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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
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For the hatred which eats away your heart (PV Serah)
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MessageSujet: For the hatred which eats away your heart (PV Serah)   Dim 25 Sep - 23:25

FOR THE HATRED WHICH EATS AWAY YOUR HEART

Tu soupires un coup, regardant les étoiles dehors. Parce que cela te va mieux de fixer le ciel cette nuit que de regarder les quelques personnes autour de toi. Parce que ça te va mieux surtout d’être dehors au lieu d’être à l’intérieur dans le boucan et dans le monde. Il y a Jude la bas c'est vrai, mais tu n’as pas pu rester là où tout est insupportable à tes yeux très longtemps, malgré sa présence et le fait que tu aies accepté, sans trop de mal on va dire, de le suivre à cette fête.

Mais c'était ridicule en fait, et tu es juste en train de le regretter un peu trop, assit sur ton mur en fixant le ciel. Tu songes quand même à envoyer un SMS au brun, un « si tu me cherche je suis juste dehors, je reviens bientôt t'inquiète » avant de ranger le téléphone avec un second soupir. Tu te sens con à être venu pour te sentir aussi mal, la bas. Mais tu as voulu suivre Jude quand il t’a proposé de venir, et tu ne te sentais pas de dire non. Tu as envie surtout, de voir comment il pouvait être aussi sociable et à quel point c’était facile pour lui, d’approcher les autres. Mais en vrai, tu n’aimes juste pas être là.

Tu fermes un instant les yeux, la tête toujours à fixer le ciel. Dans ton esprit, il y a ce visage qui te vient, alors que tu sens ton cœur s’accélérer quelques instants. Tu te sens con, à ne penser qu’à Meera depuis votre rencontre. Son sourire t’a tellement marqué, elle qui paraissait si vivante en jouant dans ce bar, ça t’a touché. Un peu trop, surtout beaucoup trop fort que maintenant rien en pensant à elle tu te sens légèrement bizarre, depuis votre rencontre. Tu devrais y retourner dans le fond, parce que ce sentiment te prend bien trop aux tripes depuis cette soirée-là. Tu es con Iekazu, tu n’oses même pas y retourner alors que tu en meurs d’envie.

Tu essayes de ne plus y penser, tu rouvres les et tu tentes de te détendre de nouveau, au moins un peu. Tu te sens mieux quand même, là où il y a le calme et loin des types que surtout tu déteste plus que tous la vision tellement pathétique. Tu étais bien, jusqu’à ce que des voix un peu trop près de toi se fassent entendre, alors tu baisse le regard pour voir un groupe passer à quelques mètres, l’air tellement défoncés. Tu les vois, ces types qui marchent pas droit, mais avance malgré tout satisfait d’eux. Tu les vois, qui approche un type en costard qui avait le malheur de rentrer tard du boulot, qu’ils n’hésitent pas à emmerder. Tu les juges rapidement du regard, ces « déchets » qui viennent pourrir ceux qui sont « respectables » à tes yeux. Tu ne connais pour rien de ces hommes, mais tu as déjà décidé que ceux qui dans l’état le plus déplorable sont les coupables.

Et ton regard haineux est présent, tandis que tu fixes la scène sans bouger. Jusqu’à ce qu’une présence se pose à tes côtés, aussi simplement et sans visiblement la moindre gêne. Tes yeux se déplacent, surpris certes, mais c’est un air froid qui fixe la rouquine. Une secondes, tu as cru à Lyria, mais tu as vite constaté que ce n’était pas le cas. Juste une étrangère pour toi, qui a décidé de te déranger. A tes yeux, ça ressemblait juste à ça.

-… Oui ? Je peux savoir ce que tu veux ?

Même pas de vouvoiement, après tout tu es un peu blasé du fait qu’elle vienne comme ça te voir. Bien que tu ne la laisses pas répondre, que tu finis par lâcher un sourire pas forcément agréable.

- Tu viens me dire que je te plais ? Je savais que je faisais de l’effet aux filles, en fait.

Tu lâches un rire, bien que tu ne sois même pas convaincu toi-même de tes propos. Et que tu as surtout envie qu’elle s’en aille vite, quand bien même tu es perplexe de voir quelqu’un venir te voir. Tu ne sais pas, peut-être qu’elle veut juste discuter ?... La bonne blague, sérieux.




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MessageSujet: Re: For the hatred which eats away your heart (PV Serah)   Sam 18 Fév - 21:04

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D’autres mains, d’autres pas, d’autres souffles alcoolisées, d’autres murmures à l’oreille, d’autres rires légers, cristallins ; elle danse encore, Serah, elle valse, elle tourne, elle s’éloigne puis on la ramène, on la renverse, on croit l’enivrer mais c’est elle qui enchante, elle qui séduit. On la regarde — elle brille, elle illumine, elle flamboie — et elle s’y plaît, elle se prend au jeu — ce soir est l’un de ceux où elle fait semblant d’être comme eux, comme tous, semblant de s’amuser, semblant de désirer.
Faux et usage de faux ; artifices — cette nuit non plus, aucun ne saura l’attirer jusqu’à chez lui ; au prochain matin non plus, aucun ne saura se vanter de l’avoir jamais possédée.

Elle mime l’ivresse, elle paraît vaciller, elle prend appui sur les épaules, les bras offerts de ceux qui la veulent un peu trop. Dans sa robe nocturne — reine de minuit —, débarrassée de ses talons, chaussures à la main, bracelets cliquetant au poignet, visage rougit par le trop plein de corps échauffés par l’alcool et les danses embrasées, elle s’échappe, elle s’enfuit — elle abandonne là-bas les hommes et leur déception, les bouteilles de Jack qui ne l’enivrent pas vraiment, et les espoirs qui se noient dans les verres emplis de mélanges douteux, répugnants.

Elle s’offre à la nuit, à l’éclat pâle des belvédères, qui ternissent son teint au profit des étincelles de ses créoles et de ses bagues d’argent — présents d’amoureux transis, de Casanova empressés, peut-être de son père bien-aimé. Son châle de tissu fin, presque translucide, passé négligemment sur ses épaules, se soulève à chaque pas, à chaque souffle timide de la brise qui remonte l’allée du jardin — l’un de ces grands terrains de verdure entretenus, sillonnés d’une allée de pierres blanches et entourés d’un muret à l’air récemment repeint, et dont le seul accès est gardé par un portail immense, imposant, de fer noir, laissé ouvert à l’occasion de la soirée qui bat son plein à l’intérieur. Son business.

Elle déboutonne la sacoche qui contient ses quelques précieux, en tire son téléphone, pour consulter l’heure et répondre au message dont elle vient d’entendre la sonnerie retentir dans la nuit. Meredith, forcément, qui s’inquiète de ne pas la voir rentrer — qui s’inquiète toujours, de toute façon, parce que l’affaire de la Ziegler demeure un danger, quoiqu’elle puisse en dire. Elle pianote, d’une seule main, puis verrouille et range l’appareil là où il se trouvait, refermant le sac à main à bouton-pression.

Des voix retentissent, des chahuteurs s’approchent d’elle sans même la voir ; ils se bousculent et trébuchent, rient trop fort pour que ce ne soit dû qu’à la plaisanterie de l’un ou des autres. Elle reconnaît le visage de certains — ce soir, ils ont contribué à la somme qu’elle rapporte jusque chez elle. Elle s’écarte lorsqu’ils empiètent d’un peu trop sur son espace vital, on tente de la retenir d’une prise mal assurée sur le poignet, et elle ne s’en défait pas tout de suite — curieuse, avide d’adrénaline, sans doute peu effrayée aussi, parce qu’elle n’envisage sans doute pas tout ce que des hommes ivres pourraient faire.

« Seraaaah… Serah, Serah, Seraaah… ricane celui qui la tient, en l’attirant vers lui, vers eux. J’avais pas vu, l’est belle ta robe… T’es mignonne comme ça, t’sais ? »

Elle hausse les épaules et, d’un geste peut-être un peu trop vif, détache les doigts de l’ivrogne, du drogué de son poignet.

« Merci. Lâche-moi, maintenant. »

Elle recule, elle s’éloigne, on tente de revenir vers elle, mais son regard dissuade, l’ivresse aussi — ils ont déjà d’autres préoccupations, l’esprit incapable de se souvenir de la tâche accomplie un instant auparavant. Elle les connaît un peu trop bien, ceux-là — ceux qui ne jurent plus que par leur addiction. C’est répugnant, en un certain sens.

Ils la devancent, ils la dépassent ; lorsqu’elle franchit le portail de fer forgé, ils sont déjà plus loin dans la rue, à s’en prendre à un type, un jeune fonctionnaire sûrement, si l’on en croit son accoutrement, un homme bien, qui rentre du travail un peu tard, et qui a eu le malheur d’emprunter la mauvaise rue, à la mauvaise heure. Une proie facile, pour des êtres qui n’ont plus que leur poison pour se sentir exister — celui de leur âme ou de leurs veines, la nuance demeure faible de l’un à l’autre. Un sourire léger s’installe sur ses lèvres — comme si c’était à des jeux d’enfants qu’elle assistait, plutôt qu’à une guerre injuste portée contre un innocent, seul contre tous. Deux univers qui entrent en collision et s’ébranlent ensemble, elle est comme fascinée. Un instant, elle se demande jusqu’où les dommages pourraient se porter — si la mort pourrait frapper.
Ils sont humains et, pourtant, affublés d’un costard repassé ou d’une chemise humide de sueur, ils sont tous monstrueux.

Un, deux, trois pas ; ses pieds nus sur le bitume se moquent du froid autant que des irrégularités. Elle prend un soin particulier à ne pas risquer de s’entailler sur des restes de débris de verre ou de fer — bouteilles ou canettes, autres détritus dont elle préfère sans doute se passer de la connaissance. Elle poursuit sa route, et elle l’aurait poursuivi longtemps encore si son regard ne s’était pas tout à coup relevé — son attention capturée par un froissement, un bruissement dans les environs. Une seconde de flottement, et ses yeux se heurtent à une silhouette, assise sur le muret qui borde l’enceinte de la fête, à quelques pas de là. De profil, elle croit pourtant reconnaître le minois de l’adolescent — sans doute était-il de la partie, un peu plus tôt, pour que ses traits lui soient vaguement familiers.

Elle s’avance, la démarche féline, le sourire déjà amusé accroché aux lèvres et, abandonnant ses chaussures sur le trottoir, elle se hisse sur le muret à la force de ses bras. Un instant occupée à s’assurer que sa robe n’avait pas pris le parti de remonter sur ses cuisses, elle lève enfin les yeux en direction de celui dont elle empiète certainement sur l’espace privé, le calme qu’il cherchait peut-être, ici, à l’écart de tout, de la foule, de la fête.

« … Oui ? Je peux savoir ce que tu veux ? Tu viens me dire que je te plais ? Je savais que je faisais de l’effet aux filles, en fait. »

Elle hausse un sourcil, elle penche la tête ; un instant, c’est à l’innocence que l’on croit faire face. Elle a l’air surpris, à peine froissée — et puis, un éclat d’intérêt mêlé de malice s’allume dans son regard. Elle se penche dans sa direction, l’observe et paraît le jauger, l’appréhender — comme si, l’espace de quelques secondes, elle s’interrogeait vraiment quant à la probabilité de ce qu’il venait d’énoncer, la bombe qu’il venait de lâcher.
Et puis, satisfaite, sa réponse assurée, elle se redresse, se penche en arrière et renverse sa tête — ses mains, ses jambes lui assurent de ne pas tomber, alors même qu’elle paraît basculer, ses cheveux comme cascade enflammée dans son dos.

« Trop jeune… Beaucoup trop jeune. »

Il ne se démonte pas, rétorque dans l’instant qui suit.  

« C'est dommage, tu m'as pas laissé l'occasion de te dire que tu n’es pas du tout mon genre. »

Un rire franchit les lèvres de la rousse, s’élève dans le presque silence de la rue ; presque, parce qu’il y a toujours les basses qui cognent au travers des murs de la résidence, et les rires des décharnés en face d’eux.

« Tu pensais être le mien ? Je te l’ai dit, je les préfère plus vieux… Plus mâtures, aussi. »

Elle retrouve un équilibre un peu moins précaire, juste assez pour qu’une main puisse s’écarter du mur sans qu’elle ne s’effondre, juste assez, encore, pour esquisser un vague geste en direction de la scène, pitoyable, qui prend doucement fin en face d’eux. Des drogués pitoyables, qui délaissent enfin leur pitoyable proie : un type pitoyable, aux fringues pitoyables, dans une posture pitoyable, aux tremblements pitoyables, à la pâleur pitoyable. Il a donc vraiment eu peur ?

« C’est eux, que tu regardes d’un si mauvais oeil ? Je suis certaine que tu es moins désagréable, lorsqu’ils ne sont pas dans les parages. Ou bien, je me fourvoie ? »

Perspicace ?
Allons, elle est simplement douée lorsqu’il s’agit de s’imprégner des détails ; l’avantage d’avoir toujours privilégié l’observation à l’action, d’aussi loin qu’elle puisse se souvenir.




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MessageSujet: Re: For the hatred which eats away your heart (PV Serah)   Mar 1 Aoû - 21:53

Ceci s'appelle un fail:
 

Edit Serah : Iekazu est un boulet ♡




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MessageSujet: Re: For the hatred which eats away your heart (PV Serah)   Jeu 17 Aoû - 4:03

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Il se ferme, il se renferme ; une ombre traverse son regard et ses poings se serrent. Il y a dans ses traits ce quelque chose de dégoût, ce quelque chose de colère, il y a sur le visage de ce gosse comme des tourments trop lourds d’adultes, sur ses épaules comme un poids qui n’est pas de son âge. La tête inclinée, elle observe l’adolescent d’un regard ascardamycte, le sourire inébranlable au bord des lèvres. Du bout des doigts, elle glisse les mèches de ses cheveux balayés par la brise derrière son oreille, puis reporte son attention sur le groupe qui tangue et dérive, l’équilibre précaire, à se bousculer les uns les autres au fil de leur démarche vacillante le long du trottoir d’en face.

« Et ? »

Elle l’observe de nouveau, du coin de l’oeil, amusée de l’amertume, amusée de l’insolence — de cette vaine tentative de sauver les murs, sauver l’image, de préserver les secrets, la barrière du pudique et de l’intime.

« Meuf, t’es un peu trop intéressée à mon goût. T’aimes peut être le malheur des autres ? Dans ce cas, je préfère te savoir loin de moi. »

Les yeux levés au ciel, elle renverse la tête en arrière, fixe le clignotement régulier d’un avion en plein vol, loin, bien loin au dessus d’eux ; loin des fous, loin des saints et des sains, loin des soliveaux et de leurs grands airs, loin de leurs soliloques, bavures et faux-raccords, loin de leur existence déterminée à l’échec. Loin, loin, si loin que c’en devient difficile d’imaginer, si loin que Serah n’a plus l’esprit assez grand pour l’envisager.

« Même si tu as raison, franchement qu’est-ce que ça peut faire ? Tu comptes t’en amuser ? »

Et elle rit, encore, mais c’est plus discret, c’est moins mauvais, c’est plus innocent, peut-être moins irritant. Elle hoche la tête en un signe négatif, s’amuse nonchalamment avec les bracelets cliquetants à ses poignets. Un coup d’oeil en direction du bout de la rue, où les voix éraillées résonnent encore ; ils ne sont plus que vague silhouette unique, mouvante en un seul geste désordonné.

« Non. Ce n’est pas de ceux comme toi que je m’amuse, elle rétorque dans un haussement d’épaules, avant de reprendre, en désignant du menton l’ombre incertaine qui disparaît bientôt à la première intersection. C’est d’eux. »

D’un bond léger, elle quitte le muret sur lequel elle se tenait perchée, reste les pieds nus sur le bitume. Geste preste des hanches et des talons, les volants de sa robe pour épouser le mouvement, et elle se tient face au plus jeune, les mains liées dans le dos, faux airs de gamine candide.

« C’est ennuyant, de mépriser, de haïr tout le temps. Mieux vaut rire de tout, à mon avis, c’est beaucoup moins contraignant. Tu devrais essayer. »

Elle sent son téléphone vibrer, à l’intérieur de la sacoche qu’elle porte sur l’épaule ; elle devine Meredith, songe plus tard. Merry ne lui en voudra pas, si elle lui explique — si elle lui dit qu’elle a trouvé belle occupation, qu’elle a tardé parce que le divertissement était passionnant, peut-être, elle espère ; ne pas perdre son temps, tous les mêmes.

« Ceci étant dit... N’as-tu pas cherché ? »

Et elle le toise ; c’est presque mauvais, tout à coup, son sourire se fait plus insidieux, plus cruel. Elle s’approche d’un pas, et puis de deux ; plus basse que lui maintenant qu’elle touche terre, elle parvient pourtant à le regarder de haut — elle saurait en mettre à genoux bien d’autres, sans un mot quelconque ; hauteur de reine.

« Si tu joues chez les abstèmes, quelle idée de t’inviter dans les soirées de la jeunesse dorée ? Espérais-tu vraiment y trouver autre chose que ce que tu y as vu ? Des fils à papa qui veulent impressionner les filles, et des filles à papa qui ont des problèmes avec ce dernier ? De l’alcool, de la drogue, des types comme ceux-là… Tu t’attendais à autre chose, peut-être ? Sincèrement ? »

Croyais-tu réellement que le monde savait tourner autrement qu'en déchéance et décadence, de nos jours, de nos nuits ?




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MessageSujet: Re: For the hatred which eats away your heart (PV Serah)   Jeu 7 Juin - 18:18

FOR THE HATRED WHICH EATS AWAY YOUR HEART

Elle s’amuse. Elle paraît si bien s’amuser, et toi tu sens cette colère qui t’habite depuis si longtemps te saisir, mais dans le fond ce n’est pas plus elle et ses propos, ses questions, qui fait monter cette rage là que ceux encore présent au loin, disparaissant presque lorsqu’ils se décident à vouloir s’échapper de ton champ de vision. Quel soulagement c’est, pour toi, pas suffisant pour te détendre malgré tout. Faudrait qu’elle aussi se décide à partir, pour ça.

- Non. Ce n’est pas de ceux comme toi que je m’amuse, C’est d’eux.

Elle s’éloigne du muret, et pendant quelques secondes tu y crois, maintenant que vous ne pouvez plus les voir de là où vous êtes, elle s’en va ? Espoir vite détruit, elle se retourne vers toi. Sourire étrangement agréable sur son visage, sourire qui te rends méfiant. Tu ne l’as connais pas, mais ton instinct te dis de te méfier, tu en as peut être déjà suffisamment entendu et vu d’elle pour te faire une idée, non ?

- C’est ennuyant, de mépriser, de haïr tout le temps. Mieux vaut rire de tout, à mon avis, c’est beaucoup moins contraignant. Tu devrais essayer.

Ce n’est plus de la colère que tu ressens à ses propos, mais une lassitude qui vient transparaître dans ton regard. Rire ? La bonne blague, tu pourrais rire de beaucoup de choses sans doute, à commencer du malheur des autres, mais pas de ce qui te ronge et du poids que tu portes depuis presque ta naissance. Qui est-elle, pour te juger alors qu’elle ne te connaît pas ?

- Ceci étant dit... N’as-tu pas cherché ? Si tu joues chez les abstèmes, quelle idée de t’inviter dans les soirées de la jeunesse dorée ? Espérais-tu vraiment y trouver autre chose que ce que tu y as vu ? Des fils à papa qui veulent impressionner les filles, et des filles à papa qui ont des problèmes avec ce dernier ? De l’alcool, de la drogue, des types comme ceux-là… Tu t’attendais à autre chose, peut-être ? Sincèrement ?

Et pourtant, tu es obligé d’admettre qu’elle est dans le vrai, pour cette fois-ci. Tu regrettais déjà d’avoir suivi Jude, parce que tu savais d’avance que tu tomberais sur le genre de personnes qui feraient remonter le mépris et la rancœur qui te sont si chers. T’avais déjà essayé, quelques semaines auparavant, ça t’as valu de cogner sur un parfait inconnu trop bourré à ton goût. T’espérais qu’avec Jude dans les parages tu pourrais obtenir un résultat différent, sauf que tu t’es éclipsé au final. Tu jures, du moins t’oses espérer, que ça sera la dernière fois que tu mettras dans un lieu où seul les sentiments néfastes resurgissent de plus belle.

Tu t’agaces, soupires et en une fraction de secondes plus tard tu te retrouves debout sur le muret, fais deux pas pour t’éloigner, un troisième et tu t'arrêtes, ricane faiblement. Tu n’as pas envie de lui laisser le dernier mot, pas envie non plus de laisser l’agacement prendre le dessus.

- Ouais, ouais, merci du conseil j’en prendrais note… Mais en fait, tu as pas l’air mieux que moi, si ? Tu viens souvent dans des endroits pour mépriser et te moquer des gens qui sont autour ? Ca fait presque peur.. Tu as tout l’air de la demoiselle parfaite au sourire angélique, mais finalement avec ce sourire cruel que tu te permets face à moi tu ressembles bien plus à une sorcière ! Tu en as bouffé combien, des âmes innocentes ?

Tu ris, semble t’amuser quelques secondes tandis que tu te retournes vers elle, fais demi-tour pour avancer à grandes enjambés dans l’autre sens, t’arrêtes pour ne pas trop t’éloigner d’elle. Tu regardes un instant le ciel, soupire et te décides à te rasseoir. Tu observes la rouquine, la fixe dans les yeux alors que l’ennui traverse ton regard une seconde, l’instant d’après c’est un sourire moqueur que tu lui adresse de nouveau.

- Hé, madame la sorcière, que fais tu dans un endroit qui semble si peu être ton milieu ?

Tu te tentes inébranlable. Peut être finalement l’es tu, maintenant qu’ils ne sont plus présent ?




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MessageSujet: Re: For the hatred which eats away your heart (PV Serah)   Ven 3 Aoû - 23:07

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Elle observe, depuis le sol, son étrange manège dans les hauteurs ; les pas habiles sur le muret de pierres, comme pressés, et elle se demande si c’est nerveux, ou juste un jeu, est-ce qu’il ressent le besoin d’occuper ses gestes pour amenuiser l’esprit, ou est-ce qu’elle sur-analyse et extrapôle. Elle ne dit mot, se contente de plisser les yeux en croisant une cheville derrière l’autre — l’idée qu’il pourrait tout à coup trébucher lui traverse l’esprit, et elle retient à grand peine un rire qui voudrait la secouer. Il n’y a qu’un sourire plus prononcé sur ses lèvres, quelque part entre la gamine espiègle et l’adulte méprisante — ce qu’elle est, une femme-enfant bien étrange, bien décalée.
Dérangée — et dérangeante, souvent.

« Ouais, ouais, merci du conseil j’en prendrais note… »

Si elle était meilleur public, sans doute qu’elle rirait de l’affront, de l’ennui, sans doute qu’elle rirait du ton qu’il emploie et avec quelle nonchalance — mais ses pensées elle les tait, son silence lui sied bien mieux, enfant sage, bien trop calme.
L’anonymat lui plaît, à elle qu’on connaît dans les sphères les plus hautes et les plus misérables, elle qu’on invite aux soirées les plus mondaines pour faire beau nom et dorer le blason des Ziegler et aux rave les plus décharnées pour faire belles ventes et répandre la folie comme une traînée de poudre.

À vue d’oeil, le gamin, ni des cocktails ni de la poudre ; trop sauvage pour l’un et trop méprisant pour l’autre, comme un équilibre fragile, quelque chose qui pourrait si aisément le pousser au vide.

« Mais en fait, tu as pas l’air mieux que moi, si ? Tu viens souvent dans des endroits pour mépriser et te moquer des gens qui sont autour ? Ca fait presque peur... »

Oh, si tu savais ;
oh, qu’elle rirait, la belle angélique, qu’elle rirait, la belle envolée ;
qu’elle rirait si tu avais vent de tout ce qu’elle est, de tout ce qu’elle prétend, de toutes ces vies qu’elle a gâchées, et sans un tremblement.

Oh, si tu savais ;
et quelle existence tragique.

« Tu as tout l’air de la demoiselle parfaite au sourire angélique, mais finalement avec ce sourire cruel que tu te permets face à moi tu ressembles bien plus à une sorcière ! »

Une sorcière ?

Ô ciel, qu’elle s’amuse ; oh, elle rit, elle rit sans retenir, c’est léger, presque inaudible — première fois à une magicienne obscure comparée.
Oh, mais si tu savais, comme tu es proche du vrai, comme du bout de ses doigts elle ensorcèle ; et les mixture qu’elle concocte comme des filtres de bonheur — fugitif, éphémère, et ils en réclament encore. Une enchanteresse — et sa magie, comme son âme vendue au diable.

« Tu en as bouffé combien, des âmes innocentes ? »

Harpie, cannibale — prends garde ;
prends garde à ce qu’elle ne fasse pas de toi,
cette dévoreuse d’hommes, de coeurs et de vies,
son prochain quatre heures ;

prends garde, prends garde, enfant —
prends garde qu’elle n’écrive pas ton nom
qu’elle ne fasse pas de toi
le prochain sur la liste.

Il s’assied de nouveau et elle se rapproche, d’un pas puis de deux — infimes ; si bien qu’en ne la connaissant pas, on pourrait les croire hésitants ((on pourrait — on pourrait penser qu’elle ne sait pas bien comment valser, qu’elle — qu’elle est, dirait-on, déboussolée, un peu désabusée)).
C’est métaphorique, presque : un pas en avant, et puis deux en arrière — rien qu’un avant-goût, et pas de quoi se mettre sous la dent.

« Hé, madame la sorcière, que fais tu dans un endroit qui semble si peu être ton milieu ? »

Oh, la belle, elle tangue ; mais c’est d’un rire qu’elle vacille, d’une euphorie volubile — si tu savais comme tu l’amuses, si tu savais comme elle rit, si tu savais ;
si tu savais de quel genre d’ennui tu la tires
et avec quel attrait.


Un pas, et puis un autre encore ; elle doit lever les yeux pour te regarder, perché sur les briques, et pourtant — pourtant dans son regard elle pourrait être plus grande que toi. C’est qu’elle est immense, Serah — de son nom, de son ego, de son histoire, de tout ce que tu ne connais pas d’elle, toi non plus, de tout ce que tu juges du haut de ta grande ignorance,

et en si peu tu lui ressembles —
la quête de soi dans l’autre
mais différemment.

« J’y suis née. »

Et son regard — ses prunelles glaciales s’embrasent d’une flamme vive, l’espace d’une seconde. C’est vif, bref, elle virevolte sur la pointe de ses pieds nus et dans ses iris ne reste plus rien que le rire — quelque chose de démentiel, peut-être.

« Ce milieu, c’est le mien. Ma sphère, mon monde… Faconné à ma propre image. Tordu, dératé, ivre, et malade. Complètement malade. »

Comme un pays des merveilles dérangé, une enfance qui n’en a pas réchappé ;
des souvenirs fanés en ruines, des relents de ce que magie était, fut un temps.

Maintenant, de l’obscur ;
et l’alcool a remplacé le thé et
et grandir c’est la déraison et
et la chenille, à la fin du livre ne

ne devient pas papillon.

« Si tu ne me connais pas, alors tu ne devrais pas traîner ici. Retourne dans tes garden party bonbons et ballons, veux-tu ? Ici, c’est pour les grands, c’est pour ceux qui n’ont plus rien à perdre, mais toi… »

Et elle s’avance, si près — si près que, s’il lui venait la folie, elle pourrait le toucher, même effleurer son visage ; si près qu’elle devinerait la couleur précise de ses yeux dans chaque parcelle de l’iris s’il faisait un peu plus jour.

Si près, si près qu’elle pourrait, peut-être, elle aussi t’empoisonner.

« Toi, tu as encore du mépris. Et de la rage. C’est assez… Assez pour me dire que tu n’as pas encore tout perdu. Que cet endroit n’est pas pour toi. Tu n’es rien venu chercher de particulier, tu as suivi quelqu’un ? Ou tu voulais simplement voir, t’égarer… Ça commence souvent comme ça. »

Son sourire s’attendrit — elle croise les bras, incline la tête ;
se dit, peut-être,
peut-être que pour toi, les dés ne sont pas encore jetés.

« Mais si tu n’es pas venu ici pour moi, alors il n’est pas trop tard pour changer la donne. Pipe les dés, change les règles. Tu sais jouer ? »

Elle parle en énigmes — ça l’amuse ;
elle veut te voir réfléchir, te demander
te lasser, peut-être
t’en aller ;

elle veut se dire qu’un jour, peut-être ;
peut-être qu’au bord du précipice
tu te souviendras ;

ses mots

à toi de choisir lesquels.




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MessageSujet: Re: For the hatred which eats away your heart (PV Serah)   Lun 13 Aoû - 10:27

FOR THE HATRED WHICH EATS AWAY YOUR HEART

- J’y suis née. Ce milieu, c’est le mien. Ma sphère, mon monde… Faconné à ma propre image. Tordu, dératé, ivre, et malade. Complètement malade.

Si elle savait, sorcière au sourire dérangé, que ce monde là toi aussi tu y es né. Que ce monde malade, toi tu as voulu t’y échapper, qu’il t’a bouffé. N’en reste que le mépris et la rage, ce soir un amusement curieux, malsain, quand t’essayes de ne rien prendre au sérieux. Mains dans les poches, les jambes que tu balances doucement et le sourire mauvais sur le visage.

- Si tu ne me connais pas, alors tu ne devrais pas traîner ici. Retourne dans tes garden party bonbons et ballons, veux-tu ? Ici, c’est pour les grands, c’est pour ceux qui n’ont plus rien à perdre, mais toi…

Elle approche, trop près de toi, et ton amusement laisse place à regard froid, un poil de colère, quand tu la fixe droit dans les yeux. Et pourtant, tu pourras encore t’amuser de ses mots, lâche un ricanement comme unique réponse.

- Toi, tu as encore du mépris. Et de la rage. C’est assez… Assez pour me dire que tu n’as pas encore tout perdu. Que cet endroit n’est pas pour toi. Tu n’es rien venu chercher de particulier, tu as suivi quelqu’un ? Ou tu voulais simplement voir, t’égarer… Ça commence souvent comme ça.

T’égarer ?

- Mais si tu n’es pas venu ici pour moi, alors il n’est pas trop tard pour changer la donne. Pipe les dés, change les règles. Tu sais jouer ?

Tu sens le sourire revenir, s'agrandir un peu plus alors qu’un rire s’échappe. Tu descends du muret, la contourne et fais encore un ou deux pas dans son dos, te retourne et le sourire ne t’as pas quitté. Il y a cet éclat de défi dans les yeux, et t’as tout l’air de ce gamin effronté et sur de lui, Iekazu.

- Si je sais jouer ? Je crois surtout que le résultat est couru d’avance, sorcière.

Comme elle juste avant, tu ne laisse qu’une infime distance entre vous deux quand tu te décides de t’approcher, t’essayes de lui prouver que tu ne la crains pas, et tu n’as même pas peur d’elle.

- Je n’aurais même pas besoin de tricher, triste non ? S’égarer, comme tu dis, ce n’est pas pour moi. J’ai pas l’intention de faillir, pas face à quelqu’un dans ton genre. Pas dans ma vie, surtout. Je resterais, toujours, fier et debout sur mes deux pieds.

Tu en ignores la lourdeur de ce poids qui sera tiens, un jour, Iekazu.




Une rose de Romeo! Merci merci ♥️
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MessageSujet: Re: For the hatred which eats away your heart (PV Serah)   Sam 1 Sep - 12:18

for the hatred which eats away your heart
i see an endless war in your eyes, kid ❞ ft. iekazu
Les pas contre le bitume, elle le suit du regard lorsqu’il la contourne et s’éloigne, et le sourire qui s’est étiré sur ses lèvres l’intrigue, l’amuse — la suite elle la devine, elle la connaît, les serments de jamais, toutes ces choses qu’on promet ((aux autres — à sa propre conscience)) quand on oublie que demain n’est jamais celui qu’il prétend ((celui qu’on attend)).
Ils oublient tous, ceux comme eux, ceux comme toi, que la vie est un fil, et tout à la fois une lame tranchante — les proches aux mains une paire de ciseaux. Ils oublient, que tout ne tient qu’à rien, qu’il suffit d’un clignement de paupières, d’une embardée, d’un seul appel pour que tout bascule — pour se réveiller, l’existence en suspens à tout jamais.

Et elle rit quand il prétend que tout est joué, les scores déjà fixés ; elle rit de sa naïveté d’adolescent — celle qu’elle arborait fièrement elle aussi, avant, avant que les règles changent ; avant qu’un autre ne triche à son propre jeu et biaise le plateau tout entier.

Et elle rit, encore, de le voir se croire toujours capitaine de son âme ; songe, tristement réaliste, qu’il apprendra bien assez tôt la vérité — que l’on est jamais que passager à bord du navire, et qu’il dérive sous les mains de ceux à qui l’on donne du pouvoir ((ceux que l’on aime plus que de raison)).

Le regard de celui qui n’est encore à ses yeux qu’un enfant plongé dans le sien — et les iris terre de sienne lui en rappellent d’autres, qui brûlaient de flammes différentes ((celles des Enfers)) — elle garde l’aplomb de celle qui se sait trop grande pour qu’on la dépasse, trop solide pour qu’on l’ébranle, trop victorieuse pour être poussée à l’échec ; et si ses prunelles se sont levées vers ce visage qui la surplombe tout son corps n’est que de marbre, immobile ((la nuque qui ne se brisera jamais pour qui n’est pas au moins un homme)).

« S’égarer, comme tu dis, ce n’est pas pour moi. J’ai pas l’intention de faillir, pas face à quelqu’un dans ton genre. Pas dans ma vie, surtout. Je resterais, toujours, fier et debout sur mes deux pieds.
Oh, voyons… »

Virevolte aérienne, et elle s’éloigne pour piocher ses souliers aux lanières et les renfiler. Ses talons de Cendrillon aux pieds, bientôt égale à cet autre insolent qui la défie — sa raison, et tout ce qu’elle sait du monde dans lequel elle évolue depuis trop longtemps pour douter de l’issue de ses prédictions —, elle lui fait de nouveau face. Tête inclinée, de son sac à main tire un miroir de poche dans le reflet duquel elle corrige le trait de khôl qui a tout juste coulé sous son oeil.

« Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit. Tu n’as rien à me prouver, aucune guerre à mener contre moi.clap sec du miroir refermé qu’elle laisse retomber dans la pochette pendue à son épaule, et son attention toute entière portée sur le gamin à deux mètres d’elle. Tu ne me croiras peut-être pas, mais ceux que tu méprises tant n’ont pour la plupart rien à prouver à qui que ce soit. Ils ont simplement perdu la guerre qui les opposait à eux-mêmes… Et bien des choses à oublier. »

Soupir las, et ses cheveux qu’elle balaie pour les ramener en boucles désordonnées sur son épaule ; un coup d’oeil sur les aiguilles de sa montre, et elle le frôle de l’épaule dans une esquisse de départ — trois pas dans son dos, elle s’immobilise et pivote de trois quarts pour le relancer une dernière fois.

« Tu n’es même pas majeur, pas vrai ? elle demande — susurre, et sa voix rit presque. Crois-moi, même à vingt ans, même à trente, il te restera encore toute une vie à gâcher, si tu n’y prends pas garde. ((elle marque une pause — et le sourire sur ses lèvres, plus sincère que tous ceux qu’elle a pu lui adresser.)) Mais si tu crois sincèrement n’avoir jamais à tomber, alors soit. Je t’attendrai, en espérant que tu ne viendras jamais. »




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MessageSujet: Re: For the hatred which eats away your heart (PV Serah)   Sam 29 Sep - 19:03

FOR THE HATRED WHICH EATS AWAY YOUR HEART

- Oh, voyons…

Elle s’écarte de toi, te fais dos un instant. Et toi, tu meurs d’envie de réduire cette distance une fois de plus, ui faire face et la défier, encore. Les mains dans les poches et le sourire, figé sur tes lèvres, arrogant. Pourtant tu ne bouges pas, attend que l’autre daigne se retourner, si elle en a le courage. Quelques secondes plus tard, la tête rousse te regarde, parait pourtant plus concentré sur autre chose quand elle se saisit de son miroir, te faisant hausser un sourcil. Un pas vers elle, les mains sur l’arrière du crâne.

- Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit. Tu n’as rien à me prouver, aucune guerre à mener contre moi. Tu ne me croiras peut-être pas, mais ceux que tu méprises tant n’ont pour la plupart rien à prouver à qui que ce soit. Ils ont simplement perdu la guerre qui les opposait à eux-mêmes… Et bien des choses à oublier.

Et rien que pour ça, tu pourrais les mépriser, ceux qui ont perdu la bataille, incapable de remporter la victoire contre un peu de liquide, contre eux-même peut être, mais l’imbécile que tu es refuse de connaître les raisons d’une telle défaite.

- Tu n’es même pas majeur, pas vrai ? Crois-moi, même à vingt ans, même à trente, il te restera encore toute une vie à gâcher, si tu n’y prends pas garde.

Et tu oses encore croire, qu’elle est dans le faux, que jamais tu ne tomberas. Tu as déjà vacillé, plus d’une fois, mais jamais trébuché.

- Mais si tu crois sincèrement n’avoir jamais à tomber, alors soit. Je t’attendrai, en espérant que tu ne viendras jamais.

Et ô grand jamais, tu ne plongeras aussi profond qu’eux.

- Ne t’en fais pas, va. Je me considère assez fort pour que tu puisse m’attendre vainement une vie durante, pour que jamais je n’entre dans ton antre, sorcière.

Tu l’observe un moment, dans les yeux, le sourire victorieux aux lèvres, quand bien même ta victoire ne pourrait sans doute être assuré, et finalement te recules de deux pas, t’arretes, sans la lacher du regard.

- Alors, Aurevoir et à jamais.

Tu tournes les talons, laisse la rousse plantée là et t’étires en avançant, en vient un instant à effacer son existence dans ton esprit, quand tu retournes à la fête. Pourtant, tu sens l’ennui t’envahir, tes pensées sont loin et ses mots reviennent, t’agaces et pourtant tu lâches un sourire, quelque peu tordu. Et sans même réaliser, elle t’aura marqué pour ce soir.




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MessageSujet: Re: For the hatred which eats away your heart (PV Serah)   

For the hatred which eats away your heart (PV Serah)
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