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Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
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Meera ♦ Wanderers at night, they might combust. [NC - Âmes sensibles] [terminé]
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MessageSujet: Re: Meera ♦ Wanderers at night, they might combust. [NC - Âmes sensibles] [terminé]   Jeu 10 Aoû - 14:49


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Elle me pousse et je me redresse pour qu’elle puisse en faire de même ; quelques instants plus tard sa main fraîche vient caresser mon visage, les blessures et contusions qu’elle effleure sans faire le moindre mal. Je cherche son regard pour m’y plonger, l’esquisse d’un sourire au bord des lèvres, qui se veut rassurant, je caresse son bras du bout des doigts, rien que pour sentir la douceur et la vie qui palpite sous la peau fine de son poignet.

« Comment tu te sens ? »

Je fronce les sourcils une seconde, me détends celle d’après quand j’ai l’impression que la tension ravive les tambours dans mon crâne.

« Vague impression qu’une pelleteuse m’a roulé dessus six fois d’affilée et qu’on creuse tout mon corps au marteau piqueur et à l’aiguille de couture en simultané. »

Je ricane, doucement, mes inspirations tiraillent mes côtes mais la douleur reste supportable, peut-être encore anesthésiée par le sommeil qui ne m’a pas encore tout à fait quitté — je sens mes muscles encore engourdis, mon esprit toujours embrumé.

« Tu te souviens de quoi ? »

Tête inclinée, je cligne des paupières : de quoi je me souviens ? C’est flou, c’est opaque. Je me rappelle du début de la soirée, l’envie de tuer la douleur et les pensées, les premiers verres — c’était une fête, je crois, du monde et de la musique forte. Puis ça s’embrouille, ça s’obscurcit. J’ai vite perdu le fil, c’était le but et l’intérêt.
Je me souviens m’être réveillé cette nuit, Meera dans mes bras, sa panique, ses larmes, mauvais rêve dont elle a fini par s’apaiser.
Entre deux, ce sont des images troubles — carrosserie de belle bagnole, seringue, et ses mains sur moi et ma bouche sur la sienne, toujours cette sensation d’avoir merdé, des mots durs ? Les images se dispersent, s’assemblent sans prendre sens, se détachent, se gangrènent.

« Pas grand chose… La dernière image nette que j’ai j’m’enfilais des verres sur le canapé de la barraque miteuse d’un inconnu. Et ça m’file des migraines d’essayer de me souvenir du reste. »

Je m’interromps, hésite un peu en me saisissant de ma tasse, chaude entre mes mains, je fixe la fumée qui s’en enlève, me mordille la lèvre.

« Tu t’es agitée, cette nuit. Mauvais rêve ? »


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MessageSujet: Re: Meera ♦ Wanderers at night, they might combust. [NC - Âmes sensibles] [terminé]   Jeu 10 Aoû - 23:01

Wanderers at night : burning
They say it changes when the sun goes down around here ✘ ROMEO
Vague impression qu’une pelleteuse m’a roulé dessus six fois d’affilée et qu’on creuse tout mon corps au marteau piqueur et à l’aiguille de couture en simultané.
Haha, c’est tout ? Elle fit dans un souffle amusé après avoir laissé un vague rire résonner au fond de sa gorge –s’il savait encore dire des conneries de ce genre, c’est que ça allait mieux qu’hier soir malgré tout.

Sa main quitta son visage et elle l’écouta faire le récit de ses souvenirs de la veille tandis qu’elle se penchait pour attraper une des tasses fumantes posées sur le plateau au pied du lit –elle nota au passage la présence d’un cachet d’aspirine et ne se retint pas de sourire devant l’attention ; elle l’avala avec la première gorgée brûlante de chocolat chaud.

Pas grand chose… La dernière image nette que j’ai j’m’enfilais des verres sur le canapé de la barraque miteuse d’un inconnu. Et ça m’file des migraines d’essayer de me souvenir du reste.
T’inquiète, fit-elle d’un ton qu’elle voulait confiant et rassurant, tu loupes rien qui vaille la peine de s’éclater le crâne pour s’en souvenir.

Elle était tellement soulagée qu’il ne se rappelle pas de la limousine et du type qui était dedans avec elle. Elle était tellement soulagée qu’il ne se souvienne pas de leur échange violent, de leurs mots rudes et sans pitié –surtout les siens à lui, car elle savait qu’il ne les pensait pas, elle savait que c’était l’alcool, les drogues et la détresse qui le rendaient amer comme ça, et elle ne voulait pas qu’il s’en morde les doigts quand finalement, il lui en fallait bien plus pour la faire tomber.
Les mots étaient bien peu comparés aux gestes, à ses yeux ; pas une fois il n’avait fait quoique ce soit qui puisse la heurter.
Alors c’était pas si grave, il valait mieux tout oublier, faire comme si ça n’avait jamais existé même.

Tu t’es agitée, cette nuit. Mauvais rêve ?

Meera fronça les sourcils, d’abord surprise par la question parce qu’elle ne se rappelait pas de ça. Et puis ce fut comme si ses joues se décolorèrent alors que les images revinrent assez facilement dans son esprit. Ça n’était pas la première fois qu’elle faisait ce cauchemar là –c’était même plus qu’un mauvais rêve d’ailleurs, c’était un souvenir. Enfoui, enfermé à triple tour dans un coin de son esprit afin de ne jamais y songer ; mais la nuit et le sommeil savaient s’infiltrer par la serrure et faire danser les démons derrière les paupières closes.
Elle se tendit, baissa la tête sur sa tasse comme pour éviter son regard –parler de Saul avait été assez facile la dernière fois qu’elle avait dormi chez Romeo car c’était un mal récent, et puis aussi parce qu’elle était convaincue que ça ne durerait pas.
Parler de son père et de son suicide en revanche, c’était mille fois plus douloureux.
Surtout devant lui.
Pourtant elle hocha la tête, et parvint à articuler une réponse, concise certes, mais sans mensonge ni omission –comme si avec lui, elle pouvait trouver ce qu’elle avait trouvé chez Saul les première fois qu’elle avait osé se confier : une épaule pour pleurer, des bras pour la rassurer, et puis le courage d’avancer après.

J’ai…, elle hésita une seconde encore, se mordit la lèvre avant de sauter le pas, j’ai rêvé de mon père…

Ses doigts se crispèrent sur la céramique chaude de la tasse alors qu’elle laissa échapper un soupir lourd, avant de lever vers Romeo un sourire fatigué.

Ça m’arrive parfois, ça me réveille la nuit quand y’a personne avec moi.

Mais toi t’étais là, alors j’te jure que ça va.






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MessageSujet: Re: Meera ♦ Wanderers at night, they might combust. [NC - Âmes sensibles] [terminé]   Ven 11 Aoû - 11:50


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Elle perd ses couleurs, elle ternit, elle se fane la gosse, elle se fane la belle, pétales blanchis de trop d’ombre, l’espace d’un instant on verrait l’enfant qui pleure, sur des démons que je ne connais pas encore. Je ne sais rien d’elle ; je me suis amouraché de l’image qu’elle renvoie, de l’armure forgée, des murs de briques maladroits autour de l’être de papier — je suis tombé comme en amour de la moitié d’elle, et l’autre ne m’effraie pas, elle est Meera, qu’importe sous quel jeu de lumière.

« J’ai… J’ai rêvé de mon père… »

Elle relève les yeux vers moi, et j’ai ce réflexe de la tendresse, mes doigts qui viennent effleurer sa joue et glisser une mèche de ses cheveux emmêlés du matin derrière son oreille ; contact léger pour rappeler la présence, la douceur pour parer la douleur.
J’imagine toujours le pire, elle dit père et je ne sais pas, elle dit père et l’omission du reste m’angoisse et me tourmente — qui est-il dans l’histoire de la gamine d’hier, qui est-il dans celle de la femme d’aujourd’hui ?

« Ça m’arrive parfois, ça me réveille la nuit quand y’a personne avec moi. »

Je ne peux pas m’en empêcher, j’ai ce rien du tout de sourire au bord des lèvres — ce qu’il est doux de se savoir pansement pour le coeur d’autrui, ne serait-ce qu’une fois en passant. Je sais mes torts, je sais leur douleur, je sais les pardon que je ne dis pas, les mots que je tais, par peur ou par fierté — je sais les gestes pour me racheter.
Je pose mes lèvres contre son épaule d’où j’ai légèrement dégagé le tissu de la chemise qu’elle m’a emprunté, rien que pour sentir sa peau contre ma bouche, une seconde. Je voudrais me taire, ne pas rouvrir les blessures — je voudrais me taire, et tout effacer sans avoir rien à dire.
Je voudrais, ce serait si simple, ce serait si lâche, avec elle j’en suis incapable.

« Ton père… je souffle près d’elle, en relevant les yeux pour soutenir les siens. Tu n’en parles jamais… »

Comme je ne parle jamais d’elle,
un démon comme un autre,
une blessure, une déchirure,
fêlure sur le château de verre.

« Qu’est-ce que… Que s’est-il passé, Mee ? »

Et j’ai mes doigts qui caressent son poignet, la forcent doucement à lâcher la tasse que je repose sur le plateau pour accrocher ma main à la sienne ; toujours le contact, l’assurance d’une présence, aujourd’hui c’est toi et moi contre le monde, Meera.


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MessageSujet: Re: Meera ♦ Wanderers at night, they might combust. [NC - Âmes sensibles] [terminé]   Ven 11 Aoû - 20:22

Wanderers at night : burning
They say it changes when the sun goes down around here ✘ ROMEO
Meera ferma les yeux un instant en sentant la main de Romeo glisser sur sa joue et remuer ses boucles bleues. Quand elle sentit qu’il allait l’écarter de son visage, elle vint l’attraper entre ses doigts pour ramener sa main contre sa joue, contre ses lèvres –comme un chaton réclame ses caresses. Il faut dire qu’il avait le don de l’apaiser du bout des doigts depuis quelques temps ; depuis la dernière nuit passée ici à dire vrai. C’était un peu comme avec Saul, mais différent en même temps –quand il arrivait à la calmer et la rendre aussi docile qu’une enfant endormie, Romeo lui, arrivait tout bonnement à bouleverser les raisons pour lesquelles son coeur battait à vive allure ; de l’anxiété à la colère, en passant par le chagrin, il suffisait d’une caresse, d’un baiser, parfois même d’un regard pour que son palpitant s’affole plus encore, mais d’amour cette fois.
Voilà, c’était dit.
Deux ans après Noah, et malgré tout ce qu’elle s’était promis de ne plus faire, elle était retombée dans les filets de l’Amour et c’était Romeo qui les tenait.
Alors quand il se pencha vers elle pour déposer un baiser sur son épaule découverte, elle frémit, fébrile, autant par le sujet qu’ils avaient commencé à aborder que par sa seule présence à lui.

Ton père… il souffla en relevant ses yeux d’ambre vers elle. Tu n’en parles jamais…

Elle ne répondit pas tout de suite, se contenta de serrer ses doigts fins autour de sa main.

Qu’est-ce que… Que s’est-il passé, Mee ?

Meera garda le silence le temps qu’il lui retire la tasse de l’autre main et aille la reposer sur le plateau avant de s’en saisir. Elle poussa un nouveau soupir, plus lourd qu’avant encore, mais son sourire fatigué de tout à l’heure ne quitta pas ses lèvres –continuer à sourire, c’était un peu comme se battre incessamment et elle ne voulait pas abandonner ; encore moins face à lui.
Elle prit un grande inspiration, et se lança.

Si… si j’parle jamais de ma famille c’est juste que j’en ai pas –elle ne prit pas le temps de tourner autour du pot, c’était plus facile de tout balancer de but en blanc sans prendre le temps de trop y penser ; comme on rentre dans de l’eau trop froide au moment de se baigner, valait mieux y plonger tout entier plutôt que prendre son temps, sentir la morsure du froid et renoncer. Mon père est mort quand j’était petite et j’avais que lui donc j’ai grandit en orphelinat et j’en suis sortie à seize ans pour vivre avec Noah alors… à partir de là j’ai pas grand-chose à dire sur eux, elle ajouta avec un rire léger, un peu écorché certes.

Son regard se fit vague pendant une seconde alors qu’elle gardait les yeux baissés sur leurs mains enlacées, avant de relever la tête vers lui.

J’avoue que je pensais qu’Olympe t’en avais un peu parlé, haha.

Peut-être s’était-elle auto-convaincue qu’il était déjà au courant pour éviter d’avoir à en parler ouvertement ?






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MessageSujet: Re: Meera ♦ Wanderers at night, they might combust. [NC - Âmes sensibles] [terminé]   Ven 25 Aoû - 17:59


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Une inspiration ; le souffle, l’élan que l’on se donne pour franchir les obstacles, les barrières du silence, celui que l’on se donne pour lâcher les mots qui déchirent — ceux qui écorchent quand on les énonce et que la réalité prend tout son sens, les douleurs se font plus tangibles.
J’ai mes yeux sur elle, qui ne la lâchent pas, ma main qui la retient, point de contact que je caresse doucement pour qu’elle n’oublie pas que je suis là. J’ai mon silence, mon attention, toute entière pour elle, de peur qu’elle s’effondre — savoir la rattraper, au moindre pas de côté qui semblerait la faire tanguer.

« Si… si j’parle jamais de ma famille c’est juste que j’en ai pas. ((je fronce les sourcils, à peine ; ma main qui se resserre sur la sienne, doucement, quand elle continue sans interruption.)) Mon père est mort quand j’était petite et j’avais que lui donc j’ai grandit en orphelinat et j’en suis sortie à seize ans pour vivre avec Noah alors… à partir de là j’ai pas grand-chose à dire sur eux. »

La suite, j’en connais une partie ; pas bien longtemps après je la rencontrais, pendue au bras de Noah, et Saul plus ou moins dans les parages — trop peu d’intérêts portée à l’égard de ce dernier, son absence ne m’avait pas frappé. Il avait fallu que je l’aime, elle, et qu’elle s’ouvre à moi pour que j’ouvre les yeux, que je saisisse tout ce qui m’avait échappé.
Tout ce qui m’était passé à côté sans que j’y prenne garde, à l’époque — celle de mes premières défonces, les plus excitantes, quand j’y prenais mon pied ; et pourtant je n’avais pas encore d’aiguille au creux du coude.

J’ai ce noeud au creux du ventre, quelque chose comme de la culpabilité ; l’impression d’avoir été trop longtemps loin de tout ça, l’idée que j’aurais pu être là avant, depuis trois ans au moins, l’aider, peut-être, qu’elle ne soit plus seule pour porter tant de poids sur ses épaules.

Elle relève la tête, et j’effleure sa joue de mon pouce, mes doigts courent le long de sa gorge, de sa clavicule, à peine plus bas et je sens son coeur battre ; qu’importe la gravité de la situation j’ai ce sourire au bord des lèvres, de la sentir si vivante près de moi.

« J’avoue que je pensais qu’Olympe t’en avais un peu parlé, haha.
Elle n’est pas du genre à raconter les histoires qu’elle n’a pas vécues, tu sais, je souffle doucement, en relevant les yeux vers elle pour soutenir ses prunelles claires. Y’a… longtemps… Un jour elle m’a balancé d’arrêter de faire le malin, que toi comme moi on avait connu les quatre murs d’un orphelinat. Elle m’a jamais dit pourquoi, j’ai pas non plus demandé. Et ça remonte tellement que j’suis même pas sûr que tu lui avais déjà raconté à c’moment-là, pour tout t’avouer. »

Je me me mords la lèvre un instant, puis repousse le plateau sur le matelas. Lentement, je glisse mes main sur sa taille, l’incite à se rallonger au milieu des draps fouillés ; je serre les dents sous la douleur lorsque je me penche au dessus d’elle pour venir poser mes lèvres contre les siennes, un peu plus quand je me redresse pour la regarder en dessous de moi.

Il y a dans ma tête une énième question, comme un mauvais pressentiment ; une voix qui me demande de me taire, t’as pas besoin de savoir, et une autre en harmonie mal accordée, tu ne pourras pas y échapper.

« Ton père… je lâche, le murmure hésitant, l’envie de revenir en arrière et de ne plus rien demander ; il est déjà trop tard. Comment… Comment est-ce qu'il est mort ? »

Ma voix était plus basse encore, presque éteinte ; je crois connaître déjà la réponse, la lire dans la moindre de ses hésitations, au fond de ses yeux, de l’avoir goûtée à même sa bouche quand j’y ai cueilli notre dernier baiser — je crois savoir déjà ce qui ne souhaitait pas être dit.


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MessageSujet: Re: Meera ♦ Wanderers at night, they might combust. [NC - Âmes sensibles] [terminé]   Sam 26 Aoû - 21:51

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Elle n’est pas du genre à raconter les histoires qu’elle n’a pas vécues, tu sais –Meera eu un sourire, un semblant de rire soufflé ; c’était vrai, ça ne l’étonnait pas tant de sa meilleure amie au final– Y’a… longtemps… Un jour elle m’a balancé d’arrêter de faire le malin, que toi comme moi on avait connu les quatre murs d’un orphelinat. Elle m’a jamais dit pourquoi, j’ai pas non plus demandé. Et ça remonte tellement que j’suis même pas sûr que tu lui avais déjà raconté à c’moment-là, pour tout t’avouer.

Elle ressenti comme un tiraillement dans l’estomac au souvenir de cette époque ; sa relation avec Romeo n’avait pas démarré de la façon la plus tendre, parce qu’il y avait Noah et qu’elle se pliait à son caractère pas facile, parce que Rom’ lui même savait se montrer infect pour une raison qu’elle ignorait. Olympe avait déjà laissé sous-entendre qu’il n’allait pas bien et qu’il n’était pas comme ça normalement alors elle avait laissé coulé –mais quand même. Ils avaient déjà eu des mots tranchants comme l’acier l’un contre l’autre, trois fois pire que ce qu’ils s’étaient dit la veille et dont il ne se souvenait heureusement plus.
C’était étrange de repenser à ça au moment même où ses doigts courraient sur sa joue, dans son cou et jusqu’à la naissance de la poitrine avec une une tendresse à laquelle elle avait rarement eu droit –avec Noah, brièvement ; avec Saul dans un autre contexte.
C’était étrange de se rappeler les mauvais souvenir avec lui alors qu’elle se trouvait dans ses drap, qu’elle avait ses vêtements sur le dos, et qu’il l’incitait à s’allonger sous lui avec des gestes toujours aussi doux ; elle avait comme l’impression que les souvenirs désagréables étaient flous désormais, qu’au travers du voile de ses sentiments, elle n’y voyait plus clair –qu’elle avait oublié.
Quand il l’embrassa elle oublia presque de quoi ils étaient en train de parler cinq secondes plus tôt.

Ton père, il murmura au-dessus d’elle dans un souffle hésitant, comment… Comment est-ce qu'il est mort ?

Et voilà. Il fallait bien arriver là à un moment ou un autre, non ?
Meera ne répondit pas tout de suite, s’accrocha quelques secondes encore aux ambres chaleureuses de Romeo comme pour se donner du courage. Et puis elle détourna le regard, ses yeux s’attardèrent fatalement sur l’avant-bras du jeune homme et elle ne put s’empêcher d’effleurer les cicatrices encore fraîches du bout des doigts.
Ça faisait déjà mal de parler de ça. En parler avec lui, c’était pire ; parce qu’en plus de s’écorcher elle-même avec ses souvenirs, elle avait peur de l’écorcher lui en lui rappelant les siens.

Il… Il s’est suicidé, elle parvint finalement à articuler à demi-voix avant de s’éclaircir la gorge pour apaiser les tremblement dans sa voix. C’est moi qui l’ai trouvé pendu dans le salon en rentrant de l’école…

Elle ferma les paupières une seconde et derrière le rideau de peau, elle pouvait encore voir les yeux gris et morts qui dardaient sur elle comme une malédiction dans chacun de ses cauchemars.

J’avais six ans, elle ajouta en rouvrant les yeux, toujours fixés sur le bras de Romeo. Je sais pas pourquoi il a fait ça…

Elle ne le connaissait pas vraiment au fond, elle ne pouvait pas savoir.
Quelques secondes s’écoulèrent dans le silence avant qu’elle ne parvienne à décrocher ses yeux des cicatrices pour les lever vers son visage, et un sourire triste dessina ses lèvres. Elle ne savait pas vraiment quoi dire, ni même si elle attendait un mot en particulier de sa part ; les condoléances n’aidaient pas à remonter la pente, les mots creux non plus, et elle avait le sentiment qu’il le savait parfaitement.

Tu peux… elle marqua une pause, le regard un peu ailleurs comme si elle cherchait une issue de secours pour échapper la douleur dans son coeur. Tu peux m’embrasser encore une fois, s’il te plaît ?

Tu peux m’aimer pour m’aider à oublier ceux qui sont partis ?






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MessageSujet: Re: Meera ♦ Wanderers at night, they might combust. [NC - Âmes sensibles] [terminé]   Dim 27 Aoû - 22:21


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C’est le silence qui me répond ; son regard cille et elle le détourne, je le suis quand il se pose sur les estafilades le long de mon avant-bras, enchevêtrement de cicatrices qui n’en finissent jamais d’être rouvertes — l’extérieur à l’image de l’intérieur, écorché, ce quelque chose d’à la fois morbide, fascinant et repoussant. Je déglutis quand ses doigts les effleurent, frémis sous la douceur cruelle du geste ; quelque chose se tord en moi comme ma pensée s’égare un instant, deux prunelles d’un bleu plus glacial que le sien, une peau marquée dont je goûtais la saveur métallique du bout des lèvres, comme si l’amour suffisait, comme s’il restait quelque chose à sauver — j’ai voulu être celui qui change la donne ; j’ai hérité du poids qu’elle portait sur les épaules, qu’elle m’a légué en s’effaçant.
Je ferme les yeux, une seconde, l’impression de prendre un coup au creux du ventre — ce qui tremble en elle quand elle donne de l’importance aux blessures que je m’inflige, je ne le sais que trop bien.

« Il… Il s’est suicidé. »

Je rouvre les yeux pour la fixer, crois vaciller ; sans y penser tout de suite je serre le poing sur le pan de la chemise empruntée, frissonne du froid venu d’un gouffre ouvert à l’intérieur.

« C’est moi qui l’ai trouvé pendu dans le salon en rentrant de l’école… »

Bordel, Meera, j’ai comme une pointe au coeur, une esquisse de vertige, bordel, Meera, tu ne méritais pas ça. Je crève d’envie de la prendre dans mes bras, tout autant que j’aurais peur qu’elle se brise sous mes doigts — c’est qu’elle est forte, la belle, c’est qu’elle est fière, mais c’est aussi qu’il y a, sous le sourire, sous les railleries, ce quelque chose qui sonne déchirant, un cri d’enfant perdu, une douleur de gamine esseulée.

« J’avais six ans. Je sais pas pourquoi il a fait ça… »

C’est mon silence, cette fois ; les mots qui manquent, parce qu’aucun n’est jamais assez quand la mort frappe — aucun ne remplace ceux qui s’en vont, aucun ne sauve ceux qui restent de leur condition, quand ce sont eux qui doivent aller jusqu’au bout et y porter le nom des absents, leur mémoire ou le peu qu’il en reste.
Je caresse son poignet, lentement, je pourrais dire désolé, mais désolé de quoi ? Je pourrais lui dire que ça n’est pas de sa faute, qu’on n’est jamais responsable des choix d’un autre — mais je porte sur mes bras l’empreinte d’un crime que l’on ne me reconnaîtra jamais, d’une culpabilité similaire que je voudrais qu’elle, elle ne porte pas ; ne serait-ce pas hypocrite ?

« Tu peux… »

Je peux.
Mettre le monde à tes pieds,
décrocher la lune et mille étoiles,
t’offrir la plus belle des roses,
t’emmener danser tout le jour et puis toute la nuit,
m’envoler pour Rome ou pour Paris avec toi
et sur un coup de tête c’est plus fou, plus amusant
et plus romantique aussi,
te faire voir le monde pour te faire oublier,
te faire tourner la tête,
peut-être un jour
t’avouer que je meurs d’amour
pour toi — je peux.

« Tu peux m’embrasser encore une fois, s’il te plaît ? »

Tout ce que tu veux
toutes les choses et même les plus folles
pour ce matin un baiser seulement
je m’en contenterai.


Je me penche vers elle, pose mes lèvres contre les siennes, je m’oublie dans le vertige de nos esprits qui s’entremêlent comme je le fais avec nos doigts quand ma main se détache de la chemise.

« Ne t’assassine pas pour ces questions sans réponses, Mee’, je t’en conjure… »

J’ai soufflé contre sa bouche, tout juste le temps d’une seconde avant de revenir l’embrasser, noyer mes pensées et taire les siennes, ne songer qu’à nous, qu’à la douceur de sa peau sous mes doigts aventurés sur sa taille, sa hanche, son goût sucré, son parfum — mi-soleil de juillet, mi-cigarette — que ni mes produits de douche, ni mes draps ne parvient à effacer.
C’est quand respirer me manque que je me détache, l’enlace en enfouissant mon visage à la naissance de sa poitrine, pour inspirer son odeur, m’en rendre ivre à en avoir des vertiges.

« J’ai pas envie qu’tu partes… J’vais t’séquestrer dans mon lit toute la journée, jure. »

Je ris et me redresse, lentement, en m’efforçant de camoufler les grimaces légères, gêne et douleur, le crâne et la côte en miettes ; j’abandonne et me rallonge contre elle, mon bras en travers de son ventre qui la retient contre moi.

« J’peux plus m’relever, t’es prisonnière de mes draps maintenant… je lâche avant de marquer une pause, d’esquisser un rictus. Gueule pas trop fort et m’frappe pas, steuplaît. »

Sans me laisser tout à fait le temps de terminer, je glisse mes doigts plus haut sur sa taille pour venir la chatouiller, doucement, mon autre bras en rempart devant mon torse pour limiter la casse qu’un éventuel réflexe un peu brusque pourrait avoir — je connais les miens ; j’aimerais autant ne pas être victime des siens.

Tout ce que tu veux, pour te faire oublier
même jouer au gamin
intrépide, un peu stupide
et tout ça, Meera
juste pour te faire rire.


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MessageSujet: Re: Meera ♦ Wanderers at night, they might combust. [NC - Âmes sensibles] [terminé]   Lun 28 Aoû - 18:56

Wanderers at night : burning
They say it changes when the sun goes down around here ✘ ROMEO
Ses lèvres contre les siennes et elle ne touchait plus vraiment terre.
Meera ne comprenait pas comment il faisait pour parvenir à mettre sur pause son cerveau et ses idées sombres chaque fois qu’il la touchait, qu’il enroulait ses doigts autour des siens comme il le faisait actuellement, qu’elle sentait le goût de sa bouche dans la sienne –aujourd’hui il y avait encore la saveur métallique du sang à cause du point de suture sur sa lèvre mais même ça ne coupait pas court aux délices de ses baisers.
Il s’écarta un instant, et même si elle avait besoin de reprendre sa respiration elle aussi, elle aurait préféré qu’il ne le fasse pas.

Ne t’assassine pas pour ces questions sans réponses, Mee’, je t’en conjure…, il souffla contre ses lèvres avant de fondre de nouveau dessus sans lui laisser le temps de répondre ni même d’assimiler l’entièreté de la phrase.
Tu parles comme Saul, elle parvint finalement à articuler dans un rire léger, un peu éraillé, entre deux baisers affamés.

Alors qu’il se détacha d’elle une seconde fois pour l’enlacer et enfouir son visage au creux de sa poitrine, ses mains remontèrent naturellement le long de ses épaules, de sa nuque pour aller se faufiler dans ses cheveux. Pendant un instant, ils restèrent installés ainsi, Meera s’amusant à tracer des cercles et des signes incompréhensibles le long de sa nuque et de son cuir chevelu, un sourire apaisé sur le visage.

J’ai pas envie qu’tu partes… J’vais t’séquestrer dans mon lit toute la journée, jure.

Elle eu un rire plus clair que les autres, et pencha la tête vers lui pour déposer un baiser sur le haut de son crâne avant d’inspirer à pleins poumons l’odeur boisée de ses cheveux.

Je travaille pas le samedi. J’suis toute à toi, elle murmura contre son oreille.

Il rit –elle, de son côté, fondit– et se hissa vers elle comme pour se redresser mais la légère grimace que Meera aperçut sur son visage lui rappela qu’il avait les côtes abîmées et qu’il ne fallait pas forcer dessus. Elle s’apprêtait à le lui faire remarquer quand il abandonna l’idée et se rallongea sur elle, la clouant sur place, et lui tirant par la même occasion un gémissement sourd et bref.

J’peux plus m’relever, t’es prisonnière de mes draps maintenant…
C’est pratique ce genre d’excuses, tiens, elle railla légèrement sans jamais s’arrêter de jouer avec les mèches cendrés du bout des doigts.
Gueule pas trop fort et m’frappe pas, steuplaît.
…Quoi ?

Avant qu’elle n’eut le temps de dire ouf elle sentit ses mains se faufiler sous la chemise empruntée et se mirent à arpenter la peau de son ventre et de sa taille dans un rythme qui lui tira un gloussement de surprise suivit d’un rire qu’elle peinait à contrôler.

Arrête ça, haha ! Arrête Eastwood !

Elle parvint à retenir sa main en nouant ses doigts aux siens avant qu’un réflexe malencontreux ne la fasse tressauter brusquement. Doucement, et avec milles délicatesses pour épargner à Romeo le plus de désagrément possible, elle s’extirpa de sous son poids tout en inversant leurs positions afin qu’il soit celui adossé aux draps et qu’elle puisse retrouver sa mobilité –valait mieux un éclopé plutôt que deux.
Puis, le sourire aux lèvres –le genre qui en dit un peu trop, le genre qu’on lit facilement parce qu’il brille jusque dans les yeux– elle ramena à eux le plateau qu’il avait écarté plus tôt pour éviter tout désastre et s’empara de sa tasse qu’elle vida de moitié d’un trait –la boisson ayant refroidi, c’était plus commode d’y boire à présent. Elle y reposa la tasse quand elle fut vide, avant de se pencher sur le côté pour nicher son visage dans le cou de Romeo.

Et comme s’ils étaient tous les deux faits d’aimants aux pôles opposés, ce fut bientôt tout son corps qui vint se lover contre le sien, recroquevillé comme celui d’un chat assez à l’aise pour se rouler en boule et commencer sa sieste. Sa main vint se poser doucement contre sa clavicule, y déposa des caresses aléatoires du bouts des doigts.

Rom’, Meera murmura contre son oreille en levant la tête vers lui pour l’observer. Merci.

C’est ça le bien que t’arrives à me faire.






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MessageSujet: Re: Meera ♦ Wanderers at night, they might combust. [NC - Âmes sensibles] [terminé]   Jeu 31 Aoû - 17:54


do you feel exposed?
let your feelings show
can I taste you, can I replace you?
i need to know
let's lose our minds
please stay with me
we're wasting time
why don't you believe me?

Wanderers at night, they might combust ❞

Son rire éclate dans sa chambre, et c’est le son le plus beau que j’ai jamais entendu. La tête sur son épaule et les yeux levés vers elle, je sens les tressauts légers de son corps, ceux qu’elle retient et qui vont diminuendo lorsqu’elle vient enlacer nos doigts pour m’empêcher de continuer. Je la laisse faire, qu’elle me prive de mon jeu ou m’allonge ; grimaces réprimées, douleur tamisée, j’ai du mal à dissimuler le sourire qui s’étire sur mes lèvres quand je vois le sien, comme la pensée qui fuse — c’est de nous qu’elle sourit comme ça.

Lèvre mordue pour ne pas rire — d’un de ces rires un peu nerveux mais trop heureux, ceux qui disent un millier de mots sans en prononcer aucun — je me redresse, l’inspiration un instant coupée. Je prends quelques secondes pour trouver une position qui tiraille moins, avant d’attraper ma tasse et d’en boire quelques gorgées tiédies, mon bras passé dans le dos de Meera, ma main sur sa hanche, toucher papillon comme de peur de la chatouiller à présent.

C’est sa chaleur tout contre moi qui me fait baisser les yeux dans sa direction, et de croiser son regard y’a comme une vague de chaleur qui part du coeur et se propage à l’être tout entier ; en trois secondes je prends conscience des battements réguliers, de la vie qui pulse à l’intérieur — en trois secondes je réalise que tout n’est pas mort au dedans ; en trois secondes j’ai la pensée folle, le peut-être
peut-être que cette fois-ci c’est la bonne.

Je l’entraîne doucement au milieu des draps fouillés, et rien que de la tenir contre moi c’est de tenir une existence toute entière au creux des mains, fragile et brûlante, vive et si douce ; de sentir sa peau sous mes doigts, sur sa taille et son épaule, et son souffle contre mon oreille, et ses cheveux éparpillés qui effleurent ma nuque, et toutes ses courbes contre mon corps, sa présence toute entière à mes côtés, c’est de se dire que peut-être
peut-être qu’il existe encore de jolies choses ici bas.

« Rom’ »

Et le regard qu’elle me lance,
et dans ses yeux l’univers.

« Merci. »

C’est mon silence pour réponse, et mes bras qui l’entourent pour la garder contre moi, rempart au monde, les quatre murs de mon studio pour témoins de ces mots qui ne se disent pas mais qui résonnent plus fort que tous les autres — et mes prunelles en ont toujours trop dit de toute façon.
Mes lèvres cherchent les siennes, y déposent à la chaîne des baisers fugaces, embrassades d’adolescents amourachés des premiers jours ; dans ma tête du trouble, dans mon coeur autre chose — je n’ose pas dire bonheur, mais ça se répand comme une traînée de poudre dans chacune de mes cellules.

« Meera, je souffle en écartant mon visage du sien, pour la regarder dans les yeux. Meera, t’es magnifique. »

Peut-être
peut-être que toi et moi on pourrait la vivre
notre putain de belle histoire.

RP terminé. ♥


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MessageSujet: Re: Meera ♦ Wanderers at night, they might combust. [NC - Âmes sensibles] [terminé]   

Meera ♦ Wanderers at night, they might combust. [NC - Âmes sensibles] [terminé]
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