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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
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Ange ♦ My strength for once. (flashback)
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Paris-Brest crémeux
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MessageSujet: Re: Ange ♦ My strength for once. (flashback)   Jeu 27 Juil - 22:31

my strength for once
ft. Y-Eden "Ange" Van Juong

Couloirs déserts, ça change de l’agitation du début de journée, quand le personnel et les patients se mêlaient, se croisaient, s’arrêtaient, s’appelaient au détour des allées, se glissaient les uns sur les autres sans s’accrocher. C’est l’effet précis que m’ont fait certains regards posés sur moi dans l’après-midi — comme ils ne voyaient rien, les prunelles couraient, effleuraient, dérapaient sans jamais s’immobiliser, sans jamais se fixer, comme si le monde n’avait plus pied, plus de centre de gravité, comme si tout n’était plus qu’un décor inanimé sans personnages qui vaille la peine d’être regardé.
Une scène de théâtre sans comédiens.

Je rase les murs dans le dos de l’autre, un ange aux cheveux bruns et aux épaules carrées, à la dégaine d’homme raté, de môme pas encore terminé — comme l’hésitation dans l’être même. J’essaie de focaliser, sur lui, sur le trajet dans le dédale labyrinthique des couloirs de l’aile psychiatrique immense de l’hôpital, sur les écriteaux des portes, le bruit ténu de ses chaussures sur le lino, celui, lointain, d’une machine à café, tout, tout plutôt que la douleur dans le moindre de mes muscles, tout plutôt que les sueurs froides, la fièvre à m’en donner le tournis.
Tout, plutôt que ce putain de manque qui me bouffe de l’intérieur — ça brûle, ça brûle putain.

Il s’immobilise, et je manque le heurter, il pose l’index contre mes lèvres et je m’astreins au silence. Mes prunelles s’agacent sur les portes vitrées des étagères pleines de cachets, à la recherche du flacon blanc désiré, ou d’un substitut quelconque — morphine, cachetons ; pourquoi pas une seringue tant qu’on y est, le briquet j’ai déjà, une cuillère, de l’eau ou du citron j’en aurai bien un midi ou un autre.

« Ils laissent jamais la salle vide longtemps, fait vite. »

J’imagine que c’est précisément pour éviter les dérapages comme les miens que les infirmeries des hôpitaux — encore plus ceux des établissements qui vous fouillent dans la caboche pour la retourner et y injecter un semblant de normalité, histoire de rentrer dans le moule des gens sains ((aussi malades que nous en vérité, juste un peu plus doués pour le dissimuler à la face du monde)) — sont closes ou gardées. Pour cette nuit, sans doute un coup de chance — un stagiaire, un interne pas encore préparé à ce qu’il peut bien se passer entre quatre murs envahis de tarés.

Je fouille les meubles, les tiroirs, profite d’une seconde où mon compagnon d’infortune regarde en direction du couloir pour glisser une seringue encore emballée dans la poche ventrale de mon sweat, d’une autre pour voler deux boîtes d’antidouleurs codéinés. Pas de honte, la même froideur mécanique que lorsqu’il s’agissait d’emprunter de l’argent à mes pères ou mes potes pour acheter ma came à Daemon. Réflexe clinique.
J’tiendrai pas le coup ici sans ma défonce mentale.
Les minutes passent, et je sais qu’elles sont comptées ; si l’on est pris en flagrant délit en train de vandaliser l’infirmerie, c’en est fini de la moindre chance de revenir ici à la pioche aux médocs. Impossible de mettre la main sur ce que je cherche — j’abandonne.
Je vole deux boîtes supplémentaires de narcotiques, sans prendre le soin de me cacher cette fois, referme les placards, frôle Ange dans l’embrasure de la porte pour lui souffler un « on se casse » avant de m’enfoncer dans la pénombre des couloirs. Faudrait appuyer sur l’interrupteur, mais ce serait vendre notre présence aux médecins de garde.

J’enfonce mon butin dans mes poches, avance à pas lents pour ne pas égarer mon camarade dans l’obscurité — je m’habituerais presque déjà à ne pas être seul dans cet endroit malade.

« T’as une idée d’une porte qu’ils auraient pu laisser ouverte ? Histoire que j’sorte fumer et qu’on puisse prendre l’air. »
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MessageSujet: Re: Ange ♦ My strength for once. (flashback)   Mer 21 Fév - 1:01



ange & romeo
my strength for once


Il te dépasse pour entrer dans la salle pendant qu’tu restes à l’entrée, la porte presque fermé. Pas assez pour vous séparer de l'extérieur, juste pour ne pas vous faire repérer. T’entends les tiroirs s’ouvrir et s’fermer, les pas précipités de Romeo marteler le sol dans sa quête. T’oses quelques regards vers lui et tu déglutis a chaque fois, parce qu’il a ce regard et cette frénésie de l’homme qui joue sa vie. toi t’as plus rien à perdre de toutes façons.

T’es aux aguets, t’ecoutes le silence hors de la salle dans la peur qu’il y ait un truc pour le briser. respire. tes doigts commencent à s’agiter, courir sur tes manches. Vite. Vite. Vite. Vous manquez de temps, vous allez vous faire griller, reporter, enfermer. Mais Romeo te devance en fonçant vers toi, vers la sortie, te frôlant dans son élan avec un « On se casse. » discret mais audible.
Tu t’fais pas prier et referme la porte derrière vous sans un bruit, toujours à l’écoute du moindre son. Juste vos respirations. soupir. Tu t’retournes et tu mets un moment à retrouver Romeo dans le noir -un court moment de panique où le souffle semble te manquer- juste le temps de t’habituer à l’obscurité. Puis vous marchez, arpentez les couloirs où les seuls sons qui résonnent sont vos coeurs charges d'adrénaline.

« T’as une idée d’une porte qu’ils auraient pu laisser ouverte ? Histoire que j’sorte fumer et qu’on puisse prendre l’air. » Tu plisses les yeux, plus par habitude que pour y voir vraiment quelque chose, fouillant ta mémoire. T’étais pas là depuis des lustres mais a peur frenetique de Felix t’avait envoyé dans bien des recoin à la recherche d’une solitude dont t’avais besoin sans avoir envie. Et le manque d'air constant dans tes poumons quand les souvenirs encore trop vifs de l’accident te revenaient en mémoire, t’avait mené là où il fallait. Alors tu hoches la tete -il ne te vois surement pas- avant de la tourner pour te repérer, lui attrape doucement mais fermement la main pour le tirer vers la bonne direction.

Gauche. Droite. Deuxième porte. Tu contournes des étagères dans une réserve, t’approchant de là où la lumière se faisait un petit peu presente -une petite fenêtre en haut orientée vers l’est qui laissait passer la lune. Tu le tires dans le coin, pousses de ton autre main quelques pots de fleurs qui barrent l’accès à une porte extérieur. « Avec les plantes, ils ont tendance à oublier l’existence de cette porte. Du coup c’est toujours ouvert. » Tu lui expliques à mi-voix. Tu pousses le battant gauche et te glisses à l'extérieur: c'était pas très grand, tout juste une petite terrasse entourée de barricades, mais c'était toujours ça de pris. Tu sens la fatigue s’emparer de tes muscles -t’as toujours pas bien repris de ton coma- et tu t’assied lourdement, toujours en silence. Tu pèses bien trop peu pour émettre un bruit sourd. Les yeux rivés vers le blond, tu tapotes la place à côté de toi avec un petit sourire timide.

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MessageSujet: Re: Ange ♦ My strength for once. (flashback)   Dim 13 Mai - 21:33

DISCLAIMER : for your eye’s safety, be sure to check out the spoiler below // pour préserver vos rétines, jetez plutôt un oeil du côté du spoiler en bas du post /out

Vague sursaut au contact tiède contre ma main — tes doigts qui effleurent les miens et puis les retiennent ; qui disent je suis là, t’en fais pas. L’obscurité ambiante me laisse à peine deviner les contours de ta silhouette — c’est dans des moments pareils qu’on découvre qu’il existe plusieurs nuances de noir, oui.
Je te suis, un pas après l’autre, ma main libre qui ne se détache pas du mur près de moi — s’agit de garder le cap et l’équilibre. En remontant les allées mon genou rencontre le bord d’un banc, mon épaule l’angle d’un mur ; j’étouffe les plaintes, murmure en jurant à l’égard de ces obstacles qui se dressent sur ma route.

Et puis, la lumière.
Pas grand chose — une vitre sans stores, et la lumière de la lune en une flaque rectangulaire étirée sur le sol. Si l’on y regarde bien, on voit les particules de poussière qui virevoltent en une danse désarticulée à la limite du clair-obscur. L’espace de trois secondes, je me laisse distraire par le spectacle nocturne — celles d’après, ta voix me rappelle à la réalité.

« Avec les plantes, ils ont tendance à oublier l’existence de cette porte. Du coup c’est toujours ouvert. »

Tant mieux pour moi, j’me dis, sourire aux lèvres, en me glissant dans la petite cour barricadée — je me dis que tout n’est pas perdu, que je n’oublierai pas la couleur de la nuit et le goût des cigarettes enfilées pour combler les heures d’insomnie. Au moins une chose qu’ils ne me prendront pas.
Je m’étire, ferme les yeux et savoure la brise tiède de l’été sur mon visage, mon épaule là où la veste s’est à moitié retirée. Les premiers jours, les premières nuits de mes dix-sept ans ont quelque chose de doux-amer.

Tap, tap, tap ;
petits coups sourds à peine audibles, je rouvre les yeux et avise ta main en invitation sur le banc. J’hésite — comme l’impression que ces prochaines semaines, je vais déjà passer trop d’heures assis loin du monde pour avoir envie d’y passer les moments les plus paisibles ; les plus agréables.
Mais je flanche — parce que je te dois bien ça, pas vrai ? Je m’installe près de toii, épaule contre épaule et sans en éprouver la moindre gêne — le goût du physique, pour se rappeler que la solitude est un mythe de l’esprit, tangible.

« Merci mec, tu me sauves la vie, t’imagines même pas. »

Je tire mon paquet de clopes de la poche de ma veste, retire le plastique et glisse une cigarette entre mes lèvres, puis je tends le petit carton ouvert dans ta direction — tu fumes ?
J’allume la mienne, tire une taffe réconfortante, une deuxième dans la foulée — besoin de chasser le goût de bile de ma gorge, et de défaire les noeuds de mon ventre et de ma poitrine.

Bientôt, les angoisses du début de l’heure ne sont plus qu’un vague souvenir — retranscrire tous les mots prononcés, j’en serais incapable ; décrire les sensations comme je les ai éprouvées aussi. Ne restent qu’une fatigue immense, des courbatures dans les muscles et une brûlure désagréable sur la langue et plus loin — du physique, seulement du physique, du reste le mental fait barrage.
Reste la honte, aussi — celle de m’être montré comme ça face à toi. Comme s’il avait suffit de ça pour justifier ma place ici — dans ce putain d’asile.

« … Et toi, tu sais pourquoi t’es là ? »


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Ange ♦ My strength for once. (flashback)   

Ange ♦ My strength for once. (flashback)
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