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Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
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Let's play in Hell ~ Romeo
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MessageSujet: Let's play in Hell ~ Romeo   Ven 16 Juin - 23:09


Romeo

Jonas
LET'S PLAY IN HELL
Gorgées d’alcool, l’une après l’autre. Jonas boit, enchaîne son premier verre rapidement avec un deuxième, boit plus lentement pour ne pas finir directement soule, pas trop vite. La nuit ne fait que commencer après tout. Et aujourd'hui, Jonas veut qu’elle dure, ne peut la faire brouiller par le trop d’alcool et de fumée. C'est à tout autre qu’il aspire, quelque chose de plus intéressant que de se laisser guider par les substances. Quand l’esprit dégénère, se veut cruel et plus encore. Ses doigts sur le verre qu’il observe, les yeux qui finalement se déplacent au travers de la pièce quand il se décide à boire encore quelques gorgées. Jonas observe, cherche.

Ce soir, Jonas rêve de souillure, de plaisir mélangeait à l’illusion, d’un jouet à casser rien que ce soir. Une fille sans doute en l’occurrence, c'est tellement plus facile ainsi. Non. Jonas se décide à changer d’avis, de rendre la tâche plus complexe rien qu’un peu, d’avoir un peu plus de fun. Alors il cherche, guette ceux intéressant, ne serait-ce que physiquement, surtout physiquement.

Interruption, on vient lui parler, ancien camarade qu’il ne s’attendait pas à voir ici. Il répond, s’impatiente, ment sur le fait qu'il attend quelqu'un pour ne pas à avoir le suivre. Et c’est un soulagement quand il s’en va, retourne vers son groupe en le laissant la. Ce soir, ses projets même aussi peu concrets ne lui permettent pas de se laisser guider par les événements. Ce soir, c’est lui et seul lui qui dirige ce qu’il se passera.

Puis, c'est toi qu’il remarque Romeo, toi qui vient s’asseoir non loin du tabouret sur lequel il se trouve. Et d’un coup c'est le déclic chez lui, comme quelque chose qui sonne comme une évidence. En à peine deux secondes il a sa cible devant les yeux. Pourtant tu n'as rien fait Romeo, si ce n'est que de commander un verre à côté de lui. Mais c’est avec toi, qu’il a envie d’essayer quand la possibilité de jouer et de gagner semble être évidente. Alors le faux bleu se lève, verre en main, pour faire disparaître la distance des deux tabourets entre vous, trop dérangeante.

« Je prendrais la même chose que lui, je paye la tournée. »

Le voilà qui sourit, fier et amusé de cette façon rapide de faire, brusque si cela avait été une femme, plus amicale et moins lourde quand il s'agit d'un homme. Et pourtant Jonas rit quand vos regards se font face.

« Si tu te demandes : Oui, c’est une tentative de rapprochement et de drague. Tu n’y verras pas d’inconvénients, pas vrai ? »

Lui ne l’espère pas. Parce qu’à cet instant même, Jonas voit en toi le seul amusement possible.
(c) Huyhiné




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MessageSujet: Re: Let's play in Hell ~ Romeo   Jeu 17 Aoû - 3:46

Métro, ligne six.
Appuyé contre les portes — celles qui ne s’ouvrent pas sur ce trajet —, écouteurs vissés dans les oreilles, je fixe l’obscurité des tunnels qui défile sans qu’on ne le remarque vraiment, de l’autre côté de la vitre. Un type s’essouffle sur son harmonica au fond du train, son chapeau vide, soigneusement ignoré par tous. Arrêt suivant, il abandonne, descend ; trois gamines — des lycéennes, sûrement — montent dans la rame. La brune, la blonde et la châtain ; la troisième porte la jupe indécente, celle de dix centimètres de moins que la longueur recommandée lorsqu’on prend les transports en commun, passé vingt heures. Ses bracelets tintent sur ses poignets, elle a les lèvres violet foncé, presque noires, des airs rockeuse, femme-enfant, plutôt jolie, faut dire ce qui est. Mais trop jeune, j’en suis quasiment certain.
Mon regard glisse sur elle sans s’attarder sur les courbes, se posent sur un type, en face. Quarante pige, une alliance au doigt — j’augmente le son du métal dans mes oreilles, ferme les yeux pour faire mine de n’avoir pas vu qu’il la matait, un début de trique sous le dossier cartonné posé sur ses cuisses.
Trois arrêts plus loin, c’est moi qui descend.

Je n’attends que d’être enfin à l’extérieur pour tirer une clope de mon paquet, la glisser entre mes lèvres et l’allumer, inspirer une bouffée empoisonnée et la recracher dans l’air humide de la soirée. J’avance sur les rues pavées foulées cet après-midi même, la gueule de bois à son apogée, les nerfs à vif à cause d’une midinette qui a cru mettre le monde à ses pieds — une garce
une pétasse, on dit, quand on est un salaud
quand on est un connard
et qu’on a envie d’être méchant.
Méprisant, mauvais, médisant.
Tiens, ça me rappelle quelqu’un, ça.

Le dos contre le grillage d’une boutique fermée depuis dix-neuf heures, je consume, consomme, les yeux rivés sur la devanture du bar de l’autre côté de la rue — le Midnight O’Clock, on y a traîné deux, trois fois avec les potes, au lycée, quand on voulait jouer les grands et qu’on se lassait des diabolo fraise et des menthes à l’eau sur la terrasse du Jadis après les cours. Un café français, à trois minutes à pieds du bahut ; faut avouer que c’était surtout pour la serveuse du mardi, mercredi et vendredi qu’on aimait bien y aller, son léger accent surtout, même si le service coûtait une blinde. Fin de collège, on mettait en pratique nos cours de français trop académiques, ça la faisait rire quand on commandait avec un vocabulaire maladroit appris en cinq minutes entre les pages d’un vieux manuel, ça s’appelait A tire-d’aile, quelque chose comme ça.
On fantasmait sur elle comme des puceaux en mal de baise, c’était dégueulasse.

Dernières taffes tirées, mégot écrasé, je traverse la route sous les phares d’une voiture qui pile à deux mètres, klaxonne, le type m’insulte par sa vitre baissée ; je pousse la porte sans me retourner.
La chaleur est agréable, à l’intérieur, l’air moins artificielle qu’ailleurs, moins étouffante aussi. Musique d’ambiance, légère, en fond, du vieux blues de l’époque des bons groupes plutôt que des merdes industrielles, made by money, made by society. Rien n’a changé, depuis le bon vieux temps. La même déco’ un rien rétro, les mêmes vieilles banquettes de cuir si bien préservé qu’on s’est mille fois demandé quel était leur secret d’entretien, ce parfum de café diffus, à peine entamé par celui de l’alcool en fin de soirée.
Comme une vieille photographie, supposément en teintes sépia, ce soir un peu trop vive et animée.

Je m’installe sur un siège, près du comptoir, retire mon blouson — bombers noir, basique, sur l’ensemble classique du débardeur orné du logo d’un vieux groupe de rock, et de la chemise à carreaux rouges ouverte, les manches remontées aux coudes, les poignets pleins de bracelets, cuir et chaînes, et j’m’en fous des cicatrices et blessures fraîches d’il y a deux heures, pour cette fois — et le pose sur le dossier de la chaise quand le barman s’approche de moi, lâche un bonsoir poli et me demande ce que je veux.
Ce que je veux.
Ce que je veux ?
Qu’cette garce s’étouffe dans son sommeil, et qu’sa dernière pensée soit pour moi, elle serait bien baisée.

« Un whisky. »

J’envoie valser la politesse ; ce soir, j’en ai rien à foutre. J’entends bien ressasser les mots acérés, tranchants, blessants, les oublier en les noyant dans l’alcool jusqu’à n’avoir plus les idées claires, jusqu’à tituber, jusqu’à ce qu’elles ne refassent plus surfaces, ses putain d’insultes et sa sale gueule.

Mais t’es là, toi, l’importun qui se fait une place au bord de mon champ de vision, à quelques centimètres de moi, sur le siège à ma gauche quand la plupart sont libres, que j’crois bien t’avoir aperçu plus loin, aussi, y’a deux secondes, quand je me suis assis.

« Je prendrais la même chose que lui, je paye la tournée. »

Je retiens un soupir, daigne lever les yeux dans ta direction, brièvement ; et t’as ce sourire presque agaçant, trop amusé au milieu de ta belle gueule, des yeux bleus qui me rappellent ceux de Meera, des cheveux niqués aux teintures aussi — tout en plus sombre, chez toi. Plus doux, chez elle.

« Si tu te demandes : Oui, c’est une tentative de rapprochement et de drague. Tu n’y verras pas d’inconvénients, pas vrai ? »

Pendant une seconde, juré, j’hésite à te rembarrer — j’étais pas là pour ça, j’te sens comme envahir mon espace vital, mon besoin de respirer, celui de me mettre minable. Mais je songe à la consommation gratuite, aux quelques pièces sauvées qui se changeront en drogue supplémentaire pour la semaine à venir ; je me détends un peu, sans céder tout à fait.
Je t’observe en biais, avec à peine l’esquisse d’un rictus au bord des lèvres.

« Ça dépend, combien de verres tu m’offres pour me faire oublier lesdits inconvénients ? »

Première commande déposée sur le comptoir ; j’hésite. Mais les élans mauvaise humeur me rattrapent, s’il faudrait remercier, trinquer, je n’en fais rien, je m’enfile la moitié du verre pour me brûler la gorge, le regard porté sur le vague, un point fixe quelque part entre les bouteilles alignées sur les étagères derrière le barman.
Quand je repose le verre, c’est aussi pour reposer les yeux sur toi, te fixer un peu plus longtemps, un peu plus franchement — je dois au moins avouer que ta dégaine me plaît, que ton assurance m’amuse, alors je porte la mienne en étendard effiloché, donner le change est un art bien maîtrisé.

« Allez, sois franc. Tentative de drague ou plutôt soif de baise ? »

Mens pas, te fous pas de ma gueule ; y’a fort à parier que t’es pas bien différent de moi si t’es là, tu les enchaînes, tu veux du cul, fais pas genre, c’est pas l’homme de sa vie qu’on vient chercher au comptoir d’un bar à vingt-deux heures passées.


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MessageSujet: Re: Let's play in Hell ~ Romeo   Mer 28 Mar - 20:09


Romeo

Jonas
LET'S PLAY IN HELL
Tu semble si énervé, pour une raison dont il ignore, vu que de toute évidence il ignore tout de toi jusqu’à ton nom, mais ce n’est que provisoire comme détail. Surement es-tu dérangé par sa présence ? Oh, mais figure-toi que cela l’amuse un peu plus, ce défi de devoir te rendre de meilleur humeur. Il ignore pour le moment ton agacement, ne se défait pas de son sourire

« Ça dépend, combien de verres tu m’offres pour me faire oublier lesdits inconvénients ?
- Pas suffisamment pour que ca se termine en coma éthylique, en tout cas »

un rire discret s’échappe de ses lèvres, se saisit du verre restant après que tu te saisisse du tien, t’observe attentivement alors que ta mauvaise humeur semble te revenir, t’avais elle vraiment quitter ? Il te regarde boire d’une trait la moitié de son verre, du coin de l’oeil quand lui aussi se décide à boire, plus lentement.

Tu te décides enfin à le regarder, vos regards se croisent alors et Jonas te lance un sourire satisfait, il n’attendait que ça, que tu daignes le regarder pour de bon, n’est ce pas déjà une petite bataille de remportée ?

« Allez, sois franc. Tentative de drague ou plutôt soif de baise ? »

Hésitation, qui disparaît aussi rapidement qu’il est apparu. Le bleu prend le temps de boire quelques gorgées, les yeux se baladant sur le barman face à eux, le regarde sans vraiment s’en intéresser. Et puis, c’est un énième rire, rapide et discret, qui lui vient avant d'hausser les épaules.

« Un peu des deux, on peut dire. Je t’ai vu, tu m’as plu direct, quel est le mal ? J’essaye, et on verra bien où cette audace me mène. J’ai pour principe de ne pas me prendre la tête, donc voir tout simplement ce qui se passera pour nous deux durant cette soirée, ca ne te dis pas ? »

Mensonge. Lui préfère quand tout est calculé, ces mots le sont tout autant. Pourtant son sourire amusé appui ses mots. Il ne peut s'empêcher de le conserver, quand il ouvre de nouveau la bouche.

« Et en fait, merci de me confirmer à moitié que te faire draguer par un homme ne te dérange pas plus que ça. »

Ca l’amuse tant, de voir qu’il y a de bonne chance qu’il n’a pas vu faux, à ton sujet.
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MessageSujet: Re: Let's play in Hell ~ Romeo   Sam 31 Mar - 17:06

« Pas suffisamment pour que ca se termine en coma éthylique, en tout cas. »

J’ai un rictus, un de ces sourires en travers comme ils les détestent — Olympe et les autres ; parce qu’ils trahissent la rage et le dégoût d’exister qui suffiraient à me précipiter dans les bras de Détresse et de tout ce qu’elle engendre.
Ma chute, et puis tout le reste ; celle qui n’a pas de retour en arrière possible.

« Dommage, je souffle, et c’est étouffé entre deux gorgées d’alcool — j’aurais dû le dire plus fort, peut-être, peut-être que ça t’aurait fait fuir, et qu’j’aurais pu m’le payer seul, mon coma éthylique. »

Qu’importe ; j’te fixe à intervalles réguliers, j’essaie de savoir ce que tu veux vraiment, ce que t’attends de moi — j’me doute bien que tes intentions n’ont pas grand chose de louable, pour ainsi dire après la tournée des bars ça finit toujours au pieu, même avec Meera c’est arrivé comme ça.
La pensée s’éternise dans mon esprit, et je peux pas réprimer l’esquisse de sourire qui s’invite sur mes lèvres — c’est un peu dingue ce qui m’arrive, ce qu’elle me fait, j’ai pas envie de mettre de mots dessus de peur de tout gâcher.
La tension dans mes épaules se dissipe, je bois à gorgées plus lentes — moins hâtif à l’idée de retrouver le trouble réconfortant de l’ivresse. Je ne sais plus bien si je voudrais être seul ou si la compagnie m’arrange — à défaut j’m’en accommode, disons.

« Un peu des deux, on peut dire. Je t’ai vu, tu m’as plu direct, quel est le mal ? »

Que moi tu m’plais p’t’être pas ?
Ce serait mentir — c’est ce genre de types sous lesquels j’m’allonge sans broncher, ce genre de mecs que j’laisse me prendre et me marquer à l’envie, à n’en plus pouvoir et jusqu’à ce qu’ils se lassent, ce genre de coups d’un soir qui m’font bander mais m’laissent toujours un goût amer au fond de la gorge, comme de la bile ravalée de travers.

« J’essaye, et on verra bien où cette audace me mène. J’ai pour principe de ne pas me prendre la tête, donc voir tout simplement ce qui se passera pour nous deux durant cette soirée, ça ne te dis pas ? »

Non, pas vraiment, pas ce soir ;
reviens demain, peut-être, oui,
oui, demain ce sera bien.


Je ferme ma gueule, termine mon verre dans la foulée pour n’avoir rien à répondre sur l’instant — j’sais pas jusqu’où pousser l’audace pour que tu saisisses le défi sans te barrer ; j’sais pas si j’ai vraiment envie qu’tu t’en ailles, si j’veux faire durer le jeu ou si j’préfère t’embarquer dans les chiottes maintenant, histoire d’pas avoir à faire genre toute la soirée qu’il n’y a aucun intérêt primaire à satisfaire entre nos deux corps en mal d’endorphines.

« Et en fait, merci de me confirmer à moitié que te faire draguer par un homme ne te dérange pas plus que ça. »

J’fronce les sourcils — quoi ?
J’mets du temps à saisir, te fixe tout le long de ma réflexion, comme si dans tes yeux j’allais trouver la réponse — et c’est peut-être bien là que j’l’ai trouvée, sur ta belle gueule un peu trop fière de son coup.
Je hausse les épaules — tu m’feras pas baisser les armes si facilement, si bien foutu qu’t’aies l’air d’être.

« La drague c’est qu’des mots, ça fait toujours un peu de bien à l’ego, non ? j’lance avec un ricanement ténu, en faisant signe au barman de me resservir un verre — la même chose. Mais ça ne veut pas dire grand chose, dans les faits… »

Je remercie le serveur lorsqu’il dépose mon verre sur le comptoir, et cette fois-ci je le lève dans ta direction, l’espace d’un instant, avant de boire une nouvelle gorgée fraîche. Je me tourne sur le siège pour te faire face — je ne sais pas si c’est l’alcool ou l’envie de jouer avec le feu, l’adrénaline de la proie ou le jeu cruel du prédateur ; je soutiens tes prunelles océan sans ciller, mon sourire s’étire au bord de mes lèvres.

« Cela dit, on pourrait aller s’installer un peu plus loin, sur les banquettes là-bas, je lance en indiquant d’un geste de la tête le fond de la salle, où les lumières sont plus tamisées, l’ambiance plus propice aux rapprochements et autres élans charnels — sans trop d'indécence encore. Il y aurait toute l’intimité nécessaire pour te permettre de confirmer ou non si tu as vu juste à mon sujet… Et plus si affinités. »

J’ai soufflé les derniers mots en me penchant vers toi, comme sur le ton d’une confidence ;
j’entre dans ton jeu
mais ne te crois pas encore vainqueur.


Sans te laisser le temps de réagir, je me lève pour m’éloigner, mon verre en main et une gorgée comme pour fêter l’initiative, et recule en direction des sièges de cuir usé — me heurte au bord de la table au cours du processus ; si la douleur s’est imprimée sur mes traits, la dignité l’emporte et je n’en laisse plus rien paraître — pour m’installer dans l’angle du sofa. Genou plié contre le dossier, je masse ma cuisse endolorie — l’hématome est à prévoir —, lève de nouveau mon verre, comme une invitation.

Tu joues encore ?


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MessageSujet: Re: Let's play in Hell ~ Romeo   Lun 23 Juil - 20:45


Romeo

Jonas
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Il y a l’assurance, dans ses traits, dans son sourire, ce soir. Toujours. Il se sait déjà, presque, en terrain conquis, et ta mauvaise humeur, elle n’y changera rien. Te pousser à te détendre un peu d’ailleurs ne doit pas être si dur, même si il ignore si c’est lui qui te fais cet effet là ou si il y a autre chose, qu’il l’ignore. Qu’importe, cela ne change rien, il parviendra à ses fins. Il faut le dire, tu as quelque chose qui lui plait, dès le premier instant où il a posé le regard sur toi. Cependant, il ne saura pas dire encore quoi.

« La drague c’est qu’des mots, ça fait toujours un peu de bien à l’ego, non ? Mais ça ne veut pas dire grand chose, dans les faits… »

Vraiment ? Lui, ne croit guère à ça. Il boit un coup, les dernière gorgées de son verre avant de se décider à en reprendre un, lui aussi. Tu l’amuses, dans le peu que vous vous êtes adressé, espérant que cela ne change pas. Et toi, alors ? Vous vous regardez, un moment, et d’un coup il y a ton sourire, qui invite au jeu. Rien que pour ça, il ne regrette pas un instant de s’être assis à côté de toi.

« Cela dit, on pourrait aller s’installer un peu plus loin, sur les banquettes là-bas. Il y aurait toute l’intimité nécessaire pour te permettre de confirmer ou non si tu as vu juste à mon sujet… Et plus si affinités. »

Son regard se déplace un court instant en direction des banquettes quand tu lui évoques, bien vite il retourne t’observer toi, et il ne peut empêcher l’éclat rempli de défi dans son regard et le sourire satisfait. Tu t’en vas sans un mot de plus, mais lui se lève en se saisissant de son verre rempli dans le but de te suivre.

Jonas se fige sous la surprise d’une brève seconde, quand tu te cognes contre la table. Tu as l’air ridicule, un instant, mais il s’en amuse. C’est un bref rire qui s’échappe face à cette scène, et il te rejoint.

« Pas trop mal ? »

Sa voix a le même ton, riant, que son sourire. Il s’assoit, tourné vers toi pour pouvoir te regarder. Il se permet une gorgée, avant que son sourire fier apparaisse de nouveau.

« Je peux quand même fortement penser qu’avec ce choix de nous mettre à l’écart des autres, tu es capable de me laisser certaines opportunités.  »

Il vient poser son verre contre le tien une demie seconde avant vider quelques gorgées encore, vient poser le verre sur sa jambe droite. Se demande, si tu es capable d’être décontracté maintenant, ou si sa présence donne l’air de t’agacer. Alors il reprend la parole, ne serait-ce que pour voir tes réactions.

« En tout cas, même si rien ne se passe entre nous en sortant d’ici, autant faire les choses bien. Que si on termine la nuit ensemble on ne soit pas le cliché de deux personnes ne connaissant même pas le prénom de l’autre. Jonas »

Sans doute, ne penses-tu pas qu’il connaît le nom de tout ceux avec qui il aura fini au lit. Pour ta part, il ignore réellement de quoi tu es capable la nuit. Mais ce n’est plus qu’une question de temps pour qu’il le sache, pas vrai ?
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MessageSujet: Re: Let's play in Hell ~ Romeo   Sam 4 Aoû - 1:11

Tu ris, et je grimace brièvement — amusé, capable de rire de mon propre ridicule puisqu’il est généralement fréquent, j’ai les gestes trop hâtifs, trop imprécis, trop brouillons, trop maladroits, j’compte plus les chutes les bleus les bosses, alors fous-toi d’ma gueule si ça te chante, j’en dormirai pas moins bien cette nuit.
Ou la suivante, à la réflexion — à voir ce dont t’es capable, si j’me laisse prendre au jeu ou si j’m’ennuie.

« Pas trop mal ?
On survit. »

Tu t’installes et je t’observe, les yeux plissés, l’air de rien — la façon dont tu t’installes, tourné de biais dans ma direction, et ton regard et ton sourire, qui en disent long et pas assez tout à la fois, la façon dont tu bois entre deux élans d’assurance, la cassure de ton poignet quand tu portes ton verres à tes lèvres et, quand tu déglutis, le tout assemblé et l’imagination qui joue son rôle, qu’importe comme je m’efforce de camper sur mes positions, c’est plus fort que moi, ça frôle l’indécence, les images qui s’imposent à mon esprit. J’peux pas m’empêcher d’me demander ce que ce serait, ta bouche sur ma peau, et puis tes mains, et tout le reste.

« ...mettre à l’écart des autres, tu es capable de me laisser certaines opportunités. »

Je me recentre tant bien que mal, soutiens ton regard par dessus mon verre quand j’y bois trois gorgées froides pour m’éclaircir les idées — j’y peux rien si t’as une belle gueule et que le dissimulé promet, et si j’ai l’envie dingue de me changer les idées, et que si sur le coup, t’avais l’air d’un mauvais timing, à la réflexion t’es peut-être juste le remontant qu’il me fallait, les quelques heures d’oubli comme tant d’autres, la synchronicité qu’il fallait, la soirée sans prétention. Qu’importe ce que tu prétends — j’sais pertinement qu’si on se déshabille ce sera une de ces nuits sans promesses et sans attaches, sans numéro échangé, sans toi peut-être au réveil, et ça m’ira, ça me va très bien, j’te promets, je t’épargne le grand jeu, pas de ça avec moi.

((Si j’avais su ;
si j’avais su, est-ce que j’aurais changé quelque chose ?
))

« En tout cas, même si rien ne se passe entre nous en sortant d’ici, autant faire les choses bien. »

Chante-m’en encore, des balivernes pareilles auxquelles tu ne crois pas toi-même — t’as une idée derrière la tête, tu suintes l’homme à conquêtes par tous les pores, je ne serai qu’un nom de plus sur ton tableau de chasse et au réveil tu ne t’en souviendras même pas, j’me souviendrai pas du tien non plus, et y’aura aucun de nous deux pour s’en plaindre.

« Que si on termine la nuit ensemble on ne soit pas le cliché de deux personnes ne connaissant même pas le prénom de l’autre. — je ricane, c’est plus fort que moi ; on s’en souviendra pas, j’te dis. Jonas. »

Et moi, mon silence, une gorgée d’alcool et mon regard qui ne t’a pas lâché — le sourcil haussé, et ma réponse qui ne vient pas. J’réfléchis vaguement, le prénom ne sonne pas familier, pas tout à fait américain, la sonorité sonne étrange sous la langue du continent — puis t’as pas tout à fait la gueule des types d’ici, non plus.

((Si j’avais su ;
si j’avais su que ton nom, que ton nom seul suffirait à provoquer l’angoisse et la peur
à réveiller des souvenirs amers, immondes, honteux et brûlants
si j’avais su ;
si j’avais su, est-ce que j’aurais fui pour me préserver ?
))

« Dommage, j’aime bien la baise à l’aveugle, je lâche, avec ce rire qui ne ment pas — trop franc, et qui dit, tu m’la feras pas celle-là, pas à moi. J’ai une mémoire horrible quand ça concerne les prénoms, alors j’vais même pas me donner la peine de te donner le mien. T’auras qu’à le deviner, si ça t’intéresse. »

Je termine mon verre en deux gorgées — déjà ? — et l’éthanol commence tout juste à diffuser sa chaleur tendre depuis la gorge et mon ventre jusque dans le reste de mon corps — frisson léger.
Esquisse d’un sourire plus sarcastique, je glisse sur la banquette pour me rapprocher de toi — j’crois que c’est que l’audace, que l’envie d’jouer, d’voir jusqu’où ça peut aller ; l’alcool n’est pas encore assez — et glisser ma main sur ton genou, laisser courir mes doigts sur le tissu l’air de rien, approcher dangereusement de l’entrecuisse en mal d’amour sans jamais frôler l’indécence — j’ai fait les premiers pas, compte pas sur moi pour les suivants.

« Tu paies la troisième tournée ? je souffle avant de me mordre la lèvre, brièvement, attirer ton regard, laisser les idées salaces envahir ton esprit, te laisser croire que j’en veux, le reste on verra bien — si tu dois te barrer mais qu’j’ai eu des verres gratuits, j’en serai tout aussi satisfait. »

((Si j’avais su ;
si j’avais su le mal qui suivrait, est-ce que —
est-ce que j’aurais laissé faire ?
))


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MessageSujet: Re: Let's play in Hell ~ Romeo   Sam 4 Aoû - 21:37


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Jonas
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Juste un nom, peut être, qu’il sache ne serait-ce que pour une soirée, sans doute plus. Il ne sait pas où il va encore, avec toi, mais a cette envie qu’un moment ou un autre, tu souffres sous ses mains. Que, bientôt, dans son prénom gémit résonne la douleur.

« Dommage, j’aime bien la baise à l’aveugle. J’ai une mémoire horrible quand ça concerne les prénoms, alors j’vais même pas me donner la peine de te donner le mien. T’auras qu’à le deviner, si ça t’intéresse. »

Dommage, tant mieux ou tant pis. Qu’importe, il s’en passera, l’apprendra plus tard si tout se passe bien. En attendant, il rit.

« J’espère qu’être surnommé beau blondinet inconnu t’ira, alors. »

Sourire taquin aux lèvres pendant qu'il sirote sa boisson, il te regarde dans les yeux, les siens pétillants de malice, d’envie aussi. Et tu approches, beau blondinet inconnu, tes doigts viennent défiler sur son genou, et non loin de cet endroit bien plus intime. Il s’amuse un instant à observer cette main, vient la frôler de la sienne libre avant de se glisser discrètement dans son haut, y rester au bas du ventre.

« Tu paies la troisième tournée ?
- La même chose ?
- Va pour la même. »

S’en assurer, histoire de ne pas te décevoir. Il jette un coup d'oeil sur son verre à lui, presque vide. Cul sec, avant de se relever et saisir les deux verres, vient les poser sur le comptoir et demande les mêmes. Quelques secondes plus tard, le revoilà vers toi et te tend le verre avant de s’asseoir, tourné à nouveau vers toi.

Légère hésitation, et il vient te voler un baiser, brièvement. Il aura au moins quelque chose de ta part, ce soir. Petit rire léger en imaginant ta surprise, peut être, il se cale dos contre le dossier, bras derrière la tête

« Que tu me remercie pour les verres servis, quand même »

C’est bon enfant, lui ne se prend pas la tête ce soir, et se satisfait de cette légèreté.
(c) Huyhiné




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MessageSujet: Re: Let's play in Hell ~ Romeo   Dim 5 Aoû - 0:57

Tu te lèves et t’éloignes en direction du comptoir, me laisse seul sur la banquette investie pour la soirée. Sans plus rien à boire, plus de verre à tenir, c'est mon tabac, mes feuilles et mes filtres que j'attrape, froissés dans la poche arrière de mon jean, histoire de rouler des clopes pour plus tard — et pour m'occuper les mains.

Un verre bientôt tendu dans ma direction, je lève les yeux vers toi et m'en saisis en soufflant un merci — vague et léger ((ma défonce prime encore sur ta présence)).
Je bois une gorgée et aligne côte à côte les deux cigarettes roulées près de mon briquet — échappatoire pour plus tard, excuse pour filer dehors ((et t'inviter)).

Tout juste le temps de relever les yeux dans ta direction, ton visage fond sur le mien, nos lèvres en collision — c'est bref et fugace, trop pour que les fils de nos pensées se soient emmêlés ((pas même frôlés)).
Instant d’étonnement — j’pensais pas que t’irais si vite en besogne ((au fond j'aime bien l'idée)).

« Que tu me remercie pour les verres servis, quand même »

Je fronce les sourcils, brièvement — éclate d'un rire discret la seconde qui suit ((touché)). J'avale une gorgée d'alcool et profite du répit qu'elle m'offre pour tergiverser — à ton sujet. Est-ce qu'il faudrait faire un pas supplémentaire vers toi, ou te laisser languir ((mais rien qu'un peu ; jouer sans se lasser)). Je tranche bientôt, te jette un coup d'oeil qui finit par s'attarder.

« Il semblerait que j'en ai perdu ma politesse, en effet… je souffle, me mords la lèvre, rictus clairement affiché. Aurais-je une chance de me rattraper ? »

Une nouvelle fois, je romps la distance entre nous deux, ma main revient à la charge sur ta cuisse, profite de la pénombre pour effleurer le défendu sous la table ((t’exciter)). Rire aux lèvres, et près des tiennes.

« Je te préviens, paraît que ça fait bizarre la première fois… »

Le sous-entendu à multiple facettes lâché comme une bombe, je te ne te laisse pas l'occasion de rétorquer ni de questionner — ma bouche rompt la distance pour s'échouer contre la tienne, et ma langue le barrage de tes lèvres elle s'en moque, le franchit dans l'instant ((j'aime le goût que tu me laisses)).

Rire, intérieurement, dans mon crâne et dans le tien ; ma main entre tes jambes et, au dedans, rien d'autre qu'une question ridicule —

ça fait quoi, d'entendre ma voix dans ta tête ?


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MessageSujet: Re: Let's play in Hell ~ Romeo   Dim 5 Aoû - 8:50


Romeo

Jonas
LET'S PLAY IN HELL
« Il semblerait que j'en ai perdu ma politesse, en effet… Aurais-je une chance de me rattraper ? »

Assurément. Il sourit, un brin moqueur, et te laisse sans réponse, tu sais te rattraper au moins ? Tu as l’air sûr de toi, à le toucher. T’arrives à le faire frissonner quand ta main arrive sur son entrejambe, et il aime ça Jonas. Ne bouge pas pourtant, quand vos lèvres sont si proches.

« Je te préviens, paraît que ça fait bizarre la première fois... »

Il ne comprend pas, et tu ne lui laisses pas l’occasion de toute manière. Tu l’embrasse, mais il y a une sensation étrange à cela, et ce n’est pas ta langue dans sa bouche, il vient jouer avec, qui lui fait cet effet.

Il y a un rire dans sa tête, et ce n’est pas le sien, la tonalité ne lui ressemble pas.

Ca fait quoi, d'entendre ma voix dans ta tête ?
What’s ce bordel ?

Instant de trouble, il ne réalise pas tout de suite ce qu’il vient de se passer, une fois le baiser rompu. Te regarde dans les yeux légèrement hébété, avant que ca prenne sens, au moins un peu.

« C’était vraiment ta voix ? C’était plutôt étrange pour être honnête »

Amusant, peut être, un peu terrifiant aussi, si il a bien compris ce qu’il c’est passé.
(c) Huyhiné




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MessageSujet: Re: Let's play in Hell ~ Romeo   Dim 5 Aoû - 14:17

What’s ce bordel ?

Et c’est moi, étrangement, qui me retrouve désemparé — interrogations, clignement des paupières quand le baiser se rompt. Tête inclinée, j’te fixe sans comprendre ((j’ai rêvé ?)). Toi aussi, t’as l’air déboussolé, mais j’devine aisément que c’est pour une autre raison que moi — j’te l’avais dit, ça fait bizarre, la première fois ; et la réaction m’amuse toujours autant. Pour le coup, j’dois dire, la tienne est plutôt expressive, j’aime bien, ça me fait rire et dissipe mon propre trouble.

« C’était vraiment ta voix ? C’était plutôt étrange pour être honnête.
Oui, c’était vraiment ma voix. Meilleur don du siècle, pas vrai ? »

Raillerie dans mes mots — j’ai toujours trouvé qu’il n’y avait pas pire pouvoir que le mien. Ridicule, inutile, tout juste bon à filer la migraine à force. Et l’pire, c’est que j’ai toujours pas compris comment faire barrage — ne plus avoir cette impression qu’on viole mon intimité, ni de violer celle des autres et malgré moi.

Je m’écarte légèrement, ma main qui s’en revient simplement sur ta cuisse ((pour l’instant)), mon bras libre en appui sur le dossier de la banquette.

« Je te laisse imaginer à quoi ressemblait mon premier baiser… »

Je ricane, et pourtant ça n’a rien d’amusant — j’ai juste pas envie de ressasser tout ce que ça enclenché, j’préfère déconner dessus comme si de rien n’était, comme si j’étais pas tombé sur un connard qui s’était foutu de ma gueule pour un pari, comme si j’avais pas entendu des mots dégueulant d’la haine dans sa tête quand j’ai simplement voulu lui dire « tu m’plais » dans un baiser ((putain, j’commence à ressasser)).
Je serre le poing sur le dossier, brièvement, retiens un soupir et retire ma main de ta cuisse pour récupérer mon verre et m’enfiler trois gorgées ((m’abrutir, rien qu’un peu)).

Et puis, encore, ta jambe, ta cuisse, ta hanche, mes doigts sous ton haut sur tes côtes — l’envie de vérifier mon soupçon, je reviens chercher ta bouche, le temps de quelques secondes ; j’essaie de taire mes pensées pour entendre les tiennes, mais pas celles du premier plan ;
pas celles que tu contrôles, pas celles de tes mots conscients — le reste, l’arrière-plan des idées, rien que pour y piocher des mots hasardeux, pas de sens, pas de phrases, des bribes tout au plus.
L’instant d’après, je m’écarte, les yeux plissés, un rire discret à la gorge.

« Français ? »

Soufflé dans la langue de l’amour, l’accent trop prononcé — mais paraît que ça nous rend craquants, nous les amerloques ; et puisqu’on est là pour se plaire, toi et moi…
((le temps d’une nuit)).


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Let's play in Hell ~ Romeo
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