçon encore, focaliser mon corps et mon esprit tout entier sur la brûlure des gencives sous la glace plutôt que de laisser encore le fil de ma caboche dériver — la roue libre n’est pas pour tout de suite, la peau sera mieux chaude sous mes mains et les feulements de la voix à mon oreille.

Lorsque sa silhouette se dessine de nouveau au fond du bar, qui revient dans ma direction, je me lève, remonte une nouvelle fois les manche de ma chemise, prends soin à ce qu’une bonne part des estafilades sur mes poignets soit dissimulée sous le tissu ou les bracelets de force et de cuir, avant de relever les yeux vers son visage, lorsqu’il n’est plus qu’à quelques pas de moi — c’est affirmatif, cette fois ; je le dépasse de quelques centimètres.

« Mon service est terminé, Monsieur Romeo ,je vous invite donc à vous diriger vers la sortie pour une démonstration plus explicite et concrète d'à quel point tu as envie de me conquérir. »

Et il cherche, encore — à croire que l’alcool lui est monté à la tête, ou bien qu’il s’amuse, qu’il rentre dans mon jeu pour mieux faire plus tard s’écrouler le château de cartes ; frustration et plaisirs solitaires pour s’en décharger.
On s’aventure à l’extérieur, là où le temps s’est rafraîchi, presque épaule contre épaule, maigre distance qui se verrait gâchée d’un seul pas à peine dévié sur le côté. A proximité, la plage a été désertée. Plus loin j’aperçois encore des restes de feu de camp, j’entends vaguement des rires et des éclats de voix d’une jeunesse qui ne dort jamais, mais la rue demeure calme.
Comme offerte à nous deux, seuls, tête à tête inopiné, espéré.

« Alors? »

Je repose les yeux sur lui ; seconde de flottement avant de réaliser. Le sourire me revient aussitôt, léger, amusé. Mes doigts prennent les siens en étau, l’attirent à moi dans un geste mesuré, délibéré. Ma main libre se pose aussitôt sur sa hanche pour le retenir contre moi, réflexe, habitude, comme si c’était sa place attitrée, ce depuis longtemps déjà. Nos souffles se mêlent, et il serait facile d’effacer la distance qui demeurent encore entre nos bouches. Pour autant, je n’esquisse pas le moindre geste, l’observe simplement, tête inclinée sur le côté, comme si ça n’étaient pas des pensées toutes plus obscènes les unes que les autres qui me traversaient l’esprit, là, maintenant, tout de suite.

« Nous sommes en pleine voie publique, tu sais ? je lâche, en un rire ténu. »

Et puis, mes lèvres viennent glisser contre sa mâchoire, suivre la ligne de sa jugulaire pour se perdre à la base de sa gorge, sans jamais tout à fait embrasser sa peau, simplement la frôler ; c’est à s’en demander si c’est ma bouche ou mon haleine qui caresse l’épiderme.

« Non pas que ça me dérange, personnellement… je susurre à son oreille, sourire insolent au bord des lèvres. »


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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   Mer 26 Juil - 3:58


— romeo & hélio —
is it desire, or is it love that i'm feeling for you?
T'as le coeur qui bat dans la nuit. T'as la vision qui s'affinne sous les étoiles. T'as les jambes qui menacent des s'écrouler.
T'as l'impression d'être d'une de ces adolescentes clichés des séries télévisées qui renversent leurs cahiers et trouvent l'amour en celui qui les ramasse.
C'est une première pour toi, cette chaleur dans ta poitrine et ces papillons dans ton ventre.
Parce que tu sais pas ce qu'il va se passer.
Tu sens la main de Romeo contre la tienne et tu baisses le regard pour voir l'entrelacement de vos doigts avant d'être tiré comme une magnet par la hanche vers ton partenaire du soir.
Tu dois avouer que ce n'est pas désagréable.
Cela faisait longtemps que tu n'avais pas eu temps d'attention.
Ce n'est pas désagréable.

Tu boues à l'intérieur. Tu te demandes pourquoi t'as pas déjà commencé à produire des flammes, et tu te dis que, peut-être, l'alcool avait son rôle à jouer là-dedans. Tu sais pas vraiment si ç'a un quelconque effet, mais ce n'est pas pour te déplaire ; tu préfèrais pas brûler ce soir.
T'es proche de son visage. Tu l'observes.
Il a de belles lèvres.

Nous sommes en pleine voie publique, tu sais ?
Si jamais des passants arrivent, j'suis pas sûr qu'ils aient une vue très désagréable, avec un faciès comme le tien.

C'est facile, en fait. Tu sais pas pourquoi tu n'as jamais essayé, c'est vraiment pas si compliqué que ça, il suffit de suivre le mouvement, se laisser porter par le moment, faire parler ses émotions, le fond de son coeur, sur l'instant.
T'as les yeux qui se ferment instinctivement quand sa bouche vient effleurer la peau jusqu'au bout de ton cou.
C'est agréable.
C'est très agréable.
T'as les poils qui se hérissent.
C'est agréable.
Ton coeur palpite.

Non pas que ça me dérange, personnellement…

T'entends sa voix qui parvient doucement à ton tympan. Elle est agréable, mélodieuse, douce, rassurante.
T'as l'impression de flotter sur un nuage, c'est bizarre.
Mais très agréable.
T'es pas habitué ; et tu te demandes pourquoi tu n'avais rien tenté avant? Avec personne d'autre que cet inconnu rencontré à la fin d'un service de nuit?
T'as arrêté de questionner tes actions depuis bien longtemps.
Depuis trop longtemps, en fait.
T'as les yeux qui se rouvrent, qui fixent ses pupilles, et son faciès si proche. T'as ta main libre qui vient se poser sur sa joue et la caresser doucement du bout de son pouce. Tu as donc l'alcool confiant - ou complètement fou, selon le point de vue.

Qu'est-ce qui te dérange pas? La voix publique?

C'est presque mignon, ton ignorance, ta naïveté, le fait que tu ne comprennes pas exactement de quoi il parle ; peut-être que plus sombre, ç'aurait été le cas.
T'entends les crépitements d'un feu sur la plage, t'entends encore un vague bruit étouffé venant de l'intérieur du bar, duquel vous étiez toujours à côté.
Tu sais pas ce qui va se passer.
Mais tu n'as pas peur de ce qui va se passer.
Peut-être que tu devrais? Sûrement, que tu devrais.
Tu devrais même te poser plus de cent questions, là, maintenant.
Mais ton cerveau ne fonctionne plus, à cette heure-ci, et à ce gramme-ci.

Je retire le gros lourd de tout à l'heure ; t'es plutôt charmant et beau finalement. Comme quoi, les apprioris., et tu souris, la tête levée vers la sienne, et ses quelques centimètres de plus.



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MessageSujet: Re: ((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]   

((hélio)) + desire [NC-16 ; sesque]
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