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 For the hatred which eats away your heart (PV Serah)

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MessageSujet: For the hatred which eats away your heart (PV Serah)   Dim 25 Sep - 23:25


FOR THE HATRED WHICH EATS AWAY YOUR HEART

Feat Serah G. Ziegler



Tu soupire un coup, regardant les étoiles dehors. Parce que cela te va mieux de fixer le ciel cette nuit que de regarder les quelques personnes autour de toi. Parce que ça te va mieux surtout d’être dehors au lieu d’être à l’intérieur dans le boucan et dans le monde. Il y a Jude la bas c'est vrai, mais tu n’as pas pu rester là où tout est insupportable à tes yeux très longtemps, malgré sa présence et le fait que tu aies accepté, sans trop de mal on va dire, de le suivre à cette fête.

Mais c'était ridicule en fait, et tu es juste en train de le regretter un peu trop, assit sur ton mur en fixant le ciel. Tu songes quand même à envoyer un SMS au brun, un « si tu me cherche je suis juste dehors, je reviens bientôt t'inquiète » avant de ranger le téléphone avec un second soupir. Tu te sens con à être venu pour te sentir aussi mal, la bas. Mais tu as voulu suivre Jude quand il t’a proposé de venir, et tu ne te sentais pas de dire non. Tu as envie surtout, de voir comment il pouvait être aussi sociable et à quel point c’était facile pour lui, d’approcher les autres. Mais en vrai, tu n’aimes juste pas être là.

Tu fermes un instant les yeux, la tête toujours à fixer le ciel. Dans ton esprit, il y a ce visage qui te vient, alors que tu sens ton cœur s’accélérer quelques instants. Tu te sens con, à ne penser qu’à Meera depuis votre rencontre. Son sourire t’a tellement marqué, elle qui paraissait si vivante en jouant dans ce bar, ça t’a touché. Un peu trop, surtout beaucoup trop fort que maintenant rien en pensant à elle tu te sens légèrement bizarre, depuis votre rencontre. Tu devrais y retourner dans le fond, parce que ce sentiment te prend bien trop aux tripes depuis cette soirée-là. Tu es con Iekazu, tu n’oses même pas y retourner alors que tu en meurs d’envie.

Tu essayes de ne plus y penser, tu rouvres les et tu tentes de te détendre de nouveau, au moins un peu. Tu te sens mieux quand même, là où il y a le calme et loin des types que surtout tu déteste plus que tous la vision tellement pathétique. Tu étais bien, jusqu’à ce que des voix un peu trop près de toi se fassent entendre, alors tu baisse le regard pour voir un groupe passer à quelques mètres, l’air tellement défoncés. Tu les vois, ces types qui marchent pas droit, mais avance malgré tout satisfait d’eux. Tu les vois, qui approche un type en costard qui avait le malheur de rentrer tard du boulot, qu’ils n’hésitent pas à emmerder. Tu les juges rapidement du regard, ces « déchets » qui viennent pourrir ceux qui sont « respectables » à tes yeux. Tu ne connais pour rien de ces hommes, mais tu as déjà décidé que ceux qui dans l’état le plus déplorable sont les coupables.

Et ton regard haineux est présent, tandis que tu fixes la scène sans bouger. Jusqu’à ce qu’une présence se pose à tes côtés, aussi simplement et sans visiblement la moindre gêne. Tes yeux se déplacent, surpris certes, mais c’est un air froid qui fixe la rouquine. Une secondes, tu as cru à Lyria, mais tu as vite constaté que ce n’était pas le cas. Juste une étrangère pour toi, qui a décidé de te déranger. A tes yeux, ça ressemblait juste à ça.

-… Oui ? Je peux savoir ce que tu veux ?

Même pas de vouvoiement, après tout tu es un peu blasé du fait qu’elle vienne comme ça te voir. Bien que tu ne la laisses pas répondre, que tu finis par lâcher un sourire pas forcément agréable.

- Tu viens me dire que je te plais ? Je savais que je faisais de l’effet aux filles, en fait.

Tu lâches un rire, bien que tu ne sois même pas convaincu toi-même de tes propos. Et que tu as surtout envie qu’elle s’en aille vite, quand bien même tu es perplexe de voir quelqu’un venir te voir. Tu ne sais pas, peut-être qu’elle veut juste discuter ?... La bonne blague, sérieux.

(c) by me




Une rose de Romeo! Merci merci ♥
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MessageSujet: Re: For the hatred which eats away your heart (PV Serah)   Sam 18 Fév - 21:04



For the hatred which eats away your heart
D’autres mains, d’autres pas, d’autres souffles alcoolisées, d’autres murmures à l’oreille, d’autres rires légers, cristallins ; elle danse encore, Serah, elle valse, elle tourne, elle s’éloigne puis on la ramène, on la renverse, on croit l’enivrer mais c’est elle qui enchante, elle qui séduit. On la regarde — elle brille, elle illumine, elle flamboie — et elle s’y plaît, elle se prend au jeu — ce soir est l’un de ceux où elle fait semblant d’être comme eux, comme tous, semblant de s’amuser, semblant de désirer.
Faux et usage de faux ; artifices — cette nuit non plus, aucun ne saura l’attirer jusqu’à chez lui ; au prochain matin non plus, aucun ne saura se vanter de l’avoir jamais possédée.

Elle mime l’ivresse, elle paraît vaciller, elle prend appui sur les épaules, les bras offerts de ceux qui la veulent un peu trop. Dans sa robe nocturne — reine de minuit —, débarrassée de ses talons, chaussures à la main, bracelets cliquetant au poignet, visage rougit par le trop plein de corps échauffés par l’alcool et les danses embrasées, elle s’échappe, elle s’enfuit — elle abandonne là-bas les hommes et leur déception, les bouteilles de Jack qui ne l’enivrent pas vraiment, et les espoirs qui se noient dans les verres emplis de mélanges douteux, répugnants. Elle s’offre à la nuit, à l’éclat pâle des belvédères, qui ternissent son teint au profit des étincelles de ses créoles et de ses bagues d’argent — présents d’amoureux transis, de Casanova empressés, peut-être de son père bien-aimé. Son châle de tissu fin, presque translucide, passé négligemment sur ses épaules, se soulève à chaque pas, à chaque souffle timide de la brise qui remonte l’allée du jardin — l’un de ces grands terrains de verdure entretenus, sillonnés d’une allée de pierres blanches et entourés d’un muret à l’air récemment repeint, et dont le seul accès est gardé par un portail immense, imposant, de fer noir, laissé ouvert à l’occasion de la soirée qui bat son plein à l’intérieur. Son business.

Elle déboutonne la sacoche qui contient ses quelques précieux, en tire son téléphone, pour consulter l’heure et répondre au message dont elle vient d’entendre la sonnerie retentir dans la nuit. Meredith, forcément, qui s’inquiète de ne pas la voir rentrer — qui s’inquiète toujours, de toute façon, parce que l’affaire de la Ziegler demeure un danger, quoiqu’elle puisse en dire. Elle pianote, d’une seule main, puis verrouille et range l’appareil là où il se trouvait, refermant le sac à main à bouton-pression.

Des voix retentissent, des chahuteurs s’approchent d’elle sans même la voir ; ils se bousculent et trébuchent, rient trop fort pour que ce ne soit dû qu’à la plaisanterie de l’un ou des autres. Elle reconnaît le visage de certains — ce soir, ils ont contribué à la somme qu’elle rapporte jusque chez elle. Elle s’écarte lorsqu’ils empiètent d’un peu trop sur son espace vital, on tente de la retenir d’une prise mal assurée sur le poignet, et elle ne s’en défait pas tout de suite — curieuse, avide d’adrénaline, sans doute peu effrayée aussi, parce qu’elle n’envisage sans doute pas tout ce que des hommes ivres pourraient faire. « Seraaaah… Serah, Serah, Seraaah… » ricane celui qui la tient, en l’attirant vers lui, vers eux. « J’avais pas vu, l’est belle ta robe… T’es mignonne comme ça, t’sais ? » Elle hausse les épaules et, d’un geste peut-être un peu trop vif, détache les doigts de l’ivrogne, du drogué de son poignet. « Merci. Lâche-moi, maintenant. »
Elle recule, elle s’éloigne, on tente de revenir vers elle, mais son regard dissuade, l’ivresse aussi — ils ont déjà d’autres préoccupations, l’esprit incapable de se souvenir de la tâche accomplie un instant auparavant. Elle les connaît un peu trop bien, ceux-là — ceux qui ne jurent plus que par leur addiction. C’est répugnant, en un certain sens.

Ils la devancent, ils la dépassent ; lorsqu’elle franchit le portail de fer forgé, ils sont déjà plus loin dans la rue, à s’en prendre à un type, un jeune fonctionnaire sûrement, si l’on en croit son accoutrement, un homme bien, qui rentre du travail un peu tard, et qui a eu le malheur d’emprunter la mauvaise rue, à la mauvaise heure. Une proie facile, pour des êtres qui n’ont plus que leur poison pour se sentir exister — celui de leur âme ou de leurs veines, la nuance demeure faible de l’un à l’autre. Un sourire léger s’installe sur ses lèvres — comme si c’était à des jeux d’enfants qu’elle assistait, plutôt qu’à une guerre injuste portée contre un innocent, seul contre tous. Deux univers qui entrent en collision et s’ébranlent ensemble, elle est comme fascinée. Un instant, elle se demande jusqu’où les dommages pourraient se porter — si la mort pourrait frapper.
Ils sont humains et, pourtant, affublés d’un costard repassé ou d’une chemise humide de sueur, ils sont tous monstrueux.

Un, deux, trois pas ; ses pieds nus sur le bitume se moquent du froid autant que des irrégularités. Elle prend un soin particulier à ne pas risquer de s’entailler sur des restes de débris de verre ou de fer — bouteilles ou canettes, autres détritus dont elle préfère sans doute se passer de la connaissance. Elle poursuit sa route, et elle l’aurait poursuivi longtemps encore si son regard ne s’était pas tout à coup relevé — son attention capturée par un froissement, un bruissement dans les environs. Une seconde de flottement, et ses yeux se heurtent à une silhouette, assise sur le muret qui borde l’enceinte de la fête, à quelques pas de là. De profil, elle croit pourtant reconnaître le minois de l’adolescent — sans doute était-il de la partie, un peu plus tôt, pour que ses traits lui soient vaguement familiers.

Elle s’avance, la démarche féline, le sourire déjà amusé accroché aux lèvres et, abandonnant ses chaussures sur le trottoir, elle se hisse sur le muret à la force de ses bras. Un instant occupée à s’assurer que sa robe n’avait pas pris le parti de remonter sur ses cuisses, elle lève enfin les yeux en direction de celui dont elle empiète certainement sur l’espace privé, le calme qu’il cherchait peut-être, ici, à l’écart de tout, de la foule, de la fête. « … Oui ? Je peux savoir ce que tu veux ? Tu viens me dire que je te plais ? Je savais que je faisais de l’effet aux filles, en fait. » Elle hausse un sourcil, elle penche la tête ; un instant, c’est à l’innocence que l’on croit faire face. Elle a l’air surpris, à peine froissée — et puis, un éclat d’intérêt mêlé de malice s’allume dans son regard. Elle se penche dans sa direction, l’observe et paraît le jauger, l’appréhender — comme si, l’espace de quelques secondes, elle s’interrogeait vraiment quant à la probabilité de ce qu’il venait d’énoncer, la bombe qu’il venait de lâcher.
Et puis, satisfaite, sa réponse assurée, elle se redresse, se penche en arrière et renverse sa tête — ses mains, ses jambes lui assurent de ne pas tomber, alors même qu’elle paraît basculer, ses cheveux comme cascade enflammée dans son dos. « Trop jeune… Beaucoup trop jeune. » Il ne se démonte pas, rétorque dans l’instant qui suit. « C'est dommage, tu m'as pas laissé l'occasion de te dire que tu n’es pas du tout mon genre. » Un rire franchit les lèvres de la rousse, s’élève dans le presque silence de la rue ; presque, parce qu’il y a toujours les basses qui cognent au travers des murs de la résidence, et les rires des décharnés en face d’eux. « Tu pensais être le mien ? Je te l’ai dit, je les préfère plus vieux… Plus mâtures, aussi. »

Elle retrouve un équilibre un peu moins précaire, juste assez pour qu’une main puisse s’écarter du mur sans qu’elle ne s’effondre, juste assez, encore, pour esquisser un vague geste en direction de la scène, pitoyable, qui prend doucement fin en face d’eux. Des drogués pitoyables, qui délaissent enfin leur pitoyable proie : un type pitoyable, aux fringues pitoyables, dans une posture pitoyable, aux tremblements pitoyables, à la pâleur pitoyable. Il a donc vraiment eu peur ? « C’est eux, que tu regardes d’un si mauvais oeil ? Je suis certaine que tu es moins désagréable, lorsqu’ils ne sont pas dans les parages. Ou bien, je me fourvoie ? » Perspicace ?
Allons, elle est simplement douée lorsqu’il s’agit de s’imprégner des détails ; l’avantage d’avoir toujours privilégié l’observation à l’action, d’aussi loin qu’elle puisse se souvenir.
elle est là, elle est toi ; elle brûle et tu te consumes, elle s'immisce, elle t'apprivoise, elle te fait prisonnière, elle te fait folie ; tu deviens terreur, tu deviens animale, elle s'approche et tu fuis, tu cries son nom et tu pleures l'amour, la solitude, quand elle s'échappe elle aussi ✘ ft. Iekazu



Serah les charme en #B24767

"you're playing with a heart that's fireproof"
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