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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]
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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Lun 20 Juin - 14:40

Breaking the habit
ft. Meera J. Taylor
« Alors t’arrête pas. » Un ricanement ténu s’échappe d’entre ses lèvres, tu frissonnes contre elle et ses mots sont telle une torture doucereuse. T’arrête pas, continue ; elle te rend fou Romeo, si ce n’est d’amour — tu ne sais jamais vraiment, la concernant —, au moins de désir. Tu brûles, tu brûles alors même qu’il n’y a que ses lèvres sur les tiennes, ses mains dans tes cheveux, sa voix à ton oreille. Son souffle tiède, brasier sur ta peau. Elle recommence, et c’est toujours le même tumulte dans ton esprit lorsque le fil de ses pensées se mêle au tien — un instant, tu te demandes si elle sait lire en toi tes doutes et tes fêlures, comme tu discernes les contours des siens en te risquant à te faire plus intrusif. L’instant d’après, tu as déjà oublié ; ta main s’est évadée de sous son haut pour courir sous sa cuisse, et tu crèves d’envie de sentir sa peau sous tes doigts sans la moindre barrière.

Ta lèvre tremble quand elle se risque à la mordiller, ta langue vient cueillir le sel de ses baisers avant qu’elle ne vienne poser son front contre ton menton. Elle rit, et ça te fait quelque chose ; y’a comme un truc quelque part en toi, entre tes côtes ou dans ton ventre, tu ne sais pas trop — tu ne sais jamais, Romeo — ; ça fait comme un boum, quelque chose qui défaille, qui tambourine. Elle rit, et c’est tellement beau qu’elle te fait complètement perdre la tête. « On a l’air de quoi sérieux ? » Tu viens abandonner un baiser sur sa tempe, léger, fugace. « Quelle importance ? » tu souffles. Quelle importance, quelle importance si vous avez l’air d’abrutis, d’amants maudits, de quelque chose d’encore plus incongru ? Quelle importance peut bien avoir le monde puisque ce soir, ton monde, c’est elle ?

« C’est de ta faute ça Romeo. C’est toi qu’a commencé donc faut assumer maintenant. » Le rire qui éclate d’entre tes lèvres s’étouffe au creux des siennes, tu t’habitues sans trop de mal à sentir son esprit se fondre dans le tien — c’est différent, chaque fois, d’une personne à une autre ; la concernant c’est plus doux, moins acéré, peut-être est-ce la faute à l’alcool mais c’est plus un vague bourdonnement peu dérangeant, bien qu’un peu amer, plus vif à certains moments qu’à d’autres, jamais tout à fait désagréable. Tu l’aides à retirer ta chemise, et savoir tes bras à nu maintenant que tu n’as plus rien d’autre qu’un débardeur t’effraie — rien qu’un instant, une vague seconde avant que le désir achève de tout balayer sur son passage. Tu te redresses, légèrement, ta bouche coule contre sa gorge et tu soupires d’aise. « Accroche-toi, princesse, j’vais t’apprendre c’que c’est d’assumer chez moi... » Tu oses un rire, léger, presque hésitant mais pas tout à fait ; tes mains sous ses cuisses, tu la cales contre toi, tu la soulèves du sofa — elle est poids plume entre tes bras — et lui préfères le lit, les draps trop bien faits qui se plissent sous le poids de vos corps.

Ce sont tes dents, cette fois-ci, qui s’en vont à la rencontre de sa clavicule, et tu reprends là où tu en étais resté un peu plus tôt dans la soirée — cette morsure inachevée, rendue enfin nette, que tu couvres d’un baiser presque penaud en suivant.

D’un geste rapide ensuite, tu retires ton haut, qui subit le même sort que ta chemise d’auparavant — il vient s’échouer sur le sol, sans considération d’aucune sorte. Et puis, c’est à l’assaut de celui de Meera que tu te lances, avec l’ardeur de la passion, de l’envie qui bouillonnent en toi. Tu te fais violence pour ne pas te presser, mais c’est vain : bientôt, elle aussi est débarrassée de l’écran de tissu, et tu te surprends, l’espace d’un instant, à laisser tes yeux courir sur sa peau nue. Sourire aux lèvres, tu te penches vers elle, au creux de son oreille que tu viens mordiller en prenant garde à ne pas accrocher le moindre de ses piercings. Contre ton buste, la chaleur de sa peau contre la tienne t’agite de mille frémissements. « Oui, la vue est agréable, merci. » Tu as devancé la moindre tentative qu’elle aurait pu esquisser pour rire de toi — quoiqu’elle trouvera toujours de quoi faire luire ses yeux de cette lueur railleuse que tu aimes tant y lire — et ça te fait rire, ça te fait minauder, comme un gosse un peu trop fier de sa bêtise.
Ta bouche glisse, effleure, retourne à la conquête de ce décolleté à présent liberté, s’aventure plus bas encore ; tu déposes des baisers tout le long que tes lèvres serpentent sur l’épiderme laissé à découvert, jusqu’à la limite de sa ceinture, et tu remontes de la même façon, à coup de frôlements légers, de caresses aériennes, délicates, qui se feraient plus sauvages, plus pressantes si tu n’avais pas ce désir cruel de la faire languir quelque peu.

C’est à nouveau avec la bretelle de son soutien-gorge que tes dents viennent s’amuser, sans pour autant que tes mains n’entreprennent déjà de venir sans son dos en défaire les agrafes. Tu laisses durer, tu t’installes autrement — vos jambes en pêle-mêle, toujours l’une des siennes entre les tiennes et réciproquement, tes doigts qui survolent à peine son bras pour rejoindre les siens et venir s’y enlacer. « T’es belle, Meera. » tu souffles entre tes dents tout à coup, sans y songer vraiment, alors que la bretelle glisse plus bas sur l’épaule. « Tu me rends fou. » Tu te répètes. Mais c’est qu’elle te consume si bien, si fort, que tu défailles, tu dérailles. Ça n’est pas entre les mains d’une femme que t’es faible, Romeo ; c’est entre celles de Meera.
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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Mer 22 Juin - 17:22

BREAKING THE HABIT TONIGHT
Stop the world, 'cause I wanna get off with you ✘ ROMEO
Ça avait duré une demi-seconde, le temps d’un battement de cil, mais elle les avait vues alors qu’il retirait sa chemise. Les morsures du rasoir. Meera n’a jamais trop su les raisons de leur présence sur la peau de du guitariste, mais du peu qu’elle avait pu entrevoir auparavant de ces cicatrices –les fois où Romeo s’emballait un peu trop sur scène et ne faisait plus assez attention pour les dissimuler, par exemple– elle savait qu’elles étaient en grande partie l’une des raisons pour lesquelles Olympe annulait souvent leurs représentations. C’était ses fêlures, ses fissures corporelles qui représentaient en surface une infime part de ce qu’il pouvait ressentir à l’intérieur ; cette espèce de bordel implacable qu’elle pouvait à peine effleurer de l’esprit à chaque baiser. C’était pas spécialement douloureux –dérangeant à la rigueur, comme la pointe d’un couteau qu’on ferait courir le long de sa colonne vertébrale ; pas assez profondément pour entamer la chair, suffisamment présent pour entamer l’esprit. De découvrir petit à petit cet aspect de lui qu’elle appréhendait –quand bien même il avait toujours semblé de bonne humeur à ses côtés– ça lui nouait un peu la gorge. Pourtant elle comprenait, un peu. Elle était ceci dit meilleure menteuse que lui, en ce qui concernait ses propres troubles.
Ça avait duré une demi-seconde, son regard s’était attardé sur les traces plus ou moins blanches –certaines semblaient si récentes qu’elle avait senti comme un pincement au coeur en les décrivant du coin de l’oeil– le temps de remonter le long de ses bras et de son cou pour se plonger dans ses prunelles de feu. Il suffisait d’une seul de ses regards fiévreux pour qu’elle ne laisse de côté toutes ces inquiétudes ; elle aura bien le temps d’y repenser après de toute façon.

▬ Accroche-toi, princesse, j’vais t’apprendre c’que c’est d’assumer chez moi…

Meera laissa un ricanement siffler entre ses dents. Sa voix enrouée s’était faite vibrante contre son cou, alors qu’il passait ses mains sous ses cuisses, et l’ébauche de rire se mua en soupir quand leurs corps vinrent à se coller l’un à l’autre. Elle sentait sa chaleur à travers ses vêtements qui venait s’ajouter à la sienne et lui donnait presque le tournis. Fébrilement, elle passa ses bras autour de ses épaules et s’y agrippa pendant qu’il la soulevait et la portait jusqu’au lit et les draps froids contre son dos la firent frissonner quand l’y allongea.

▬ Je ferais pas le fou si j’étais toi, tu sais pas encore à qui t’as affaire… elle lança d’un ton suave en affichant un air délibérément provocateur, à moitié sérieuse –parce qu’elle avait peut-être beaucoup moins de noms que lui à inscrire dans son tableau de conquêtes, mais après plusieurs mois de vie commune avec Noah, elle n’en était pas non plus à son coup d’essai.

Ses mains se nouèrent à nouveau dans la nuque du jeune homme quand il revint à la charge de sa clavicule, et ses ongles s’enfoncèrent dans sa peau en même temps qu’il donnait un contour plus net à la morsure qu’il lui avait faite plus tôt, sur la piste. Le baiser qui suivit lui arracha un sourire amusé, presque tendre et elle ne put s’empêcher de se mordre le coin de la lèvre lorsque Romeo retira son débardeur, ne se privant pas de décrire son corps du regard. Rapidement, ce fut son propre tee-shirt qui se retrouva au sol, et loin de lui apporter une quelconque impression de fraîcheur –le vêtement en lui même était assez léger– la caresse volatile du tissu qui glissait contre sa peau lui tira d’énièmes frissons.
Meera se redressa sur les coudes et une vanne stupide –et un peu téléphonée il faut croire– lui traversa l’esprit alors qu’elle observait Romeo la dévorer des yeux. Elle l’avait sur le bout de la langue, ses lippes se préparaient déjà à s’étirer en un sourire narquois, mais le blondinet lui coupa l’herbe sous le pied en chuchotant à son oreille.

▬ Oui, la vue est agréable, merci.

La jeune fille, haussa des sourcils, surprise et laissa éclater son rire en basculant la tête en arrière. Bien joué. Enfoiré va. Mais loin de se laisser démonter, elle se contenta de se reculer légèrement de lui et d’un mouvement sec de la tête, elle fouetta l’air de ses cheveux et les envoya par-dessus son épaule avec un air suffisant, à la limite de l’arrogance, adouci par la lueur joueuse au coin de ses yeux.

▬ J’suis au courant, pas besoin de me le dire, elle minauda en arquant un sourcil.

Et ça reprit. Les caresses de sa bouche contre sa peau se promenant sur chaque centimètre carré, les frissons, le coeur qui s’emballe et la respiration qui s’accélère. Elle avait beau faire la maligne avec ses répliques sarcastiques et ses ricanements, quand il s’aventurait de la sorte sur son épiderme en l’électrisant jusqu’au bout des doigts, elle ne pouvait pas le cacher ; il la rendait folle. Suffisamment pour que le train de ses pensées se mette en veille le temps d’une soirée, d’une nuit ; chez elle, c’était presque un exploit que de parvenir à faire taire tout ça.
Et il était frustrant à la faire languir de la sorte ! Son corps tout entier se cambrait sous ses baisers aussi légers que des plumes ; ça l’agaçait presque de se voir réagir si fort pour si peu, si bien que son côté joueur –compétiteur presque– se réveillait de plus en plus au fil de ses caresses : elle comptait bien lui rendre la monnaie de sa pièce.
Il s’installa autrement et Meera enroula aussitôt l’une de ses jambes autour de la sienne alors qu’il venait jouer de ses dents sur la bretelle de son soutien-gorge. Elle serra ses doigts autour des siens quand il vint les enlacer, et de l’autre main elle attrapa doucement son avant-bras ; pas du côté des cicatrices, mais elle laissa son pouce effleurer l’une d’entre elle avec autant de délicatesse que s’il avait été fait de cristal.

▬ T’es belle, Meera –la bretelle glissa de son épaule quand il prononça ces mots qui l’ébranlèrent plus qu’ils ne devraient ; une des rares choses sur lesquelles elle n’avait pas besoin qu’on la rassure, c’était son physique, et pourtant dit de cette façon, ça lui faisait toujours quelque chose– Tu me rends fou.

Un sourire tendre étira ses lèvres, et elle se redressa pour l’embrasser de nouveau ; d’un baiser plus chaste cette fois. Elle réitéra son geste en glissant doucement le long de sa joue et sa main quitta l’avant-bras du jeune homme pour se poser de l’autre côté de son visage, et du bout du pouce elle caressa sa lèvre inférieure alors qu’elle se reculait pour le regarder dans les yeux.

▬ Dans ce cas t’es pas le seul à perdre la tête ce soir, elle murmura presque.

Elle l’embrassa encore –elle finissait par s’habituer à la sensation de ne pas être tout à fait seule dans sa tête et le brasier l’emportait encore sur l’esprit– tandis que l’une de ses mains venait se perdre dans ses cheveux et l’autre s’aventurer le long de son dos, caressant la colonne vertébrale du bout des doigts. Ses lèvres s’étirèrent alors dans un sourire avide contre celles de Romeo quand, soudainement, elle bascula sa jambe libre par-dessus lui pour les faire rouler sur le matelas et inverser leurs positions. Rapidement, elle se retrouva à califourchon, assise sur ses hanches –pile à la frontière de ce qui était encore relativement décent– les cuisses repliées de part et d’autre de son abdomen. C’était à son tour de jouer.
Lentement, elle vint effleurer des lèvres la clavicule de Romeo et l’envie d’y laisser également sa marque se réveilla. Quelques secondes plus tard, c’était une jolie morsure qui décorait sa peau d’ivoire. Si jamais les autres membres du groupe les voyaient avec ces traces assorties dans les jours à suivre, ils allaient vite être cramés. Comme il l’avait fait plus tôt, elle s’amusa à laisser sa bouche glisser contre sa peau, alternant entre baisers fugaces, mordillements légers et coups de langues aériens. Quand elle remontait vers son cou, son corps se tendait au-dessus de lui si bien que leurs ventres se touchaient à chaque inspiration et la faisait frémir en lui arrachant un soupir à chaque fois.

Romeo elle souffla contre son torse.

Meera se redressa en s’appuyant sur le guitariste et d’une main elle ramena ses cheveux d’un seul côté de son cou pour s’aérer un peu avant de se pencher un peu plus vers lui.

▬ Tout à l’heure… tu m’as dit que je pouvais te demander ce que je voulais ce soir, elle commença, la voix toujours aussi enrouée mais dans laquelle on pouvait discerner une pointe d’hésitation, d’appréhension.

Elle se pencha encore un peu plus si bien que leurs lèvres n’étaient qu’à quelques millimètres de distance et elle plongea une énième fois dans son regard brûlant.

▬ J’veux juste…–elle marqua une pause et eu un rire léger, presque un souffle hésitant, un peu embarrassé ; elle inspira plus profondément et un sourire vague étira le coin de ses lèvres– promets moi juste qu’on aura pas à regretter après coup.

Par rapport au groupe, par rapport à leur amitié –certes un peu ambigüe depuis quelques temps mais à laquelle elle tenait énormément malgré tout. Elle voulait bien sauter le pas avec lui –elle en crevait d’envie même. Mais elle appréhendait juste un peu ce qui allait arriver quand ils auraient dessaoulé. Finalement, il lui en fallait quand même beaucoup plus pour qu’elle cesse de trop penser et mette ses doutes en sourdine une bonne fois pour toute.







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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Dim 26 Juin - 1:56

Breaking the habit
ft. Meera J. Taylor
Il y a ses doigts sur ton bras, son pouce qui effleure l’une de tes cicatrices — blessure d’une guerre sans vainqueur — et ça te fait frémir. Un instant plus tard, ils sont sur ton visage, sur tes lèvres, tu souris sans pouvoir t’en empêcher — le moindre contact te prend aux tripes, t’agite tout entier, et tu n’essaies même pas de lutter pour dissimuler ton trouble. « Dans ce cas t’es pas le seul à perdre la tête ce soir. » Tu le sais. Tu le lis dans ses yeux, chaque fois qu’elle te regarde, tu le sens dans chacun de ses frissons, tu l’entends dans chacun de ses mots — et ça te rend plus fou encore. Tu fermes les yeux lorsque ses lèvres reviennent contre les tiennes, tu laisses vos deux esprits se fondre en un seul sans plus de résistance. L’une de tes mains se glisse dans son dos, au dessus de ses reins, l’autre s’en va courir sur son buste, effleurant de près la dentelle du soutien-gorge pour descendre jusque sur son ventre, sa taille, remonter à nouveau et s’attarder un peu plus longtemps sur la poitrine encore prise dans son écrin de tissu.
Tout à coup, tu bascules, vos places s’échangent et c’est elle qui te surplombe ; tu reposes tes mains sur ses hanches, tu caresses sa peau de satin lorsqu’elle se penche vers toi et, en sentant ses dents se refermer sur ta clavicule, tu serres les dents, tu fermes les yeux. C’est un soupir qui s’échappe d’entre tes lèvres, bien-être mêlé à la douleur doucereuse de la morsure. Tigresse, tu lâches un ricanement ténu en te redressant sur un coude pour la regarder qui laisse couler ses lèvres contre ton torse, provocant des frissons que tu n’aurais jamais pu réprimer, quand bien même tu l’aurais voulu. Tu te rallonges lorsqu’elle remonte jusqu’au creux de ton cou, et tes mains viennent jouer avec les agrafes de son soutien-gorge, sans encore se risquer à le détacher. Plus tard ; pour l’instant, tu préfères les alanguissements que tu laisses durer, le désir inassouvi qui gonfle encore, crescendo, en l’attente de satisfaction. Tes yeux décrivent chaque parcelle de son corps, délectation pour le regard, régal pour tes doigts qui le découvrent tout entier eux aussi.

« Romeo… » Elle se redresse et tu relèves tes prunelles vers son visage, tes caresses nonchalantes s’éternisant sur les cuisses de la bassiste. « Tout à l’heure… tu m’as dit que je pouvais te demander ce que je voulais ce soir » Elle s’incline dans ta direction et, un instant plus tard, tu sens son souffle tiède contre tes lèvres. Pour l’énième fois, tu crèves d’envie de capturer les siennes. Au lieu de quoi, tu te contentes d’acquiescer, lentement. « Tout ce que tu veux. » tu confirmes ; tout ce qu’elle veut. Parce que ce soir, t’es à elle, tu te fais pantin entre ses doigts, amant d’une nuit ou d’un peu plus, si elle te le demande ; tu te fais sien, pourvu qu’elle le veuille bien. « J’veux juste… promets moi juste qu’on aura pas à regretter après coup. » Tu fronces les sourcils, tu te redresses de nouveau, et l’une de tes mains quitte sa cuisse pour trouver refuge sur sa joue, dans ses cheveux. Tu l’attitres au plus près pour embrasser sa bouche, d’un de ces baisers un peu moins enflammés, mais plus affirmé. Tu fais durer, l’espace d’à peine quelques secondes, et dans ton esprit tu fais le vide, pour ne laisser la place à rien d’autre qu’à l’assurance, au réconfort, à l’affection et un peu plus encore, que tu éprouves à son égard. Tu outrepasses la barrière de l’alcool dans ta conscience — faible ; t’es éméché, pas vraiment ivre — pour la rassurer. Toi, tu ne regretteras pas, pourvu qu’elle ne s’en morde pas les doigts.

Tu profites de ces quelques secondes en suspens pour reprendre le dessus, en la basculant doucement pour retrouver ta place au dessus d’elle, ta main descendue dans sa nuque et tes lèvres toujours contre les siennes. Tu recules, lentement, tout juste d’un souffle. « On n’aura pas à regretter si tu m’assures que c’est pas qu’à cause de l’alcool que tu m’veux, que toi tu regretteras pas c’qu’on fait là. » Tu lui voles un baiser, encore, fugitif, avant que ta bouche n’en revienne à son décolleté offert. « Moi j’regretterai pas, t’imagines pas depuis combien de temps tu m’vends du rêve, Meera. » Une main sur son ventre, l’autre retourne jusque dans son dos et, cette fois-ci, l’attache cède entre tes doigts. Tes dents reviennent saisir l’une des bretelles, et la font lentement glisser le long de son bras ; l’autre subit bientôt le même sort, et le vêtement s’en va rejoindre les autres à même le plancher.
Ton souffle s’égare sur la peau laissée à nue, et tes lèvres s’en vont à la découverte de la chair dévoilée, en mordillements et autres frôlements épars, presque timides, pourtant brûlants, pourtant avides. Tu sais que, désormais, les corps sont trop désireux, les esprits trop emportés par l’ouragan de la volupté pour que l’un de vous puisse s’y soustraire — victimes de votre ardeur. Le goût de sa peau — léger, vaguement salé parce qu’il y a eu la soirée, parce qu’il y a la chaleur ascendante — t’enfièvre, t’enivre et t’étourdit ; de son buste à son cou, de ses épaules à son buste encore, tu t’en saoules à n'en plus finir, elle te grise, t’électrise, et t’adores ça.

Ce sont tes doigts, maintenant, qui s’aventurent plus au-delà de sa cuisse, qui effleurent sa taille, puis plus bas encore, pour s’en aller là où l’ultime barrière de tissu vous empêche encore de commettre votre folie, votre absurdité, votre caprice idiot, votre connerie de trop. Tu reviens cueillir un baiser au creux de ses lippes, tu lâches un grognement étouffé avant de t’écarter, tout juste assez pour pouvoir murmurer contre sa bouche. « Jure-le moi, jure-le moi une dernière fois, qu’tu regretteras pas, jure-moi que tu m’arrêteras si tu n’veux pas, jure-le moi Meera. » C’était presque une supplication, lâchée avec peine, le souffle court, des fantasmes plein la tête et l’interdit au bout des doigts. Tu la désires, t’en crèves de la faire tienne cette nuit mais, plus que tout, tu ne te pardonnerais jamais de mal agir à son encontre, de la blesser, de l’effrayer ; tu ne supportes pas l’idée même de la heurter, elle qui est tant pour toi.
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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Lun 27 Juin - 22:04

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Elle commençait à devenir accroc à chacun de ses baisers, enivrants, perturbants, qui lui mettaient la tête et le coeur à l’envers de la façon la plus délicieuse qui soit. Il lui avait fallut un peu de temps pour s’adapter à leur particularité qui les rendaient si uniques, mais maintenant que cela ne la dérangeait plus autant –voire plus du tout– c’était comme si elle ne pouvait plus s’en lasser. Elle sentait la main de Romeo se perdre dans sa chevelure, tirer doucement sur les mèches d’azur, lui arrachant les mêmes frissons qu’auparavant ; elle était à fleur de peau et réagissait au moindre contact pourvu que ce soit ses mains à lui qui en soient à l’initiative.
Docilement, elle le laissa reprendre le dessus alors qu’il l’allongeait de nouveau contre les draps déjà fouillés, et ses lèvres contre les siennes, sa main contre sa nuque, alimentaient tant l’incendie qui ne cessait de s’étendre dans son ventre qu’elle ne pouvait plus rien faire d’autre que s’y abandonner toute entière, rangeant son sarcasme bancal et son humour défensif de côté. Elle avait cessé de jouer dès que la question avait franchi le seuil de ses lippes un peu plus tôt.

▬ On n’aura pas à regretter si tu m’assures que c’est pas qu’à cause de l’alcool que tu m’veux, que toi tu regretteras pas c’qu’on fait là.

La réponse murmurée contre ses lèvres lui coupa la respiration pendant une, deux secondes à tout casser. Elle avait du mal à se concentrer –entre ses baisers et ses caresses, il ne lui facilitait pas vraiment la tache, il fallait dire– pourtant elle voulait vraiment fournir une vraie réponse à laquelle elle aurait réfléchi, et non un simple « non, c’est bon » qu’on expédie à la va-vite pour passer aux choses sérieuses plus rapidement. Parce qu’il méritait de savoir, et aussi parce qu’elle-même se posait encore la question.

▬ Moi j’regretterai pas, t’imagines pas depuis combien de temps tu m’vends du rêve, Meera.

▬ À ce point ? Elle souffla dans un rire léger, le regard perdu dans la contemplation du plafond –une façon comme une autre de rester un minimum concentrée, quand bien même elle ne pouvait clairement pas se déconnecter entièrement, ses mains occupées à flatter la nuque et les épaules de Romeo en étaient la preuve, tout comme ses frémissements. Disons que l’alcool a aidé à faire le premier pas mais… elle marqua une pause –mais quoi ? Meera n’avait jamais été très douée pour avouer ce genre de choses sans avoir l’air d’une fillette pataude qui avouerait une amourette de cour d’école. Et puis merde.

Elle se redressa sur un coude pour mieux pouvoir le regarder et échappa un ricanement à la fois amusé et résigné tandis qu’il continuait à la faire languir avec ses frôlements épars –douce torture dont elle ne savait toujours pas si elle voulait vraiment qu’elle cesse ou non. D’une main, elle vint jouer avec quelques mèches de ses cheveux blonds et c’est un long frisson qui la secoua contre lui quand elle sentit l’agrafe de son soutien-gorge céder entre ses doigts.

▬ J’suis nulle pour dire ce genre de trucs, elle murmura fébrilement avec un pointe d’autodérision dans la voix –avant que celle-ci ne s’étiole dans un gémissement léger au contact de ses lèvres contre sa gorge désormais offerte. J'sais pas, tu m’plais quoi, c’est tout. Moi non plus j’regretterais pas.

Pas tant que l’attirance et l’envie étaient réciproques et partagées. Pas tant qu’elle avait l’assurance que l’affection qu’ils avaient l’un pour l’autre ne s’en verrait pas gâchée –quelque part elle doutait fortement que cela puisse arriver d’ailleurs.
Toujours accoudée sur le matelas, ses doigts allèrent s’entortiller dans les draps blancs quand ceux de Romeo s’aventurèrent là où ils ne s’étaient encore jamais promené auparavant. Le dos arqué et les jambes crispées, repliées de part et d’autres du jeune homme, elle tremblait ; un peu à cause du manque d’équilibre que sa position impliquait, beaucoup à cause de ce désir ravageur qui reléguait tout le reste au second plan.
Un nouveau baiser, un nouveau murmure soufflé contre ses lèvres qui s’étirèrent dans un sourire indescriptible avant d’aller se fondre encore une fois contre les siennes dans un baiser passionné. Le souffle court, elle se recula, colla son front contre le sien et coulant sa main libre de sa nuque à son torse –elle s’arrêta au niveau du coeur, qu’elle sentait battre si fort dans sa poitrine qu’elle avait presque l’impression de le tenir à mains nues.

▬ Juré, elle souffla de nouveau avant de capturer sa bouche encore et encore dans une myriade de baisers qui s’approfondissaient, s’enflammaient au fur et à mesure.

Meera avait le souffle court, le rouge au joue, le sang qui battait fort à ses tempes et un début de mal de tête –causé par l’alcool, la chaleur, peut-être aussi par ces embrassades si particulières– achevait une bonne fois pour toutes d’engourdir sa capacité à penser normalement. La tête lui tournait si bien qu’elle n’aurait pas su se tenir debout convenablement, et elle ne savait pas si c’était seulement dû à ses consommations diverses, ou si Romeo la rendait tellement folle qu’elle en perdait l’équilibre –un peu de l’un, beaucoup de l’autre probablement.
D’un mouvement doux mais un peu précipité, elle posa une main contre l’épaule du jeune homme pour lui intimer de se redresser un peu, tout en lui arrachant un énième baiser au passage.

▬ Deux secondes, elle lança entre deux souffles, j’ai vraiment trop chaud j’en peux plus…

Elle se redressa à son tour et entreprit fébrilement de défaire la boucle de sa ceinture et libérer enfin ses jambes de leur prison de tissu –les jeans serrés avaient peut-être l’avantage de flatter la silhouette de leur propriétaire, il n’empêche qu’ils se révélaient terriblement inconfortable quand les choses venaient à déraper. Comme tous ses autres vêtements, le pantalon termina sa course sur le plancher, et un peu plus à l’aise, Meera s’agenouilla sur le matelas pour s’étirer un peu et faire craquer craquer sa colonne vertébrale quelque peu engourdie. Puis, elle passa ses deux bras autour du cou de Romeo en l’embrassant avec fougue, un rire résonnant au fond de sa gorge quand elle le fit à nouveau basculer contre le lit pour se retrouver au-dessus de lui.

▬ On en était où déjà ? Elle ronronna, sa voix se voulant à la fois railleuse et séductrice contre son oreille, tandis que l’une de ses mains s’était défaite de son cou pour aller jouer nonchalamment avec la boucle de sa ceinture.

Peut-être bien que cette nuit allait radicalement changer la nature de leur relation –sans pour autant que cela soit de façon péjorative– ou peut-être bien que non ; peu lui importait désormais, si ce n’était cette envie brûlante de le rendre fou tout en s’abandonnant entre ses bras.







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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Jeu 30 Juin - 15:35

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A ce point ? A ce point. Parce qu’elle est belle Meera, parce qu’elle est envoûtante Meera, parce qu’elle t’a filé des fantasmes honteux Meera. Tu ris doucement contre sa peau, tu goûtes encore et encore la moindre parcelle de chair frissonnante qui s’offre à toi — elle est délice pour ta bouche, Meera. L’alcool a fait tomber les barrières de la discrétion, de la retenue, le reste était désir refoulé à présent trahi — elle te plaît, tu lui plais, elle te veut, tu la veux ; l’équation est parfaite là où l’éthanol est roi. Elle gémit, elle se tend sous toi, un instant et ta main remonte, tu cesses la torture — avant-goût de ce qui sera, plus tard. Tes doigts glissent le long de ses côtes, jusqu’à son épaule, effleurent la poitrine dénudée, l’épiderme tendre de ce qui t’était interdit — ce qui t’est offert. Tu frôles son bras, tu dessines ses veines du bout des ongles, tu t’en reviens mordre son cou pour y laisser ta marque, encore, encore, encore et encore — cette nuit, elle est à toi —, légère, fugitive — tu te feras plus insistant, plus tard.
« Juré. » Tu frissonnes, rien qu’à l’entendre ; tu t’étouffes dans vos baisers, tu t’abrutis dans le fil de ses pensées presque illisibles — tu n’essaies même pas de les déchiffrer, à dire vrai. Tu ne t’attardes jamais à reprendre ton souffle avant de revenir à l’assaut de ses lèvres, t’es comme dépendant tout à coup, dépendant de ses lippes contre les tiennes, dépendant de son goût sur ta langue, dépendant de ses mains sur ton corps. Elle t’étourdit, la chaleur de sa peau t’engourdit, te fait chavirer — t’es déjà loin, et pourtant t’es toujours capable de perdre les pédales, un peu plus à chaque seconde qui passe.

Elle t’incite à te redresser, tu t’exécutes en laissant échapper une faible plainte, qui expire sur sa bouche quand elle vient te voler un énième baiser — ça n’est pas assez. « Deux secondes, j’ai vraiment trop chaud j’en peux plus… » Elle détache sa ceinture et, pendant qu’elle s’affaire à se débarrasser de son carcan de tissu, tu couvres ses épaules d’une kyrielle de frôlements, l’impatience au bout des lèvres — tu lui compliques la tâche, et ça t’amuse plus qu’autre chose. Elle s’étire et c’est dans son cou que tu viens te réfugier, les bras autour de sa taille quand les siens emprisonnent ta nuque, tes ongles éraflant à peine son dos lorsque ton échine se heurte de nouveau aux draps froissés du lit. Tes mains survolent son épine dorsale, caressent ses omoplates pendant qu’elle t’embrasse, pendant qu’elle te rend fou. « On en était où déjà ? » Tu ris doucement, tes dents cherchent sur sa clavicule la morsure laissée un peu plus tôt pour revenir à son assaut — petite pièce de chair forcément plus sensible puisqu’auparavant entamée. « Tu m’donnais l’envie d’te faire brûler toute entière dans mes bras. »

Tes mains frôlent, touchent, enjôlent, elles s’osent à s’aventurer sur la poitrine offerte, à coup d’attentions légères, éparses — t’es là, mais tu la laisses s’alanguir de tes caresses. Ce sont tes labres, bientôt, qui viennent jouer sur la peau de faïence, là où tu sens son palpitant battre contre tes lèvres, plus vivant que jamais. Tu te redresses, lentement, tu la devines qui détache ta ceinture, et tu étouffes un râle contre l’avant-cœur tant désiré. T’es à l’étroit, t’as presque mal, et c’est avec un empressement fébrile, nerveux presque, que tu prends la relève pour ôter ton jean, geôle à l’instant précis. Libéré, tu reviens passer ton bras dans son dos pour la retenir sur tes cuisses, ta main au creux de ses reins quand ta bouche reprend son affaire grivoise. La migraine commence à te saisir — restes des ivresses échangées plus tôt — mais tu t’en fous, tu continues — dans le brouillard de la douleur frivole, t’as encore plus envie de la faire tienne.
Tes doigts filent là où ils s’étaient aventurés plus tôt, glissant sur l’infime voile qui reste encore, barricade à la luxure. Tu l’ignores, tu l’outrepasses, tu t’en vas cueillir l’interdit à sa source en levant les yeux vers le visage de la bassiste — tu veux voir se dessiner sur ses traits le plaisir et l’envie, tu veux lire dans ses prunelles le désir, le brasier que tu sens vibrer contre toi. « Je te veux, Meera » tu souffles, tu murmures à peine, en jouant d’adresse pour faire glisser l’élastique de son sous-vêtement sans lui laisser le moindre des répits — ta main ne déloge pas du havre qu’elle s’en est allée trouver, au couvert du textile qui, lentement, se dérobe à son rôle premier. Il se baisse, il dévoile ce que toi, t’es déjà en train de découvrir.

Votre dessein te brûle, te consume, un glapissement s’étrangle au fond de ta gorge et tu la renverses de nouveau sur le lit, plus brusque et plus sauvage que tu ne l'as été jusqu'alors. Tu te fais plus présent, ta bouche contre le gardien de son cœur, ta main auprès de l'eldorado divin, tes doigts contre la perle de son éden souverain. Tu la veux tienne, et pourtant c’est toi qui t’assujettis à la reine aux yeux célestes ; t’es servile, tributaire de sa convoitise. Tu t’offres, tu t’abandonnes ; cette fois-ci, l’incandescence de la volupté l’emporte sur tous les garde-fous de la raison.
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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Sam 2 Juil - 19:18

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▬ Tu m’donnais l’envie d’te faire brûler toute entière dans mes bras –c’est un ricanement qui s’échappa des lèvres de Meera, entre deux respirations, alors qu’il lui soufflait ces mots contre sa clavicule maintenant bien marquée.

▬ Wow, rien que ça ? Elle railla, la voix élimée par l’alcool et les émotions de la soirée.

Honnêtement, ça n’allait pas être très compliqué pour lui de mettre son dessein à exécution ; il était même plutôt bien parti –cette pensée tira un nouveau ricanement à la jeune fille.
Dehors, un trait de lumière vive suivi d’un grondement sourd lui indiqua que l’orage n’allait pas tarder à éclater –à croire que même les éléments s’étaient accordés pour se déchaîner de concert avec eux. Pourtant, entre les mains de Romeo qui lui provoquaient tous les frissons du monde, entre sa voix qui s’était étranglée dans un râle sourd contre son coeur, ne faisant qu’accélérer encore et encore le rythme du palpitant, si bien qu’elle en perdait la tête, et entre son regard embrasé qui lui coupait le souffle chaque fois qu’elle plongeait dedans, de l’orage, elle n’en avait strictement rien à faire. Peut-être qu’elle avait oublié de fermer une fenêtre chez elle, peut-être bien que la pluie et le vent allaient s’y engouffrer et y mettre la pagaille ; qu’importe. Là, tout de suite, à cet instant précis, Romeo était tout ce qui comptait, et rien d’autre n’avait d’importance à ses yeux.
Meera laissa glisser lentement ses lèvres tout le long de son bras, du poignet à l’épaule, alors qu’il s’affairait avec un empressement qui lui tira un rictus amusé à retirer son jean. Comme il l’avait fait fait avec elle, elle prenait un malin plaisir à lui compliquer la tâche –à croire qu’elle mettait un point d’honneur à lui rendre tout ce qu’il pouvait lui faire. Contre sa langue, elle sentit la saveur vaguement métallique des cicatrices encore chargée du goût du sang, mais elle ne s’attarda sur aucune d’entre elles –comme si à trop remuer ses blessures d’un coup, le charme allait se rompre et le retour à la réalité n’en serait que beaucoup trop brutal. Il y avait pourtant cette part d’elle, qui ne voulait que dorloter ceux qu’elle aimait et qui désirait ardemment effleurer chaque trace une par une, y déposer un baiser par cicatrice et plus encore, mais elle s’en retint. Pas tout de suite, plus tard, réserve ça pour quand la passion se dérobera au profit de la tendresse.

Le vêtement tomba finalement ; presque aussitôt il se chargea de reprendre ses caresses là où il les avait interrompues et Meera, qui avait eu le temps de retrouver son souffle pendant quelques secondes se perdit à nouveau dans la torpeur de la volupté. Des soupirs étranglés s’échappaient de sa gorge alors qu’elle s’affairait de sa bouche à laisser sa marque du creux de son cou jusqu’à son épaule –c’était si grisant de pouvoir le considérer comme sien, même le temps d’une nuit, lui qui lui semblait parfois être à tout le monde et à personne à la fois.

▬ Je te veux, Meera.

▬ Rome… –elle aurait voulu lui dire qu’elle était toute à lui ce soir, mais elle n’eut pas le temps de prononcer la dernière syllabe qu’un râle qu’elle étouffa au creux de son cou la coupa dans son élan ; il venait à nouveau d’outrepasser du bout des doigts les dernières limites de la pudeur, et pauvre marionnette qu’elle était entre ses mains de musicien, elle y avait réagit instantanément.

Meera sentait le rouge lui monter encore plus aux joues –plaisir, chaleur, un peu de gêne aussi parce qu’elle avait toujours été de nature pudique et que la pudeur avait été balayée d’un revers de main en quelques secondes. De nouveau il la renversa contre le matelas, plus brusquement qu’il ne l’avait été jusqu’alors, ce fut comme si l’espace autour d’eux s’était également retourné sur lui-même tant ses repères étaient brouillés par l’alcool et le plaisir. Les yeux fermés, les doigts fermement serrés autour des draps et les ongles prêts à érafler le matelas au moindre contact plus grisant que les autres, c’était son corps tout entier, de la tête aux pieds, qui se tendait sous lui, sous ses lèvres brûlantes et ses doigts électrisants.
Presque aussi brusquement que lui, elle se redressa légèrement et passa une main dans la nuque de Romeo pour amener son visage au plus près du sien dans une énième embrassade enflammée, et de l’autre main, à son tour, elle entreprit de faire tomber la toute dernière barrière de tissu qui s’en alla vite rejoindre la pile de vêtements au pied du lit. Quand l’air vint à lui manquer, elle se recula légèrement de lui pour respirer et planta son regard dans le sien, dans lequel elle adorait lire le feu qui le consumait. Un souffle amusé s’échappa d’entre ses lèvres étirées dans un sourire enflammé.

▬ Sans regrets donc ? Elle murmura en emprisonnant son visage entre ses deux mains.

Et elle attendit la réponse avant de venir capturer ses lippes encore et encore tout en se rallongeant contre le lit en l’entraînant avec elle, ses jambes se nouant contre ses reins.
Cette nuit, ils seraient plus proche que jamais ; unis de corps, de coeurs et d’esprits, au couvert du délicieux brouillard né de l’alcool et de la volupté.


Elle avait encore de petites étoiles qui dansaient devant ses yeux alors que les dernières étincelles de plaisir s’allumaient dans tout son corps avant de faner aussi rapidement que s’éteignent les lumières d’un feu d’artifice dans le noir du ciel. Dehors, l’orage continuait de gronder et la pluie s’abattait férocement contre les vitres, ce qui ne faisait qu’accentuer le silence soudain qui régnait à l’intérieur. La respiration encore un peu rauque et haletante, elle passa ses deux mains sur son visage et dans ses cheveux pour réveiller l’épiderme que la torpeur avait engourdi, puis elle se redressa sur un coude en se tournant sur le flanc pour faire face à Romeo qui s’était allongé à ses côtés. Machinalement elle attrapa le drap d’une main et le tira par dessus ses jambes pour le ramener jusqu’à sa taille et cacher ce qu’elle n’aimait pas laisser trop longtemps exposé et sa main en suivant, s’en alla tout bêtement se glisser dans celle de l’adolescent. Elle ne savait pas trop quoi dire –tout du moins, elle ne trouvait pas encore l’utilité d’user de mots pour s’exprimer quand le reste parlait pour elle. Elle était nulle pour dire les choses de toute façon. Alors tout en se mâchouillant nonchalamment la lèvre inférieure, elle jouait du bout des doigts avec la main de Romeo et comptait des yeux les marques diverses qu’elle lui avait fait entre le cou, les clavicules et les épaules. Ça allait être dur à cacher. Doucement, elle se pencha vers lui et déposa un baiser furtif sur l’une des traces les plus nettes avant d’appuyer sa joue contre son torse et de lever une paire d’yeux rieurs vers lui.

▬ J’y ai été un peu fort j’crois, ça va être tendu d’expliquer ça aux autres, elle souffla dans un rire léger.

Mais au fond elle s’en foutait ; elle s’imaginait bien ce ne serait pas leur folie de ce soir qui mettra le feu au poudre dans le groupe –ça ne serait au pire qu’un moment un peu gênant à passer si le sujet venait à être mis sur le tapis.

Et tranquillement elle vint se blottir un peu plus contre lui en ramenant les draps chauds sur eux.







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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Mar 12 Juil - 18:53

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« Rome… » Sa voix vient de s’étouffer dans un râle, et ton sourire se fait plus prononcé contre sa peau — t’adores la sentir réagir sous tes mains, t’adores quand sa voix s’élève et se brise sous le plaisir, t’adores savoir que c’est toi qui lui fais cet effet. T’adores la faire tienne, un peu plus à chaque geste, à chaque souffle, chaque seconde qui passe. Tu l’adores elle, quand elle s’abandonne, quand elle déraille et te fait dérailler en même temps, tu l’adores quand elle fait céder ta volonté, tu l’adores quand, une fois de plus, elle vient chercher tes lèvres et fondre son esprit au tien — la tête te tourne, t’es comme pris de vertige et c’en est plus grisant encore quand c’est son parfum qui te déséquilibre, ses baisers qui t’étourdissent.
Le dernier vêtement tombe, tu t’agites, tu l’aides comme tu peux à le retirer pour fondre ensuite en direction de son cou, déjà parsemé de quelques morsures d’amour diffuses. Tu les embrasses, tu les effleures, tes dents menacent la peau déjà malmenée sans jamais en revenir à l’assaut. Tu souffles sur les contusions légères, les baisers ardents au souvenir violacé, tu respires l’odeur de sa peau — restes de parfum et fine pellicule de sueur, alcool, plaisir et désir mélangés. Quand tes lèvres ne sont pas occupées à contenter les siennes, c’est de son corps qu’elles partent à la conquête, de frissons violents en frémissements légers.

C’est lorsqu’il ne demeure plus rien entre vos deux enveloppes nues que tu te laisses aller au plus près d’elle, torse contre poitrine, bassins rapprochés jusqu’à se frôler. Tu trembles, tu trembles et c’est parce que le désir te ronge, parce qu’il y a tes instincts primaires qui conquièrent ta volonté — s’il y avait encore la moindre chance de renoncer un instant auparavant, c’est impensable maintenant ; tu ne peux plus t’arrêter.

Ton visage est saisi, tes ambres accrochent les céruléennes de la bassiste, et l’ébauche de sourire ne déloge pas de tes traits — t’as cette euphorie au creux des veines et cette nuit, ça n’est pas qu’une question d’héroïne. « Sans regrets donc ? » Tu souffles contre sa bouche, tu t’imprègnes de ses mots l’espace d’une seconde, tu ris doucement, d’un de ces rires étouffés, éraillés, et ta main glisse au creux de ses reins pour la rapprocher encore de toi. « Sans regrets. » Vos lèvres s’unissent encore, et encore, elle te rend prisonnière de ses jambes comme de son esprit embrumé par l’alcool.
Ce sont deux fils de pensées distincts qui se conjuguent au nom d’Eros, ce sont deux corps qui n’en forment plus qu’un le temps d’une nuit, au nom d’une ardeur coupable, d’un fantasme un peu fou. C’est toi en elle, ton nom au fond de sa gorge, ce sont vos coeurs qui s’embrasent, vos souffles entrecoupés et votre plaisir pour combustibles.

- - - ♦ - - -

Les draps se froissent dans ton dos lorsque tu t’allonges, le corps constellé de frissons et picotements épars. Le souffle court, encore irrégulier, les battements de ton palpitant au creux des tympans, tu fermes les yeux, tu laisses le rideau obscur de tes paupières apaiser la substance tumultueuse de ton être — parce que tu n’es plus rien d’autre que ça ; nerfs à vif qui se bouleversent au moindre frôlement, cellules excitées, turbulentes, qui diraient presque encore si elles le pouvaient. T’es heureux, ce soir, et c’est un peu étrange — c’est parce qu’il y a Meera à tes côtés, et t’as presque peur que cette nuit ne soit qu’un songe comme un autre, alcool et drogue aidant, artifices de plus dans un monde que tu n’as fondé sur rien d’autre que tes subsistances toxiques.
Mais les draps s’agitent, la couverture remonte, s’aventure jusque sur vos corps nus pour les dissimuler — le moindre des sons te paraît accentué, de la pluie qui bat contre les carreaux, faute aux volets que tu ne fermes jamais, aux inspirations de la bassiste à tes côtés, en passant par ton propre souffle qui, s'il peine à se faire plus régulier, se fait moins capricieux, moins décousu à mesure que défilent les secondes qui s’égrènent depuis le plaisir passé.

Des doigts fins se glissent entre les tiens, main moite et pourtant douce que tu serres furtivement — t’es persuadé qu’elle peut sentir le moindre des infimes spasmes sous ton épiderme. Tu lèves les yeux vers elle, sourire aux lèvres, complice. Ta main libre s’en vient glisser quelques mèches teintes derrière son oreille, et tu te souviens d’autres parures qui ont flamboyé dans ses cheveux avant celle-ci, ce bleu de ciel et d’infini, de promesses d’été, d’amours sauvages, fugaces, versatiles mais comme gravés dans les chairs à qui manque la moitié. Ses doigts portés à tes lèvres, tu effleures chacune de ses phalanges de bises furtives, légères comme une brise.

Quand elle s’allonge contre toi, tu dégages soigneusement sa nuque, et tu laisses ta main glisser le long de son bras, puis remonter jusqu’à son coude, tu laisses ton empreinte sur les parcelles de corps qui s’offrent à toi, mais c’est la tendresse, cette fois-ci, qui est venue remplacer l’assaut des bas instincts. T’as mal au crâne, et ton esprit est comme prisonnier des restes de coton qui y ont élu domicile sous l’influence de l’éthanol et des endorphines ; chacune des marques de possession que la bouche et les ongles de Meera ont laissé sur toi te tiraille — mais ce sont affres exquises puisqu’elles te rappellent au souvenir encore frais de ces quelques instant où vous n’étiez plus qu’un, où plus rien ne comptait sinon elle, toi, vous. « J’y ai été un peu fort j’crois, ça va être tendu d’expliquer ça aux autres. » Tu ris, doucement, la voix encore rauque — et elle ne s’éclaircira sans doute pas avant quelques heures à la reposer. « On s’en fout. Ils seront ravis de savoir que j’ai passé la nuit avec une tigresse. » Tu t’agites légèrement, tu te redresses quelque peu — suffisamment pour venir capturer sa bouche en un baiser furtif ; pour tendre la main ensuite et récupérer paquet de cigarettes et briquet sur la table de nuit.

Tueuse aux labres, tu en agites une autre sous les yeux de Meera. « Tu veux ? » Lorsqu’elle s’en saisit, tu allumes la tienne avant de venir embraser celle de la bassiste. Briquet abandonné là, sur les draps, non loin du cendrier ramené dans votre direction, tu tires une longue bouffée sur ta clope. Les volutes de fumée qui s’élèvent en direction du plafond te fascinent toujours autant, mais tu en reviens irrémédiablement à baisser les yeux en direction du visage de l’adolescente allongée contre toi. « On va s’taper une de ces gueules de bois, j’le sens venir de loin... » Tu écartes lentement les quelques cheveux qui ont pris l’initiative de se retirer de derrière l’oreille où tu les lui avais replacés, puis tu rejettes la tête en arrière, prunelles égarées sur un coin envahi d’un nuage de fumée qui tarde à se dissiper.
Silence. Quelques secondes, vibrantes dans l’air. Une question au bout des lèvres, un besoin de savoir, comme inquiétude au détour de l’esprit. « Alors ? Pas d’remords, pas d’regrets ? » Murmure, ton de l’humour emprunté ; crainte, en vérité. Hésitation. T’es tellement faible, quand ça concerne Meera.
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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Ven 15 Juil - 1:27

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La tête contre son torse et les yeux clos pour mieux savourer l’instant –ce genre de moment qui semble suspendu dans le temps et l’espace, où rien ne compte si ce n’est ici et maintenant– Meera pouvait entendre les battements d’un coeur contre son oreille. Cependant, elle aurait été parfaitement incapable de distinguer avec précision de qui elle entendait le palpitant ; le sien qui faisait battre son sang jusqu’au bout de ses doigt et faisait résonner les boum-boum dans sa tête, celui de Romeo, qui se trouvait juste là sous son oreille, à peine séparé par la peau brûlante tendue sur la cage thoracique –peut-être même qu’elle les entendait tous les deux en même temps, et l’idée lui tira un sourire un peu moqueur car c’était si niais de songer qu’ils puissent être en rythme qu’elle avait du mal à croire que l’idée l’avait effectivement effleurée. Pourtant, elle avait abandonné les rêveries romantiques de gamines depuis bien longtemps –depuis ses sept ans à bien y réfléchir.

▬ On s’en fout. Ils seront ravis de savoir que j’ai passé la nuit avec une tigresse.

Elle rouvrit des yeux presque étonnés et les leva vers lui ; une poignée de secondes s’égrena ainsi dans un drôle de silence avant qu’un rictus en coin ne vienne fendre ses lèvres et qu’elle ne souffle un « t’es bête » amusé –quoiqu’il y avait dans sa voix un soupçon d’embarras, un truc pas très net, quasi imperceptible mais qui sonnait faux quand on y prêtait suffisamment attention. Il venait de l’appeler tigresse, et ça lui avait fait quelque chose ; elle n’aurait pas trop su dire pourquoi, mais ça lui avait rappelé le temps de ses seize ans quand Noah était encore le copain presque parfait et qu’il l’avait rebaptisée « chaton » dans l’intimité –c’était peut-être l’analogie aux félins qui avait fait remonter ces vieux souvenirs désormais bien amers, Meera pensait toujours trop et les idées s’associaient et s’enchaînaient souvent trop vite dans sa pauvre petite tête. Pourquoi faut toujours que tu gâches les bons moments avec tes réflexions à la con ? Pestait-elle presque intérieurement tout en dégageant sa main de celle de Romeo pour effleurer du bout des doigts la peau de son torse, juste à côté de là où sa tête reposait.
Elle le sentit remuer et se redressa un peu pour lui permettre d’atteindre son paquet de cigarette et son briquet –et quand dans la continuité de son geste il lui vola un baiser, ce furent de nouveaux frémissements qui agitèrent son ventre ; pas aussi violents qu’ils n’avaient pu l’être plus tôt, mais toujours là. Elle ne s’en lassait pas de ses lèvres, un peu gercées par endroits et pourtant si douces contre les siennes.

▬ La clope après la baise, c’est d’un cliché, elle ne pu s’empêcher de commenter, railleuse –elle ne se priva pas, néanmoins, de tendre le cou pour attraper entre ses lèvres la cigarette qu’il lui tendait et d’en tirer une longue bouffée dès que celle-ci fut embrasée ; bouffée qui alla s’échouer contre les lèvres de l’adolescent quelques instants plus tard quand elle y déposa un baiser, ses lippes toujours étirées dans leur habituel sourire sarcastique –le sarcasme, elle l’avait tant et tant employé au fil des années pour se protéger que c’était devenu comme un mauvais réflexe qui ressortait à la moindre occasion, quand bien même le risque de gâcher un bon moment était présent.

La cigarette entre deux doigts, elle se réinstalla contre lui, dos au matelas et les jambes repliées, l’arrière de son crâne toujours appuyé sur son torse. Machinalement, elle s’amusa à faire des ronds de fumée qu’elle observait monter au plafond pour aller s’évanouir dans l’air –c’était un de ces petits tics qu’elles ne pouvait s’empêcher de faire, tout comme on souffle une bulle à chaque fois qu’on mâche du chewing-gum.

▬ On va s’taper une de ces gueules de bois, j’le sens venir de loin…

▬ Hmm, elle soupira dans un gémissement plaintif, m’en parle pas j’ai mal au crâne rien qu’en y pensant. –Elle ferma les yeux à nouveau le temps qu’il ne remette ses cheveux en place derrière son oreille ; elle adorait quand il faisait çaPutain en plus j’suis de service l’après-midi au restaurant, j’vais pas assumer, elle ajouta avec un sourire résigné.

Les paupières toujours closes tandis qu’elle savourait en silence la brûlure de la fumée dans ses poumons, elle sentit ce silence dans l’air qui résonnait plus que tous ceux qui avaient précédé et lui donnait l’impression qu’un malaise sous-jacent s’apprêtait à être révélé. Et c’est un sourire amusé, et presque attendrit qui étira ses labres autour de la clope quand la question fut enfin posée.

▬ Alors ? Pas d’remords, pas d’regrets ?

▬ Franchement, elle souffla avant de marquer une brève pause le temps de laisser tomber ses cendres dans le récipient prévu à cet effet, si. C’était nul à chier. Faudra faire mieux que ça la prochaine fois.

Et puis elle leva vers lui une mine espiègle digne d’une gosse bien contente de sa blague –les yeux rieurs, le nez légèrement retroussé et de vagues fossettes creusant ses joues– avant de tirer sur sa clope.

▬ J’espère que t’es pas trop bourré pour louper le sous-entendu, j’aurais l’air con sinon, elle ajouta sur un ton plus doux, plus sincère, qu’elle n’employait que trop peu depuis trop longtemps –sauf avec Ange peut-être, mais c’est Ange justement, donc c’est pas pareil.

De sa main libre, elle vint doucement effleurer son avant-bras et remonta du creux du coude jusqu’au poignet où elle s’attarda, son pouce caressant doucement une des cicatrices en prenant garde de ne pas accrocher la peau sûrement sensible avec son ongle. Ça la mettait toujours dans un drôle d’état quand ses yeux se posaient sur les traces rougies de sa peau. Ça faisait remonter tout un tas de sentiments contradictoires en elle ; la peine de savoir son ami souffrant et la colère de le voir se déchirer ainsi, mais aussi la compassion, la compréhension, et même la culpabilité parfois, quand elle se disait qu’elle était loin d’être la mieux placée pour ne serait-ce qu’effleurer l’idée de le confronter pour ça. Parce qu’elle aussi elle se faisait du mal à toujours tout garder pour elle et ne se reposer sur personne pour souffler, à se souiller un peu plus à chaque liasse de billets qu’elle acceptait contre une entaille de plus dans sa fierté, à prendre des douches si brûlantes qu’elles en faisaient mal quand elle rentrait chez elle avec la sensation qu’elle ne serait jamais propre sans ce minimum syndical. Elle aussi elle se faisait du mal, mais elle faisait juste attention à ce que ça ne se voit pas –parce que c’est plus facile de se persuader du contraire quand il n’y a rien de concret pour le prouver.

▬ J’regrette pas hein, elle avoua finalement –parce qu’elle n’arrivait pas à garder son cynisme mécanique devant ses fêlures à lui– j’regrette pas et puis… –elle marqua une pause, les yeux levés vers les derniers volutes de fumée qui s’élevaient, le temps de chercher ses mots– j’sais pas, j’ai pas vraiment envie que ça s’arrête au coup d’un soir pour être honnête…

Elle leva encore le regard vers lui et osa un sourire un peu bancal, mais dépourvu de cet air railleur qui lui collait constamment à la peau. Et c’est une légère sonnerie qu’elle ne connaissait que trop bien qu’elle entendit alors résonner dans la pièce, et son sourire s'effaça, ses pupilles vacillèrent dans le vague. Merde. Les cachets. Ça doit être le troisième rappel de la soirée, mais trop distraite elle n’avait pas entendu les autres. Merde.
Elle se redressa, peut-être un poil trop précipitamment pour être honnête et s’assit au bord du lit pour se pencher et attraper son portable dans la poche de son jean qui gisait au sol ; d’un geste rapide elle fit glisser son pouce sur l’écran du cellulaire pour désactiver l’alarme et posa nonchalamment l’objet sur l’unique table de chevet de la pièce.

▬ J’reviens, j’en ai pour deux secondes, elle souffla en se baissant de nouveau pour se saisir de sa culotte et l’enfiler rapidement avant de se lever pour de bon.

Heureusement, elle prévoyait toujours le coup et veillait constamment à ce que les poches intérieures de sa veste contiennent au moins une plaquette de pilules ; tout pour s’éviter le risque de se taper une crise d’angoisse autre part que chez elle où c’était déjà bien assez dur à surmonter. Aussi elle traversa rapidement l’appartement pour rejoindre le porte-manteau où elle avait accroché le vêtement en entrant et  le fouilla brièvement avant de trouver l’objet d’aluminium tant désiré. Elle avisa les petits cachets d’un oeil aussi soulagé qu’écoeuré –comme à chaque fois qu’elle les prenait– et en sortit un de son logement dans un petit bruit sec avant de ranger la plaquette dans sa poche et de faire un crochet par la salle de bain pour se prendre un verre d’eau qu’elle avala en même temps que l’anxiolytique. C’est bon, c’est fait, respire ; y’aura pas de problème cette nuit non plus.
En levant le nez vers le miroir en face d’elle, elle souffla un ricanement léger à la vue des diverses traces qui ornaient son cou et dont la palette variait du rouge au violet léger des petits hématomes sans conséquence. Elle aurait tout intérêt à cacher tout ça demain au travail ; les suçons et autres témoignages d’activité potentiellement répréhensible –selon le niveau de tolérance de tout un chacun– étaient généralement proscrit dans le milieu hôtelier du beau quartier de Nahuel où tout est toujours propre et net.

▬ Dis, elle lança en rejoignant la chaleur des draps fouillés avant de revenir se lover contre Romeo, la tête au creux de son cou et le bras replié contre son torse, c’est trop cramé demain si je met une écharpe au taff’ avec ce temps, à ton avis ?

C’était plus facile de couper court à toute éventuelle question trop aventureuse en amenant soi-même sur le tapis un sujet de conversation sans conséquences.







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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Mar 9 Aoû - 11:35

Breaking the habit
ft. Meera J. Taylor
T’as peur ; t’es mort de trouille, même. T’as pas envie de n’être qu’une erreur de passage, qu'une taulée de jeunesse, l’une de ces conneries que l’on regrette, sitôt qu’on les a faites. Meera n’est pas l’une des tiennes, aussi tu ne veux pas être l’une des siennes. Alors, tu flippes, tu cherches dans ses yeux, sur ses lèvres, un éclat, une esquisse pour te rassurer, quelques mots pour moins t’inquiéter. Pour te dire que tu n’auras pas à t’en faire, que votre relation ne s’est pas entachée. Elle est toujours là, elle n’a pas fui, c’est peut-être bon signe ? Tu te fous d’être celui que les filles quittent au petit matin, les joues baignées de larmes pour celles que tu as séduites à coup de promesses foireuses, ou la démarche légère, l’esprit déjà loin de celles qui n’attendaient rien de plus que toi — moins que toi, même, peut-être. Mais tu ne veux pas que Meera soient de celles que tu laisses s’échapper, le coeur en miettes et la fierté tailladée, le corps souillé par le désir ardent d’une seule nuit. Tu ne veux pas la perdre, pas pour l’une de vos idioties alcoolisées, surtout pas.

« Franchement, (tu cherches son regard mais il t’échappe et, de crainte, de frustration, tes sourcils se froncent, imperceptiblement.) si. C’était nul à chier. Faudra faire mieux que ça la prochaine fois. » Tu frémis, tu papillonnes. La prochaine fois ? Des picotements — restes de plaisir ? appréhension ? impatience ? — remontent le long de ton échine, t’arrachent un frisson que tu réprimes à peine. Elle te regarde enfin, et son air de gamine friponne te fait rire — voix enrouée, et c’est pire qu’avant. « J’espère que t’es pas trop bourré pour louper le sous-entendu, j’aurais l’air con sinon. » Du bout des doigts, tu effleures l’une de ses fossettes — qui ne manquent pas rajouter à sa bouille de gosse un peu trop fière de ses facéties. « Reçu cinq sur cinq. J’mettrais ma main au feu qu’j’suis moins saoul que toi. » Parce que l’habitude l’a remporté, parce que tu ne parviens plus qu’à t’enivrer aux limites du coma éthylique — parce que ces limites, tu les as déjà franchies —, tout du moins lorsque tu es assuré de rendre tout ce qu’il est possible de rendre lorsque l’éthanol te monte à la tête — au moins, tu dégrises.

Les frôlements sur ton bras te tirent un vague rictus, qui ne s’attarde sur tes traits qu’une seconde ou deux, juste ce qu’il te faut pour chercher sur le visage de la bassiste une trace de dégoût, de mépris, rien que l’ébauche d’une de ces émotions qui te poussent à haïr le monde en l’échange des coups qu’il te donne. Mais il n’y a rien, rien de répréhensible à tes yeux — c’est Meera, putain, tu t’attendais à quoi ? C’est Meera, c’te gosse que t’as détesté, parce qu’elle avait l’air trop heureuse, avant que tu n'entraperçoives l’ombre dans ses yeux — jamais d’assez près pour les déchiffrer. Parfois, même, tu as douté de son existence, de la réalité de cette amorce obscure qui dévorait son regard — mais elle revenait, chaque fois, d’une façon ou d’une autre, au détour d’un nom, de quelques mots, d’une mélodie, des aléas de la vie qui nous ramènent à nos failles, à ce que l’on a détruit ou perdu. Et puis, tu les as lus dans son esprit, tu les as devinés, tapis dans l’ombre, ces tourments qui ne veulent pas se montrer, pas être révélés. Tu n’as pas cherché plus loin, rien demandé — l’alcool aidant, et parce que c’aurait brisé l’instant. Là aussi, si les questions te brûlent les lèvres, tu n’as pas pour autant l’envie de dissoudre la tendresse à coup de mots qui blessent — parce qu’ils blesseront forcément, à force de réveiller les démons, les morts peut-être, qu’est-ce que t’en sais ?

Tu suis des yeux la course de ses doigts sur ta peau, tu regardes sans les voir les entrelacs des cicatrices, qu’elles soient déjà blanchies de plusieurs mois, de plusieurs années — c’était quand, la première, déjà ? Le souvenir te revient, le coin reculé derrière l’hôpital, Nirvana dans l’une des chambres, plongée dans un coma provoqué par les anxiolytiques, et toi, canif au poing, haine et lâcheté pour inspirations ; tu frissonnes, tu fermes les yeux, tu voudrais être capable d’oublier ce qui t’a fait tomber, quoique tu te sentirais peut-être tout à coup un peu plus fou, un peu moins sain — ou rougies et encore susceptibles de saigner au moindre accroc, celles de la veille, de l’avant-veille, quelques jours, une semaine à tout casser.
Cette putain de guerre contre toi-même.

Un soupir t’échappe — frustration, consternation, exaspération, et ce n’est qu’à l’égard de ton propre comportement, de tes propres pensées. Tu te détestes pour ce que tu fais, et c’est cette même colère contre ton être qui te pousse à te blesser, à t’esquinter d’un peu de toi à chaque fois — t’es pas un peu con, un peu pas raccord entre la parole et le geste par hasard, Romeo ? Langue mordue, ambres égarées sur le plafond, une énième bouffée de nicotine avalée, tu te réfugies une fois de plus derrière les ténèbres de tes paupières closes — ton mal de crâne persistant t’y pousse, lui aussi, il faut dire. « J’regrette pas hein, j’regrette pas et puis… (bonne nouvelle, tu songes en rouvrant un oeil pour l’observer, curieux ; et ta pensée est un peu cynique, parce que tes propres réflexions t’ont tout à coup rendu plus amer, t’ont replongé dans ton égoïsme répugnant.) j’sais pas, j’ai pas vraiment envie que ça s’arrête au coup d’un soir pour être honnête… » Tu l’sais pourtant, que j’suis pas réputé pour garder les filles plus d’une nuit ; les mots ont manqué filer d’entre tes lèvres, mais tu les as retenus. Parce qu’ils ne sont pas ce que tu penses — pas avec elle, tout du moins — et que son sourire, hésitant, mais un peu plus sincère, dénué de ses grands airs sarcastiques, t’a comme heurté de plein fouet, forcé au mutisme tant que tu n’aurais pas quelque chose d’un peu plus sensé à lui répondre. Putain, c’que tu m’rends faible et con.

Une sonnerie, tout à coup — un téléphone, et ce n’est pas le tien, quoique tu entends si peu ton réveil à présent que tu aurais tout aussi bien pu oublier à quoi ressemble le son de tes alarmes —, que tu as déjà vaguement entendue un peu plus tôt, tu n’es plus bien sûr — tu avais autre chose à faire, il faut dire — et ce sont les traits de la musicienne qui changent, qui prennent un air plus lointain que tu discernes à peine dans la pénombre. Elle se redresse, et tu restes immobile, une sensation de froid soudaine contre toi — c’est idiot, pourtant tu songes que sa peau contre la tienne te manque déjà. « J’reviens, j’en ai pour deux secondes. » Ta clope entre les lèvres, tu lui réponds d’une sorte de grognement indistinct, en suivant des yeux sa silhouette qui s’éloigne du lit et disparaît derrière le paravent. Froissement de tissu, bruit métallique étouffé qui te rappelle un peu trop celui de tes premiers antidépresseurs — les nouveaux sont en boîte, pas en plaquettes, et c’est clairement moins pratique ; de toute façon tu ne les prends presque jamais — ou d’toutes ces merdes médicales qu’on fait ingérer aux gens comme toi — comme vous ? — un peu cassé, plein de choses à cacher, des spectres douloureux à l’esprit.

Tu te redresses et te penche à l’extérieur du lit après avoir écrasé ton mégot dans le cendrier, pour attraper ton jean étendu sur le sol et fouiller les poches à la recherche de ton téléphone. L’écran s’allume, dévoile les chiffres de l’heure, déjà bien avancée — en effet, si elle bosse au restaurant dans la journée, la soirée passée n’était certainement pas la plus conseillée. Tu abandonnes l’appareil sur la table de chevet, au côté du téléphone de ton amie — est-ce que tu peux encore la considérer seulement de cette façon ?
Tu n’es pas certain qu’il existe un terme pour désigner une relation devenue plus intime que l’amitié pure, qui n’est pas encore de l’amour, qui s’en rapproche sans que la sensation de connaître l’autre depuis toujours ne puisse se contenter de la réduire à l’état d’amante. Ou bien le mot, l’expression ne te reviennent pas — tu cesses de chercher, sitôt qu’elle revient vers toi.

Tes doigts se glissent de nouveau dans ses cheveux, s’amusant des mèches bleutées, de celles blanchies vers la nuque, excentricité marquée sans laquelle tu songes qu’elle ne serait peut-être pas tout à fait elle-même. Et puis, c’est son épaule que tu viens effleurer, son bras, jusqu’à ce que ta main frôle sa taille, sa hanche, puis remonte légèrement pour ne plus déloger que l’emplacement pris. « Dis, c’est trop cramé demain si je met une écharpe au taff’ avec ce temps, à ton avis ? » Tu fais mine de réfléchir, un instant, sourire au coin des lèvres — alors même que la réponse est évidente. « A fond. Mais t’as bien un foulard quelque part, non ? C’est léger, puis avec un peu d’chance c’est assez sobre pour passer l’air de rien. » Tu viens déposer un baiser sur l’un des hématomes, puis c’est l’hésitation d’un instant qui te fige dans ton impulsion. Tu mords tes lippes, et ton regard coule sur les siennes avant que tu ne fondes sur sa bouche offerte, pour y dérober un contact fugace, l’un de ces bécots d’enfants dans les cours d’école, quand ils sont encore trop jeunes pour savoir ce que c’est que de s’enivrer du goût de l’autre. « En attendant, vu la nuit écourtée, j’crois que ton souci numéro un ce s’ra pas les marques mais tes cernes. » Tu ricanes, taquin, en enfouissant ton visage dans ses cheveux — parfum tabac froid et téquila. « Essaie d’limiter les dégâts... » Ta voix, fatiguée, n’en demeure pas moins amusée — une plaisanterie qui dure un peu, un asticotage comme un autre, et à la hauteur du sommeil qui pèse déjà sur tes épaules et tes paupières.
Ta main qui, jusque là, traînait sur sa taille glisse, s’aventure jusque dans son dos et la rapproche de toi, rapproche vos corps l’un de l’autre — peut-être que t’as peur qu’elle s’échappe, qu’elle t’échappe tout à coup ? — quand tu lâches un « Bonne nuit, Mee’ » réduit à l’état de murmure au creux de son cou.
Tu ne te souviens pas du moment précis où tu finis par sombrer dans les bras de Morphée.

- - - ♦ - - -

Bourdonnement.
Tu te tournes, tu te retournes, tu t’agites et les draps se froissent. Tu inspires, tu manques tousser ; tes yeux s’ouvrent et c’est l’obscurité qui te salue, le vide, le plancher si tu t’avances encore un peu.
Toujours ce putain de bourdonnement, ça cogne contre tes tempes.
Ton coeur bat, trop vite, trop fort, ça fourmille jusqu’au bout de tes doigts. Tu déglutis — gorge sèche, rien à avaler. Tu remarques que ton mal de crâne s’est dissipé lorsque ce sont tes muscles qui te lancent, tes bras, tes jambes douloureux à chaque mouvements — tu serres les dents, ça reste supportable.
Mais putain, ce que ça bourdonne.
Tu bascules, tu te rapproches de Meera à l’instant précis où tu te souviens de sa présence à tes côtés — parce que son parfum flotte encore dans la pièce, au milieu du tabac et des restes de cannabis. Tu fermes les yeux, tu te forces à inspirer profondément, mais ton souffle reste coincé au fond de ta gorge.
Ça bourdonne, et tu sais que tu ne te rendormiras pas sans ta putain de dose.

Tu résistes, cinq, dix, quinze secondes encore, et puis tu t’arraches aux draps, tu cherches ton caleçon à tâton sur le sol pour l’enfiler et, aussi silencieusement que possible, tu ouvres le tiroir dans lequel tu planques ton matos — seringue, produit, briquet, tout c’qui te sert à te bousiller de l’intérieur — et, attirail en main, tu t’enfermes dans la salle de bains. T’as salle mine, le teint blême, la douleur dans les yeux — ça s’accentue, à chaque minute qui passe.
En gestes mécaniques, t’as tôt fait préparer tes merdes, ton poison dont tu ne sais pas te passer — et t’aimerais bien, parfois, juste oublier ce que c’est que d’être obnubilé par la seule idée de se piquer. T’inspires et, pendant du garrot entre les dents, tu perces, tu tires — perles de rouge —, tu presses et libères ton bras. Tu comptes, intérieurement, les secondes avant que tout s’efface — une dizaine, et c’est le boum, des couleurs, des flashs, t’es ailleurs. A dix milles — ça n’est jamais aussi vrai que quand tu te shootes. Une putain de belle montée, et t’es bien, bordel. T’es tellement bien quand tu t’démolis, c’est dégueulasse, c’est immonde, c’est pathétique, si tu savais.
Ils ont raison, ces connards qui te prennent de haut à la sortie des bars ou des rave, quand t’es minable, les idées brouillées et les organes pourrissants — tu fais pitié et, putain, t’es en train de crever.

L’euphorie se prolonge, s’attarde quelques minutes — trop peu, puis c’est le retour de la somnolence, du calme ; la douleur s’en est allée, le bourdonnement l’a suivie. Et toi t’es comme un con, assis à même le sol, contre le mur, à côté du lavabo au bord duquel t’as éparpillé tes armes — celles qui ne servent qu’à ton propre assassinat, meurtre au premier degré, désiré, prémédité. Du suicide, en somme — simplement de façon détournée.
T’as les yeux dans le vague quand tu te relèves pour tout ranger, quand tu quittes la salle de bains et que tu planques tout dans tes tiroirs ; t’as l’esprit quelque part entre Pégase et Andromède quand tu te rallonges aux côtés de Meera, que tu t’agites encore un peu en cherchant à retrouver le confort quitté, le parfum de l’adolescente contre toi.
Tu pourrais être heureux, là, maintenant, avec ta veine percée et ton coeur diffusant l’héroïne dans tout ton corps — pourtant tu t’sens vide, paumé.

Cette nuit encore, Morphée refuse de te reprendre contre lui — insomnie, énième, ponctuée de phases de demi-sommeil qui ne sont pas assez pour te remettre d’aplomb, pas assez pour oublier.

- - - ♦ - - -

T'es déjà levé lorsque le matin — gris, un peu morne des averses de la nuit passée — se traîne jusque dans ton appartement, emplissant les pièces d’une lumière hésitante, d’une clarté quelque peu obscure encore. Télévision allumée, son coupé, affalé sur le canapé en jean usé et chemise ouverte, café noir et sans sucre préparé la veille au matin et que tu n’as pas réchauffé entre les mains, tu regardes sans les voir les images qui défilent à l’écran. Un feuilleton abrutissant, entrecoupé de publicités abrutissantes, présentées par des abrutis. Il est beau, l’monde des boîtes colorées et des plateaux télé.

Les tissus se froissent, derrière le paravent dans ton dos, et te ramènent à la réalité — loin des visages maquillés et des sourires simulés pour vendre une boîte de lessive au plus abruti des téléspectateurs plantés devant leur écran. Tu t’arraches à ton canapé après une gorgée de café — la tasse est toujours à moitié pleine, cela dit, lorsque tu la poses sur la table basse — et tu te faufiles jusqu’au côté chambre de la pièce. Tu te traînes sur le lit, à quatre pattes, jusqu’à la musicienne qui émerge. « Bien le bonjour ! » tu lâches, en français de nouveau — et sans faire le moindre effort sur ton accent —, le sourire au coin des lèvres. « Bien dormi ? » Tu lui laisses quelques instants, le temps d’atterrir, de comprendre, de saisir que tu lui parles et ce que tu lui dis. Et puis, tu reprends, un peu plus doucement, l’entrain apaisé. « Café ou chocolat, tartines, grillées ou non, beurre ou confiture au choix, fais ton marché je suis tout à toi. Tout en rimes, en plus de ça. » Tu fanfaronnes ; tu parles un peu trop de bon matin — peut-être parce que la solitude jusqu’à son réveil te pesait, parce que ce sont les moments propices aux réflexions, aux remises en questions, aux blessures que l’on s’inflige soi-même à trop penser sans personne pour interrompre le tête à tête que l’on tient à nos démons intérieurs.

Tu patientes, tu prends note des réponses et t’éclipes dans la cuisine pour t’affairer, t’attrapes ce qu’il faut dans les meubles, dans le frigidaire et, en quelques allers-retours à peine, tout est servi sur la table basse, le son de la télévision de nouveau audible — à peine, juste un bruit de fond, suffisamment bas pour s’entendre encore penser, mais c’est assez pour avoir un point d’accroche et ne plus se laisser emporter par les songes déplaisants. Ton café rendu à la cafetière, c’est finalement de poudre de cacao et de lait chaud que tu remplis ta tasse, toi aussi — au fond, t’es toujours un peu un gosse, le gosse de tes pères, celui qui faisait la gueule tant qu’il n’avait pas bu son chocolat chaud du matin, alors même que celui-ci le rendait malade. Légère intolérance au lactose — c’est encore le cas aujourd’hui, mais tu restes ce môme capricieux qui s’en fout et continue d’en consommer.
De retour sur ton canapé, la tasse fumante posée sur la table, une identique juste à côté, le tout accompagné d’une assiette de tartines et de quoi les tartiner — puisqu’ici réside tout le principe — tu lèves les yeux en direction de Meera qui apparaît. « A la bonne heure, viens profiter avant que ça refroidisse. » Un froncement de nez, un rictus, et t’ajoutes, à voix basse, railleur. « T’es canon au réveil, Mee’. »
Comme si toi, avec tes cernes et le trouble dans tes yeux, tu valais mieux.
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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Ven 12 Aoû - 5:12

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Il y avait les effets de l’alcool qui commençaient à se dissiper et la fatigue qui commençait à tomber –contrecoup des endorphines qui s’étaient répandues dans ses veines, aussi bien sur la scène fumante du bar où le groupe s’était produit plus tôt qu’entre les bras de Romeo– et ses paupières se faisaient plus lourdes, ses gestes plus lents. Les caresses du guitariste sur son bras puis sa taille n’y arrangèrent rien, bien au contraire ; un peu comme on endort un enfant à renfort de caresses sur le visage ou dans le dos, elle se sentait presque bercée, enveloppée dans un cocon de chaleur et de douceur dans lequel elle se sentait bien, presque en sécurité. Un ricanement siffla d’entre ses dents à la remarque du jeune homme, et un doux frisson s’empara d’elle l’espace d’une seconde, au contact de ses lèvres ; baiser papillon, aussi fugace qu’un battement de cil. C’était doux, tendre, timide presque, pourtant la chaleur qui l’irradia entre ses côtes n’en était pas moins délicieuse que celle provoquée par leurs ébats plus tôt.

▬ En attendant, vu la nuit écourtée, j’crois que ton souci numéro un ce s’ra pas les marques mais tes cernes.

▬ Pas faux, ronronna-t-elle en fourrant son nez au creux de son cou tandis qu’elle le sentit enfouir son visage dans ses cheveux emmêlés, mais au pire pour ça y’a la magie du maquillage.

▬ Essaie d’limiter les dégâts…

Lui aussi avait la voix plus trainante et la fatigue teintait le moindre de ses gestes. Alors Meera se contenta de laisser échapper un énième ricanement qui alla s’échouer contre son cou, et elle se lova un peu plus contre lui quand il rapprocha leurs corps épuisés d’une main dans son dos. Longuement elle inspira l’odeur de sa peau –mélange hasardeux de déodorant pour homme, de sueur, d’alcool et de tabac, ajouté à la flagrance de son propre parfum qui avait eu le temps de se déposer sur lui pendant la soirée– avant de déposer un baiser contre sa gorge et de fermer les paupières une bonne fois pour toutes.

▬ Bonne nuit Rom’, souffla-t-elle enfin avant de se laisser bercer par le rythme de sa respiration et de sombrer petit à petit dans un sommeil sans rêves.


Ça bougeait à côté d’elle.
Il y avait le froissement des draps et une respiration irrégulière, bientôt suivis par une agitation qui la tirèrent du sommeil –qu’elle avait toujours eu léger– au bout de quelques secondes. Elle mit un moment dans un premier temps à se rappeler où elle se trouvait –avec qui elle était– avant de sentir Romeo s’extirper du lit à pas feutrés. Sans se manifester, elle tendit l’oreille en silence pour déterminer ce qu’il faisait ; il aurait très bien pu avoir besoin d’aller aux toilettes ou boire un verre d’eau, mais elle savait aussi qu’il y avait cette autre probabilité qui lui pesaient sur le coeur. Les yeux à moitié ouverts, fixés sur le paravent face à elle dont les motifs étaient illisibles dans l’obscurité, elle attendit, les sourcils froncés par l’appréhension et par ce foutu mal de crâne qui ne voulait décidément pas s’en aller. Au fur et à mesure que les secondes s’égrenèrent, son angoisse de ne pas le voir sortir de la salle de bain monta d’un cran.
C’est qu’elle avait si peur qu’il se rate au fond. C’était presque un réflexe chez elle d’imaginer le pire, et elle frissonnait rien qu’à la pensée de le trouver agonisant –ou pire– si elle venait à se lever pour vérifier. Le dernier cadavre qu’elle avait vu continuait de la hanter, et ô dieu qu’elle sentait son coeur s’emballer à la vision cauchemardesque de son ami –ami, amant, elle se foutait de l’appellation pour le moment– les yeux révulsés et le corps rendu froid par l’étreinte de la faucheuse.
Elle hésita, une seconde, une vague impression de nausée au creux du ventre. Encore deux minutes et j’y vais, songea-t-elle. Mais peut-être que ce sera deux minutes trop tard. Ou peut-être pas. Mais on ne savait jamais. Si ça se trouve il est juste aux chiottes en même temps. Et si ça se trouve il est déjà sur le carreau aussi.
C’était dans ce moments là qu’elle aurait voulu pouvoir s’envoyer faire coucou aux étoiles elle aussi, rien que pour calmer ne serait-ce qu’un instant le maelström d’idées noires qui faisait rage dans sa tête.

Mais finalement la lumière de la salle de bain s’éteignit, la porte s’ouvrit, et quand le sentit se rallonger à ses côtés elle ne put s’empêcher de soupirer de soulagement –soupir qui aurait pu être pris pour une simple expiration plus forte que les autres –quoiqu’un peu tremblante quand même.
Et alors qu’elle se sentait déjà à moitié repartie dans les bras de Morphée, elle se retourna pour faire face à Romeo et se serrer contre lui –pas trop, juste assez pour sentir sa chaleur sans que ça soit étouffant.
En espérant qu’il ne remarque ni son palpitant encore un peu affolé, ni ses légers tremblements.


Au fond, Meera n’avait jamais vraiment trop su si elle tenait l’alcool ou non. Elle avait déjà bu plus que ça sans se réveiller avec une gueule de bois légendaire le lendemain matin. Alors c’était peut-être à cause de la clope, du joint, ou des baisers particuliers de Romeo, mais quand elle émergea difficilement des méandres du sommeil, réveillée par la lumière grise du jour levé, c’était comme si une colonie de mineurs était descendue jusqu’au moindre recoin de son crâne pour y donner des coups de pioche à s’en taper la tête contre un mur. Elle avait la bouche pâteuse, des courbatures partout et avait la désagréable sensation que si elle se levait trop vite, elle irait dire bonjour au parquet. Alors elle ne se leva pas du tout et se contenta de rouler sur le matelas pour enfouir sa tête dans l’oreiller en grognant. Jusqu’à ce qu’elle sentit une présence à ses côtés, et quelque chose lui disait que ce n’était pas Boomerang.

Bien le bonjour ! Bien dormi ?

▬ P’tain ta gueule Rooom’, grogna-t-elle encore dans son oreiller, la voix plus enrouée que jamais et un marteau-piqueur dans le crâne. Tu parles trop fort.

▬ Café ou chocolat, tartines, grillées ou non, beurre ou confiture au choix, fais ton marché je suis tout à toi. Tout en rimes, en plus de ça, enchaîna-t-il malgré tout.

Meera laissa échapper une nouvelle plainte, puis un soupir résigné avant d’énumérer ses choix d’un ton rauque. Luttant difficilement contre l’envie de se rendormir –ce qui ne ferait qu’accentuer sa migraine au point où elle en était– elle entendit vaguement Romeo s’affairer à préparer le petit-déjeuner avant de trouver un semblant de courage pour s’extirper hors du lit. Elle tendit le bras vers le sol pour attraper son tee-shirt abandonné la veille et l’enfila maladroitement avant de quitter le côté chambre de la pièce pour rejoindre Romeo.

▬ A la bonne heure, viens profiter avant que ça refroidisse.

▬ Hmm.

Elle se laissa tomber sur le canapé à ses côtés et attrapa machinalement la tasse fumante devant elle –si elle n’avait pas encore très faim, au moins la chaleur qui se diffusait à travers la céramique avait le don de la détendre un peu.

▬ T’es canon au réveil, Mee’.

Les sourcils froncés, elle mit quelques secondes à intégrer la vanne et un rictus amusé décora le coin de ses lèvres trop sèches.

▬ Toujours, railla-t-elle avant de porter sa boisson à ses lèvres.

Elle ne toucha finalement pas à ses tartines car l’appétit n’y était pas mais termina tout de même son chocolat chaud avant de reposer la tasse sur la table. Un courant d’air la fit frissonner, et elle alla se lover contre Romeo en maugréant, la tête contre son épaule, pour ne pas trop avoir froid.

▬ T’as fait du bruit cette nuit, fit-elle remarquer sans trop y réfléchir en fermant les yeux –pas qu’elle lui reprochait quoique ce soit puisqu’elle ne se permettait jamais de juger les autres de toute façon.

Elle resta ainsi quelques secondes avant que la migraine ne refasse surface et la force à se décoller de lui. Elle avait dix fois trop chaud, mais frissonnait pourtant au moindre courant d’air, ce qui était passablement désagréable au saut du lit.

▬ Dis, t’as pas de l’aspirine ou même un truc plus fort ? –elle attendit qu’il lui tende un verre d’eau et un cachet– Merci.

Presque avec fascination, elle observa le cachet blanc se dissoudre dans l’eau et bu le mélange d’une seule traite qui la fit frissonner, avant de poser le verre sur la table et porter ensuite son bras à son nez. L’odeur de sueur devenait plus persistante que le reste et n’arrangeait en rien son état ; aussi, elle se leva maladroitement en s’appuyant sur Romeo, et déposa un baiser furtif sur son crâne avant de se diriger à pas lents vers la salle de bain.

▬ J’te squatte ta douche hein.

Et sans vraiment y faire plus attention elle referma la porte derrière elle.







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Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]
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