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 Ambroise ♦ SHIVERING.

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Paris-Brest crémeux
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MessageSujet: Ambroise ♦ SHIVERING.   Mer 26 Oct - 15:52

shivering
will you ever understand why my hands are trembling ?
Tu renifles, appuyé contre le mur du renfoncement dans lequel t’as trouvé refuge, près de la porte arrière du bâtiment — du genre métallique, réservée au personnel, qui grince dans un boucan effarant lorsqu’on essaie de l’ouvrir ; le coup à savoir précisément quand est-ce que quelqu’un s’en va fumer sa clope ou revient à son poste après sa pause. Le genre, aussi, qui reste quelquefois ouverte en plein été, mais que l’on préfère garder close les jours comme celui-là, qui sont un peu plus froids. Ou bien, ce n’est que dans ta tête ? Tu frissonnes. Et ce n’est pas faute à la saison : il fait encore chaud, bientôt l'heure de la débauche, le soleil se couche tard, les scolarisés sont en vacances. Mais toi, t’as froid ; toi, t’as pas envie d’être là. Mais c’est le jackpot, cette mission — t’as pas attendu longtemps avant d’accepter. T’as tout de suite vu les intérêts, les thunes, et le calcul s’est fait aussitôt dans ta tête. Avec c’te somme, tu t’épargnerais le manque pour quelques semaines supplémentaires.
Ta clope entre les lèvres, t’esquisses un sourire amer — dire que t’as vendu ton âme au diable pour un truc qui ne te fait même plus vraiment de bien.

Tu montes un peu le volume de ton oreillette, l’enclenches. « Tu m’préviens quand j’peux y aller. » C’est la troisième fois que tu le répètes, en moins de dix minutes. A chaque fois, t’as l’impression que ta voix tremble un peu plus que la précédente. Plus les minutes passent, et plus le malaise se fait sentir — les tremblements, l’envie de vomir, le froid qui te prend de l’intérieur. Tu réalises, tout à coup, dans un éclair de lucidité — cette porte close, c’est la peur qui les prend tous aux tripes. Depuis que les explosions, que les attentats ont secoué les quatre coins de la ville, on ose moins sortir. On se terre chez soi, on attend, on regarde les chaînes d’informations, l’estomac en vrac, inquiets à l’idée que ça recommence. Tu commences à t’en douter, toi, que la bombe de la place centrale n’était pas hasardeuse. Quelqu’un sait que vous zonez là-bas, vous les Supers des labo’. Tu ne peux plus te dire que c’était un simple hasard, une vulgaire coïncidence — pas alors que Persona a été touché en suivant ; encore moins depuis que l’Académie a, à son tour, été prise pour cible.
C’était ça, au fond, le pire, à tes yeux. Et t’avais béni les cieux qu’ils soient tous en vacances, qu’aucun de ceux que tu connais n’ait été sur les lieux. T’as fait partie de ceux qui se seraient rongé les sangs, qui auraient dû se faire violence pour ne pas saturer les lignes comme beaucoup d’autres l’auraient fait.

Tout à coup, un grésillement à ton oreille, le signal. Tu frémis, laisses tomber ton mégot par terre et l’écrases sous ta semelle, avant d’enfiler ton masque. Du même coup, tu remontes la fermeture éclair de ta veste, sombre, unie, sans fioritures — à l’intérieur, t’as toujours aussi froid. Tu tends l’oreille, t’entends vaguement les pas, et puis le crissement strident de la porte. Tu laisses à peine le temps au type de sortir une cigarette de son paquet que tu surgis dans son dos, et l’attires dans le renfoncement. Tu le plaques contre le mur sans trop de ménagement, tu le fais taire d’une main contre sa bouche, et l’intime au calme en posant l'index sur tes lèvres. Tu le sens qui tremble, panique, trop pour se débattre — il a les bras libres, pourtant, la terreur le tétanise. Tu sais pertinemment ce qu’il doit éprouver, et tu te détestes pour ce que tu fais. Un instant plus tard, tu le retiens pour qu’il ne s’effondre pas — t’as usé de l’une de ces méthodes basiques qui provoquent une perte de connaissance quasi-immédiate, l’un de ces points de pression à la base du cou. Dangereux, il paraît, mais tu maîtrises, à force de préférer les silences forcés temporaires aux définitifs.

Alors, tu te glisses à l’intérieur du bâtiment, par la porte pas tout à fait refermée. Tu jettes un oeil à l’écran de ton téléphone, au plan détaillé des bureaux que vos supérieurs ont été avisés de vous envoyer. Tu sais à peu près où tu dois aller, si t’as bonne mémoire du moins ; mais après ? « T’es où ? » tu souffles d’une voix à peine audible, dans le micro accroché au col de ta veste. Et t’attends, dans l’ombre d’un mur, ton arme entre les mains — elles tremblent, c’est immonde, tu détestes ça, et tu détestes ce que t’es en train de faire. T’entends les bruits, des pas, des voix, des ordinateurs et des imprimantes — et ça te rappelle le bureau où bossait ton père, avant ; avant de grimper un peu plus haut sur l’échelle sociale et de l’emploi. T’as un instant de flottement, t’inspires — c’est un partenaire d’X-Tream Factory, c’est différent, ce sont des ennemis, des cibles à effrayer, du spectacle à donner, une attention à détourner, des liasses à empocher à la clef.

Tout ça pour quoi, au final ?
Tout ça pour t’bousiller, putain.
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MessageSujet: Re: Ambroise ♦ SHIVERING.   Mer 26 Oct - 21:58





ambroise & romeo
«shivering»

──C'était tombé comme ça, un ordre lancé au hasard avec un collègue pêché au hasard, et tout ça laissé dans un dessin chaotique qui avait pris forme au fond de son esprit torturé. Ambroise n'avait pas l'habitude qu'on l'associe à d'autres. Ses employeurs avaient pris l'habitude de la laisser seule, parce qu'elle se suffisait à elle-même et que ses dernières associations avaient toujours mal tourné. Oh, Ambroise ne s'était jamais plaint de ses partenaires, mais c'est eux qui n'avaient plus eu l'occasion de le faire. C'est qu'ils avaient trop tendance à lui donner des ordres, à Ambroise, et qu'elle avait toujours eu un certain dégoût pour toute forme d'autorité. Des mauvais souvenirs, sans doute.

──Elle avait toujours attendu qu'on lui fasse la morale mais c'était drôle d'imaginer que des gens qui la payaient pour qu'elle sème le chaos et la mort puissent oser lui parler d'éthique. Au lieu de quoi l'idée avait plu - l'image d'une folle furieuse qui déchirait ses compagnons, ça leur plaisait, comme publicité. Sauf que cette fois, leur gars, ils le voulaient de retour en un seul morceau - ça faisait partie du contrat.

──Alors pourquoi l'avoir choisie elle ? Pourquoi t'avoir choisi toi ?

──Elle te sent stressé et ça la fait rire. Elle voudrait te traiter de fillette mais elle doit être discrète, c'est qu'elle est entourée de gens, là où elle est et qu'il faudrait pas qu'ils remarquent qu'elle est pas des leurs. Ils lui avaient donné une perruque, elle avait même enlevé ses lentilles. C'est qu'Ambroise, en blonde aux yeux verts, elle avait presque l'air crédible. Si elle avait su que c'était si facile, d'avoir l'air un peu jolie.

──Il lui avait fallut quelques secondes pour t'ouvrir la voie et t'envoyer le signal. Quelques secondes avant que tu rejoignes l'étage. Et tu poses des questions ridicules, parce que tu la vois, Ambroise, elle est là, mais c'est peut-être la perruque qui te trompe. Alors un sourire se dessine au bord de ses lèvres et elle met le jeu en marche, elle laisse tomber une bombe et elle rit. T'as cinq secondes pour te mettre à l'abri. Elle active le micro.

─ Cours, fillette, ça va péter.

──Cinq secondes et ça explose, c'était pas grand chose, ça n'a blessé qu'elle et elle s'en fiche, mais ça a fait peur à tout le monde et ça a noyé la pièce de fumée, la panique s'était installée dans le bureau et le rire d'Ambroise avait fini de couvrir tous les cris de l'assemblée. Peut-être que pour la discrétion, elle était pas exactement ce qu'on pouvait appeler une professionnelle. Cinq secondes, ça avait suffit pour se débarrasser de la perruque et enfiler son masque à oxygène ; elle avait toujours cet uniforme débile qui lui donnait l'air d'une secrétaire - une de ces suceuses qui passaient sous le bureau.

──Son sang s'était déversé de ses bras et de ses jambes au sol, avait entouré la pièce de son odeur infecte. Elle avait ri, parce que ça l'avait jamais gênée, que son sang décore le paysage alors que les autres autour le regardaient avec une mine effrayée.

─ C'est l'heure de jouer mes amis ! elle appuie sur son dernier mot, comme pour se rassurer qu'elle n'était pas seule. On dira que le premier qui ouvre la bouche meurt, c'est amusant, non ?

──Elle sourit, le regard attentif, persuadée que l'un de ces lâches finirait par dire un mot, et elle espère pouvoir montrer l'exemple. Mais ils se pissent tous dessus et ils osent rien, même respirer ils le font avec leur cul. Alors elle se sent contrariée et elle serre les dents.

──Normalement, quand les Autres ont peur, ils crient, ils pleurent, mais là, rien. Pourquoi ? Elle s'énerve, fronce les sourcils et crache sa haine sans complexe.

─ J'ai toujours été nulle au Roi du Silence, moi, comment ça se fait que vous soyez tous si doués ?

──Et puis son regard croise celui d'une enfant, une gamine, au milieu de tous ces adultes responsables. Elle était morte de trouille, elle tremblait, mais elle non plus, elle n'avait pas ouvert la bouche. Alors Ambroise elle s'approche, elle lui attrape le bras et elle l'emmène plus loin, et sa mère se décide enfin à protester. Elle crie. Elle crie pour son enfant, qu'elle n'aurait pas du amener au travail, aujourd'hui. Et Ambroise elle rit, parce qu'elle a enfin une perdante.

──Elle s'approche de la petite fille et elle lui chuchote quelques mots, près de ses larmes qui roulaient. La petite fuit, court, et le regard d'Ambroise lui promet d'être en sécurité jusqu'à ce qu'elle quitte la pièce. Et son sang se met à devenir glacial, solide et menaçant, mouvant selon ses désirs imperceptibles.

─ Perdu.

──L'amour, quelle bien triste faiblesse. On ne pouvais être fort avec l'amour. L'amour, ça avait fait hurler cette pauvre femme dans la foule, l'amour ça avait fait naître des larmes au bord de ses yeux, qui refusaient de couler tant la colère avait laissé place à la crainte. La haine s'était plantée dans ses yeux et Ambroise s'était mise à frissonner. Un de ces doux frissons d'excitation quand la situation la prenait aux tripes.

──Dieu qu'elle aimait ça. Se sentir vivante.



ambroise elle te fait l'amour et la guerre en ─ black
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MessageSujet: Re: Ambroise ♦ SHIVERING.   Mer 8 Mar - 14:24

HRP : pardon pour le changement de personne à venir ; voici venu le temps où je ne sais plus écrire au tu %D et pour le gros changement de --- de j’sais même pas quoi. j’suis partie en yolo total.

shivering
will you ever understand why my hands are trembling ?
Folie. Les traits de son visage, son sourire qui n’a plus rien de sain. Pourquoi avoir insisté pour que l’on fasse équipe ? Elle joue sur un autre terrain, ses crimes ne sont pas les miens ;
j’agis pour des contrats
elle par plaisir morbide.

Elle et moi, c’est passif-agressif — je préfèrerai qu’elle m’aime bien, mais je crois qu’elle ne verrait pas d’inconvénient à m’arracher les yeux si l’occasion se présentait. En haut, on m’a sorti qu’on avait l’air de pas si mal s’entendre — ils nous ont vraiment regardé, ou c’est simplement qu’ils savent
qu’au fond
j’en aurais rien à foutre de
quoi
crever ?
si elle pète un plomb ?

Fin bref, j’divague ; trois secondes, mais c’est assez, trop, même — j’entends le grésillement dans mon oreille, suivi de près par sa voix. « Cours, fillette, ça va péter. » J’cille à peine, j’me contente de reculer d’un pas derrière le mur. Je pense pas qu’elle irait lâcher une bombe capable de grands dommages
— on a parlé d’otages
de peur
de menaces
de spectacle
pas de bâtiments en ruines et de corps en morceaux.

Boum.
Ça tremble ; pas si fort que je m’y attendais. Elle a fait du petit jeu pour cette fois — mais j’ai l’impression que c’est trop beau.
J’aurais songé à des cris, des pleurs
il n’y a que du silence
j’aurais cru à des bruits de pas effrénés
des tentatives de fuite maladroites
— personne ne bouge.

Immobiles.
Ils sont tous
complètement
immobiles.

Tétanisés par la peur.

Il n’y a que le bruit de leur respiration saccadée, celui des feuilles qui s’échouent sur le sol après avoir été soufflées par l’explosion. La plupart sont à terre, réflexe de sécurité, prostrés, à la merci du monde entier..
Et au milieu, debout, dressée, les bras et les jambes sanguinolents, elle.
Elle et son rire
elle et sa folie.

J’reste comme ça, de trop longues secondes, à la fixer, à me prendre de fascination pour le carmin qui peint sa peau, y dessine des sillons, des chemins qui empruntent mille directions différentes.
Drôle de métaphore du destin.

« C'est l'heure de jouer mes amis ! »

Je reprends pied avec la réalité, je m’approche ; pas trop près, suffisamment pour que tous comprennent qu’elle et moi, on joue sur le même terrain
— dans la même équipe
il paraît.

« On dira que le premier qui ouvre la bouche meurt, c'est amusant, non ? »

J’grimace, un instant — sous mon masque, une seconde, j’étouffe.
Cette fille est dingue.

Silence.
Encore, toujours
ce silence pesant
ce silence angoissant.
Ce n’est plus de la peur, ce n’est plus de la terreur, ils sont éteints à l’intérieur.
Je crois connaître ce sentiment qui prend qui saisit au moment où notre esprit se détache de notre corps, ou plus rien ne nous atteint. Pas même l’idée de mort
l’idée de douleur
— l’idée de fin.

Rien. Plus rien ; je devine des regards écarquillés
embués de larmes
mais vides
vides
ô Ciel, tellement vides.

Et c’est moi qui suis
terrifié.

Elle parle, mais je n’écoute plus ; il y a la gamine, ses petits pas sur le sol couvert de poussière et de papier, il y a un hurlement qui déchire le silence
l’entaille
le lacère si fort
avec tant de rage et de désespoir que j’en sens la morsure, la douleur, là
juste là
quelque part entre
mon bide
et ma gorge.

« Perdu. »

Elle va la tuer.
Elle va la tuer.
Cette femme — cette mère. Aimée ; aimante. Cette innocente — au mauvais endroit, au mauvais moment. Concours de circonstances — hasard, hasard, seulement du hasard. Toujours ce putain de hasard, ce mauvais sort. Je crois murmurer, Blast inaudible à l’oreille d’une sourde ; supplique
prière
je t’en prie, pas ça.

« BLAST ! »

J’explose — je tire. Ça la frôle elle, ça brise une vitre, et le froid s’engouffre tout à coup à l’intérieur. Les papiers volètent
volètent
glissent sur le sol tout doucement
caresse singulière.
J’avance, je me saisi de son poignet — pauvre demeuré, pauvre fille, pauvre cinglée — pour la détourner de sa cible, de sa proie. Qu’importe, si j’en deviens la prochaine victime ; quitte à crever en martyr, autant le faire bien.

« Ne fais pas ça. »

Ne lui donne pas d’ordre on m’a dit. Mais je m’en fous — je m’en fous. J’ai peut-être encore trop de coeur, trop d’humanité — faiblesse, pour beaucoup. Mais je m’en fous.

« Si tu veux tuer quelqu’un ici, tue-moi d’abord. »

Rictus.

« Mais on t’a demandé d’pas l’faire, hein, chérie ? »

Baltringue
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