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 Mélusine ♦ the angels don't fly down here.

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MessageSujet: Mélusine ♦ the angels don't fly down here.   Jeu 3 Nov - 15:45


strobe lights flashin' out of your eyes
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i won't let you down, down
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touchin' we can't get enough
you're spinnin' me round and around
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The angels don't fly down here ❞

Souffle court, saccadé. Tête renversée en arrière, rire aux lèvres. Applaudissements, l’impression que les notes vibrent encore dans l’air — non, c’est l’excitation, c’est l’ivresse, c’est la folie de la jeunesse et des moments de bonheur volés, savourés. Et c’est tellement bon.
Tremblements — mains frémissantes, équilibre à l’air précaire. T’as envie de danser, de te déchaîner, encore. T’as l’adrénaline qui bouillonne dans les veines, tu pourrais continuer toute la vie, ne jamais t’arrêter — jouer sur ta gratte, chanter à en perdre la voix, vivre à en crever. Tu brûles, intérieurement, mais c’est une de ces brûlures délicieuses — comme chaque fois, lorsque t’es dans ton monde de rock, de passion, d’ambition, t’es un peu différent, un peu mieux, tu n’as plus si mal, et ce n’est pas que l’effet de la drogue. C’est autre chose, c’est ce truc qui te tient la tête hors de l’eau, qui te permet de tenir encore un peu — c’est sentir les sons, vivre la musique, vibrer avec le monde entier l’espace de trois quarts d’heure, d’une heure, et demie les meilleurs soirs. C’est s’abandonner à l’univers, c’est faire le saut de l’ange, c’est le coeur qui fait boum entre les côtes, c’est l’émotion qui secoue, qui agite, qui prend aux tripes — c’est le sang qui pulse avec tellement de force que tu ne peux plus douter : tu vis encore.

T’as du mal à atterrir, du mal à reconnecter avec la réalité — t’as pas vraiment envie, t’aimerais préserver l’illusion un peu plus longtemps, t’aimerais garder ces étoiles dans les yeux, dans le coeur, la maladresse dans tes mains d’adolescent ébranlé. C’est un peu plus facile quand t’es comme ça, quand t’es à dix mille et que c’est presque seulement dû à ces quelques chansons, ce feu aux planches, ces quelques paroles reprises par la masse grouillante amassée au pied de l’estrade. Toi, tu vois déjà plus haut, plus grand, et quand tu rêves, t’inspires un peu mieux.
Paraît qu’ils sont rares, ceux dans ton genre, les dépressifs, les suicidaires, les toxicomanes qui y croient encore. Et c’est peut-être ça, ça qui t’empêche de forcer la dose, de prendre celle de trop, celle qui niquera toutes tes chances, une bonne fois pour toutes : y croire.

Chancelant, tu cilles un peu, parce que l’héroïne a pris le dessus. Tes membres et ta conscience s’engourdissent, s’enlisent — c’est peut-être pour ça, aussi, que t’es rêveur et déconnecté. Tu débranches les amplis, salues la foule, ranges ta Charvel dans son étui, puis tu descends de l’estrade d’un bond. T’as la démarche dansante, légère, un peu hésitante — comme si tu pouvais t’effondrer d’une seconde à l’autre, mais que tu flottais au dessus du sol, que rien ne pouvais te toucher. T’es tellement bien, ce soir. Mais y’a pas grand chose — rien — de prévu, pas d’after ; pas de fin de soirée passée à traîner dans les rues sombres. Le froid s’invite, au dehors, c’est dommage, tu songes. Tu croises des regards, des sourires — charmeurs, imprimés sur des traits féminins, et tu devines ce qu’ils signifient sans que les donzelles n’aient besoin de le dire. C’est facile, c’est coutume — tu les lis comme on lit dans un livre ouvert ; leurs fantasmes sont toujours les mêmes. Tu rends les oeillades, tu lances des rictus, de ci, de là, mais la flamme ne s’allume pas — t’as pas envie, pas ce soir, pas maintenant.

T’entends des murmures — des voix d’hommes, des rires, des boutades. Des « eh mec, regarde par là, ce serait pas… » qu’ils se lancent les uns les autres, idiots, fébriles. Toi aussi, tu finis par lever les yeux dans la même direction qu’eux. Et t’es saisi d’un trouble, d’une hésitation qui entrouvre tes lèvres sur le silence : elle est là, assise au comptoir, dans ses vêtements qui en suggèrent un peu trop — ou pas assez, selon les goûts, selon les désirs —, les cheveux violets, presque noirs sous l’éclat tamisé des ampoules chaudes du bar, du rose un peu trop vif qui perce de temps à autres le voile sombre de la cascade à peine trop longue. D’où t’es, tu devines les traits fins de son visage, femme-enfant aux airs lolita.

T'as pas mis cinquante ans à la reconnaître, cette fois-ci, la Shooting Star.

Tu fronces les imperceptiblement les sourcils, rien qu’une seconde ; puis, la housse de ta guitare passée en bandoulière sur ton épaule, tu fais ce qu’aucun d’autre n’ose faire — parce que la notoriété fascine, attire, mais les représailles effraient, et les rumeurs éloignent. Quand elles ne rendent pas fou. Mais toi, t’en as rien à foutre : alors, ouais, t’approches. T’approches, tu glisses dans son dos pour te pencher vers elle et lui souffler un « Alors, ma maison de pain d’épice est à ton goût, Gretel ? » à l'oreille, la voix basse mais teintée d'ironie.
Tu t’écartes à peine, tu te glisses sur le siège libre à côté d’elle, un sourire au coin des lèvres, le regard toujours aussi pétillant. Tu la laisses réaliser, comprendre que c’est toi qui as parlé, que c’était toi sur scène, peut-être, si elle est là depuis suffisamment pour vous avoir entendus, le reste du groupe et toi, mettre le feu à la scène. Et puis, seulement, tu penches la tête, on dirait presque un clébard en l’attente de sa gâterie et, pourtant, tu ne penses même pas à te l’envoyer. « Excuse-moi. Ils lorgnaient tous sur toi, alors j’me suis dit que j’allais mettre un terme à leur dilemme en t’abordant le premier. Tu m’en veux pas ? J’m’appelle Romeo. »


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MessageSujet: Re: Mélusine ♦ the angels don't fly down here.   Dim 6 Nov - 15:54


THE ANGELS DON'T FLY DOWN HERE
Une main s’accrocha à son corset, les doigts se lièrent un instant aux lacets noirs, accrochant quelques cheveux au passage, longue cascade à l’abandon, puis son vêtement fut relâcher, entrainée qu’elle était au milieu d’une piste de danse. Repoussée. Mélusine dansait, encore, toujours. Une danse désordonnée, une danse sans règles, sans autre contraintes que l’espace restreint d’une place bondée, une danse solo, une danse à deux, à trois, à dix, lente, saccadée ou lascive. Parfois, les habitudes revenaient, inconsciemment, partie d’elle dont elle ne pouvait se débarrasser, puis chassée par un corps, un mouvement de la foule. L’alcool coulait dans ses veines, poison adoré, mais encore trop faible pour qu’elle se perde dedans, pour que ses pensées claires ne deviennent plus frivoles ou plus dispersées. Elle se fichait de savoir à qui elle souriait, elle se fichait de savoir avec qui elle dansait, elle se fichait de savoir à qui elle se collait, elle se fichait de savoir si on l’avait reconnu, elle se fichait de savoir que sa présence se fasse connaitre.

Elle envoyait se faire foutre le monde et ne comptait plus que ses bras élevés vers le ciel, ses cris perdus parmi les autres, la musique assourdissante à ses oreilles et les mains gentilles qui l’accrochaient parfois. Si l’une se faisait plus maline ou plus câline, elle la chassait, s’éloignait d’une pirouette ou d’un coup de hanche. Jouer, elle voulait bien, mais pas encore, pas maintenant, il était trop tôt et elle voulait danser. Respirer. Demain, elle serait adulte. Demain, elle serait responsable. Demain, elle tiendrait les rênes de sa douce folie. Demain, elle irait s’excuser. Mais ce soir, oui ce soir elle serait libre de toutes emprises, désirées ou non, aimées ou non. Et demain elle redeviendra sage, un peu, et après-demain ou la semaine prochaine, elle recommencera. Encore et encore. Car elle avait goûté à la liberté et à l’oubli, et elle ne pouvait plus s’en passer.

Les cris résonnaient toujours, le groupe jouait encore lorsque Mélusine quitta la piste de danse aménagée dans le bar pour le comptoir ; victime de la boisson qui se complaisait dans son esclavage. Une simple bière eut sa préférence. Elle ne dansait plus, mais elle regardait les autres danser, et parfois se balançait sur le haut de sa chaise au rythme d’un refrain qu’elle connaissait à peine. Elle discuta avec la barmaid un moment, sans prendre garde à l’espace vide autour d’elle, sans prendre garde à la musique qui s’éteignait, qui changeait, sans prendre garde aux bruits des voix qui murmuraient et qu’elle connaissait. Pas jusqu’à ce qu’elles se rapprochent du moins. « Alors, ma maison de pain d’épice est à ton goût, Gretel ? » Inattendu, le murmure la fit sursauter, et ses cheveux s’envolèrent alors qu’elle tournait la tête pour savoir qui. Qui s’installa à côté, et la fit sourire tel un chat lorsqu’elle le reconnu. Même regardé un petit instant, le souvenir était encore frais dans sa mémoire, pas encore passé à la trappe sous l’effet du temps qui s’écoule.

Une petite maison en sucre d’orge, mentos et Haribo en tous genres apparue entre eux. « Pourquoi me contenter seulement de pain d’épice ? » Elle le prit au premier degrés avec amusement. Elle s’accouda au comptoir. La barmaid s’était éloignée. « Excuse-moi. Ils lorgnaient tous sur toi, alors j’me suis dit que j’allais mettre un terme à leur dilemme en t’abordant le premier. Tu m’en veux pas ? J’m’appelle Romeo. » Elle rit, piocha un dragibus sur sa maison, fit mine de réfléchir. « Mmmh, non. Je ne t’en veux pas. » Elle tendit sa main vers lui. « Bien qu’il semble que je me sois déjà faite démasqué, je m’appelle Mélusine. Très beau concert, Romeo. »
mélusine & romeo




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MessageSujet: Re: Mélusine ♦ the angels don't fly down here.   Lun 27 Mar - 0:33


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The angels don't fly down here ❞

Elle a le sourire fauve ; deux billes félines couleur jade, vert clair et profond, pétillant, que je devine un brin troublé par l’alcool et la chaleur ambiante. Schéma classique ; rares sont ceux qui restent parfaitement sobres lorsqu’ils mettent les pieds ici. Un ou deux verres pour se mettre bien, trois ou quatre pour libérer l’esprit des dernières chaînes, tous les suivants pour ne plus se souvenir de rien ; chacun son jeu, chacun ses raisons.
Pour l’instant, je suis des premiers, l’esprit clair ou presque — j’ai pris mon dernier verre d’alcool avant de partir de chez moi, mon dernier shoot d’héroïne dans l’arrière-boutique du bar, juste avant le concert. J’ai devant moi une bonne partie de la nuit encore avant que le manque s’éveille, des heures à tuer et des têtes à faire tourner. Une jeunesse à vivre, une adolescence à assassiner.

J’attire l’attention de la barmaid d’un geste de main, commande un shot de vodka-fraise avant de reporter mon regard sur ma voisine de table — non, sur la montagne de sucreries soigneusement assemblées en un cabanon des plus appétissants sorti de nulle part et à présent posée sur le comptoir entre nous deux. « Pourquoi me contenter seulement de pain d’épice ? » Je lâche un sifflement, un rien impressionné. Autant dire que je ne m’interroge pas longtemps sur l’étrangeté de la chose ; c’est le genre d’anecdote qu’on remet simplement sur le compte des dons, ici, à Astrophel, puisqu’ils sont monnaie courante, tant et si bien qu’on est à peine surpris lorsqu’on assiste à la démonstration de l’un d’entre eux — et, franchement, si c’est le sien, même ça, c’est mieux que le mien. Vachement plus classe — et super pratique, aussi, accessoirement.

Au sommet de la maison de poupées sucrée, je vole ce que j’identifie comme un ourson à la guimauve — je sais que je les connais déjà, mais je ne sais plus où est-ce que je les ai déjà vus. C’est quand j’y mords et que le goût m’explose en bouche que ça me revient ; les restes d’un voyage en France, les poignées de bonbons achetées dans une épicerie et les nuits passées à m’en gaver à presque m’en rendre malade. Douce nostalgie.
« Bien qu’il semble que je me sois déjà faite démasqué, je m’appelle Mélusine. Très beau concert, Romeo. » Je relève les yeux dans sa direction, saisi d’un instant de trouble. J’ai l’impression d’avoir loupé quelques instants, j’essaie de me souvenir ce que je faisais, ce à quoi je pensais, mais c’est l’obscurité la plus totale ; dix secondes de suspens perdues à tout jamais. C’est de plus en plus fréquent — contrecoup des consommations, à n’en pas douter.
Elle a dit quoi, déjà ?
Je fixe sa main tendue dans ma direction, oublie de réagir.
Mélusine.
Je crois ?
Beau concert.
Concert ?
Elle était là ?
J’ai dit mon nom ?

J’attrape le shooter qu’on a posé devant moi, avec un peu trop d’empressement peut-être, le vide d’une seule traite, pour me donner contenance, ou, j’sais pas — me vider la tête, oublier ces passages à vide, ces creux, ces silences que je ne comprends pas, qui m’effraient.
Putain, ouais, ces trucs, ça m’fout la trouille chaque fois qu’ça m’arrive.
Même si j’en parle jamais.
Je ferme les yeux, j’inspire, et je me tourne vers elle, l’esquisse d’un sourire penaud au coin des lèvres — merde, même pas trois minutes, et je dois déjà lui paraître bien louche. Du genre de ceux qu’on range quelque part entre “type flippant” et “ça t’approches pas” — ce qui revient au même, dans le fond.
« ’scuse. J’étais ailleurs, la fatigue, tout ça. » Je balaie tout ça d’un revers de main ; table rase, on oublie, on fait comme si ça n’avait jamais été arrivé. Je termine l’ourson à la guimauve, je commande un deuxième shooter que je laisse traîner un peu sur le comptoir.
Faire la conversation ; retrouver des automatismes un peu dilués.
« Mélusine, donc ? » Ça sonne bizarre sur mon palais ; j’ai l’impression de mal le prononcer, il y a des consonances qui sonnent plus douces sur sa langue que sur la mienne, je tarde à saisir. Ça n’est pas anglais.

J’essaie de me souvenir de la façon dont elle l’a prononcé, sans y arriver.
Tant pis, je cède. « Tu peux répéter ton prénom ? S’il te plaît ? » Je penche la tête et elle s’exécute ; sans doute sans rien comprendre des raisons qui m’ont poussé à le lui demander, mais qu’importe. Je suis attentif, cette fois, sourcils à peine froncés. Et c’est lorsque je l’entends prononcer la deuxième syllabe que je réalise, la laisse à peine terminer. « C’est français ? »
Je cherche l’affirmation dans ses yeux, avant de chaparder une fraise Tagada sur le monticule de friandises, puis de vider mon deuxième shooter. La brûlure dans ma gorge me fait du bien, mais la chaleur est un peu trop, alors je fais tomber la chemise et la pose à côté de moi, sur l’étui de ma gratte. J’essaie de ne pas songer à l’idée que mes bras sont à découvert, et avec eux, les cicatrices, et les blessures plus récentes — rien que d’y songer, je frémis de l’envie de recommencer, du même coup j’ai honte de désirer encore la douleur, la morsure de la lame sur mes poignets.
Réflexe, habitude, je remonte mes bracelets — de force, en cuir, à clous ronds, shamballas, chaînes, tout de noir et d’argent — pour dissimuler un peu plus des plaies, traîtresses.

J’étouffe un soupir, me mord la lèvre. Et puis, la musique change, et c’est un masque habituel de bonne vieille déconnade que j’enfile, un sourire mi-charmeur, mi-railleur que j’accroche à mes lèvres, une lueur de malice que j’installe dans mon regard — à peine simulée, dans le fond ; je suis fêtard, je suis un branleur, et j’en ai rien à foutre, m’amuser, faire le con et m’en prendre plein la gueule, c’est un peu mon crédo. Pire — ma spiritualité.
« Tu danses ? » j’ai lâché en français, l’accent incertain, en me penchant vers elle pour être certain qu’elle m’entende par dessus les basses. Je lui tends la main pour l’inviter, du même coup je désigne la piste d’un mouvement de tête. « J’ai les mains baladeuses mais j’suis pas méchant, promis. » Je ricane ; je crois que mon promis avait un meilleur accent, j’sais pas. J’m’en fous.

En vérité, je ne lui laisse pas tout à fait le temps de protester que je l’entraîne sur la piste, là où les corps se heurtent et se frôlent, se cherchent et se fuient, s’allument, s’embrasent. Sa main dans la mienne, je m’en sers pour la faire tournoyer en même temps que je la ramène vers moi, la retiens d’un contact léger sur sa hanche, sans chercher à aller plus loin.
Non, sérieusement, j’suis pas méchant, et pour l’instant j’ai pas les idées assez floues pour songer à la mettre dans mon lit — parce que j’ai Meera dans la tête, Meera dans la peau, Meera dans le coeur, et qu’aussi longtemps que j’ai l’esprit assez clair pour qu’elle l’envahisse tout entier, je sais que je ne dépasserai pas les limites de la décence.
Pas encore — c’est la hanche, et pas plus bas ; nos deux bassins rapprochés, pas assez pour se toucher tout à fait, nos visages proches, mais son souffle ne m’atteint pas.
J’ai les idées claires — à peu près.
J’veux juste m’éclater et plus penser à rien, continuer sur la bonne lancée de cette soirée, du concert, de la bonne ambiance ;
ce soir, j’veux juste vivre, bordel.


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