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 What we've done ♔ Garance

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MessageSujet: What we've done ♔ Garance   Mer 15 Fév - 22:02


No sunshine for us
What we've done
I breath you in, but honey I don't know
what you're doing to me #Garance

Réveil difficile. Le peu de lumière qui parvenait à s'engouffrer par l’interstice séparant les rideaux suffisait à l’éblouir, même en gardant les yeux clos. Il plissa un peu le nez, se retourna en quête d’obscurité, mais tout ce qu’il trouva ne fut que toucher et odorat. Un parfum féminin, sans doute fleuri d’origine, que les excès de la veille avaient distillé. Une haleine tiède aux relents âcres, assez enivrés pour lui donner le vertige. Un bruit, un seul : celui d’une respiration lente et régulière, qui flattait l’épiderme de son cou en un souffle ténu.
Daemon souleva la tête pour mieux la reposer sur l’oreiller, effleura doucement la hanche que sa main trouva à tout hasard, poussa le vice en passant un bras autour de la taille de guêpe cachée sous la couverture pour l’attirer à lui ; il n’était en rien gêné par cette situation, trop habitué qu’il était à se réveiller en bonne compagnie. Et puis, ce n’est pas l’envie de se lever qui brûlait en lui. Plutôt celle de passer une matinée au calme, avec un réveil en douceur. Bref, il était surtout déterminé à prendre ses aises - d’ailleurs il envisageait déjà un petit déjeuner au lit.
Si tant est que le service du petit déjeuner ne soit pas déjà terminé.

La sensation que lui procura le contact d’une peau douce contre la sienne raffermit sa volonté de ne pas précipiter les choses. Qu’y a-t-il de plus agréable que de se réveiller auprès d’une créature délicate et délicieuse, recouverte de velours, dont les formes semblent faites pour se blottir contre lui, qu’il lui suffisait d’étreindre pour se sentir envahi par une agréable chaleur ?
Cela faisait partie des plaisirs simples de la vie, ceux-là auxquels il ne disait jamais non.

Dans ce confort dont il se régalait pleinement, il alla jusqu’à perdre la notion du temps. Daemon ne sait pas combien de minutes ou d’heures il passa ainsi, à respirer ce parfum de fleur aux notes alcoolisées, à sentir ce souffle tiède lui brûler la gorge. Il sait seulement qu’au rythme de sa respiration, sa partenaire du soir n’était pas plus prête à bouger que lui.
Ça, et aussi que ce délicieux instant s’acheva trop brusquement.

Pourtant, il lui suffit d’entendre des vibrations sur la table de nuit pour savoir qu’il n’avait plus d’autre choix que de s’extirper des draps. C’est avec un soupir de déception que le rouquin se redressa pour attraper son portable et regarder qui l’appelait de si bon matin - tout est relatif, il devait bien être sept heures du mat' quelque part dans le monde. Quoi qu’il en soit, jugeant ce coup de fil sans importance, Daemon raccrocha sans plus de considération.
Et ensuite ? Le jeune homme se serait bien rallongé, à vrai dire. Mais maintenant qu’il était bel et bien réveillé, ce ne serait plus pareil : les rouages de son esprit s’étaient déjà mis en route et ne manqueraient pas de le déranger tandis qu’il s’efforçerait de rester immobile. Au final, sa grasse matinée ne serait plus aussi confortable. Alors après avoir hésité un moment, les coudes reposant sur le matelas, il décida de se lever.

Une fois debout, le pied posé près d’une pièce de lingerie abandonnée là la veille, il s’étira lascivement et se retourna en direction du lit.
Ne dépassait de la couverture qu’une épaisse chevelure teintée d'obsidienne, cependant le Merryfall n’avait pas besoin d’en voir plus pour savoir à qui elle appartenait. Son nom lui traversa l’esprit comme un frisson inexplicable : Garance.
La froide, la discrète, l’étonnante Garance.

Ce n’était pas leur première nuit ensemble, loin de là - de cela même, la jeune femme pouvait tirer une certaine vanité. Après tout, Daemon était du genre à se lasser rapidement : le plus souvent il passait deux, trois nuits tout au plus avec la même conquête, avant de s’en aller trouver d’autres plaisirs entre une autre paire de cuisses prêtes à s’ouvrir pour lui. Garance, elle, avait déjà largement dépassé cette moyenne. Pourquoi donc, qu’avait-elle de si particulier ?
Daemon avait le pressentiment que le jour où il formulerait tout haut la réponse à cette question serait le jour où leur petit manège prendrait fin. Pour le moment ils se tournaient encore autour, s’épiaient, se reniflaient l’un l’autre en se demandant quel était donc cet animal. S’ils avaient un point commun, c’est que cette curiosité était restée insatiable depuis leur rencontre.
La seule chose qui avait réellement changé depuis, c’est que désormais ils variaient les plaisirs lorsqu’ils étaient ensembles ; tantôt ils se contentaient de boire un verre en plaisantant de tout et de rien,  tantôt ils prenaient un malin plaisir à rechercher ce qu’il y avait de plus secret chez l’autre. Et parfois, ils se contentaient de baiser.

Il resta quelques secondes à deviner ses formes qu’épousait le tissu dont elles étaient recouvertes, en se souvenant de la manière dont il les avait caressées la veille - surtout à la manière dont elle y avait réagi, en fait. Puis dans un cillement, Daemon revint à l’instant présent. Il secoua légèrement la tête, se pencha pour récupérer son jean, estima qu’il avait la flemme d’en faire de même avec sa chemise étalée plus loin, et se dirigea vers la salle de bains.

Quand il revint près du lit, Daemon n’avait toujours pas enfilé de haut mais était armé de deux tasses à café. En voyant que Garance était réveillée, il lui adressa un sourire en coin  tout en se rapprochant. “Bonjour, chérie. Bien dormi ?
Evidemment, si le ton y était, son regard suintait l’ironie. Ils n’entretenaient pas le genre de relation dans lequel on se salue avec affection au réveil. Mais ça l’amusait assez, cette parodie de nouveau couple bienheureux ; ça le ferait presque oublier que leur nuit n’avait pas été si romantique que ça.

Arrivé près de la jeune femme il joua les serveurs, s'inclinant légèrement tout en lui tendant une tasse. “Café long avec une pointe de lait et du sucre pour madame”. On sait jamais qu’elle se méfie du contenu. Ce n'est qu'une fois délesté qu'il s'assit sur le rebord du matelas, en se plaçant de manière à pouvoir la regarder. Si le fonctionnement de Garance était particulier, Daemon avait au moins compris que si on ne la regardait pas bien en face, alors on faisait tout aussi bien de l’ignorer totalement. Elle ne pouvait pas parler, certes, mais il était bien placé pour savoir que les mots avaient de nombreux usages ; ils pouvaient séduire, réconforter, aider, tout comme ils pouvaient tromper, ternir et détruire.
Au moins, avec elle, les mots n’avaient pas de voix. Seulement un visage, qu’elle voulait le moins expressif possible, et une écriture minimaliste.
Elle ne communiquait pas beaucoup, c’est vrai, mais il s’amusait à essayer de déchiffrer ce qu’il y avait derrière ce mur de glace qu’étaient ses deux iris ombrageux.

De sa main libre, Daemon couvrit la distance qui les séparait pour attraper une mèche de ses cheveux entre ses doigts, et reprit la parole tout en jouant avec. “Honnêtement, combien d’hommes t’ont déjà apporté le café au lit ? Je te l’ai même préparé selon tes préférences. Ça te touche, non ?” Puis il leva sa tasse à ses lèvres et sirota une gorgée en jouant des sourcils, les haussant rapidement deux fois d’affilé, le tout sans que leurs regards se quittent.
C’est étrange comme, lorsqu’il était avec elle, il avait tendance à être expressif pour deux.


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Farfallina
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MessageSujet: Re: What we've done ♔ Garance   Mer 22 Fév - 20:31



What we've done

(( GARANCE X DAEMON ))


J’ai jamais été une fille sage.
C’est un truc sur lequel beaucoup de gens se sont trompés sur mon compte, notamment lorsque j’étais sur les bancs de l’école –même aujourd’hui encore ça arrive parfois à la fac– parce que je suis d’un naturel discret et que je ne me fais pas remarquer. Ici, on colle si facilement des étiquettes sur la gueule des gens qu’elles finissent par se mélanger et ne plus avoir de sens, si bien qu’être courtois envers quelqu’un passe parfois pour du flirt, qu’on peut se faire taxer de connard sans nom dès que l’on conteste la moindre opinion, et que ne pas se tenir sur le devant de la scène équivaut à être sage et droit dans ses bottes –c’est d’un idiotisme assez incroyable je l’avoue.
Je ne pense vraiment pas que ce terme me convienne. Pas du tout.

Moi je ne suis pas sage ni raisonnable, je vis ma vie à deux cent pourcents, je la risque régulièrement, que ce soit sur ma moto ou bien en temps que Nude ou Crystal Clear, je l’ai déjà prise à d’autres aussi. Au fond, peu importe la façon de faire, je me débrouille toujours pour avoir de l’adrénaline au creux des veines –plus que la nicotine ou le café, si je devais me trouver une addiction, ce serait bien celle-là.
Je ne crois pas que l’on considère comme sage de coucher à plusieurs reprises avec un type dont on est persuadée qu’il est louche au possible, non ? Non. Définitivement.
Mais c’est ça que j’aime bien moi : le danger. L’attrait de l’inconnu et les frissons qui vont avec.

J’entends du bruit, comme de l’agitation matinale qui parvient à mes oreilles et me fait grimacer. J’enfonce mon visage dans l’oreiller pour me soustraire aux rayons du soleil qui filtrent par les rideaux —j’ai jamais été du matin, clairement.
Il me faut quelques instants pour finalement me décider à m’asseoir sur le matelas ; les draps glissent sur ma peau lorsque je me redresse et j’en aurais presque oublié ma tenue –ou plutôt mon absence de tenue– tant la température est idéale dans la chambre. Y’a pas à dire les hôtels sur Haylen, c’est du sérieux, on est loin des trois motels pourris de Scitlali ; c’est pas pour me déplaire, je l’avoue.
Et puis j’te vois arriver, deux tasses fumantes en main et ton célèbre sourire accroché au coin de ta bouche. En général tes rictus, ça suffit pour m’en tirer des identiques dans la seconde qui suit, mais le matin, c’est différent, il me faut du temps pour émerger, et encore plus après une nuit courte et agitée.

« Bonjour, chérie. Bien dormi ? »

Je fronce les sourcils en levant le regard vers toi, un instant perturbée par ta façon de parler —personne de mon entourage ne m’appelle comme ça, et il n’y a que les abrutis gonflés aux hormones qui ont les couilles de m’aborder lors des courses qui osent sérieusement user de tels termes pour s’adresser à moi. Ceux qui me connaissent un tant soit peu savent bien que c’est le genre de surnom que j’exècre ; un seul coup d’oeil dans ton regard dégoulinant de sarcasme, et je comprends que toi aussi, t’es parfaitement au courant de ça justement.
Je baille, indifférente, et me contente d’hocher la tête tout en récupérant la tasse chaude que tu me tends –oui j’ai bien dormi, mais pas assez, et t’y es pas pour rien, chéri.

« Café long avec une pointe de lait et du sucre pour madame. »

J’arque un sourcil de nouveau, et cette fois un léger sourire vient étirer les coins de mes lèvres ; j’ai affaire à un vrai gentleman ce matin dites-moi, ça me change.
Je porte la tasse à mes lèvres sans jamais quitter ton regard, assez hypnotisant, je le reconnais. La couleur exacte de ces yeux érubescents n’est qu’un mystère parmi tant d’autres qui entourent ta personne et font que malgré les frissons que tu peux me coller parfois je ne me suis toujours pas éloignée de toi.
Je sens la chaleur de la boisson se répandre dans ma gorge et le reste de mon corps, je ferme les yeux un instant, et soupire d’aise. Ta dernière remarque me tire un ricanement évidemment inaudible –effectivement, t’es le premier homme à m’apporter le café au lit mais va pas t’imaginer que t’es la première personne à me faire cet honneur non plus ; jusqu’à maintenant, j’ai noté que les femmes sont un peu plus attentionnées que les hommes à ce sujet. Mais puisque de toute façon, il n’a jamais été question de sérieux entre toi et moi, je baisse ma tasse pour la poser sur mon genou, et je viens placer ma main libre au-dessus du coeur, la mine faussement attendrie par tant de bienveillance.
Je pose précautionneusement la tasse sur le matelas, en prenant garde à ce qu’elle ne se renverse pas, puis je me tourne vers la table de chevet où j’ai abandonné mon portable pour la nuit. Je vérifie mes message –il y en a trois, un d’Ian qui me prévient que ma part du loyer est à payer dans dans la semaine, un de Don’ qui m’annonce qu’une course aura lieu ce soir vers Hiawatha, et un dernier d’un type à qui j’ai laissé mon numéro un soir où j’étais un peu moins lucide que les autres et qui m’envoie régulièrement des messages que j’ignore systématiquement depuis. Je hausse les épaules, j’y répondrait plus tard ; sauf pour le dernier. À la place, j’ouvre une nouvelle note dans la fonction post-it du smartphone, et rapidement car j’ai l’habitude de procéder ainsi, je tape sur le clavier tactile et les mots s’affichent sur l’écran.

« C’est moi ou t’es de plus en plus bavard ces derniers temps quand on se voit ? J’vais finir par croire que c’est moi qui te fait cet effet là… »

C’est que j’ai souvent remarqué que les autres avait tendance à combler les silences à mes côtés, comme si l’absence de son les oppressait. C’est assez amusant je dois dire, et j’aime particulièrement repérer les raisons des uns et des autres ; j’ose espérer que toi, Daemon, c’est pour une raison plus digne que la peur du vide que tu paraît t’exprimer pour deux lorsque l’on est tous les deux.
Je te tends le portable.


code - kuru




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