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 You and me against sadness ❀ (Ange)

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super-banana
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MessageSujet: You and me against sadness ❀ (Ange)   Ven 1 Juil - 0:34

You and me against sadness
Be the cure in the night, be my angel in the dark ✘ ANGE
C’était le calme absolu qui régnait dans la petite chambre aux murs blancs. On se serait cru dans un monde à part, neuf mètres carré suspendus dans l’espace et le temps dans lequel le brouhaha extérieur était à peine perceptible –ça n’était qu’un bourdonnement léger, constant, si constant qu’on finissait par s’y habituer et ne plus l’entendre. Les seuls sons réellement audibles dans la pièce, c’était le bip-bip régulier du cardiogramme, et les souffles tranquilles des deux seules âmes présentes. On aurait pu les croire apaisées ces âmes, tant leurs corps semblaient détendus et sereins ; le fait est qu’elles ne l’étaient pas. Pas Meera en tout cas.

Assise sur le bord du matelas, les jambes pendant sur le côté, elle observait en silence le visage de Saul, toujours aussi profondément endormi. Pas un cillement, pas un tressautement, rien que ce souffle régulier qui soulevait sa poitrine et ce pouls qu’elle sentait battre dans son poignet qu’elle tenait en état entre sa cuisse et ses mains –fourreau de chaleur timide et désespérée dans cette chambre si froide et aseptisée. Lui aussi, était suspendu dans le temps. Elle avait envie d’hurler, de tout casser, de lui cogner dessus même, si tant était que ça pouvait le sortir du sommeil. Et puis l’instant d’après, elle s’en voulait d’avoir ne serait-ce qu’effleuré l’idée de lui faire du mal, et c’était le chagrin et le dégoût d’elle-même qui la prenait à la gorge.
Et coincée au carrefour de toutes ces émotions contradictoires, Meera s’en voyait juste lasse. Fatiguée. Désabusée, presque. Son regard pourtant si vif d’ordinaire se faisait vide, vitreux lorsqu’il se posait sur le visage de l’endormi, comme couvert d’un voile de désillusion. Ses doigts pourtant si agiles sur les cordes de sa basse remuaient à peine lorsqu’ils caressaient la main du jeune homme, et le reste de son corps ne bougeait pas du tout.
C’était l’espoir qui s’en allait aussi lentement et sûrement qu’une fuite d’eau ce soir là.

Il y avait des fois où Meera, quand elle rendait visite à Saul, lui parlait comme s’il était capable de lui répondre, lui racontait avec un entrain un peu fou les derniers évènements qui avaient pu agiter sa petite vie, lui jouait même un air de ukulélé quand elle pensait à amener le petit instrument avec elle, en fredonnant doucement les paroles des chansons ; car même si elle n’avait plus le coeur à chanter depuis que Noah l’avait trompée, elle savait que lui aimait l’écouter, et pour lui elle pouvait bien faire tous les efforts du monde si ça pouvait lui faire plaisir. Mais il y en avait d’autres, où elle se contentait d’évacuer en silence toutes ses peines et ses angoisses, et que le fatalisme pessimiste qu’elle s’efforçait de combattre chaque jour gagnait du terrain dans son coeur.
Ce soir était un de ces soirs là. Parce qu’Olympe avait annulé le concert prévu aujourd’hui et qu’elle savait ce que cela pouvait signifier, parce qu’elle était arrivée à court de pilules et que devoir prendre rendez-vous avec le docteur pour refaire son ordonnance l’angoissait au plus haut point, et parce que ce soir, elle n’avait tout simplement pas la force de faire semblant de sourire. De toute façon, s’il n’y avait que Saul comme témoin, c’était pas bien grave ; il avait toujours été là quand ça n’allait pas, s’il y en avait bien un devant qui elle pouvait se lâcher, c’était lui.

La porte de la chambre s’ouvrit, et d’un coup, ce fut comme si leur petit espace flottant retombait violemment au milieu du bruit et de l’agitation. Dans la semi-pénombre de la pièce –elle n’avait pas allumé la lumière en entrant– Meera eut du mal à discerner la silhouette qui lui faisait face dans l’encadrement de la porte, la lumière du couloir faisant un effet de contre-jour.

▬ Les visites sont terminées mademoiselle, il faut partir.

Elle hocha la tête, comme un peu hébétée par ce retour soudain à la réalité et rassembla ses affaires, lentement –un peu trop pour l’interne qui semblait s’impatienter devant la porte. Puis elle se pencha, passa une main hésitante sur le front de Saul pour dégager les mèches d’ébène de son visage –ils avaient bien poussé ses cheveux, avait-elle noté– et y déposa un baiser dont la signification était toujours un peu floue, chaque fois qu’elle le voyait ; au revoir ? adieu ? je t’aime ? Elle savait pas trop. Elle savait jamais.

Une fois les portes de l’hôpital passées, elle porta les mains au col de sa veste en jean pour y enfoncer un peu plus le visage. Elle avait froid. Pourtant, la saison faisait que les soirées était agréablement douces quand elles n’étaient pas étouffantes de lourdeur ou agitées par les orages. Elle avait froid parce que c’était une partie d’elle-même qu’elle laissait dans la chambre de Saul, et que chaque fois elle en ressortait plus petite, plus vulnérable, plus ridiculement impuissante.

Ses pas la guidèrent machinalement jusqu’à sa rue, son immeuble, sa porte, tandis que son esprit restait avec lui, si bien qu’encore une fois, elle se retrouva un peu au dépourvu lorsque l’interphone se dessina sous ses yeux fatigués. Elle leva la main pour y taper le code d’entrée, mais suspendit son geste quand, de toute évidence, la combinaison ne lui revint pas. Elle l’oubliait tout le temps ce foutu code. Quand au badge, le sien déconnait depuis bien six mois sans que la gardienne ne trouve le temps de lui en commander un autre. Elle tenta une suite de chiffres au hasard, mais à la troisième tentative vaine, elle abandonna dans un soupir agacé.
Meera fit deux pas en arrière pour se placer sous les fenêtres et en avisa une en particulier ; deuxième étage, sur la droite pas très loin de celle de son propre salon. Fébrilement, ses mains fouillèrent ses poches à la recherche d’un petit objet, n’importe quoi qu’elle puisse lancer contre la vitre avec la garantie d’attirer l’attention sans faire de dégât quelconque. Elle finit par trouver la capsule d’une bouteille de bière dans la poche de sa veste, et la lança contre le carreau.

▬ Ange… sa voix s’était faite éraillée, comme si elle ne l’avait plus utilisée depuis des jours.

Dépêche-toi de m’ouvrir et me sortir du froid.







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MessageSujet: Re: You and me against sadness ❀ (Ange)   Ven 1 Juil - 16:56



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you and me against sadness


La peinture s’étale sur les murs et sous ton regard absent, le fin pinceau modifiant délicatement un des portrait de ta chambre. A tes pieds, protégée par un vague bout de plastique, une lettre -un bout de papier froissé où se dessinaient des lettres écritent à la hâte- sur laquelle tu jetais des coups d’oeil. Tu recevais, en général, peu de lettres, voir pas du tout. Qui pourrait t’écrire? Tout passait par l’informatique; sauf Georgia. Georgia n’avait qu’un stylo pour t’écrire parce qu’il n’y avait pas de réseau à l’hôpital psychiatrique. Georgia aimait t’écrire parce que ça lui donnait une excuse pour s’enfermer dans sa chambre. Et tu lui répondais, quand tu pouvais, parce qu’elle aimait lire tes réponses, elle aimait apprendre ce qui se passait en dehors des mûrs. Et t’avais toujours cherché à faire plaisir à cette gamine perdue et attachante.

T’as pas fini d’allonger les cheveux de la Georgia de ton mur que ton petit singe escalade ton dos pour placer ses petites mains sur tes yeux. Tu sursautes et tu l’sens tressaillir, mais tu t’contentes de rire en poussant un peu ses mains avec tes doigts. « Rafiki, je vois plus c’que j’fais.. » L’animal retire ses mains et s’étale sur ta tête, gigotant pour demander de l’attention. T’as toujours été un peu faible avec lui, depuis le moment où t’as décidé de l’embarquer chez toi. T’as un truc avec les animaux, quelque chose que t’as pas avec les humains. Sans doute leur innocence que t’aimes.
Tu poses ton pinceau et tu t’relèves. Ça fait fuir les deux chats, qui sautent par la fenêtre sur le toit d’en face.
Il passe sur ton épaule et tu l’prend dans tes bras.
D’une main tu l’lâche -il s’accroche autour de ta nuque- et tu t’penches vers la peinture avant d’sortir de la chambre pour la laver. t’as juste à traverser l’entrée et tourner dans ta cuisine qui t’sers jamais, parce que tu t’fais pas à manger. On t’as concrètement jamais appris, et t’as pas envie de changer tes habitudes. Tu t’contentes de laver les pinceaux et la palette, avec Rafiki qui remonte sur tes épaules, dans ce silence de plomb. T’aimes pas le silence mais t’as oublié ton casque chez Meera, et t’avais déjà vérifié, elle était pas là. Le vent a arrêté de souffler et, t’sais pas trop pourquoi, y a plus de voiture qui roulent en bas. Tu lâches brutalement la palette, le visage crispé. Y a des voix, t’es sûr de les avoir entendu, t’es sûr qu’elles te hâtent et qu’elles sont là, qu’elles s’réveillent quand t’as plus qu’elles a écouter. Des restes de folie, celle que t’as chopé à l’hospice, la paranoïa qu’t’avais pas avant d’y aller et que t’aurais jamais du avoir. Normalement. P’têt que de toutes façons tu l’aurais été, même si on t’y avait pas enfermé sans vrais raison.

Tu t’mords la lèvre et tournes la tête vers le salon, t’avises le paquet de cigarettes entamé sur le piano. T’as pas trop à réfléchir en fin de compte -t’as pas de conscience à ce niveau- et tu te diriges la-bas; mais tu sursautes quand t’entends un bruit, un bruit sourd contre la fenêtre. Tu saurais l’reconnaitre entre mille et tu sais parfaitement ce que c’est, qui c’est et pourquoi. C’est loin d’être la première, loin d’être la dernière.
T’ouvres la fenêtre en regardant en bas et un petit sourire étire tes lèvres quand tu t'appuies sur le rebord, les bras croisés. « Encore coincée, Miss Taylor? » Tu ricanes un peu, pas méchament -tu fais jamais rien d’méchant avec elle, au final- et tu t’redresses, manquant de faire tomber Rafiki. « J’descend. » Tu prends pas la peine d’enfiler un t-shirt, c’est pas comme si t’avais spécialement froid, tu fermes juste la porte derrière toi et dévales les quelques marches. Y a Meera qui t’regarde quand t’ouvres la porte du hall, et Rafiki qui tend les bras vers elle -tu crois qu’il a l’impression qu’elle est sa mère autant qu’t’es son père, et ça t’fais un peu rire quand tu t’dis que Meera pour toi c’est comme une grande soeur. « Tatoue-toi le code quelque part, si j’suis pas là tu sais qu’t’es coincée. » Tu lèves les yeux au ciel mais lui claques quand même un baiser sur la joue pendant lequel ton singe en profite pour se glisser dans les bras d’la bassiste, et tu remontes au deuxième étage, ta pote sur les talons. T’ouvres ta porte -tu fais pas gaffe à l’animal, il connait le chemin s’il veut rentrer de toutes manières- mais tu t’arrêtes dans ton geste, passant ta langue sur les deux piercings sous ses lèvres. « Ah, Mee’, j’ai laissé mon casque chez toi hier soir, faut que j’le récupère. Deux sec. » Tu rentres dans ton appart pour choper un débardeur -défoncé comme la plupart- et ton sweat en laine, avant de ressortir dans le couloir. Tu lui demandes pas si tu peux venir, y a rarement autant de formalité entre vous. Tu sais juste qu’il y a pas de problèmes. Y a rarement de problèmes, parce qu’à deux vous les oubliez comme des gosses.

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MessageSujet: Re: You and me against sadness ❀ (Ange)   Sam 2 Juil - 23:28

You and me against sadness
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Un long frisson la parcouru et lui donna presque la chaire de poule alors qu’elle attendait fébrilement que la fenêtre s’ouvre. Du coin de l’oeil, elle remarqua une silhouette au loin dans l’allée qui s’avançait lentement, et les frissons redoublèrent, car à cette distance, elle était incapable de dire de quel genre de personne il s’agissait –être de chaire et de sang ou fragment volatile d’un passé trop lointain pour elle que seuls ses yeux maudits pouvaient distinguer dans l’obscurité ? Elle n’avait pas envie de s’attarder pour le savoir, et c’est presque un soupir de soulagement qu’elle poussa quand Ange apparut à la fenêtre, singe à l’épaule et sourire aux lèvres. Les épaules de la jeune fille se détendirent presque aussitôt et un mince sourire –le premier de la soirée– étira ses lèvres.

▬ Encore coincée, Miss Taylor ?

▬ À ton avis ? Fit-elle dans un ricanement léger.

▬ J’descend.

Dépêche-toi, songea-t-elle en regardant nerveusement du coin de l’oeil cette silhouette non-identifiable dans la rue qui l’oppressait de plus en plus.
En quelques secondes il était arrivé au rez-de-chaussé, et Meera haussa un sourcil en le voyant torse nu à travers la vitre de la porte avant de lever les yeux au ciel en soupirant –on se refait jamais hein ? Il ouvrit la porte, s’avança vers elle autant qu’elle avait fait quelques pas vers lui, les mains enfoncées dans les poches de sa veste pour éviter de trembler devant lui –il y avait des tas de gens devant lesquels elle ne voulait pas craquer, mais Ange était peut-être le premier d’entre eux ; parce que leur relation s’était installée de telle sorte que malgré son plus grand âge, elle le voyait comme un petit frère, quelqu’un pour qui elle se devait d’être forte et de ne jamais vaciller. C’était peut-être stupide au fond, mais c’était ce qui lui fallait pour tenir le coup.

▬ Tatoue-toi le code quelque part, si j’suis pas là tu sais qu’t’es coincée.

▬ C’est ça, et j’aurais pas l’air con après quand la gardienne aura fait changer le code la prochaine fois que le voisin du troisième l’aura balancé à tous ses potes clodos, elle ironisa tout en lui rendant la bise qu’il venait de lui claquer sur la joue, en se hissant sur la pointe des pieds pour atteindre son visage, mais merci quand même hein.

Machinalement, elle caressa la tête de petit animal quand celui-ci sauta de l’épaule d’Ange pour se glisser entre ses bras et elle emboita le pas du garçon pour rentrer enfin au couvert de leur chez eux –c’était pas aussi chaleureux qu’un véritable chez-soi vu qu’elle y vivait seule, mais c’était toujours mieux que rien ; c’était même plus réconfortant qu’avant depuis qu’Ange s’était installé dans l’appartement d’en face à dire vrai. En se retournant pour s’assurer que la porte était bien fermée elle balaya une dernière fois la rue du regard à la recherche de la silhouette, qu’elle ne trouva pas –elle n’aurait su dire si ça la soulageait ou pas de la savoir volatilisée ainsi.
Rapidement, ils grimpèrent les vieilles marches grinçantes qui menaient jusqu’à leur étage, et Meera posa le petit singe au sol pour fouiller ses poches à la recherche de ses clés. Une fois la main mise dessus, elle amorça un geste pour se retourner vers le garçon et lui souhaiter une bonne nuit, mais il la coupa dans son élan.

▬ Ah, Mee’, j’ai laissé mon casque chez toi hier soir, faut que j’le récupère. Deux sec.

▬ T’aurais été coincé sans moi dis donc, lança-t-elle avec un sourire sarcastique en faisant écho à sa remarque de tout à l’heure.

Néanmoins, elle ouvrit la porte, s’engouffra à l’intérieur et le laissa la refermer derrière eux sans même prendre la peine de lui dire de faire comme chez lui –après tout il venait tellement souvent combler le vide de l’appartement qu’il y était déjà un peu comme chez lui de toute manière.

▬ Tiens, ton casque, fit-elle en désignant du menton une étagère où elle avait posé l’objet pour ne pas risquer de l’endommager quand elle avait réalisé l’oubli.

Nonchalamment, elle se sépara de sa veste en jean, et encore une fois un frisson la saisit en parcourant sa colonne vertébrale sur toute sa longueur. C’était pas une bonne soirée. Peu de chances que ça soit une bonne nuit non plus. L’envie de se prendre un cachet de plus qu’à l’accoutumée pour s’assurer qu’aucune crise quelqu’elle soit ne vienne perturber le reste de sa soirée avant de se rappeler qu’elle n’en n’avait plus, des cachets.
Elle déglutis difficilement.
Hésitante presque, elle s’avança vers Ange et attrapa du bout des doigts le tee-shirt qu’il avait enfilé à la va-vite sur le palier. Elle n’arrivait pas à le regarder dans les yeux, et ses doigts se crispaient à vu d’oeil sur le tissu alors que l’angoisse commençait à la prendre à la gorge.

▬ Dis, tu… , elle souffla presque tant elle était incertaine que sa voix ne se mette pas à trembler si elle l’utilisait pour de bon, tu veux pas rester pour la nuit ?

Elle inspira longuement, osa un sourire qui sonnait un peu faux et lâcha vivement son tee-shirt avant de le déformer à force de tirer dessus.

▬ J’ai… J’ai pas très envie de rester toute seule ce soir, elle ajouta en jouant avec l’anneau d’argent qui ornait son index pour se donner contenance.

Brièvement, elle leva le regard pour plonger dans l’encre de ses yeux avant de s’en détourner –et dieu qu’elle se sentait faible et ridicule d’être incapable de soutenir son regard ce soir là alors qu’elle le faisait pourtant très bien les autres fois.

▬ Enfin, sauf si t’avais d’autre trucs, hein…

Dans ce cas de figure alors elle n’avait qu’à prier pour que le matin vienne vite la délivrer des ombres de la nuit.







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Mist
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MessageSujet: Re: You and me against sadness ❀ (Ange)   Mar 23 Aoû - 21:25



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« T’aurais été coincé sans moi dis donc. » Tu fermes la porte de ton appartement derrière toi en lui tirant le bout de ta langue -elle te voit pas mais tu sais qu'elle se doute de ta répartie terrifiante- avant de lui emboiter le pas et de fermer la porte, à nouveau. Tes pas te mènent machinalement au salon et tu tournes la tête quand elle pointe du menton une étagère, où attendait patiement ton bien. « Tiens, ton casque. » « Super, merci. » T'enjambes la table basse et par à côté du canapé pour atteindre ton casque, que tu déposes autour de ton cou, et le câble dans la poche de ton jean. Passant une main dans tes cheveux pour les dégager de ton visage, tu t'apprêtes à la saluer pour rentrer chez toi, quand tu remarques qu'elle allait mal, avec ses yeux perdus, juste avant qu'elle ne tire ton débardeur, la tête baissée. « Meera? » « Dis, tu… , tu veux pas rester pour la nuit ? »
L'air inquiet, tu penches la tête en l'observant, elle et son sourire forcé. « J’ai… J’ai pas très envie de rester toute seule ce soir. » T'hoches la tête, sans vraiment répondre:tu le connaissais bien, ce sentiment. Quand la solitude était trop lourde à porter et que le silence avait l'air plus bruyant qu'un boulevard commercial. Quand les souvenirs qu'on s'efforce à oublier reviennent nous hanter: c'était ces nuits où tu mordais ta couette pour ne pas hurler, ces nuits où tu tremblais en avalant tes cachets. T'inspires silencieusement quand Meera lève les yeux vers toi, et tu te dis Ah. C'était ça. « Enfin, sauf si t’avais d’autre trucs, hein… »
Tu souris doucement -il était peut-être un peu triste, ton sourire, mais c'était peint sur ton visage depuis trop longtemps, tu respirais la tristesse- en lui ébouriffant les cheveux d'une main. « Ca marche, princesse. Va t'asseoir, je reviens. » Sans honte de lui donner des ordres chez elle, tu te détournes pour te diriger vers la cuisine, faire chauffer du lait, poser deux tasses sur le comptoir et ouvrir les placards à la recherches de marshmallows. Ton singe vient grimper sur ton épaule et tu lui tends une tasse remplie de chocolat chaud, qu'il attrape entre ses mains avec un petit cri de surprise quant au poids. Tu prends l'autre, le paquet de confiseries sous le bras et retourne t'asseoir à côté de ton amie. Rafiki pose la tasse devant elle avant de descendre au sol en tirant un coussin avec lui pour jouer plus loin. Tu déposes à côté deux piques à brochette et plante deux cuillères dans les chocolats, puis atrappe un pique pour y planter un marshmallow, et, de l'autre main, tu sors ton briquet de la poche de ton jean.  « T'es allée voir Saul aujourd'hui? »
Tu n'avais jamais vraiment connu le meilleur ami de Meera, du moins pas personnellement; il était tombé dans le coma avant que tu te réveilles du tiens, mais vous aviez partagé la même chambre dans intervalle. Avant qu'on t'envoies en institut psychiatrique. Tu retiens un frisson à cette pensée, et préfères te reconcentrer sur la flamme du briquet en dessous du bonbon, avant de le tendre à la jeune fille. Chocolat chaud-marshmallow était devenu assez traditionnel, depuis que tu t'étais installé à côté et que tu l'avais retrouvée. « Comment ça s'est passé? » C'était un peu nul comme question, parce que tu savais que rien ne s'était passé.

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MessageSujet: Re: You and me against sadness ❀ (Ange)   Jeu 25 Aoû - 17:52

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Elle avait le coeur qui battait un peu trop fort dans sa poitrine, et le rouge au joues –c’était la gêne, la honte qui parait ses pommettes car elle s’en voulait d’être si vulnérable dès que ses réserves de cachets étaient à sec. Elle se haïssait d’être ainsi dépendante de ses anxiolytiques, de ne pas être suffisamment forte d’elle-même et de devoir s’accrocher aux autres comme un parasite dès que ça n’allait pas –encore avec Saul, elle avait appris à s’y faire, quand bien même la culpabilité régnait toujours dans un coin de sa tête, planquée sous le tapis, prête à ressurgir à la moindre occasion. Mais dès que ce n’était plus à ses bras qu’elle s’accrochait, c’est la honte, c’était l’embarras, c’était la rage d’être si faible qui l’envahissait.
Même avec Ange elle ne parvenait pas à se le pardonner, et c’était même pire quand il affichait cette petite bouille inquiète, quand il esquissait ce sourire un peu triste.
Et puis finalement, il vint lui ébouriffer affectueusement le haut du crâne d’une main, et ce fut tout de même un noeud de moins dans sa gorge.

▬ Ca marche, princesse. Va t'asseoir, je reviens.

Un sourire un peu plus sincère étira les lèvres de la jeune fille alors qu’elle avait toujours les yeux baissés, et elle hocha silencieusement la tête, se décalant légèrement pour lui permettre de faire son chemin jusqu’à la cuisine américaine.
Avant d’aller prendre place sur le canapé, elle fit d’abord un détour par sa chambre pour se changer et troqua ses vêtements de la journée contre ce qui lui servait habituellement de tenue d’intérieur, à savoir un débardeur et un short, sur lesquels elle enfila en plus un de ces épais pull de laine oversize –parce qu’elle avait toujours aussi froid, et c’était pas uniquement dû à la température extérieure ; c’était dans ses tripes.
De retour dans la pièce à vivre, elle s’assit en tailleur sur le sofa, souffla un ricanement léger quand le singe de son ami lui apporta sa tasse pleine avant de s’enfuir dans un coin de la pièce en subtilisant un coussin au passage, et elle attrapa le récipient entre ses mains pour le poser sur ses jambes. La chaleur qui se diffusait à travers la céramique lui arracha un frisson plutôt agréable qu’elle sentit courir le long de son échine et elle tourna la tête vers Ange qui s’était installé à ses côtés, observant silencieusement les mouvements du jeune homme.

▬ T'es allée voir Saul aujourd’hui ?

Elle tressauta faiblement à la remarque –elle aurait pu s’y attendre pourtant– et esquissa un sourire qui annonçait déjà la couleur quant à sa réponse –d’ailleurs elle se contenta d’hocher la tête sans piper mot pour le lui confirmer.

▬ Comment ça s'est passé ?

Les yeux baissés sur sa boisson chaude, elle tapotait machinalement du bout de l’ongle sur la surface lisse de la tasse, et elle inspira une longue bouffée d’air avant d’être sûre de pouvoir parler sans avoir la voix qui tremble.

▬ À un moment j’ai…j’ai eu l’impression que ses doigts avaient bougés dans ma main. Ça a duré…j’sais pas, le temps d’un battement de cil, et puis plus rien de nouveau…

Elle porta sa tasse à ses lèvres et avala une gorgée chaude de chocolat –si elle n’aimait pas beaucoup son équivalent solide, lorsqu’il était réduit en poudre et mélangé à du lait chaud, elle savait l’apprécier, et encore plus dans ce genre de moment. La chaleur qui se répandit dans sa gorge puis son ventre lui tira un nouveau frisson, et les yeux dans le vague, elle poussa un léger rire un peu désabusé en reposant sa tasse contre ses jambes.

▬ J’sais pas si ça c’est vraiment passé ou si c’est moi qui devient folle et qui voit des trucs qui existent pas.

Au fond, elle se posait la question depuis bien plus longtemps que ça. Elle but une nouvelle fois, s’essuya les lèvres d’un revers de main et leva la tête vers lui, rassemblant le peu de courage qu’elle avait à l’heure actuelle pour le regarder dans les yeux.

▬ Et toi sinon, ça va ? T’as pas trop fait de cauchemars ces derniers temps non ? J’t’ai pas entendu…







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MessageSujet: Re: You and me against sadness ❀ (Ange)   Sam 27 Aoû - 22:16



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Tu l’observes pendant les quelques secondes où elle réfléchissait avant de répondre, la couvant presque d’un regard bienveillant. « À un moment j’ai…j’ai eu l’impression que ses doigts avaient bougés dans ma main. Ça a duré…j’sais pas, le temps d’un battement de cil, et puis plus rien de nouveau… » Ton coeur accélère imperceptiblement, et t’hoches doucement la tête; y avait pas grand chose à rajouter parce que tu comprenais ce qu’elle voulait dire. Pas que t’avais déjà connu ce sentiment parce que des deux seules personnes qui auraient pu, l’une était morte et l’autre enfermé dans l’asile. Mais avec Meera t’avais toujours été empathique et tu ne pouvais qu’imaginer l’infime espoir qu’elle avait dû ressentir. Tu baisses les yeux vers ses mains qui tenaient sa tasse et te retiens de lui prendre la main. Principalement parce qu’elle buvait, et la faire sursauter serait une mauvaise idée. « J’sais pas si ça c’est vraiment passé ou si c’est moi qui devient folle et qui voit des trucs qui existent pas. » « C’est p’têt son subconscient. » Les infirmiers t’avaient dit une fois que pendant ton coma, il t’était arrivé de bouger un peu; alors ça ne t’étonnerait pas trop que Saul ait fait la même chose. Tu mâchonne un marshmallow grillé avant d’avaler quelques gorgées de chocolat chaud, jusqu’à ce que Meera lève les yeux vers toi. « Et toi sinon, ça va ? T’as pas trop fait de cauchemars ces derniers temps non ? J’t’ai pas entendu… »
Un long frisson glacé parcourt ta colonne vertébrale, le temps que tu baisses ta tasse pour la poser sur la table basse. Ton regard s’était légèrement assombri, mais pas assez pour être vraiment inquiétant. A vrai dire, t’en avais fais des cauchemars, récemment. Des morceaux de souvenirs, des hurlements et des coups, des fragments de l’asile qui te réveillait en pleurant la nuit. Mais, récemment, tu parvenais à étouffer tes cris d’angoisse dans ton oreiller. « Ca va, je dors pas beaucoup ces temps-ci mais je dors..bien. Pas trop de cauchemars. » T’essaies de montrer le moins possible que tu mentais, parce que tu t'inquiétais plus pour elle que pour toi.« Faudra que j’aille me racheter des med’ demain, j’ai presque plus de cachets. Tu m’accompagneras? » Parce que c’était ça vos sorties entre amis: aller chercher de quoi tenir le coup, ces petits cachets blancs qui vous promettaient de dormir la nuit et de survivre jusqu’au petit matin; qui vous soutenaient assez pour vous obliger à affronter le reste, seuls.
« Tu sais, ça peut arriver que quelqu’un dans le coma bouge. On m’a dit que j’avais eu des réactions, surtout avant que je me réveille. Alors p’têt qu’il va s’réveiller bientôt. » Et t’esperais avoir raison, parce que tu donnerais cher pour voir le brun se réveiller de son long sommeil, pour qu’il puisse faire sourire à nouveau Meera. Et quelque part, t’avais tellement envie d’apprendre à connaître celui qui avait partagé la moitié de sa vie.

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MessageSujet: Re: You and me against sadness ❀ (Ange)   Lun 29 Aoû - 20:44

You and me against sadness
Be the cure in the night, be my angel in the dark ✘ ANGE
Meera se mordit l’intérieur de la joue quand une ombre passa dans les yeux d’Ange, déjà si sombres. Eh merde, mauvaise question.
Parce qu’il avait beau tenter de dissimuler son malaise en baissant le regard et faisant mine de reposer sa tasse sur la table, elle n’était pas dupe ; elle aurait presque pu sentir l’écho de ses frissons. Parce que leurs démons étaient bien trop similaires pour qu’elle ne puisse lire en lui sans trop de difficulté –parfois c’était comme lire dans un miroir à dire vrai, et elle ne savait toujours pas si c’était effrayant ou pas. Probablement les deux, car si d’un côté elle n’aimait pas l’idée que son ami –son protégé– soit la proie du même genre de terreurs qu’elle, c’était malgré tout réconfortant que de se savoir « pas toute toute seule dans ce bordel ». Au moins rien qu’un peu.

▬ Ca va, je dors pas beaucoup ces temps-ci mais je dors..bien. Pas trop de cauchemars.

Un sourire tendre, un peu désolé sur les bords, étira les lèvres de la jeune fille. Il mentait bien Ange, mais elle n’était pas dupe.

▬ Faudra que j’aille me racheter des med’ demain, j’ai presque plus de cachets. Tu m’accompagneras ?

▬ Oui bien sûr, répondit-elle d’une voix un peu éteinte. Faut que je m’en rachètes de toute façon, j’suis à sec…ça expliquait les mains tremblantes entre autres, et tout le reste.

Elle porta une nouvelle fois sa tasse à ses lèvres et prit soin en la reposant de passer sa langue sur ces dernières afin d’essuyer les traces de chocolat qui s’y étaient attardées, avant d’attraper un morceau de marshmallow encore à peu près intact entre le bout de ses deux doigts pour le porter à sa bouche et mordiller dedans sans beaucoup de conviction –plus histoire de s’occuper la bouche, d’avoir un truc à faire, de ne pas rester là les bras ballants ; histoire de se donner un minimum de contenance en fait.

▬ Tu sais, ça peut arriver que quelqu’un dans le coma bouge. On m’a dit que j’avais eu des réactions, surtout avant que je me réveille. Alors p’têt qu’il va s’réveiller bientôt.

Meera laissa quelques secondes s’égrener sans réagir avant qu’un vague sourire ne vienne se dessiner au bout de ses lèvres ; un de ces sourires fatigués, un peu triste, et pourtant sincère, pourtant plein d’espoir si l’on savait bien y regarder à travers le voile de la lassitude et de la mélancolie. Ce serait si bien qu’il ait raison.
L’adolescente bu une dernière gorgée de sa boisson chaude et reposa le récipient vide et maculé de sucre fondu sur la petite table basse avant de se réinstaller sur le sofa, la tête reposant au creux de la clavicule du jeune homme et son bras posé en travers de son torse dans une étreinte légère. Les paupières mi-closes, le regard perdu sur un point un peu vague et non-identifié devant elle. Contre son oreille, elle pouvait entendre les battements de coeur de son ami, et c’est le sien qui se serra légèrement à l’idée qu’il n’était pas très honnête au sujet de son malaise. Est-ce qu’il avait quelqu’un d’autre à qui parler, ou gardait-il tout pour lui pour ne pas l’inquiéter ? Ça lui donnait mal au coeur de se dire que peut-être il faisait les mêmes erreurs qu’elle –mais ça n’était que d’inquiétantes suppositions, au fond, elle ne le connaissait pas si bien que ça, Ange. Elle savait son mal-être –mais pas forcément les limites de celui-ci, et encore moins les raisons ; pas toutes, uniquement ce que le spectre d’Angelina avait bien voulu lui apprendre. Alors elle inspira longuement en enfouissant un peu plus sa tête contre son tee-shirt, et raffermit sa prise sur le tissu.

▬ Tu veux vraiment pas me dire ce qui va pas ? Elle souffla, doucement, essayant de le brusquer le moins possible –parce qu’elle l’avait toujours vu comme cet enfant trop petit dans son corps de grand et qu’il fallait traiter avec une précaution et une douceur infinies.

Elle nota alors la lueur d’hésitation dans son regard d’encre, et un sourire peut-être un tantinet plus confiant se dessina sur ses lèvres.

▬ Tu peux me demander ce que tu veux en échange, si ça peut te rassurer.

Si c’était lui, elle pouvait bien lui avouer tout –ou presque.







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MessageSujet: Re: You and me against sadness ❀ (Ange)   Mar 30 Aoû - 1:47



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Du coin de l’oeil, tu gettes une réaction de sa part et ne peux pas t’empêcher d’aborder un léger sourire satisfait à la vue du sien. T’aimais son sourire, et pourtant, il n’était que trop peu présent. Parce qu’elle méritait d’être plus heureuse, après ce qu’elle avait vécu; et quand t’y penses, tu t’rends compte qu’en fin d’compte tu savais pas vraiment par quoi elle était passée. Et c’était un peu normale: toi non plus, tu lui avais rien dis. Tout ce qu’elle savait de toi, c’était ce qu’elle avait vu, et ce qu’Angelina lui avait dit. Pas grand chose, à ce que tu savais. Pour l’asile, seul Romeo était au courant. Et personne pour ton enfance. Tu baisses les yeux sur ta tasse en la caressant du bout de l’index, jusqu’à hausser les sourcils quand Meera vient se coller à toi.
Ce n’est pas que tu n’aimais pas les contacts physique -loin de là, tu tend à dire que c’était la présence des autres qui te maintient en vie- mais tu n’en avais plus trop l’habitude. Ta mère ne t’en faisait que rarement quand vous étiez arrivés à Astrophel City, et à l’asile c’était dangereux de s’approcher physiquement des autres. Mais tu te détends rapidement -c’était Meera- et passe un bras autour d’elle, caressant doucement son bras de ton autre pouce. Alors tu fermes les yeux et poses ta joue contre son crâne, le quasi-silence ne te faisant, pour une fois, pas paniquer. Tu te concentres sur les battements de son coeur et les voitures dans la rue pour ne pas entendre les voix dans ta tête, les résidus de folies qui crissaient leur ongles sur ta raison.
T’ouvres les yeux quand tu sens Meera bouger, et dépose un rapide baiser dans ses cheveux. « Tu veux vraiment pas me dire ce qui va pas ? » Tu t’immobilises, sent ton coeur rater un battement. T’aurais dû l’savoir: t’étais très bon pour mentir, mais elle n’était pas comme le personnel de l’hospice. Elle savait, elle. Et t’hésites, t’hésites à le lui dire, t’hésites à craquer parce que ça fait mal. Parce que des fois c’est trop lourd, c’est trop dur de tout porter sur soi, d’endurer plus que c’qu’on peut supporter. « Tu peux me demander ce que tu veux en échange, si ça peut te rassurer. » T’abordes un petit sourire -aussi triste que le sien- et te redresses un peu, tout en la gardant contre toi. Quelques secondes passent avant que ta voix -rauque, brisée par l’angoisse, faible par la peur- franchisse tes lèvres sèches. « Je dors pas parce que j’me réveille, et, c’est, y a des souvenirs qui m’tiennent éveillés. De quand j’étais petit. A Scitlali. » Tu peux pas lui dire, tu peux pas, c’est pas possible, pas imaginable, d’la savoir au courant d’ta vie à l’hospice, d’savoir que t’as pas toujours été comme ça, et qu’la raison c’est juste un lieu. Elle peut pas savoir d’où tu viens, elle doit pas savoir où t’as été envoyé après l’avoir rencontré. C’est pas bon pour elle de savoir, c’est pas bon. Tu veux pas en dire plus, t’aimes pas lui mentir, sauf quand c’est essentiel; tu peux que déformer la réalité. Et changer de sujet. « Comment. Comment Saul s’est retrouvé dans le coma? Qu’est-ce qu’il vous est arrivé? » T’en savais pas grand chose, de la jeune fille qu’elle était, avant que tout bascule.

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