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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
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「 C’est l’histoire de deux fantômes assis sur un banc... 」 Valentino
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MessageSujet: 「 C’est l’histoire de deux fantômes assis sur un banc... 」 Valentino   Sam 11 Mar - 19:41

「 C'est l'histoire de deux fantômes assis sur un banc... 」

Setsuna & Valentino
Ce qui m’avait poussé à sortir en premier lieu avait été, une fois de plus, j’avais l’habitude après tout, mes sœurs. Tsubaki, engloutit par son travail, n’avait pas eut le temps, et il n’était pas vraiment question de compter sur Junko hélas, à moins de ne vouloir commencer un régime à base de pâtes et de riz. Ca m’inquiétait toujours, même si ça n’aurait sans doute pas dû être mon rôle premier ; est-ce que Junko pourrait vivre seule, vraiment seule ? Elle gagnait déjà sa vie en tant que Super alors bien sûr je n’avais pas à m’en faire de ce côté-ci. Mais saurait-elle prendre soin d’elle ? Souvent je me disais que je réfléchissais davantage comme si elle était ma fille au lieu de ma sœur. Cela avait quelque chose d’inquiétant, quelque part, mais puisque nous vivions encore ensemble je n’avais pas à m’en préoccuper pour l’heure.

Ce fut ce qui m’avait poussé à sortir, donc, à descendre dans les rues d’Astrophel, à venir me noyer dans la foule mouvante pour rallier le centre ville. J’avais profité du fait que ce soit mardi gras, jour de carnaval, pour, pour une fois, sortir en kimono sans que je ne reçoive trop de regards curieux, intrigués ou condescendants. Dans la rame de métro, j’avais trouvé plaisant que de moi ou de la jeune femme déguisée en démon, ce ne soit pas moi qui recueille le plus de coup d’œil. Passées les portes automatiques du centre commercial, mes yeux avaient été immédiatement attirés par les confettis multicolores répartis de façon plus ou moins égale sur le sol, et un panneau criard installé pour l’occasion indiquait le prêt gratuit de déguisements pour toute la journée. Cela au moins eut le loisir de m’éclairer sur la foule en grande partie déguisée que j’avais devant moi. Je pouvais passer presque totalement inaperçu. Je prie rapidement le chemin de la boutique spécialisée en denrée asiatique.

Je me rends compte, avec le recul, combien je pouvais paraître cliché en cet instant ; une jeune femme typé asiatique en kimono n’achetant que de la nourriture de son continent, peut-être même que de son pays d’origine. Bien, c’était faux. On ne mangeait pas uniquement asiatique à la maison, même si c’était récurent. Et je ne revêtais pas de kimono tous les jours, bien que parfois l’hésitation y fut.

Je m’apprêtais à payer mes achats, lorsqu’une première explosion secoua le bâtiment. Quelques objets tombèrent des étagères alors que je m’accrochais au comptoir pour ne pas finir sur le sol moi aussi. Je pouvais entendre des cris de peur autour de moi, dans la galerie centrale. Etait-ce une action de Super ou une attaque isolée ? A ce moment-là je l’ignorais totalement, mais qu’il s’agisse de l’un ou de l’autre il n’y avait qu’une seule chose à faire : évacuer. La vendeuse près de moi récupéra mes produits, les rangea rapidement dans un sac qu’elle mit à l’abri sous le comptoir.
« Vous pourrez le récupérer lorsque tout sera plus calme. » me dit-elle.
Cela peut paraître bien étrange au vue des circonstances. De façon générale si l’on se retrouve prit dans une attaque, la seule chose qui nous préoccupe l’esprit est de courir, courir pour sa vie. Mais à Astrophel les attaques étaient si fréquentes, c’était un spectacle après tout, que certains réflexions parfois étranges avaient peu à peu été adopté. Comme celui-ci. Je savais au moins que j’aurais de grandes chances de récupérer mes achats plus tard. C’était une maigre consolation, dans le fond.

Suite à ces mots, je m’empressais de sortir de la boutique, aussi vite que me le permettait mon cœur. Il aurait été dommage pour moi de mourir d’un arrêt cardiaque en essayant de me sauver d’une attaque. Je sentais déjà mon cœur battre plus fort que d’habitude à cause de la surprise et de la peur sous-jacente. C’était une situation étrange pour moi, mon instinct me disait de courir pour sauver ma vie, ma raison me disait de ne pas courir pour sauver ma vie. En y repensant, c’est assez ridicule non ? Le problème fut assez vite réglé en vérité : je ne pouvais pas tant courir que ça avec mon kimono. Sans être rigide, le tissu m’empêchait de faire de trop grands pas. Aussi je marchais précipitamment dans la galerie. Les cris n’avaient pas cessés. Il y eut une autre explosion ébranla le bâtiment, avec plus de force. Le sol et les murs tremblèrent violemment et je n’eus cette fois pas la chance de pouvoir m’accrocher à quelque chose. Je tombais sur le sol, et je ne fus pas la seule. En levant les yeux je pouvais voir d’autres personnes dans le même état que moi. La panique était partout ; presque autant que la curiosité, me disais-je en voyant aussi des personnes aller en sens inverse. Des admirateurs désireux de voir des Supers à l’œuvre ? Pour autant que cela pouvait être distrayant de loin, à l’abri derrière un écran de télévision, je ne considérais pas les choses ainsi lorsque l’on se trouvait directement sur les lieux. Je me relevais prestement et me remis en quête de l’un des abris existants pour abriter les civils lors des attaques. En chemin, je pus voir qu’à plusieurs endroits, le bâtiment s’était effondré en faisant plus ou moins de dégâts. Ce n’était pas vraiment pour me rassurer, ce qui se passait au centre commercial me semblait être particulièrement violent.

A ma droite, je vis un panneau lumineux qui indiquait la direction pour un abri et je m’y dirigeais rapidement. Cependant, je jouais de toute évidence de malchance car je ne l’atteignis jamais. Le centre commercial se secoua une fois encore. Je me raccrochais à un mur. Déjà fragilisé par les secousses précédentes, de nouveaux morceaux se détachèrent de la structure et je dû trouver rapidement refuge dans une autre boutique pour ne pas me faire écraser. Malheureusement, je m’aperçu après coup que cela avait été une mauvaise idée ; la porte par laquelle j’étais entrée était à présent bloquée, et moi à l’intérieur. Je sentis la panique monter un peu plus en moi, et je m’exhortais au calme, une main sur la poitrine. Me calmer. Sortir d’ici. Et rejoindre un abri. C’était plutôt simple en théorie, quoi que peut-être un peu long, pour peu que les choses ne s’aggravent pas.

Je regardais autour de moi, principalement pour voir une boutique aux étagères à moitié renversé, leur contenu principalement par terre à l’exception de quelques résistants à la gravité. Je n’apercevais pas, dans l’immédiat, d’autre sortie, et j’en étais à me demander si je devrais déblayer devant.
« Est-ce qu’il y a quelqu’un ? »
Je pouvais sentir ma voix trembler étrangement.
Quand le ciel te tombe sur la tête, c'est que Dieu a fait un trou dans son plancher.




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MessageSujet: Re: 「 C’est l’histoire de deux fantômes assis sur un banc... 」 Valentino   Dim 19 Mar - 21:45

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» setsuna & valentino

On pourrait croire qu’un garçon de l’âge de Valentino passe son temps libre à faire les courses plutôt qu’à sortir avec ses amis ou profiter d’une après-midi peinard sur le canapé. Mais Valentino lui, il connaissait pas les après-midi peinard ; il y avait toujours une soeur ou deux sur son dos pour l’empêcher de se reposer ou un petit frère à surveille –à vrai dire, seul Juan lui laissait son répit mérité après une semaine intensive de cours, mais puisque de la famille, les filles avaient de plus grandes gueules que les garçons (et étaient en supériorité numérique puisque du haut de cinq ans, Pépito ne comptait pas encore vraiment) c’est à peine si cela se remarquait.
Toujours est-il qu’entre une virée au supermarché et cinq heures d’affilées dans la même baraque que cette bande de fous, Valentino avait fait son choix, et c’était dans son beau costume de Deadpool –l’avantage d’avoir une soeur fort douée de ses mains quand il était question de couture– qu’il s’était mêlé à la populace déguisée d’Astrophel pour acheter de quoi remplir le frigo pour la semaine à venir. Ça avait l’air d’une journée assez sympa tous comptes faits.
Dans tes rêves, p’tit con, avait dû se dire le destin.

Deux secousses ; explosions. Il ne fut pas de ceux qui se précipitaient vers la sortie, ni de ceux qui se ruaient pour voir si leur héros préférés était impliqué. Valentino, il resta calme, garda son sang-froid –les exercices de l’Académie payaient de toute évidence, si bien qu’à part un sifflement dans les oreilles et un rythme cardiaque plus élevé que la normale –surprise, adrénaline, stress– il avait su se sortir sans problème de la boutique où il se trouvait pour se réfugier dans une autre, moins endommagée, où il pu se poser un instant, réfléchir à une stratégie pour se sortir de là, essayer d’appeler la maison pour prévenir de son éventuel retard –pas de réseau.
C’était le genre de choses qui ne lui donnaient pas vraiment envie de s’enrôler chez un quelconque sponsor. Mais alors vraiment pas.
Et puis il entendit un craquement, et il le ressentit jusque dans ses tripes qu’une emmerde lui était encore tombée dessus. Ça ressemblait fortement à un bruit d’éboulement, non ?

▬ C’est quoi ça encore, grogna-t-il entre ses dents en se dirigeant vers l’entrée qu’il avait identifiée comme la source du bruit, afin de constater les dégâts.

Qu’elle ne fût pas sa surprise quand il remarqua une jeune fille d’apparence fragile, vêtue d’un de ces vêtement typiques japonais –costume ou vrai vêtement ? Il ne chercha pas à en avoir la réponse sur le moment.

▬ Hey ! Tout va bien, t’es pas blessée ? Il lança alors à son attention en s’approchant vers elle, enjambant parfois quelques étagères qui s’étaient effondrées au sol.

En arrivant près d’elle, il se rappela de sa tenue et pensa que dans ce genre de circonstances, il pouvait être effrayant pour une jeune fille d’avoir affaire à un type masqué avec deux sabres dans le dos, quand bien même c’étaient des faux. Il entreprit donc de retirer son masque et planta son regard vif et soucieux dans celui de la demoiselle.

▬ T’es qui ?

Même le jour du jugement dernier, il ne saura probablement pas aborder quelqu’un correctement.

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MessageSujet: Re: 「 C’est l’histoire de deux fantômes assis sur un banc... 」 Valentino   Dim 16 Avr - 10:44

「 C'est l'histoire de deux fantômes assis sur un banc... 」

Setsuna & Valentino
Ce fut d’abord le silence qui répondit à ma question. Enfin, je dis silence mais il est assez évident qu’il n’en n’était rien. Il y avait le bruit de morceaux de plâtre se décrochant des murs et tombant au sol, celui des cris de panique, qui commençaient à s’éloigner et se dissiper. Je cru un temps distinguer le hurlement des sirènes, mais il n’en n’était finalement rien. Pendant un moment ainsi, aucune voix humaine ne me répondit, me laissant d’abord penser qu’il n’y avait personne d’autre, que j’étais seule. Je sentais mes mains devenir moites à cause de l’inquiétude, j’en avais affreusement conscience. Je les essuyais comme je pouvais sur le tissu de mon kimono. Je répétais ma question, un peu plus fort, avec l’espoir cette fois que quelqu’un me réponde. Dans le même temps, j’entrepris de m’éloigner de l’accès principal, dans le doute d’un nouvel effondrement. Mon nouvel essai s’avéra plus fructueux que le premier, puisque j’entendis rapidement une voix non loin de moi.
« Hey ! Tout va bien, t’es pas blessée ? »
Je sentis une vague de soulagement me traverser en me rendant compte que je n’étais pas la seule coincer ici. C’était égoïste bien sûr, mais sur l’instant ce n’était pas ce qui importait, d’être égoïste ou non, ce n’est pas ce dont on se préoccupe. Je sentais alors que j’aurais sans doute bien du mal à me sortir de là toute seule. Je n’avais pas de pouvoir, je n’étais pas forte, et j’étais coincée. J’avais besoin de quelqu’un et il y avait justement quelqu’un.

Je ne restais pas soulagée très longtemps en vérité. Quand je portai mon attention dans la direction d’où provenait, ou me semblait provenir, la voix, je me retrouvais face à une personne masquée et à première vue armée. Or les personnes qui correspondaient le plus à cette description dans cette ville étaient les Supers. Ce n’était pas pour me rassurer. De fait, je ne l’étais pas, ou plus. Je me tendis en le voyant, incapable de l’identifier dans un camp ou dans un autre, même si ses questions auraient largement put me mettre sur la voie. Je n’avais plus du tout non plus à l’esprit le fait qu’aujourd’hui était mardi gras et jour de carnaval, et que de nombreuses personnes en costume se baladaient dans la ville. Dans la peur et l’inquiétude, ce genre de réflexion rationnelle n’a pas sa place. Et je n’étais pas, ne le suis d’ailleurs toujours pas je pense, un exemple de sang froid et de maitrise de soi.

Le voir se rapprocher de moi ne m’aida en rien à me calmer. Même si pour l’heure je n’avais pas encore détalé en courant et en criant, ce qui m’aurait fait je pense beaucoup plus de mal que de bien en réalité, je demeurais certaine que mon stress devait se voir sur mon visage. Et dans toute mon attitude pour un œil quelque peu observateur. Je crois néanmoins avoir reculée. Je me repris, un peu, que lorsqu’il enleva son masque. Ce n’était pas vraiment le comportement habituel d’un Super, du moins était-ce ainsi que je percevais les choses. Et puis, en regardant son visage, je me rendis compte de deux choses : le manque d’animosité qu’il affichait, presque de l’inquiétude si mon interprétation était bonne, et elle se révéla par la suite être bonne ; et le fait qu’il ne paraissait pas être beaucoup plus âgé que moi. Ca me rassura quelque peu. Beaucoup en réalité, de ne pas le voir le moins du monde agressif. Je me détendis alors assez pour recouvrer quelques facultés d’analyse. Assez en tout cas pour remarquer que son costume me semblait familier, bien que je ne puisse dire en quoi.
« T’es qui ? »
La question me donna l’impression de retomber sur terre. A quel moment avais-je commencé à me perdre, je n’en n’avais aucune idée. J’avais juste l’impression que c’était arrivé. Je repris aussi bien que je le pus le contrôle de moi-même.
« Setsuna Gôto, et vous êtes ? »
Amusant comme certaines habitudes pouvaient se manifester à des moments où l’on ne s’y attend pas forcément. J’avais répondu sans vraiment réfléchir, et le vouvoiement, pourtant d’une personne qui avait peut-être mon âge, était venu comme un automatisme. Un réflexe. Mais dans les faits ce n’était pas tant ce qui m’intéressait.
« Est-ce que vo- pardon, tu sais comment sortir d’ici ? »
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MessageSujet: Re: 「 C’est l’histoire de deux fantômes assis sur un banc... 」 Valentino   Dim 4 Juin - 22:36

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» setsuna & valentino

Il avait eu raison de penser à retirer son masque : presque instantanément, les traits de la demoiselle s’étaient détendus à la vue de son vrai visage –considérant les événements, elle avait sûrement dû penser se retrouver face à un Super, potentiellement agressif, et même lui n’aurait pas été des plus sereins dans une situation pareille à l’heure actuelle.

▬ Setsuna Gôto, et vous êtes ?

Valentino fut un peu déstabilisé : autant par la voix étonnement douce de la jeune fille que par le temps qu’elle avait employé pour s’adresser à lui. Les seuls à l’avoir jamais vouvoyé étaient ses profs, et généralement, ce n’était pas avec le même genre de ton. Aussi, il eu une seconde de flottement, à observer d’un air étrange son interlocutrice avant de se reprendre et répondre à sa question.

▬ Valentino, fit-il laconiquement.

▬ Est-ce que vo- pardon, tu sais comment sortir d’ici ?

Il fut soulagé qu’elle se corrige –autrement il se serait senti obligé de la vouvoyer aussi et c’était tellement hors de ses habitudes qu’il se serait forcément planté à un moment ou à un autre. Il leva la tête pour observer les alentours, avant de hocher la tête négativement.

▬ Vaut mieux rester là pour le moment, fit-il en gardant l’oeil vif autour de lui, si ça se calme d’ici quelques minutes on devrait pouvoir sortir par là où je suis arrivé…

C’est alors qu’il prononça ces mots que les néons qui illuminait plus ou moins bien le refuge improvisé sautèrent et les plongèrent tous les deux dans l’obscurité.

▬ Super… maugréa-t-il en fouillant sa poche pour sortir de nouveau son portable et s’en servir comme lampe de poche d’appoint. Bon, on a pas trop le choix va falloir attendre dans le noir…

En prenant garde de ne pas trébucher sur de quelconques débris, il s’approcha plus encore de Setsuna et lui prit la main sans même y réfléchir, d’abord parce qu’il fallait se trouver un coin assez solide dans l’immense pièce pour pouvoir se poser et réfléchir à ce qui allait sûrement suivre sans risquer qu’un morceau de plafond ne leur tombe sur la tête, mais aussi parce qu’au vu de la tenue de la demoiselle, progresser au milieu des débris ne devait pas être une mince affaire, et il préférait la soutenir et avancer rapidement plutôt que devoir l’attendre. Sans que l’idée qu’elle était peut-être gênée d’un tel contact avec un inconnu ne lui traverse l’esprit la moindre seconde, Valentino la guida tant bien que mal contre un mur contre lequel s’adosser et se reposer en étant à peu près à l’abri. Il défit alors l’emprise de ses doigts aussi rapidement qu’il ne les avait noués autour des siens, et s’assit par terre sans plus de cérémonie en pestant une nouvelle fois contre l’absence de réseau.

▬ Tu devrais te poser toi aussi, fit-il alors en relevant la lumière de son téléphone vers le visage de sa camarade de fortune, t’as pas l’air super en forme.

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MessageSujet: Re: 「 C’est l’histoire de deux fantômes assis sur un banc... 」 Valentino   Mer 7 Juin - 16:44

「 C'est l'histoire de deux fantômes assis sur un banc... 」

Setsuna & Valentino
« Valentino. »
Ainsi, j’avais l’identité de la personne bloquée avec moi. Pas que cela soit d’une grande utilité dans une telle situation, quand on y pense. Mais cela pouvait donner une impression de normalité, et tout ce qui était normal était rassurant. Ce sentiment ne dura néanmoins pas très longtemps.
« Vaut mieux rester là pour le moment, si ça se calme d’ici quelques minutes on devrait pouvoir sortir par là où je suis arrivé… »
Attendre. Ce n’était pas la perspective la plus réjouissante. J’avais envie de partir, mais je tentais de me raisonner en me disant qu’il devait avoir raison, qu’il était préférable de rester dans une certaine sécurité plutôt que de sortir et de risquer de se retrouver au beau milieu d’un affrontement.

Comme dans un film à suspens de plus ou moins bonne qualité, ce fut ce moment précis que choisirent les néons pour s’éteindre. Ô joie. Je n’avais pas particulièrement peur du noir, mais ce n’était pas la situation idéale pour se retrouver plongé dans l’obscurité. Une lumière émana soudain d’un portable, et je m’empressais d’imiter Valentino pour gagner un peu de clarté.
« Bon, on a pas trop le choix va falloir attendre dans le noir… »
J’hochais la tête en signe d’assentiment. Cela n’avait absolument rien de réjouissant.
« C’est ce qu’on appelle ne pas avoir de chance... »
Parler était rassurant.
Je fus plutôt surprise de le sentir me prendre la main avant de commencer à se déplacer, mais je n’eus pas l’occasion d’être gênée. Je m’y accrochais et le suivis à travers les décombres vers le fond du ce qui avait été un magasin. Là, il me lâcha et alla s’asseoir contre le mur.
« Tu devrais te poser toi aussi, t’as pas l’air super en forme. »
Je me rapprochais en m’aidant de la lumière de nos portables, avant de prendre place à côté de lui, mes jambes repliées contre ma poitrine.
« Ca va. C’est simplement cette situation qui est…oppressante. Je n’aime pas être là. »
J’ai déjà trop peu de temps, je ne veux pas risquer de mourir plus tôt encore.
Je tournais mon attention vers lui.
« Tu ne sembles vraiment pas inquiet d’être bloqué ici. »
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MessageSujet: Re: 「 C’est l’histoire de deux fantômes assis sur un banc... 」 Valentino   Sam 10 Juin - 17:21

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» setsuna & valentino

▬ C’est ce qu’on appelle ne pas avoir de chance…

Tu m’étonnes, il ne pu s’empêcher de songer sans en dire un mot. Il savait que certaines personnes préféraient le bruit pour gérer le stress et l’angoisse –il avait toujours été du côté des silencieux ceci dit– et se doutait bien qu’elle n’avait pas besoin qu’il en rajoute une couche avec son sarcasme.

Une fois contre le mur, elle vint s’asseoir à ses côtés, les jambes ramenées contre elle ; elle ressemblait presque à une enfant ainsi installée –ces gamines frêles mais au regard déterminé, quand bien même il puisse chanceler parfois.
Comme bien souvent, le visage d’Ariana lui apparut à l’esprit et il se laissa rêver à ce qu’elle pourrait dire si elle le voyait, là tout de suite. Probablement qu’elle se moquerait de lui, tiens. Elle n’avait jamais été des plus tendres avec lui –à l’exception faite de certains moments privilégiés qui lui paraissaient encore suspendus dans l’espace et le temps, dans une autre dimension dans laquelle il crevait de retourner.

▬ Ça va. C’est simplement cette situation qui est…oppressante. Je n’aime pas être là.

▬ Ça se comprend, si ça peut te rassurer, il biaisa dans un ricanement ayant pour but de détendre un peu l’’atmosphère.

▬ Tu ne sembles vraiment pas inquiet d’être bloqué ici.

Valentino eu un moment d’arrêt, ne pu s’empêcher de garder le regard vissé dans le sien avant de le détourner vers autre chose. Un sourire vaguement amer se dessina au coin de sa bouche, mais dans l’obscurité, elle ne le voyait peut-être pas –il espérait que ce fusse le cas en tout cas.

▬ Disons que…, fit-il en cherchant quelque peu ses mots, je suis élève à l’Académie et on a déjà deux trois cours de mise en situation un peu de ce genre donc je sais plus ou moins gérer… Et puis j’ai vécu pire, j'ai l'habitude, il avoua finalement à mi-basse en se frottant le bras nerveusement.

Il arrivait à admettre qu’il avait eu une vie pas simple devant les autres.
Il n’arrivait toujours pas à admettre ce qu’il avait fait ceci dit.
Qu’elle ne lui pose pas la question, par pitié.

▬ Qu’est-ce que tu faisais avant qu’on se retrouve coincé ici sinon, il ajouta en détournant le sujet, tu profitais du Carnaval ?

Parfois il valait mieux privilégier les discussions banales aux aveux bancals.

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MessageSujet: Re: 「 C’est l’histoire de deux fantômes assis sur un banc... 」 Valentino   Mar 13 Juin - 12:06

「 C'est l'histoire de deux fantômes assis sur un banc... 」

Setsuna & Valentino
« Ça se comprend, si ça peut te rassurer. »
Je ne savais pas, en fait, si ça pouvait me rassurer. Probablement que oui. Une personne qui aurait au contraire trouvé amusant d’être coincé dans un centre commercial à deux doigts de l’effondrement –pas tant que ça en réalité, mais à ce moment-là et depuis l’intérieur du bâtiment, c’était ce qu’il me semblait- ne m’aurait avec certitude pas du toute rassuré. Sauf peut-être si ça avait été Junko. Je me serais plus inquiété pour elle que pour moi.

Ma dernière phrase jette un silence entre nous. Dans ce noir, c’était tout sauf rassurant. J’eus la sombre impression d’avoir dit une énorme bêtise, et peut-être en était-ce une ? Peut-être qu’il ne dirait rien, et moi je n’osais pas rajouter quoi que ce soit, malgré le silence. Le silence dans l’obscurité.
« Disons que…, je suis élève à l’Académie et on a déjà deux trois cours de mise en situation un peu de ce genre donc je sais plus ou moins gérer… Et puis j’ai vécu pire, j'ai l'habitude. »
Je tournais mon visage vers lui, bien que je ne puisse le voir qu’à peine. Un geste fait sans y penser. Au moins, j’avais une explication à son sang-froid. Ma curiosité en outre était touchée, mais je n’étais pas sûr que poser des questions sur le pire soit une bonne idée. Même si j’en avais envie. Curiosité malsaine. Je me mordis la lèvre.
« Oh. Ma sœur aussi y est allée. Tu as aussi l’intention de devenir un super ?... »
Et de coincé des gens dans des bâtiments en ruine ? Je me rendis compte, en y pensant, que je n’avais pas choisis les meilleures circonstances pour une telle question. Je n’y avais pas pensé. Je me mettais à parler sans réfléchir.
« Qu’est-ce que tu faisais avant qu’on se retrouve coincé ici sinon, tu profitais du Carnaval ? »
Je secouais la tête, même si cela n’était pas utile dans la presque totale obscurité qui nous entourait.
« Non. Enfin, j’ai profité du carnaval pour mettre un kimono –je n’ais pas trop l’occasion de pouvoir en mettre ici- mais à la base j’étais venu pour nous empêcher, mes sœurs et moi, de mourir de faim dans les prochains jours. »
Me rappeler de ma consternation en voyant le vide qui remplissait les placards de la cuisine me fit sourire.
« Et toi ? Carnaval ? »
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「 C’est l’histoire de deux fantômes assis sur un banc... 」 Valentino
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