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Let's play in Hell ~ Romeo
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MessageSujet: Let's play in Hell ~ Romeo   Ven 16 Juin - 22:09


Romeo

Jonas
LET'S PLAY IN HELL
Gorgées d’alcool, l’une après l’autre. Jonas boit, enchaîne son premier verre rapidement avec un deuxième, boit plus lentement pour ne pas finir directement soule, pas trop vite. La nuit ne fait que commencer après tout. Et aujourd'hui, Jonas veut qu’elle dure, ne peut la faire brouiller par le trop d’alcool et de fumée. C'est à tout autre qu’il aspire, quelque chose de plus intéressant que de se laisser guider par les substances. Quand l’esprit dégénère, se veut cruel et plus encore. Ses doigts sur le verre qu’il observe, les yeux qui finalement se déplacent au travers de la pièce quand il se décide à boire encore quelques gorgées. Jonas observe, cherche.

Ce soir, Jonas rêve de souillure, de plaisir mélangeait à l’illusion, d’un jouet à casser rien que ce soir. Une fille sans doute en l’occurrence, c'est tellement plus facile ainsi. Non. Jonas se décide à changer d’avis, de rendre la tâche plus complexe rien qu’un peu, d’avoir un peu plus de fun. Alors il cherche, guette ceux intéressant, ne serait-ce que physiquement, surtout physiquement.

Interruption, on vient lui parler, ancien camarade qu’il ne s’attendait pas à voir ici. Il répond, s’impatiente, ment sur le fait qu'il attend quelqu'un pour ne pas à avoir le suivre. Et c’est un soulagement quand il s’en va, retourne vers son groupe en le laissant la. Ce soir, ses projets même aussi peu concrets ne lui permettent pas de se laisser guider par les événements. Ce soir, c’est lui et seul lui qui dirige ce qu’il se passera.

Puis, c'est toi qu’il remarque Romeo, toi qui vient s’asseoir non loin du tabouret sur lequel il se trouve. Et d’un coup c'est le déclic chez lui, comme quelque chose qui sonne comme une évidence. En à peine deux secondes il a sa cible devant les yeux. Pourtant tu n'as rien fait Romeo, si ce n'est que de commander un verre à côté de lui. Mais c’est avec toi, qu’il a envie d’essayer quand la possibilité de jouer et de gagner semble être évidente. Alors le faux bleu se lève, verre en main, pour faire disparaître la distance des deux tabourets entre vous, trop dérangeante.

« Je prendrais la même chose que lui, je paye la tournée. »

Le voilà qui sourit, fier et amusé de cette façon rapide de faire, brusque si cela avait été une femme, plus amicale et moins lourde quand il s'agit d'un homme. Et pourtant Jonas rit quand vos regards se font face.

« Si tu te demandes : Oui, c’est une tentative de rapprochement et de drague. Tu n’y verras pas d’inconvénients, pas vrai ? »

Lui ne l’espère pas. Parce qu’à cet instant même, Jonas voit en toi le seul amusement possible.
(c) Huyhiné




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MessageSujet: Re: Let's play in Hell ~ Romeo   Jeu 17 Aoû - 2:46

Métro, ligne six.
Appuyé contre les portes — celles qui ne s’ouvrent pas sur ce trajet —, écouteurs vissés dans les oreilles, je fixe l’obscurité des tunnels qui défile sans qu’on ne le remarque vraiment, de l’autre côté de la vitre. Un type s’essouffle sur son harmonica au fond du train, son chapeau vide, soigneusement ignoré par tous. Arrêt suivant, il abandonne, descend ; trois gamines — des lycéennes, sûrement — montent dans la rame. La brune, la blonde et la châtain ; la troisième porte la jupe indécente, celle de dix centimètres de moins que la longueur recommandée lorsqu’on prend les transports en commun, passé vingt heures. Ses bracelets tintent sur ses poignets, elle a les lèvres violet foncé, presque noires, des airs rockeuse, femme-enfant, plutôt jolie, faut dire ce qui est. Mais trop jeune, j’en suis quasiment certain.
Mon regard glisse sur elle sans s’attarder sur les courbes, se posent sur un type, en face. Quarante pige, une alliance au doigt — j’augmente le son du métal dans mes oreilles, ferme les yeux pour faire mine de n’avoir pas vu qu’il la matait, un début de trique sous le dossier cartonné posé sur ses cuisses.
Trois arrêts plus loin, c’est moi qui descend.

Je n’attends que d’être enfin à l’extérieur pour tirer une clope de mon paquet, la glisser entre mes lèvres et l’allumer, inspirer une bouffée empoisonnée et la recracher dans l’air humide de la soirée. J’avance sur les rues pavées foulées cet après-midi même, la gueule de bois à son apogée, les nerfs à vif à cause d’une midinette qui a cru mettre le monde à ses pieds — une garce
une pétasse, on dit, quand on est un salaud
quand on est un connard
et qu’on a envie d’être méchant.
Méprisant, mauvais, médisant.
Tiens, ça me rappelle quelqu’un, ça.

Le dos contre le grillage d’une boutique fermée depuis dix-neuf heures, je consume, consomme, les yeux rivés sur la devanture du bar de l’autre côté de la rue — le Midnight O’Clock, on y a traîné deux, trois fois avec les potes, au lycée, quand on voulait jouer les grands et qu’on se lassait des diabolo fraise et des menthes à l’eau sur la terrasse du Jadis après les cours. Un café français, à trois minutes à pieds du bahut ; faut avouer que c’était surtout pour la serveuse du mardi, mercredi et vendredi qu’on aimait bien y aller, son léger accent surtout, même si le service coûtait une blinde. Fin de collège, on mettait en pratique nos cours de français trop académiques, ça la faisait rire quand on commandait avec un vocabulaire maladroit appris en cinq minutes entre les pages d’un vieux manuel, ça s’appelait A tire-d’aile, quelque chose comme ça.
On fantasmait sur elle comme des puceaux en mal de baise, c’était dégueulasse.

Dernières taffes tirées, mégot écrasé, je traverse la route sous les phares d’une voiture qui pile à deux mètres, klaxonne, le type m’insulte par sa vitre baissée ; je pousse la porte sans me retourner.
La chaleur est agréable, à l’intérieur, l’air moins artificielle qu’ailleurs, moins étouffante aussi. Musique d’ambiance, légère, en fond, du vieux blues de l’époque des bons groupes plutôt que des merdes industrielles, made by money, made by society. Rien n’a changé, depuis le bon vieux temps. La même déco’ un rien rétro, les mêmes vieilles banquettes de cuir si bien préservé qu’on s’est mille fois demandé quel était leur secret d’entretien, ce parfum de café diffus, à peine entamé par celui de l’alcool en fin de soirée.
Comme une vieille photographie, supposément en teintes sépia, ce soir un peu trop vive et animée.

Je m’installe sur un siège, près du comptoir, retire mon blouson — bombers noir, basique, sur l’ensemble classique du débardeur orné du logo d’un vieux groupe de rock, et de la chemise à carreaux rouges ouverte, les manches remontées aux coudes, les poignets pleins de bracelets, cuir et chaînes, et j’m’en fous des cicatrices et blessures fraîches d’il y a deux heures, pour cette fois — et le pose sur le dossier de la chaise quand le barman s’approche de moi, lâche un bonsoir poli et me demande ce que je veux.
Ce que je veux.
Ce que je veux ?
Qu’cette garce s’étouffe dans son sommeil, et qu’sa dernière pensée soit pour moi, elle serait bien baisée.

« Un whisky. »

J’envoie valser la politesse ; ce soir, j’en ai rien à foutre. J’entends bien ressasser les mots acérés, tranchants, blessants, les oublier en les noyant dans l’alcool jusqu’à n’avoir plus les idées claires, jusqu’à tituber, jusqu’à ce qu’elles ne refassent plus surfaces, ses putain d’insultes et sa sale gueule.

Mais t’es là, toi, l’importun qui se fait une place au bord de mon champ de vision, à quelques centimètres de moi, sur le siège à ma gauche quand la plupart sont libres, que j’crois bien t’avoir aperçu plus loin, aussi, y’a deux secondes, quand je me suis assis.

« Je prendrais la même chose que lui, je paye la tournée. »

Je retiens un soupir, daigne lever les yeux dans ta direction, brièvement ; et t’as ce sourire presque agaçant, trop amusé au milieu de ta belle gueule, des yeux bleus qui me rappellent ceux de Meera, des cheveux niqués aux teintures aussi — tout en plus sombre, chez toi. Plus doux, chez elle.

« Si tu te demandes : Oui, c’est une tentative de rapprochement et de drague. Tu n’y verras pas d’inconvénients, pas vrai ? »

Pendant une seconde, juré, j’hésite à te rembarrer — j’étais pas là pour ça, j’te sens comme envahir mon espace vital, mon besoin de respirer, celui de me mettre minable. Mais je songe à la consommation gratuite, aux quelques pièces sauvées qui se changeront en drogue supplémentaire pour la semaine à venir ; je me détends un peu, sans céder tout à fait.
Je t’observe en biais, avec à peine l’esquisse d’un rictus au bord des lèvres.

« Ça dépend, combien de verres tu m’offres pour me faire oublier lesdits inconvénients ? »

Première commande déposée sur le comptoir ; j’hésite. Mais les élans mauvaise humeur me rattrapent, s’il faudrait remercier, trinquer, je n’en fais rien, je m’enfile la moitié du verre pour me brûler la gorge, le regard porté sur le vague, un point fixe quelque part entre les bouteilles alignées sur les étagères derrière le barman.
Quand je repose le verre, c’est aussi pour reposer les yeux sur toi, te fixer un peu plus longtemps, un peu plus franchement — je dois au moins avouer que ta dégaine me plaît, que ton assurance m’amuse, alors je porte la mienne en étendard effiloché, donner le change est un art bien maîtrisé.

« Allez, sois franc. Tentative de drague ou plutôt soif de baise ? »

Mens pas, te fous pas de ma gueule ; y’a fort à parier que t’es pas bien différent de moi si t’es là, tu les enchaînes, tu veux du cul, fais pas genre, c’est pas l’homme de sa vie qu’on vient chercher au comptoir d’un bar à vingt-deux heures passées.


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MessageSujet: Re: Let's play in Hell ~ Romeo   Mer 28 Mar - 19:09


Romeo

Jonas
LET'S PLAY IN HELL
Tu semble si énervé, pour une raison dont il ignore, vu que de toute évidence il ignore tout de toi jusqu’à ton nom, mais ce n’est que provisoire comme détail. Surement es-tu dérangé par sa présence ? Oh, mais figure-toi que cela l’amuse un peu plus, ce défi de devoir te rendre de meilleur humeur. Il ignore pour le moment ton agacement, ne se défait pas de son sourire

« Ça dépend, combien de verres tu m’offres pour me faire oublier lesdits inconvénients ?
- Pas suffisamment pour que ca se termine en coma éthylique, en tout cas »

un rire discret s’échappe de ses lèvres, se saisit du verre restant après que tu te saisisse du tien, t’observe attentivement alors que ta mauvaise humeur semble te revenir, t’avais elle vraiment quitter ? Il te regarde boire d’une trait la moitié de son verre, du coin de l’oeil quand lui aussi se décide à boire, plus lentement.

Tu te décides enfin à le regarder, vos regards se croisent alors et Jonas te lance un sourire satisfait, il n’attendait que ça, que tu daignes le regarder pour de bon, n’est ce pas déjà une petite bataille de remportée ?

« Allez, sois franc. Tentative de drague ou plutôt soif de baise ? »

Hésitation, qui disparaît aussi rapidement qu’il est apparu. Le bleu prend le temps de boire quelques gorgées, les yeux se baladant sur le barman face à eux, le regarde sans vraiment s’en intéresser. Et puis, c’est un énième rire, rapide et discret, qui lui vient avant d'hausser les épaules.

« Un peu des deux, on peut dire. Je t’ai vu, tu m’as plu direct, quel est le mal ? J’essaye, et on verra bien où cette audace me mène. J’ai pour principe de ne pas me prendre la tête, donc voir tout simplement ce qui se passera pour nous deux durant cette soirée, ca ne te dis pas ? »

Mensonge. Lui préfère quand tout est calculé, ces mots le sont tout autant. Pourtant son sourire amusé appui ses mots. Il ne peut s'empêcher de le conserver, quand il ouvre de nouveau la bouche.

« Et en fait, merci de me confirmer à moitié que te faire draguer par un homme ne te dérange pas plus que ça. »

Ca l’amuse tant, de voir qu’il y a de bonne chance qu’il n’a pas vu faux, à ton sujet.
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MessageSujet: Re: Let's play in Hell ~ Romeo   Sam 31 Mar - 16:06

« Pas suffisamment pour que ca se termine en coma éthylique, en tout cas. »

J’ai un rictus, un de ces sourires en travers comme ils les détestent — Olympe et les autres ; parce qu’ils trahissent la rage et le dégoût d’exister qui suffiraient à me précipiter dans les bras de Détresse et de tout ce qu’elle engendre.
Ma chute, et puis tout le reste ; celle qui n’a pas de retour en arrière possible.

« Dommage, je souffle, et c’est étouffé entre deux gorgées d’alcool — j’aurais dû le dire plus fort, peut-être, peut-être que ça t’aurait fait fuir, et qu’j’aurais pu m’le payer seul, mon coma éthylique. »

Qu’importe ; j’te fixe à intervalles réguliers, j’essaie de savoir ce que tu veux vraiment, ce que t’attends de moi — j’me doute bien que tes intentions n’ont pas grand chose de louable, pour ainsi dire après la tournée des bars ça finit toujours au pieu, même avec Meera c’est arrivé comme ça.
La pensée s’éternise dans mon esprit, et je peux pas réprimer l’esquisse de sourire qui s’invite sur mes lèvres — c’est un peu dingue ce qui m’arrive, ce qu’elle me fait, j’ai pas envie de mettre de mots dessus de peur de tout gâcher.
La tension dans mes épaules se dissipe, je bois à gorgées plus lentes — moins hâtif à l’idée de retrouver le trouble réconfortant de l’ivresse. Je ne sais plus bien si je voudrais être seul ou si la compagnie m’arrange — à défaut j’m’en accommode, disons.

« Un peu des deux, on peut dire. Je t’ai vu, tu m’as plu direct, quel est le mal ? »

Que moi tu m’plais p’t’être pas ?
Ce serait mentir — c’est ce genre de types sous lesquels j’m’allonge sans broncher, ce genre de mecs que j’laisse me prendre et me marquer à l’envie, à n’en plus pouvoir et jusqu’à ce qu’ils se lassent, ce genre de coups d’un soir qui m’font bander mais m’laissent toujours un goût amer au fond de la gorge, comme de la bile ravalée de travers.

« J’essaye, et on verra bien où cette audace me mène. J’ai pour principe de ne pas me prendre la tête, donc voir tout simplement ce qui se passera pour nous deux durant cette soirée, ça ne te dis pas ? »

Non, pas vraiment, pas ce soir ;
reviens demain, peut-être, oui,
oui, demain ce sera bien.


Je ferme ma gueule, termine mon verre dans la foulée pour n’avoir rien à répondre sur l’instant — j’sais pas jusqu’où pousser l’audace pour que tu saisisses le défi sans te barrer ; j’sais pas si j’ai vraiment envie qu’tu t’en ailles, si j’veux faire durer le jeu ou si j’préfère t’embarquer dans les chiottes maintenant, histoire d’pas avoir à faire genre toute la soirée qu’il n’y a aucun intérêt primaire à satisfaire entre nos deux corps en mal d’endorphines.

« Et en fait, merci de me confirmer à moitié que te faire draguer par un homme ne te dérange pas plus que ça. »

J’fronce les sourcils — quoi ?
J’mets du temps à saisir, te fixe tout le long de ma réflexion, comme si dans tes yeux j’allais trouver la réponse — et c’est peut-être bien là que j’l’ai trouvée, sur ta belle gueule un peu trop fière de son coup.
Je hausse les épaules — tu m’feras pas baisser les armes si facilement, si bien foutu qu’t’aies l’air d’être.

« La drague c’est qu’des mots, ça fait toujours un peu de bien à l’ego, non ? j’lance avec un ricanement ténu, en faisant signe au barman de me resservir un verre — la même chose. Mais ça ne veut pas dire grand chose, dans les faits… »

Je remercie le serveur lorsqu’il dépose mon verre sur le comptoir, et cette fois-ci je le lève dans ta direction, l’espace d’un instant, avant de boire une nouvelle gorgée fraîche. Je me tourne sur le siège pour te faire face — je ne sais pas si c’est l’alcool ou l’envie de jouer avec le feu, l’adrénaline de la proie ou le jeu cruel du prédateur ; je soutiens tes prunelles océan sans ciller, mon sourire s’étire au bord de mes lèvres.

« Cela dit, on pourrait aller s’installer un peu plus loin, sur les banquettes là-bas, je lance en indiquant d’un geste de la tête le fond de la salle, où les lumières sont plus tamisées, l’ambiance plus propice aux rapprochements et autres élans charnels — sans trop d'indécence encore. Il y aurait toute l’intimité nécessaire pour te permettre de confirmer ou non si tu as vu juste à mon sujet… Et plus si affinités. »

J’ai soufflé les derniers mots en me penchant vers toi, comme sur le ton d’une confidence ;
j’entre dans ton jeu
mais ne te crois pas encore vainqueur.


Sans te laisser le temps de réagir, je me lève pour m’éloigner, mon verre en main et une gorgée comme pour fêter l’initiative, et recule en direction des sièges de cuir usé — me heurte au bord de la table au cours du processus ; si la douleur s’est imprimée sur mes traits, la dignité l’emporte et je n’en laisse plus rien paraître — pour m’installer dans l’angle du sofa. Genou plié contre le dossier, je masse ma cuisse endolorie — l’hématome est à prévoir —, lève de nouveau mon verre, comme une invitation.

Tu joues encore ?


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Let's play in Hell ~ Romeo
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