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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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sparkle // SAUL
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MessageSujet: sparkle // SAUL   Dim 16 Avr - 21:23





ambroise & saul
«sparkle»

──Le bout de ses doigts avait effleuré ta joue, tremblants, et son regard figé sur ton souffle maintenu, robotique, tes paupières fermées et le corps immobile, allongé là tel un cadavre.  Elle se souvient avoir vaguement perdu son souffle en entrant dans la chambre et avoir repris sa première bouffée d'air depuis ce qui lui avait paru une éternité en sortant. Les infirmières avaient cherché où elle avait disparu, sans remarquer que la fenêtre avait été ouverte, et elles s'étaient empressées de la refermer pour que tu ne prennes pas froid. Et plus personne alors n'avait plus jamais revu Ambroise remettre les pieds dans cet hôpital maudit - le cimetière de ses souvenirs.

──Elle avait tout déchiré, explosé, détruit, elle avait tout fait péter en ville, parce que ça calmait sa détresse, sa tristesse, que ça lui faisait penser à une autre douleur que celle qui lui perforait le cœur. Elle se vengeait sur chaque véhicule un peu trop rapide, sur chaque conducteur un peu trop maladroit, sur chaque ivrogne qui passait par là. Et chacun d'eux avait hurlé assez fort pour lui rappeler que ce n'était jamais assez cruel par rapport à ce qu'ils lui avaient infligé à elle.

──Et ce soir-là aussi, pour le bonheur de ses sponsors, le chaos qui portait son nom tourmentait le petit peuple de Haylen District, et sa silhouette menaçante vagabondait au travers de le fumée, des cendres et des effluves de son propre sang, le regard doré ravagé par la folie.  

──Dans le bruit et le noir, dans les cris, la peur, l'angoisse et l'hystérie, au milieu de la foule, le temps s'était arrêté, pour ce qui lui avait semblé une éternité de plus. Et le souffle coupé, tétanisée, elle avait tout stoppé, le carnage et les incendies, et la foule qui se bousculait semblait t'emmener chaque fois un peu plus loin d'elle. Si bien qu'elle s'était mêlée au brouillard de monde, tout ça pour attraper ton poignet, te garder une seconde de plus près d'elle, vérifiant que tu n'étais pas un cauchemar.

─ Toi.

──Elle serre les dents et hurle sur les abrutis qui courent autour d'elle, qui la traitent de monstre et qui tentent de jouer les héros. Et ils s'enfuirent, car ils n'avaient pas l'étoffe et que dans le brouillard, il n'y avait pas eu un seul vrai héros qui avait été capable de l'arrêter.

─ Toi.

──Elle le répète, pour se rassurer peut-être, elle te regarde et elle resserre son emprise - peut-être qu'elle te fait mal, mais elle s'en fiche - ou elle ne s'en rend pas compte. Elle se fige, son cœur se serre, et les âmes abattues autour d'elle semblent lui peser bien lourd sur sa conscience, tout à coup, quand elle sent que tu la regardes.

─ Tu étais à l'hôpital. Depuis quand tu es sorti ?

──Son regard s'était fait plus insistant, tout à coup pendue à tes lèvres, prête à se blâmer de ne pas être allée vérifier si tu n'étais pas mort. Comme si elle aurait eu le courage d'aller te voir sans son masque, comme si elle aurait eu le courage de te faire face sans avoir l'air d'une menace.



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MessageSujet: Re: sparkle // SAUL   Dim 30 Avr - 13:52

sparkle
saul x blast
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─ T'es sûr que ça va aller ?
─ Oui.
─ S'il se passe un truc, appelle-
─ Le 911. Je sais.
─ Tu veux pas qu'on t'accom-
C'est bon. Il était un peu irrité, maintenant il était carrément énervé. Je vais bien, je vous dis.

Saul leva les yeux vers ses colocataires, tous plantés dans l'entrée à le regarder mettre ses chaussures. Il pouvait lire l'inquiétude dans leurs regards, et ce depuis qu'il était revenu de l'hôpital. Il y eut un long silence, avant que l'un d'entre eux ne cède à l'éclat de rire qui les démangeait tous.

─ OK, si tu le dis. Zach fut le premier à reprendre son calme. Passe le bonsoir à Meera de notre part.

Un échange d'accolades et de moqueries plus tard, Saul se retrouva seul dans la rue.
Contrairement à avant -avant son coma- il n'avait ni écouteurs vissés sur les oreilles ni skateboard. Il avait perdu tous ses repères sans exceptions, ce qui était l'une des principales raisons pour lesquelles ses proches n'aimaient pas le voir sortir seul.

Il était revenu depuis trois semaines déjà, mais cela faisait près de deux mois qu'il s'était réveillé. Les premiers jours avaient été particulièrement difficiles, notamment lorsqu'il s'était aperçu que les muscles de ses jambes avaient tellement faibli qu'ils ne supportaient plus le poids de son corps. Les balades dans le parc supposées lui remonter le moral avaient un goût amer, en fauteuil roulant.

La rééducation avait été une torture. Il avait senti chaque muscle de son corps brûler pendant des jours, sans voir aucun progrès. Le coup qu'il avait pris au moral dépassait tout ce qu'il avait vécu jusqu'alors. Jamais encore il n'avait pensé à la mort comme solution, mais l'idée lui avait effleuré l'esprit, à plusieurs reprises. Ce n'était pas grand chose, mais ça avait été suffisant pour soulever une tonne de questions auxquelles il n'avait toujours pas trouvé de réponses.

Et puis un jour, il y avait eu un déclic. Il ne saurait pas le situer, mais la lumière au bout du tunnel avait fini par apparaître, et tout devint alors moins difficile. Et alors vint le moment où il put se tenir tout seul sur ses jambes, sans avoir à s'accrocher aux poignées d'un tapis roulant ou au bras de Meera. Quelques jours après, il se remettait à courir sans s'essouffler au bout de dix mètres. Il ne pouvait toujours pas remonter sur un skate, mais maintenant qu'il avait passé le plus dur, ce n'était qu'une question de temps.

Il vérifia la petite carte qui s'affichait à l'écran de son téléphone. Théoriquement il pourrait se rendre à Hiawatha avant que Meera et son groupe ne monte sur scène. Il lui suffisait de bifurquer à la prochaine intersection et aller tout droit. Simple.
Dans la pratique, il n'y parviendrait pas. Parce qu'il y avait une odeur de brûlé dans l'air et qu'il n'y prêta pas attention.
En fait, il ne passerait pas le bonsoir à Meera, cette fois.

─ X ─


─ Est-ce que ça va ? Viens, il faut pas rester ici.

Il aida la jeune fille à se lever et l'entraîna avec lui plus loin dans la rue. Elle était sans doute en train de crier, mais il ne l'entendait pas. En fait, il n'entendait pas grand chose, à part le bruit du chaos.

Ca, c'était après avoir passé cinq bonnes minutes planté au milieu de la route, à regarder les gens paniquer sans réussir à bouger un muscle. Puis on l'avait bousculé, il était tombé au sol et la réalité l'avait rattrapé. L'impression de déjà-vu qui l'avait envahit pendant son moment d'absence s'envola, et les souvenirs reprirent leur place, dans la partie que son inconscient s'efforçait de lui dissimuler depuis que l'accident avait eu lieu.

Conscient qu'il ne tiendrait pas le rythme de la course plus longtemps, Saul lâcha son étreinte sur le bras de la pauvre fille qu'il avait trouvée, tétanisée de peur derrière deux poubelles, mais elle ne sembla pas le remarquer et détala dans la direction qu'ils empruntaient. Il s'arrêta, comme ça, au milieu de l'hystérie collective, et manqua de s'écrouler. Il sentait son coeur tambouriner contre sa poitrine, et ses oreilles se mirent à siffler. T'évanouis pas, Saul. C'est pas le moment. Facile à dire.

Il força son corps à faire un pas en avant. Autour de lui, le monde continuait à tourner. Les gens se mettaient à l'abri, l'esquivaient comme s'il n'était qu'un obstacle entre eux et la possibilité de survivre. Et puis un coup, il sent une petite main lui entourer le poignet, et la force de la poigne qui se referme dessus le force à se retourner.

─ Toi.


C'est une voix qui pourrait appartenir à un homme comme une femme. À un parfait inconnu comme à une ombre surgie du passé. Les yeux dorés le fixaient avec une telle intensité qu'elle anésthesia la peur qui commençait à le gagner. Sa vision se brouilla, contrecoup de l'effort qu'il avait déployé depuis qu'il s'était lancé dans l'agitation qui animait le quartier, mais la douleur qui émanait de son poignet autour de laquelle l'étreinte semblait se resserrer l'obligea à rester concentré.

─ Deux... trois semaines.

Il n'était pas sûr qu'on puisse l'entendre. Il avait entendu sa voix, mais le brouhaha qui se déployait autour de lui avait certainement couvert le murmure qu'il avait réussi à sortir. Et au milieu de la panique, il n'arrivait pas à détacher son regard des pupilles dorées qui le fixaient, parce qu'il les avait déjà vues quelque part, avant l'accident qui l'avait envoyé à l'hôpital pendant deux ans. Il s'accrocha à ces pupilles, et posa silencieusement toutes les questions qui le démangeaient, jusqu'à ce qu'il sente la pression autour de son avant bras diminuer. Elle va partir, cette ombre. Sans réfléchir, il leva sa main libre et attrapa à son tour le poignet de son interlocuteur.

─ Comment tu sais que... est-ce qu'on se connaît ?

Un craquement se fit entendre au-dessus de leurs têtes avant qu'il ne reçoive sa réponse.
Et le balcon qui tenait en équilibre leur tomba dessus.

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MessageSujet: Re: sparkle // SAUL   Jeu 13 Juil - 18:06





ambroise & saul
«sparkle»

──Tu avais l'air d'un fantôme, d'une ombre. Et elle te regardait comme si tu étais venu la hanter – un spectre venu lui rappeler la maladie qui lui rongeait le cerveau. Le temps s'était mis à ralentir, lorsqu'elle te dévisageait, incrédule. Elle avait relâché son emprise sur ton poignet, constatant la manière trop brusque dont elle l'avait enserré, et n'avait plus prononcé un mot, intimidée, fébrile. Elle avait entamé une syllabe maladroite lorsque le craquement au-dessus de vos têtes la fasse réagir.

─ Non

──Elle avait relevé la tête. Et tout à coup, le temps s'était accéléré. Il n'y avait qu'une seule chose qui était véritablement importante pour Ambroise – il n'y avait qu'une seule raison qui cognait contre son crâne - la survie. Alors pourquoi t'avait-elle poussé en premier ? Elle avait fait passer ta vie avant la sienne, elle t'avait éjecté, d'une main contre torse, et d'un mouvement rustre, t'avait fait tomber plus loin, là où tu serais en sécurité.

──Il lui faut une demi seconde pour démarrer ce qui ressemblait presque à une danse. Un tour sur elle-même, les genoux pliés et les bras en avant, ses mains s'écorchent contre le sol et son dos se courbe. Elle se lance et roule, se blesse contre le bitume. Son sang et celui de tous les autres s'élance vers vos corps à terre, devenue solide pour faire barrière aux débris projetés par le choc.

──Et lorsque le calme revint, qu'il n'y eut plus personne sur la place, le sang retomba en une flaque au sol, tâchant ses habits et les tiens. Elle perdait son souffle, épuisée, affaiblie. Et les migraines lui reprenaient.

─ Merde Pourquoi t'avait-elle sauvé ? Pourquoi toi, qu'elle s'était promis de détester pour ne plus ressentir ? Mais il y avait des promesses qu'elle était incapable de tenir. Elle serre les dents. Son métier, c'était de terroriser – pas secourir les civils. Tu aurais peut-être du rester à l'hôpital. Là au moins, elle t'y savait en sécurité.



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MessageSujet: Re: sparkle // SAUL   Dim 16 Juil - 17:02

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Un choc sur la poitrine, puis un second sur l'épaule, quand par réflexe son corps se tord pour ne pas tomber sur le dos.
On lui avait dit que s'il faisait le con, il risquait un aller simple pour l'hôpital. Les premiers jours, il avait obéi aux ordres de ses médecins. Et puis un beau jour, il s'était demandé à quoi bon lui avoir redonné la vie s'il n'était pas possible de la récupérer entièrement ? Alors il avait forcé dessus, encore et encore, jusqu'à ce que son cerveau lui-même ne puisse plus le supporter.

Mais là, c'était pire que tout.
La douleur est tellement intense qu'il en perd l'usage de ses sens pendant ce qui semble une éternité. Il ne voit, n'entend, ne sent plus rien. Juste le vide, et une angoisse grandissante. Ca doit ressembler à ça, la mort. À moins qu'il ait gagné un autre ticket pour le coma ? Non, parce que cette fois, il a conscience de ce qui est en train de se passer, les sensations n'y sont simplement plus.

C'est l'ouïe qui refait suface en premier. D'abord un ultrason, exactement comme après une explosion. Puis un léger murmure, et le bruit de la braise qui crépite, et les gémissements des blessés. Le silence de ceux qui sont morts.

Ensuite, c'est la vue qui revient. Doucement mais sûrement, dans un tourbillon confus, un camaieu de rouge qui va de la chaleur des flammes à la flaque de sang, à ces deux orbes carmin qui le fixent intensément.

Enfin, l'odorat. L'odeur de brûlé, et celle du sang. Du sang partout, sur le sol, sur ses fringues, sur ses bras. C'est un choc d'abord, parce qu'il ne s'agit pas du sien.

Au loin, les sirènes de l'ambulance retentissent. C'est toujours comme ça, les autorités attendent que la tempête ne passe avant d'intervenir. Mieux vaut tard que jamais. Mais le seul problème, c'est qu'en pensant comme ça, le mal était déjà fait.

─ À vrai dire, j'espérais ne plus avoir à y retourner... lâche-t-il, dans une tentative vaine de faire de l'humour.

Il regarde autour de lui ; il ne reste plus grand monde à sauver maintenant. Ceux qui ont réussi à s'échapper doivent être loin maintenant, et ceux qui restent ne risquaient plus grand chose à part se vider de leur sang en attendant les secours. Saul

─ Tu... Tu saignes ? Il veut se lever, mais il sent le poids de son interlocutrice sur ses jambes. Laisse moi rega- ah... putain.

C'est une grimace de douleur qui lui tord le visage quand il tente de lever son bras droit vers l'inconnue vers laquelle il sait, au fond de lui, qu'il ne devrait pas s'approcher. Cette douleur, il la connaît -ce n'est pas la première fois qu'il tombe sur son épaule- mais cette fois, c'est pire que tout.

─ Faut pas que je retourne à l'hôpital ou Meera va... Elle allait être morte d'inquiétude, c'était sûr. Je dois y aller, tu peux te relever ?

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MessageSujet: Re: sparkle // SAUL   Ven 4 Aoû - 0:15





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Pour la première fois depuis longtemps, ce n'était plus la foule qui s'exclamait de douleur, ce n'étaient plus leurs cœurs à eux qui menaçaient de rompre, mais bien le sien. Son palpitant affolé et ses idées chaotiques se débattaient sans grâce au travers de son esprit perturbé. Elle avait peur quand elle te sentait en danger, elle avait peur quand elle te voyait et qu'elle se sentait tout à coup perdue face à ta détresse. Pour une fois qu'elle aurait aimé faire le bien, elle ne savait pas comment s'y prendre. Pour une fois qu'elle ne voulait plus terroriser, c'était elle qui était figée.

Elle resta ainsi, perplexe face à ta douleur, fragile face à tes mots, à se demander comment elle pouvait t'aider. Elle avait d'abord pensé te livrer à l'hôpital et s'enfuir comme un bienfaiteur mystérieux – la bonne blague. Mais tu effaças cette hypothèse presque aussitôt que l'idée avait effleuré son esprit.

Plusieurs minutes passèrent avant que son regard ne te quitte et qu'elle se décider à s'éloigner, comme elle aurait du le faire dès le début – fuir et laisser les secours faire leur travail. Ca ressemblait presque à quelque chose dans ce genre là, oui.

Ambroise.
Fuir.

Elle était revenue à peine dix minutes plus tard, les bras pleins de livres, de tubes de crèmes, d'anti-douleurs et de pansements, jetant le tout à tes pieds, l'air contrarié. Une chance que les décombres n'avaient pas complètement enseveli la pharmacie. Elle s'assit rapidement et feuilleta les livres sans ménagement, s'attardant une fois ou l'autre sur un schéma du squelette ou du corps humain de manière générale. Elle jeta les pansements plus loin, considérant alors leur inutilité.

Elle se rapprocha, serra les dents, et tout en jetant des coups d’œil sur le schéma, souffla quelque chose comme « Ne crie pas » avant de remettre ton bras en place, dans un mouvement sec et précis, qu'elle estimait peut-être un peu brusque. Elle avait grimacé, avait attrapé des boîtes d'anti-douleurs et avait attrapé les notices, tentant d'en déchiffrer les minuscules caractères. Sa voix grave grogna au fond de sa gorge enrouée.

« Merde. »

Elle jeta la notice, incapable de patience, et te tendit la plaquette de comprimés. Elle se précipitait en entendant les secours arriver – les sirènes de police et les ambulanciers. Si il ne voulait pas retourner à l'hôpital, ils avaient intérêt à décamper. Elle garda un des bouquins sous le bras, et te releva sans douceur en tirant sur ton autre bras.

« On arrangera ça plus tard, et surtout pas ici. » Elle observa ton bras, inquiète. Et si elle avait empiré la situation ? Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait. « On bouge. »

Elle avait avancé d'un pas rapide, forçant le rythme et tenant toujours ton bras gauche. Elle serrait les dents, plissait le nez, se mordait la joue de temps en temps. Elle se maudissait – elle qui mettait le feu à des hôpitaux et qui écorchaient les agneaux, se mettait à paniquer pour le confort du plus doux d'entre eux.



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MessageSujet: Re: sparkle // SAUL   Mer 30 Aoû - 0:07

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Elle se lève, puis elle se barre.
Ce n'est pas tout à fait ça qu'il entendait, lorsqu'il lui a demandé de se lever. Mais il s'en contente, et il se redresse du mieux qu'il peut, avec cette épaule blessée qui a déjà pris cher dans le passé. Il met un certain temps à reprendre ses esprits, et se demande en regardant les étoiles à travers la fumée comment est-ce qu'il allait s'en sortir vivant.

Il pose une main sur son épaule invalide, prêt à le faire une bonne fois pour toutes et ne plus en parler, mais c'est sans compter le retour inattendu de son "ombre", qui déverse à ses pieds ce qui semble être le contenu d'une pharmacie entière. Il regarde, surpris, les boîtes de médicaments, les livres, les crèmes et autres objets qu'il n'a jamais vu auparavant, puis elle s'asseoit. Devant lui, le nez plongé dans les livres, avec seulement ses yeux visibles derrière son masque.

Et Saul fait ce qu'il fait de mieux ; il observe. Il regarde, il imprime, et il essaye de se souvenir. De se souvenir où il a déjà vu ces yeux -nulle-part, sûrement. Mais sa vie avant son réveil, elle est un peu loin, alors il s'arrête.

À ce moment, elle se met à bouger. Saul veut esquisser un mouvement de recul, mais il n'a rien pour s'appuyer, alors il reste immobile. Il entend un murmure, un avertissement presque, mais n'a pas le temps de se demander ce qu'elle vient de lui demander, car elle saisit son bras.

─ Qu'est-ce que...

Il se rend compte qu'elle lui a demandé de ne pas crier. Mais la douleur est telle qu'elle n'aurait pas eu à lui demander, parce qu'il n'aurait pas été capable d'y arriver. Il gémit quand le choc est passé, serre son épaule dans sa main pour essayer de calmer la douleur, et serre les dents. Mais il est haletant, le pauvre Saul, ça fait longtemps qu'il n'a pas eu aussi mal.

─ On bouge.

Et avant qu'il n'ait le temps de se rendre compte de ce qui lui arrive, le hurlement des sirènes lui emplit les oreilles, et il se met à courir, entraîné par une force dont il ne connaît pas l'origine. Et plus ils s'éloignent, plus les bruits semblent loin. Tout ce qu'il entend, c'est le bruit de sa respiration et celui des battements de son coeur qui résonne dans ses oreilles.

À un moment, il finit par s'arrêter. Il sent que l'ombre a plus de force que lui mais il se sert de son poids pour les arrêter tous les deux.

─ On... on est assez loin, là.... je crois...

Il manque de s'écrouler, et s'appuie malgré lui sur le bras de son compagnon de route, qui est la seule chose qui l'empêche encore de s'écrouler. Il a du mal à respirer, il sent que ses jambes le lâcheront à la seconde où l'adrénaline serait retombée. Mais il prend sur lui, et entre deux respirations bruyantes, finit par lâcher.

─ Merci d'être revenue.

Elle aurait très bien pu partir et le laisser se démmerder avec les urgences. Il s'en serait sorti de toute manière, avec une facture un peu salée qu'il mettrait du temps à payer, mais rien d'insurmontable. Malgré tout, ça faisait un problème de moins, alors il pouvait dire merci, ça ne coûtait rien.

─ Et... est-ce qu'on s'est déjà rencontrés ? Il désigne son propre visage d'un geste un peu désinvolte. Avec le masque, tout ça, je suis pas sûr de te reconnaître et tu m'en verras désolé...

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MessageSujet: Re: sparkle // SAUL   Mer 30 Aoû - 1:00





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T'avais l'air bête, à souffler entre tes dents et à t'étouffer à cause de l'effort. Mais elle s'était arrêtée, Ambroise, et elle t'avait regardé, sans dire un mot, hochant la tête parfois, le mouvement presque imperceptible, incapable de répondre autre chose. Lorsqu'elle se rendit compte de votre proximité, une forme de gêne s'empara d'elle et elle détourna les yeux immédiatement – telle une enfant, au collège, qui évitait le regard du garçon deux rangs devant qui se retournait sur elle.

Et lorsque tu lui posas la question, son regard se figea à nouveau sur toi, les mâchoires serrées, les sourcils froncés. Bien sûr que tu ne pouvais pas la reconnaître. Souvent, les gens ne comprenaient pas le principe du masque – encore moins des lentilles. Elle se mordit l'intérieur de la joue, et tout alla très vite dans sa tête.

Mais que pouvait-elle y faire ?
Tu étais sa faiblesse.
Et elle ne pouvait pas mentir.

Alors elle fit tomber son masque, le rattrapant du bout de ses deux doigts et retira avec précaution ses lentilles. Son regard émeraude se planta dans le tien, et tout à coup, elle se sentit encore plus vulnérable qu'auparavant.

« C'était Ambroise. A l'époque. »

Elle haussa l'épaule sur laquelle il ne se tenait pas, pratiquement sûre qu'il ne la connaissait pas vraiment, finalement. Une pensée lui traversa l'esprit, une pensée étrangère qui lui soufflait qu'elle devait avoir honte de ce qu'elle était devenue. Mais à l'orphelinat aussi, elle saignait ceux qui la contrariaient. Elle les saignait simplement moins violemment.

« Ne dis rien. »

Sa voix avait été faible, mais assez forte pour être entendue. Elle n'avait aucune envie que la conversation tourne à quelque chose comme « tu as changé », des paroles gênées balancées comme ça pour ne pas exprimer sa pitié ou son dégoût. Elle n'avait envie d'aucun des deux. Mais à choisir, peut-être préférait-elle encore le dégoût.

Elle remit ses lentilles, raccrocha son masque et adressa un regard attentif aux alentours. Ambroise n'était pas quelqu'un d'extrêmement prudente, mais avec un poids en plus sur les bras, elle avait la présence d'esprit de prendre des précautions supplémentaires.

« C'est Meera qui m'a dit que tu étais à l'hôpital. J'espérais que tu y sois mort. »

Elle espérait que tu disparaisses, pour ne plus ressentir cette douleur au fond de sa poitrine. Au moins, mort, elle n'aurait plus eu à y penser, et elle aurait retrouvé le confort de son désordre intérieur. Toi, tu la rendais calme. Et elle détestait ça autant qu'elle l'appréciait. Toi, tu lui faisais peur, et tu étais le seul.



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MessageSujet: Re: sparkle // SAUL   Sam 2 Sep - 16:25

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Ambroise.
Il se rappelle d'elle, vaguement. Parce qu'il n'oublie jamais vraiment, Saul.
Surtout les autres. Les différents. Les laissés pour compte.
Il se rappelle que les autres avaient peur d'elle, à l'époque. Aujourd'hui, ça n'a pas l'air d'avoir changé.
Mais Saul n'a jamais eu peur. Et ça non plus, ça n'a pas changé.
Il a peur d'autre chose, mais pas des gens. Jamais des gens.

─ D'accord.

Il attend qu'elle le regarde, et quand il croise ses yeux verts, il ne peut s'empêcher de sourire. Les fossettes se creusent dans ses joues, et il éclate du rire des enfants qui ont fait une bêtise dont ils sont fiers.


─ Excuse-moi. C'est juste que je m'y attendais pas.

Saul se frotte l'épaule, qui lui lance une décharge comme un rappel vers la réalité. Il laisse échapper une grimace de douleur malgré lui, mais s'efforce de ne rien laisser paraître.  Puis son attention se reporte sur Ambroise, les yeux rieurs, sans se départir du rictus espiègle qui le suit depuis qu'il a appris à sourire.

─ Merci de ne pas m'avoir laissé mourir. Pas de regrets, j'espère ?

Même si ce n'était pas prémédité, même si elle voulait prétendre que lui éviter de se faire écraser par un balcon en ruines avait été un réflexe, elle l'avait fait.
Et il lui en était sincèrement reconnaissant.

─ T'étais plus grande que moi la dernière fois qu'on s'est vus.

Il se mord la lèvre pour arrêter de sourire comme un idiot -mais il n'y arrive pas. Il ne sait pas d'où ça vient, mais ça lui arrive souvent, de péter un câble quand il se fait trop mal. Ca aide à faire passer la douleur. Et l'adrénaline retombe, et soudain ça lui demande trop d'énergie, d'essayer de se retenir de rire et de s'appuyer sur ses jambes.

─ Je sais que tu m'as demandé de rien dire. Mais c'est plus fort que moi, je peux pas m'empêcher de parler.

Ce n'est pas son genre de se laisser porter -et encore moins par une fille plus petite que lui- mais il n'arrive plus à lutter contre le poids de la gravité. Alors il se laisse tomber sur le trottoir, et essaye de se rappeler.

─ C'est pour ça que tu m'aimais pas, avant ? Il baisse les yeux et se remet à rire. Je crois que t'es la seule personne qui m'aimait pas.

Non, c'est faux. Il y en avait d'autres.
Mais eux, ils ne le montraient pas. Il le voyait juste dans leurs yeux.
Ambroise, il n'a jamais su ce qu'elle pensait de lui. Il parlait à tout le monde, sauf à elle, parce qu'elle avait toujours refusé de le regarder. C'est peut-être pour ça, qu'il n'est pas parvenu à l'oublier. C'est peut-être comme ça, qu'elle l'avait marqué.

Les images de l'orphelinat lui reviennent -et ça paraît si loin qu'il se demande si ce n'était pas dans une autre vie. Il se rappelle qu'elle était seule, que les filles aimaient pas l'approcher -mais Meera aussi, c'était pareil, les filles étaient pas non plus gentilles avec elle. C'étaient ces gens-là que Saul préférait.
Les autres. Les différents. Les laissés pour compte.

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SAUL:
 


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Carvel & Son
MessageSujet: Re: sparkle // SAUL   Ven 10 Nov - 17:54





ambroise & saul
«sparkle»

Elle avait gardé son sérieux alors qu'il déblatérait tout un tas de conneries. Elle l'avait regardé de son regard méprisant et supérieur, décidément incapable de saisir les rictus au bord de ses lèvres comme autre chose qu'une attaque. Il se moquait d'elle, c'était certain – c'était ce qu'elle croyait, dur comme fer. Elle s'adoucit tout à coup quand il évoque le passé – celui qu'elle s'efforçait de rayer de sa mémoire. Et elle se crispe, se renfrogne.

Saul beau, majestueux, aimé de tous, populaire auprès des adultes comme des enfants, était si parfait à pavaner sa gentillesse et sa joie – est-ce qu'elle le détestait ? Oui, elle le détestait. Elle enviait son aisance, elle enviait sa beauté et son charisme. Elle enviait tout ce monde autour de lui qui le saluait tous les matins. Elle, on la regardait de loin et on murmurait quand elle apparaissait de l'autre côté du couloir. Saul, il lui avait souri, une fois, et il l'avait saluée elle aussi. Elle s'était réfugiée immédiatement dans son dortoir. Est-ce qu'elle le détestait ? Elle était amoureuse de lui.

« Tu parles trop, c'est vrai. »

Elle n'avait rien ajouté de plus, complètement incapable de lui dire si oui ou non c'était ça qui faisait qu'elle ne l'aimait pas – c'était drôle, qu'il le croit, d'ailleurs. D'aussi loin qu'elle s'en souvenait, Ambroise l'avait toujours regardé différemment – avec plus de considération, certainement.

Elle adressa un regard à son épaule qu'elle désigna d'un mouvement de tête.

« Ça te fait encore mal, j'ai mal fait? »

Elle admettait volontiers qu'elle n'était pas exactement le médecin qu'il lui fallait. Et secrètement, dans un coin isolé de son esprit qu'elle tentait d'oublier, elle se promettait de se renseigner un peu plus, au cas où elle devrait le sauver une seconde fois.

« Je peux t'emmener à l'hôpital si tu changes d'avis. »

Elle priait pour qu'il change d'avis.



ambroise elle te fait l'amour et la guerre en ─ black
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MessageSujet: Re: sparkle // SAUL   

sparkle // SAUL
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