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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]
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MessageSujet: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Lun 13 Juin - 9:34

Breaking the habit
ft. Meera J. Taylor
After. Une parmi tant d’autres, la suite logique de la plupart de vos concerts ; la routine même, en un sens. Les applaudissements, les remerciements, les sourires, puis le retour à l’obscurité de la nuit tombée sur Astrophel. Une clique de cinq, serrés dans la voiture de l’un ou de l’autre —souvent Olympe, tu songes— en direction de la rave prévue depuis des semaines dont vous avez eu vent. A défaut, ce ne sont que de petites soirées entre vous, sur la terrasse d’un bar qui ne ferme pas de la nuit. Mais ce soir, c’est cette fête à laquelle vous avez été invités, par un ami, d’un ami, d’un ami, d’un ami, d’un ami du frère de l’organisateur. Un type plutôt bien côté dans sa promotion, à l’université, il paraît. Tu ne le connais pas, mais tu as tendu l’oreille en direction des conversations que tenaient les amas de filles, de ci, de là. Quater-back de leur équipe, pas étonnant qu’il soit si prisé. C’est le rêve des étudiantes, ce stéréotype du mec parfait. Loin de toi, tout ça. T’as invité quelques filles à danser, t’as violé quelques bouches et effleuré quelques peaux tièdes, mais tu n’as pas eu l’étincelle, ce déclic, ce désir soudain, cette pulsion presque animale, bestiale. Pourtant, t’es bien éméché, au point que tu en as oublié de compter les verres qui s’enchaînaient. L’intérêt n’est revenu se glisser dans tes yeux que lorsque tu as croisé le regard de l’un de ces habitués des pilules, ceux qui en ont toujours quelques unes à refiler à prix bas. Tu t’es glissé jusqu’à lui, jusqu’à eux —tu as reconnu les squatteurs de toutes les raves, un peu comme toi. C’était le sacrifice de quinze dollars contre deux pilules, la première par envie, la deuxième pour ne pas laisser les effets se dissiper trop tôt. Tout à coup, tu as cru y voir un peu plus clair.

Et maintenant, tu t’es affalé sur l’un des canapés, et ta tête repose sur l’épaule de ta bassiste. Tu t’es pris d’une nouvelle occupation —à savoir, lui souffler dans le creux du cou, au travers des mèches de cheveux qui te barrent l’accès. Tu ne sais pas quand est-ce qu’elle s’agacera —si tu as fini par connaître par coeur les limites de la patience d’Olympe, jusqu’à savoir en faire un décompte précis, tu n’es pas encore bien certain de celles de Meera. Alors, tu tentes, tu testes, tu fais le con et tu attends de voir, curieux, comme un gosse en l’attente d’une réponse à une question qui le taraude depuis des heures. « Mais nique ta mère Rom’ ! Arrête ça ! » Tu te redresses légèrement pour la regarder, en clignant des yeux, l’air penaud comme l’un de ces gamins pris la main dans le sac en train de voler un biscuit encore chaud sur la plaque de cuisson à peine sortie du four. Trois. Trois souffles, et elle a cédé. Tu éclates de rire. « J’ai pas de mère. » D’un point de vue biologique, tu as tout faux ; mais il n’y a rien d’autre que les liens du coeur qui comptent. Alors, non, tu n’as pas de mère. « Justement. » elle lâche, et tu te marres de plus belle. « Crevarde. »
Tu tends le bras pour récupérer ton verre —tu ne sais même plus vraiment ce qu’il y a dedans, depuis le temps, mais le goût laisse supposer qu’il s’agit d’un simple mélange de whisky et de soda, avec sans doute un peu trop d’alcool pour son équivalent pétillant. Tu grimaces, pourtant tu termines sans rechigner, d’une seule traite —l’habitude. Puis, tu te relèves, et tu attrapes la main de Meera pour l’entraîner à ta suite, sur la piste de danse, au beau milieu de cette jeunesse déjà ivre de tout, de rien, et qui ne gardera en mémoire qu’un vague souvenir de lumière trop vive, de musique trop forte, de chaleur étouffante et d’odeur de sueur caractéristique des soirées déjà bien avancées. « Allez, au lieu d’m’insulter, viens danser » Tu la fais tourner puis, doucement, tu la ramènes contre toi, au plus près de ton corps. Ta main libre vient effleurer sa hanche, rapprocher son bassin du tien, et tu laisses la musique te guider ; tu laisses tomber les barrières de la décence, de la distance que l’on entretient avec ses amis.

Tu sens sa chaleur, jusqu’au travers de vos vêtements —ou bien peut-être n’est-ce que toi qui l’imagines ?—, tu t’es placé de sorte que sa jambe se glisse entre tes tiennes, et tu pousses le vice jusqu’à venir épouser le cou de la belle du bout des lèvres. Ta bouche glisse doucement, indolente, contre sa peau laiteuse, jusqu’au creux de sa clavicule, puis un peu plus bas, un peu trop sans doute pour les normes entretenues de la pudeur entre elle et toi. Tu retiens l’envie soudaine de mordre la chair offerte, comme tu en as mordues tellement d’autres ce soir, apposant sur elles une marque d’appartenance que tu ne t’octroies pourtant pas. Un jeu, rien d’autre qu’un jeu malsain, auquel tu t’adonnes quand le nébuleux l’emporte sur la clarté. Tu relèves la tête, tu reviens souffler contre son cou —mais c’est différent cette fois-ci, plus calculé, mesuré, plus tiède aussi ; brûlant, même. Tu ris, doucement, de ce rire élimé par l’alcool, de ce ton un peu rauque, guttural, qui plaît pourtant —parce que tu es rockeur, peut-être ? « Je suis meilleur chanteur que danseur, pas vrai ? » Le regard que tu poses sur elle brille d’une lueur étrange ; flamme dansante dans deux prunelles maladroites qui peinent à retenir les célestes qui te font face.
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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Lun 13 Juin - 16:43

BREAKING THE HABIT TONIGHT
Stop the world, 'cause I wanna get off with you ✘ ROMEO
Elle avait vu mieux comme soirée. Le genre de fête où on n’a même pas besoin de siffler la moitié d’un bouteille pour se sentir décontracté et s’amuser. Le genre d’évènement où tout le monde semble sur la même longueur d’onde, en rythme avec la musique qui pulse comme le sang dans les veines. Le genre où on ne s’arrête de rire que pour reprendre son souffle.
Là, c’était moins grisant, plus banal. La musique était correcte et l’endroit sympa mais pour ce qui concernait les fêtards, c’était autre chose. Ils étaient arrivés assez tard dans la soirée et tout le monde semblait déjà avoir un sacré coup dans l’aile, alors il est vrai que lorsque –comme Meera– on ne met pas forcément un point d’honneur à se mettre aussi minable que les autres le plus rapidement possible, on peut trouver le début d’after un peu long.
Elle s’était donc installée sur un des canapés de la pièce, une jambe croisée par dessus l’autre et trois shots de tequila vide gisant sur la petite table en verre devant elle –le quatrième verre lui, était encore plein et tenait entre ses doigts. Ses pommettes s’étaient parées de rouge depuis qu’ils avaient fait irruption dans la maison, entre la chaleur ambiante, les effets de l’alcool qui commençaient à monter et la masse brûlante à ses côtés qui avait pris la liberté de poser sa tête au creux de son épaule. C’était bizarre d’être collée de la sorte contre Romeo, là, tout de suite. Ses cheveux lui chatouillaient la peau, il lui tenait un peu trop chaud et pour ne rien arranger il avait commencé à lui souffler dans le cou, et ça avait le don de lui arracher de discrets frissons qui sonnaient un peu comme un avertissement. Au premier souffle, elle avait grogné, au second, elle avait remué son épaule pour l’en déloger –sans grand succès– et là, au troisième, elle s’agace, en employant ce langage brutal qu’elle a appris en grandissant avec les garçons de l’orphelinat et qui surprend toujours quand il sort de la bouche d’une jolie fille comme elle.

▬ Mais nique ta mère Rom’ ! Arrête ça ! Elle râle en fronçant les sourcils et en l’observant se redresser l’air tout penaud avant d’éclater de rire comme un enfant –si tu crois que tu vas m’avoir comme ça, tu te fous le doigt dans l’oeil mon vieux.

▬ J’ai pas de mère.

Elle lâche un soupir, railleuse. Moi non plus, hein.

▬ Justement.

▬ Crevarde.

La remarque lui arrache un sourire narquois et alors qu’il se penche pour récupérer son verre, elle renchérit, le sarcasme dégoulinant de chacun de ses mots –comme souvent en vérité.

▬ La flatterie ne te mènera à rien ce soir, chaton, fait-elle en baissant le regard vers le liquide transparent qui s’agite dans le verre à chaque mouvement.

Elle se perd une seconde, deux à tout casser dans la contemplation du récipient qui reflète irrégulièrement les lumières colorées des strobe lights avant d’imiter son ami et de vider le contenu du verre en une gorgée. L’alcool lui brûle la gorge et le goût âcre de la tequila pure fronce sa figure, mais la nouvelle vague de chaleur qui la prend aux tripes suffit à vite oublier les désagréments de la boisson. Elle a les joues qui cuisent et serait prête à parier que son visage se mettrait à fumer si jamais elle sortait de la maison pour se confronter au froid de la nuit, là maintenant. Elle change de position, se redresse pour se décoller du dossier et le tissu de son débardeur est plaqué contre la peau de son dos par la sueur. Pour bien faire les choses, il faudrait qu’elle sorte, ou au moins qu’elle se pose à une fenêtre, pour respirer un peu d’air frais, boire un verre d’eau peut-être, et garder ses idées à peu près en place, mais elle n’a pas le temps d’y songer que Romeo l’attrape par la main et la tire à sa suite parmi la foule dansante. Surprise, elle lâche un faible cri de protestation qui se mue en rire quand elle manque de trébucher et de tomber sur lui.

▬ Allez, au lieu d’m’insulter, viens danser.

Difficile de résister quand c’est si gentiment proposé.
Et surtout quand on a quatre shots dans le sang, aussi.

Mais la musique est trop entraînante pour qu’elle ne se laisse pas griser par elle, et elle ferme les yeux, un sourire satisfait flottant au bout des lèvres, avec pour seuls guides le rythme des basses qui font vibrer tous ses os, et la main de Romeo qui la rapproche de lui –trop, bien trop pour de simples amis. Mais Meera, ça lui tire un rire qui résonne dans sa gorge, parce qu’elle a un peu trop bu pour réfléchir, parce que les pétillements dans son ventre reprennent et que c’est un peu trop agréable pour qu’elle y mette un terme. Jeu dangereux, sans aucun doute, mais elle a toujours été joueuse dans le fond.
Et puis elle le sent, ce contact contre son cou qu’elle devine être les lèvres du jeune homme. Ça glisse le long de sa peau, c’est presque frais comparé à la chaleur fiévreuse qui lui rougit les joues et lui fait presque tourner la tête, et surtout ça lui arrache à nouveau ces frissons, les même que tout à l’heure dans le canapé, mais trois fois moins discrets cette fois. Un soupir d’aise se fraye un chemin entre ses lèvres avant qu’elle ne se mette à en mordiller instinctivement la partie inférieure. Presque machinalement, elle laisse sa tête tomber sur le côté, dégageant un peu plus l’accès à sa peau, et elle ouvre les yeux pour les poser sur Romeo. Un ricanement la secoue quand elle le voit dépasser du bouts des lèvres la limite de ses clavicules.

▬ Tu comptes aller encore loin comme ça ? Elle lance sur le ton de la blague –ou peut-être qu’elle est un peu sérieuse au fond, elle sait pas trop, elle n’est pas dans le meilleur état pour se poser ce genre de questions existentielles sur le moment.

Il rit, sa voix se fait rauque et un peu éraillée et vient à nouveau souffler contre son cou. Mais cette fois, y’a comme un déclic dans la tête de Meera. Romeo est (trop) tactile de nature, un contact qu’on jugerait normalement intime ne veut pas forcément dire grand chose avec lui, surtout lors d’une soirée ; elle le sait parfaitement, c’est loin d’être un scoop. Mais là, c’est différent. C’est un peu comme un jeu, une joute étrange qui se met en place sans trop qu’elle sache ni pourquoi ni comment. Là c’est différent, parce que pour une fois, elle est bien, n’a pas la tête a réfléchir, et surtout elle a envie de jouer elle aussi.

▬ Je suis meilleur chanteur que danseur, pas vrai ?

Le temps que la remarque monte au cerveau, ses yeux bleus à peine rendus vitreux par la tequila se plongent dans le regard incendiaire de Romeo. Et puis elle comprend la vanne, laisse monter un rire clair en basculant la tête un peu en arrière avant de passer ses deux bras autour de son cou, réduisant encore plus la distance –déjà ridicule– qui séparait leurs corps échauffés, et elle vient approcher sa bouche de l’oreille du jeune homme en haussant un sourcil, un air moqueur suspendu à son visage.

▬ Parce que t’appelles ça « danser » toi ? murmure-t-elle dans un souffle qui sonne presque comme un ronronnement.

Et à son tour elle vient poser ses lèvres contre la peau de son cou et les laisse courir le long de la jugulaire avant de s’attarder au hasard sur une parcelle de chair qu’elle ne se prive pas de mordiller. Contre sa peau qu'elle sent palpiter, son sourire s'étire et se fait plus provoquant que jamais.

▬ Si tu veux mon avis ça fait plus parade nuptiale qu’autre chose, elle ajoute entre deux ricanements, en levant les yeux pour les planter à nouveau dans les siens.

C’est lui qui a commencé après tout, hein.



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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Lun 13 Juin - 18:41

Breaking the habit
ft. Meera J. Taylor
Si tu comptes aller encore loin, comme ça ? Tu ne sais pas, tu ne sais plus ; c’est quoi, loin, pour toi, pour elle, pour vous ? Tu te le demandes encore, lorsque ses bras viennent se croiser à l’arrière de ta nuque, lorsque son parfum se fait plus entêtant encore. Tu ne sais même plus si c’est elle ou l’alcool qui te fait tourner la tête. Ton pouce se glisse dans l’un des passants de ceinture de ton amie, et l’autre main s’aventure un peu plus haut, là où son top se relève jusqu’à dévoiler un morceau de peau que tu te plais à venir effleurer du bout des doigts, juste sous ses côtes. Tu coules sur son corps, jamais trop haut, tu t’attardes sur ses reins, remontes à peine avant de revenir jusque sur sa hanche, d’où tu ne déloges plus en suivant. « Parce que t’appelles ça « danser » toi ? » Son seul souffle à ton oreille suffit à te secouer tout entier, tu frissonnes en inspirant la flagrance qui émane de ses cheveux, y réfugies ton visage en la gardant au plus près de toi. Les mois t’ont rendu dingue des courbes de son corps, de la cambrure de son dos, de ses mains habiles sur les cordes de sa basse, de ses lèvres étirées en un sourire aussi narquois que celui qu’elle dessine, dans l’ombre de ton cou. Dans tes fantasmes, tu l’as déjà dénudée plus d’une fois.

C’est sa bouche à elle, contre ta peau à toi ; tu frémis sans savoir réprimer l’agitation soudaine qui t’a saisi. T’es faible, entre les mains d’une femme. Tu caresses sa hanche, tu t’accroches un peu plus à celle qui joue, celle qui te rend fou, celle qui se rit de sa distraction sans même imaginer ce qu’elle te fait. « Si tu veux mon avis ça fait plus parade nuptiale qu’autre chose » Tu ris de plus belle, tes ambres pétillantes plongées au fin fond de ses iris fascinantes. « Et ça te dérange ? » tu persifles, le ton moqueur, piquant, l’air effronté. Tu t’affranchis des limites, et tu l’assumes. Tes lèvres s’approchent des siennes, tu sens son souffle tiède et alcoolisé, l’arôme de tequila qui rajoute encore à ton trouble. « Pourquoi tu ne m’arrêtes pas ? » C’était provocant, aguichant ; tu effleures sa mâchoire du bout des lèvres, tu reviens trouver son cou et c’est ta langue qui court le long de sa carotide. Ta main quitte le passant de ceinture, remonte pour venir dégager soigneusement la nuque de la belle de ses cheveux. Tes dents s’en vont trouver la bretelle de son bustier, s’amusent nonchalamment à la laisser glisser jusqu’à ce que tu rencontres l’obstacle de son haut.
Alors, seulement, tu reviens effleurer de tes lèvres ce fragment de peau, tu t’y attardes un peu trop, à coups de mordillements insistants qui finissent par se muer en une véritable morsure —il en demeure à peine une trace ténue, que tu te retiens de venir dessiner plus nettement encore.

Tu remontes, par mordillements épars et coups de langue délicats, jusqu’au creux de son oreille. Ton souffle rendu court —la chaleur, l’alcool, l’ecstasy ? tout à la fois ? ou peut-être que tu oublies simplement de respirer, quand elle est si près de toi ?— se perd dans tes cheveux, et tu ricanes, de cette voix enrouée que l’on reconnaît aux troubles, au brouillard de ton esprit. « Tu m’rends fou putain, t’es tellement belle. » Tu n’es pas de ces pauvres types qui plussoient dire d’une femme qu’elle est bonne et, si tu les traites toujours comme des moyens plutôt que comme une fin, c’est une des choses qui apaisent les jugements à ton égard. T’es un connard, mais il reste peut-être encore un peu d’espoir.

Un instant, tu te détaches d’elle, tu te penches au dessus de la table à deux pas d’ici, récupères deux shots que tu remplis d’une nouvelle tournée de tequila. Tu les prends d’une seule main, les ramènes à vous et lui en confies l’un des deux. « Un p’tit dernier pour la route, ou ta descente a atteint ses limites ? » tu lances, sur le ton du défi, en glissant ta main libre dans son dos pour la ramener à sa position initiale, contre toi, sa jambe entre les tiennes —tu l’incites à te rendre fou, Romeo. Tu hausses un sourcil, rictus en coin, puis tu renverses la tête en arrière pour vider l’énième verre de la soirée, sans même t’inquiéter de savoir combien de grammes tu peux bien avoir dans le sang. Shot à sec reposé, tu n’attends pas une seconde avant de glisser ta main dans ses cheveux, et tes dents viennent s’en prendre à l’autre facette de son cou, jusque là délaissée. Elle te rend fou, faible, désireux et pantelant et, parce qu'elle exerce sur toi ce maléfice dont tu ne saisis pas toute l'étendue, tu n'es pas certain de savoir refréner la pulsion plus longtemps
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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Mar 14 Juin - 3:12

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▬ Et ça te dérange ?

Le ton employé la fait hausser un sourcil, et c’est un simple souffle amusé accompagné d’un sourire en coin goguenard qui vient y faire écho. Un genre de soupir un peu nonchalant, un peu provocant. Non, ça me dérange pas. Continue.

▬ Pourquoi tu ne m’arrêtes pas ?

▬ J’sais pas, elle souffle, les paupières mi-closes, alors qu’à nouveau elle tend le cou sous la caresse de ses lèvres. J’ai pas envie.

C’est électrisant. Chaque seconde où il s’attarde sur le moindre centimètre carré de sa peau lui donne un milliard de raisons de ne pas l’arrêter. Pas un seul de ses sens n’est épargné, comme si toutes ses facultés sensuelles étaient à la fois décuplées et engourdies par le trop plein de sensations ; les lumières qui l’aveuglent, la musique qui bat contre ses tympans, l’arrière goût de l’alcool qui lui reste dans la gorge, et celui, plus salé, de la peau de Romeo qu’elle a encore sur le bout de la langue, son odeur dont ses narines s’imprègnent à chaque inspiration, et surtout –surtout– ses putains de caresses qui semblent tracer des lignes de feu le long de son épiderme et lui donnent des picotements jusqu’au bout des doigts.
Ça faisait trop longtemps qu’elle n’avait pas ressenti ce genre de choses entre les bras d’un homme. Depuis Noah, il y avait bien eu quelques flirts, mais va savoir, c’était peut-être encore trop tôt, ou pas les bonnes personnes, mais elle n’avait que trop rarement eu cette étincelle de désir qui crépite dans les entrailles et embrase le corps et la tête –et elle ne faisait même pas allusion à ces hommes souvent bien plus vieux qui lui échangeaient volontiers une liasse de billets contre une nuit –plutôt une heure en vérité– au couvert d’une chambre d’hôtel ; c’était trop différent pour comparer, et elle tenait à ce que la frontière soit bien délimitée.

Elle étouffe un gémissement quand la morsure se fait plus vive contre sa peau, et sa main remonte le long de l’épaule et du cou de Romeo pour venir agripper quelques mèches blondes au niveau de la nuque entre ses doigts fins. De l’autre main, elle s’accroche fermement à son épaule, sans forcément se rendre compte des légères marques que ses ongles tracent dans la chair à chacun de ses frissons. Son souffle s’accélère, son coeur s’emballe, et perchée sur ses talons de sept centimètres elle sent que ses jambes ne sont plus aussi stables qu’en début de soirée ; la faute au concert, à la fatigue, à la tequila, à Romeo.

▬ Tu m’rends fou putain, t’es tellement belle.

Sa voix se fait enrouée contre son oreille, et chargée d’un désir qui la fait trembler rien qu’à y penser. Et  dire que depuis tout à l’heure c’est elle qui a l’impression de perdre la tête, à cette pensée elle ne peut s’empêcher de ricaner presque bêtement contre son cou.

▬ On m’aurait dit y’a quelques mois que tu me sortirais un truc pareil un jour, je l’aurais pas cru, lance-t-elle d’une voix plus rauque qu’à l’accoutumée, sans trop y réfléchir –l’alcool ayant fait tombé depuis un moment déjà les filtres de bienséance qui permettaient habituellement de faire le tri entre le flot de ses pensées et les paroles qu’elle prononçait.

Sa main quitte sa chevelure pour encadrer le côté de son visage. Pendant une seconde, elle lorgne sur ses lèvres, se voit déjà fondre dessus, s’y fracasser avec force. Mais il y a ce pouvoir qu’elle n’a encore jamais constaté par elle-même mais dont elle connait l’existence, et qui la retient de mettre sa vision à exécution. Parce qu’elle a déjà trop de voix qui lui résonnent dans la tête à longueur de journée, et qu’elle appréhende. Parce qu’elle ne veut même pas imaginer ce qu’il pourrait penser d’elle après avoir fait le tour d’horizon du bordel qui s’agite sous son crâne aussi. Alors c’est sur sa mâchoire qu’elle fond plutôt, suivant la ligne dessinée par les os du bout des lèvres, laissant ses dents ou sa langue prendre le relais par moment, et ce jusqu’à ce qu’il n’amorce un mouvement pour se détacher d’elle. La notion du temps lui échappe totalement, elle ne sait plus si ça fait cinq ou quarante-cinq minutes qu’ils sont là, à repousser sans cesse les limites de l’autre. Meera profite de cette brève accalmie pour reprendre son souffle, s’éventer un peu avec la main, essayer de reprendre conscience de l’endroit où elle se trouve, des gens qui continuent de faire la fête autour d’eux, mais qui, au couvert de l’obscurité et de l’aveuglement général provoqué par les strobe lights, ne remarquent pas forcément que ce n’est plus vraiment une danse un peu osée qui se joue juste à côté. Putain, qu’est-ce que je fous ? elle songe en réalisant que quelques secondes plus tôt ça ne l’aurait presque pas dérangée de passer à la vitesse supérieure au milieu de cette foule sourde et aveugle. Elle aurait porté une jupe plutôt qu’un jean serré ce soir là, ce serait peut-être même déjà fait qui sait –question de pratique.

▬ Un p’tit dernier pour la route, ou ta descente a atteint ses limites ?

Elle se retourne pour faire face à Romeo qui lui tend un shooter rempli presque à ras bord avant de la ramener contre lui à nouveau ; et c’est comme si elle avait manqué de sa chaleur pendant ces quelques secondes. Son sourire se fait joueur, presque carnassier.

▬ T’as l’intention de me soûler jusqu’à ce que j’tombe dans ton pieu, c’est ça ? Raille-t-elle avec le même sarcasme qu’à l’accoutumée –ça au moins, c’est pas comme la lucidité, même avec un gramme et demi dans le sang, c’est toujours là.

Néanmoins, elle lève son verre, le fait tinter contre celui du jeune homme et le vide d’une traite en même temps que lui. C’est le dernier verre, celui sur lequel il faut en rester, au risque de devenir le verre de trop. Et elle n’a pas le temps de reposer correctement son shooter qu’ils revient à l’assaut de sa gorge, avec ses caresses, ses mordillements, et ses lèvres brûlantes qui font tambouriner son coeur dans sa poitrine. Elle rit de son empressement, presse sa bouche contre sa clavicule avant de lui faire subir le même genre de traitement, et doucement ses mains viennent se glisser sous son tee-shirt pour s’attarder sur la peau de son ventre, de ses hanches avant de remonter le long de ses côtes. Ça devient dangereux, elle est un peu trop bien. Cela fait si longtemps qu’elle n’a pas laissé le self-control de côté qu’elle ne parvient plus à contrôler quoique ce soit maintenant qu’elle se laisse fondre dans ses bras sans se soucier des conséquences.

La musique change finalement de registre, et c’est quelque chose de plus doux qui résonne à ses oreilles. Les strobe lights se calment en rythme, et les flash de lumière se font moins rapide, plus irréguliers, et laisse à la vue le loisir de s’habituer enfin à l’obscurité. Et par dessus l’épaule de Romeo, elle les voit, ces regards qui dardent sur eux, où on peut lire une émotion différente dans chaque paire d’yeux ; jalousie, dégoût, mépris, amusement… Elle réprime un ricanement désabusé.

▬ Romeo, fait-elle de sa voix enrouée contre son oreille, sans quitter du regard ces yeux inquisiteurs, j’crois qu’on a des spectateurs.

Elle dépose un baiser au coin de sa mâchoire, laisse glisser ses mains hors de son haut et fais un pas en arrière, pas assez pour se dérober entièrement de son étreinte, mais suffisamment pour planter son regard céruléen dans le sien lorsqu’elle lève le nez vers lui, une lueur de défi au coin de l’oeil.

▬ On s’arrache ?



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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Mer 15 Juin - 21:56

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Quelques mois. C’est loin, maintenant, quelques mois. C’était avant ; avant d’entendre son rire, avant d’intercepter les regards lancés depuis l’autre extrémité de la pièce, c’était avant les yeux qui dérapent, les mains qui découvrent, c’était avant tes fantasmes et le goût de sa peau sur tes lèvres. Tu l’as eue mille fois entre les bras, tu lui as laissé mille baisers sur les joues, le front, tu t’es déjà enivré de son parfum — habile mélange d’été et de cigarette, comme la dernière que l’on se grille un soir de juillet où il fait bon vivre, aimer, danser, espérer — mais ça n’était jamais comme ça. Jamais si près, jamais si équivoque ; tu ne l’as jamais marquée, jamais possédée, tu n’en as jamais eu la prétention alors même qu’elle te faisait tourner la tête rien qu’à être dans la même pièce que toi. Tension à chaque regard, électrochoc au moindre toucher, elle t’aliène à ses mains, elle altère tes pensées, elle tourmente ton désir, elle tyrannise ta retenue ; tu deviens pantin entre ses doigts de fée. « Toi t’as même pas besoin d’me faire boire que j’t’accorderais tout c’que tu veux si tu m’le demandais ce soir » tu lâches à voix basse, bien longtemps déjà après être revenu à l’assaut de sa gorge. Tu ne sais pas ce que tu dis. Mais il n’y a plus rien ; la musique, la lumière qui clignote, vacille, dérange, la foule qui se tasse sur la piste, se bouscule et se déhanche ; rien, plus rien, plus rien d’autre qu’elle et toi, elle et son parfum entêtant, elle et sa présence obsédante, elle et ses mains qui remontent sous ton haut, caressent ta peau déjà frissonnante de désir.

Tu réprimes difficilement un râle dans le creux de son cou, la rapproches encore un peu plus de toi — si tant est que ce soit physiquement possible — et laisses ton haleine alcoolisée frôler la gorge qui t’est offerte. « Meera— » C’est presque une plainte qui t’a échappée, traître de ton supplice ; tu es le martyr fantasque, elle est le bourreau féroce qui se joue de tes désirs, de tes pulsions. Animal. « Romeo » Tu trembles ; elle a tout juste prononcé ton nom, pourtant. Mais c’est ton prénom entre ses lèvres, ton prénom de sa voix éraillée par l’alcool — et par toi, peut-être ? Cette part de ton être qui la désire comme jamais se délecte de l’idée que tu puisses lui faire un tel effet. « j’crois qu’on a des spectateurs. » Tu serres les dents, elle t’échappe et, de frustration, tu lances un regard hostile par dessus ton épaule. C’est un de ces regards noirs, ceux que t’es capable d’adresser à ceux qui se dressent entre toi et tes objectifs ; en mission même, lorsque les héros du quotidien tentent de t’empêcher de gagner ton salaire. Un regard de tueur, mauvais, noir, qui les aurait déjà criblés de balles si seulement c’était possible — quelques uns se détournent, d’autres se font plus défiants encore.

« On s’arrache ? » Tu te désintéresses des trouble-fête, pour reporter ton attention toute entière sur la Taylor ; elle aussi te provoque et, à son défi, tu réponds par un rictus espiègle, les ambres luisantes de malice. « Y’a mon appart, à deux rues d’ici. » Tu n’attends plus rien, sinon son assentiment et, lorsqu’elle te l’accorde, tu viens faire sa main prisonnière de la tienne pour l’entraîner à ta suite. Loin de la foule mouvante sur la piste, tu rejoins le hall d’entrée de la résidence — seul coin, au passage, à peu près calme de la soirée ; la musique est un peu moins forte et l’on y trouve plus que ceux qui ne cherchent qu’un peu de conversation au détour d’un ou deux verres de punch. Dans l’amoncellement de vestes dispersées au quatre coins du vestibule, tu retrouves les vôtres — c’est devenu habituel, chez toi : les placer de façon stratégique, de sorte qu’elle ne se perdent jamais dans la masse de toutes les autres — et lui tends la sienne. Tu n’enfiles pas la tienne — un perfecto qui commence à s’user ; mais t’aimes le porter quand même, parce que c’est un cadeau de tes pères — faute à l’air tiède de l’extérieur, lourd même, comme annonciateur d’orage. Tu lèves les yeux vers le ciel couvert, les nuages sont tout à la fois si sombres et si bas qu’ils n’en ont jamais paru si menaçant auparavant. « Ça va péter violent c’te nuit. » tu constates, plus pour toi-même qu’autre chose, au fond.

Tu sillonnes les allées, dont le calme est presque étouffant lorsque le bruit de l’intérieur était assourdissant. De temps à autre, une voiture frôle le trottoir, les phares t’éblouissent et tu clignes des yeux ; une fois, tu fais un pas de côté dans la direction de Meera et, par surprise, tu ralentis pour venir déposer un baiser dans le creux de son cou. Façon comme une autre de la ramener à ce qu’il se passait à l’intérieur, aux limites qui, lentement mais sûrement, s’effaçaient, se redessinaient autrement, se tordaient, se brisaient pour laisser place à leurs affronts faits aux lisières de la pudeur. « On y est presque. » C’était un murmure, une information à l’air dérisoire, pourtant le regard que tu poses sur la bassiste contrebalance l’effet produit de tes mots. Tu la bouffes des yeux. Si tu n’étais pas certain de ne pas flancher pour de bon, tu la reculerais contre un mur, tu pousserais la bravade jusqu’à capturer ses lèvres, sa langue, tu t’amuserais à lui faire perdre la tête et à te perdre avec elle. Si seulement tu n’étais pas si susceptible de ne pas savoir t’arrêter.

Lorsque la porte de ton immeuble se dessine devant toi, tu la tires et la tiens ouverte pour Meera ; tu t’autoriserais presque une légère courbette, le regard pétillant de cet amusement frivole que l’on reconnaît aux enfants. Pourtant, tu ne fais rien, tu te limites à la galanterie dont tu sais faire preuve — de temps à autres, quand tu le veux bien —, puis tu appuies sur l’interrupteur pour allumer les lumières tamisées du hall d’entrée. « Désolé, pas d’ascenseur. T’en fais pas, j’suis qu’au troisième. » Tu récupères sa main le temps de gravir les étages, la lâches pour sortir tes clés, et la laisse de nouveau passer avant toi pour rejoindre le couvert de ton appartement. Tes doigts glissent contre le mur, le clic résonne, et la pièce s’éclaire. « Bienvenue chez moi ! » Tu lâches, en un français maladroit — vestige de tes années d’école — avant de reprendre dans ton anglais natal. « J’espère que mon humble demeure te plaît. » Il y a un peu de ce ton sarcastique dont tu te défais rarement et qui revient, qui perce au travers du voile d’alcool qui brouille ton esprit, sans trop te déphaser — tu n’es juste plus tout à fait maître de toi-même, mais c’est de sa faute à elle. « Fais comme chez toi. Tu veux un truc ? A manger, à boire ? Pas d’alcool, sinon tu vas encore m’accuser d’te vouloir dans mon pieu. » Et tu lui lances ce regard de gosse effronté qui se fout des interdits, celui qui aime, celui qui cherche, celui qui veut, celui qui teste et se moque des limites — ce gamin que t’as toujours été au moins un peu, dans le fond.
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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Ven 17 Juin - 1:16

BREAKING THE HABIT TONIGHT
Stop the world, 'cause I wanna get off with you ✘ ROMEO
C’est un drôle de frisson qui traverse la colonne vertébrale de Meera lorsqu’il se retourne vers les regard curieux, la mâchoire crispée et la gorge tendue. Elle ne sait pas trop pourquoi, mais cette tension subite qui vient de s’emparer de lui –de la colère presque– et qu’elle n’a pas l’habitude de voir sur son visage, habité par une espèce de nonchalance espiègle d’ordinaire, ça lui a remué l’estomac. Et quelque part, dans cette partie de son esprit qui n’est pas encore embrumée par l’alcool, elle connait les raisons de ce trouble au fond : c’est parce que malgré les mois passés à se côtoyer, à se considérer comme des amis proches, il y a tellement de choses qu’elle ignore de lui encore. Dans un sens, ça l’agace, ça l’irrite. Mais considérant tout ce que lui ne sait pas non plus à son sujet, au fond, c’est paradoxal –ça aussi ça l’irrite.

De toute façon, ces ébauches de réflexion existentielles sont balayées dans un recoin de sa tête dès qu’il repose les yeux sur elle. Comme si sous le feu de son regard, elle n’est plus capable de penser correctement. Ou de penser tout court.

▬ Y’a mon appart, à deux rues d’ici.

▬ Les choses sont bien faites parfois, comme quoi, répond-elle, presque dans un murmure, alors que son visage se fend d’un sourire amusé.

La main de Romeo se fait brûlante quand elle se referme sur la sienne et qu’il la tire hors de la piste, vers l’entrée de la maison, où l’air est un peu plus respirable –la différence est infime ceci dit– et la musique moins forte. Il lui tend sa veste qu’elle n’enfile pas non plus –si elle le pouvait elle prendrait plutôt une douche, froide de préférence, tant elle se sentait étouffer entre la chaleur de la rave, la lourdeur du climat et le brasier qui a été allumé dans son ventre quelques minutes auparavant. Elle vérifie rapidement que rien n’a été arraché à ses poches –clés, clopes, chewing-gum ; tout est bon– avant de plier le vêtement en deux pour le laisser pendre au creux de son coude, et elle revient glisser ses doigts entre ceux de Romeo, le laissant mener la marche.
Une faible brise vient apporter un peu de frais à son visage alors qu’elle lève le nez vers le ciel à la remarque de son ami.

▬ Sweet, elle souffle sans se départir de son rictus sarcastique ; Meera a toujours adoré l’orage : petite, c’était parce que la lumière et le bruit venaient éclairer ses nuits trop sombres et silencieuses, maintenant, c’est parce que l’esthétique des éclairs et du ciel qui se déchaîne touchent sa corde sensible à la beauté du monde.

Malgré la lourdeur de l’air, c’est presque apaisant de marcher ainsi dans les rues, avec pour seul bruit de fond les rares voitures qui passent, des éclats de voix au loin, et tous les autres sons de la ville nocturne qui se fondent en une sorte de fond sonore étrangement tranquille –possible que l’alcool soit la principale raison pour laquelle Meera se sent comme dans du coton. Si elle n’était pas incertaine de son équilibre, elle aurait presque pu fermer les yeux et se laisser guider par Romeo en se contentant de respirer profondément et se laisser porter. C’est étrange ce moment de flottement où tout semble suspendu autour d’eux, qui tranche littéralement avec l’effervescence des minutes précédentes. Tout est calme d’un seul coup, reposant. Ça fait si longtemps, bon sang.
Sans trop le sentir venir, elle sent d’un coup le visage du jeune homme s’approcher furtivement de son cou pour y déposer un baiser ; un de ces baisers tout légers qui font comme une caresse, une plume, qui chatouillent un peu à la limite. Elle se rappelle que Saul avait appelé ça des « bisous papillons » quand ils étaient plus jeune, et ici, c’est vrai que la métaphore s’applique volontiers. Un léger rire clair monte de sa gorge à ce souvenir anodin auquel elle n’a pas pensé depuis des années.
Elle lui sourit. Pas de ses habituels rictus narquois, ni même de ces mimiques provocantes qu’elle n’a cessé d’adopter depuis qu’ils se sont levés du canapé ; c’est un sourire amusé, attendrit, qui fleurit au coin de ses lèvres alors qu’elle lève vers lui un regard presque curieux. Elle garde le silence –elle n’a jamais été très douée pour combler les vides sans avoir l’air de parler pour ne rien dire– mais ses doigts qui s’enroulent un peu plus autour de ceux de Romeo en disent finalement bien assez.

Au bout de quelques minutes, Romeo s’arrête finalement et lui ouvre la porte de l’immeuble. Elle lâche un gémissement plaintif quand il lui annonce l’absence d’ascenseur –après cinq shots, trois étages à pied c’est déjà trop pour elle– et elle s’accroche un peu plus à son bras le temps de monter les escalier, histoire que ses chevilles ne cèdent pas à cause du manque d’équilibre et de la douleur que les talons lui causent depuis quelques heures déjà.

Il ouvre la porte, la laisse passer en premier de nouveau, et entre à sa suite en allumant la lumière, un peu trop vive au début pour que Meera ne cligne pas des paupières avec force.

Bienvenue chez moi ! J’espère que mon humble demeure te plaît.

▬ Va falloir retravailler ton accent, ricane-t-elle en posant sa veste sur le porte-manteau ; le français était une des rares matières à l’école dans laquelle elle n’était pas totalement nulle, origines françaises et père natif de la Nouvelle-Orléans obligent.

Elle fait quelques pas dans la pièce à vivre et la balaye du regard. Cest pas si différent de chez elle au final, à quelques différences près. Fallait pas s’attendre à trouver beaucoup de variété au niveau des habitations qu’on pouvait trouver dans ce coin de la ville de toute façon.

▬ Fais comme chez toi. Tu veux un truc ? A manger, à boire ? Pas d’alcool, sinon tu vas encore m’accuser d’te vouloir dans ton pieu.

▬ Pourquoi, c’est pas le cas ? Fait-elle avec une innocence feinte que son sourire sarcastique décrédibilise vite alors qu’elle tourne la tête pour regarder Romeo par-dessus son épaule –chassez le naturel et il revient au galop comme on dit. J’veux bien un soda. Ou même de l’eau, n’importe quoi tant que c’est bien frais, j’crève de chaud, elle ajoute en pinçant machinalement le dos de son top pour le décoller de sa peau et faire passer un peu d’air, la tête de nouveau tournée vers le mobilier. Dis j’peux squatter ta salle de bain ? J’ai mon maquillage qui commence à me piquer les yeux, j’voudrais l’enlever.

Elle hoche la tête quand il lui indique la porte à ouvrir et s’y engouffre sans plus tarder. Elle vient se pencher sur le lavabo pour se passer de l’eau sur les yeux et retire grossièrement le surplus de mascara que la sueur avait fait couler de ses cils avec un peu de savon. Elle se rince ensuite le visage, l’essuie sur la première serviette qui lui tombe sous la main et jette un oeil au miroir qui lui fait face. Cette tête qu’elle se tape, putain. Il lui reste quelques traces de maquillage autour des yeux et son rouge à lèvre s’est complètement effacé au fil de la soirée –elle ne serait même pas surprise d’en retrouver des traces dans le cou de Romeo tiens– mais le plus frappant, ce sont ses joues qui ne semblent pas décidées à se départir de leur teinte pivoine. Peut-être que ce n’était pas seulement dû à la chaleur en vérité.

Meera pousse finalement la porte, et une tâche rousse attire son regard au détour de la pièce. Chat. Tout petit chat. Tout petit chat adorable. Il n’en faut pas plus pour qu’elle retombe en enfance et tente par tous les moyens d’attraper la petite boule de poils pour la câliner tout son saoul.

▬ Heeey, coucou toi ! fait-elle en s’accroupissant devant la petite bête et en tendant une main pour l’attirer à elle.

Pas sauvage pour un sous –faut dire que dans cet état Meera est tout sauf menaçante– le chaton s’approche à pas feutrés en humant l’air, et c’est seulement quand il vient frotter sa petite tête toute douce contre ses doigts qu’elle s’en saisit avec délicatesse pour le porter au creux de ses bras alors qu’elle rejoint Romeo dans le salon, assis sur le canapé, une clope entre les dents.

▬ Tu m’avais pas dit que t’avais un petit chat ! Lance-t-elle en s’asseyant à ses côtés avec l’enthousiasme d’une gamine –ou d’une ado qui a abusé de la Tequila, tous les points de vue se valent à ce niveau là.

Durant quelques secondes, elle joue à grattouiller le cou de l’animal et s’amuse de ses ronronnements, jusqu’à ce qu’il ne se jette sur sa main et y plante ses petites griffes pour mieux mordiller la peau. C’est à peine douloureux, et la jeune fille en ricane de plus belle –elle a assez joué avec des chats errants depuis son enfance qu'elle parfaitement que c'est un jeu et non une démonstration d'agressivité.

▬ Héé, elle est en train d’me mordre la p’tite enfoirée, c’est toi qui lui a appris ça j’parie, elle raille en levant le nez vers Romeo ; elle remarque alors la nature de la cigarette qui se consume entre ses lèvres et un rictus narquois étire le coin de sa bouche quand elle réalise que ce n’est pas vraiment du tabac. Dis donc ça t’as pas suffit les pilules de tout à l’heure là ? ricane-t-elle encore.

Meera se penche sur la table basse pour attraper son verre de soda préalablement posé –le chaton en profite pour quitter ses genoux et vaquer à ses occupations de chat, sans accorder une once d’attention à son propriétaire par ailleurs, ce qui est bizarre– et le vide de moitié en quelques gorgées. Une fois son verre reposé, elle se laisse basculer contre le dossier en levant les genoux pour se débarrasser de ses chaussures qui commencent vraiment à lui faire mal aux pieds, avant de se laisser tomber sur le côté, la tête sur les genoux de Romeo. Puis, un peu comme on cherche une position confortable avant de s’endormir, elle se tourne, s’étire, avant de trouver l’angle parfait pour être le mieux installée possible, à savoir le dos contre le sofa, les jambes repliées et les mains posées sur son abdomen. Elle lâche enfin un soupir d’aise, les paupières closes, qui soulève sa poitrine et ses épaules en rythme. Elle se sent tellement tranquille qu’elle pourrait presque s’endormir sur place.
Presque. Parce qu’il y a toujours cette drôle de chaleur au creux de son ventre qui l’agite toujours un peu.

Elle ouvre les yeux et son regard vient directement se plonger dans les ambres de Romeo. Elle reste ainsi quelques secondes, à décrire des yeux les courbes de son visage en silence, un sourire amusé flottant au bout des lèvres. Et puis elle lève le bras, sa main vient se plonger dans sa crinière blonde –ou châtain clair ? Elle a jamais su faire la différence, même avec sa propre chevelure– et nonchalamment elle joue à entortiller le bout de ses mèches autour de ses doigts.

▬ Ils sont trop agréables tes cheveux, c’est trop bien, fait-elle remarquer d’un ton vague –les réflexions de fille saoule, c’est jamais très profond de toute façon ; n’empêche qu’elle le pense vraiment, et que si elle n’était pas aussi bien ainsi installée elle aurait probablement calé sa tête au creux de son cou pour mieux en respirer l’odeur et s’amuser des chatouilles que ses mèches pouvait faire sur son visage.

Lentement, sa main quitte sa chevelure et descend progressivement sur son visage. Du bout des doigts elle effleure sa tempe, sa pommette, sa joue, avant d’atteindre le coin de sa bouche ; et instinctivement elle se mord la lèvre inférieure pour réprimer un sourire amusé qui vient d’on ne sait pas trop où. Et puis d’un geste rapide, elle arrache le joint des lèvres de Romeo et vient le porter aux siennes avant de tirer dessus. Meera n’a jamais été accroc à la drogue –si tant est qu’on ne considère pas le tabac comme l’une d’entre elles– mais n’a jamais craché dessus non plus si c’est à l’occasion d’une soirée comme celle-ci.

▬ J’t’ai eu ! fait-elle presque victorieuse en laissant la fumée quitter ses lèvres pour s’envoler en volutes blanches vers le plafond.

C’est moins flagrant que tout à l’heure, mais au fond, elle le cherche toujours, et elle espère bien que c'est réciproque.







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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Sam 18 Juin - 15:19

Breaking the habit
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« Pourquoi, c’est pas le cas ? » Tes prunelles vrillent sur elle, tu te figes ; tu n’es pas certain de savoir lui donner la moindre réponse satisfaisante — ou plutôt, la moindre réponse décente. Peut-être que c’est un peu le cas — tu ne nieras pas, tout du moins dans le secret de tes propres pensées — mais pas comme ça, pas parce qu’il n’y aura plus rien d’autre que de l’éthanol dilué dans votre esprit. Toutes ces filles au prénom que tu ne retiens jamais, tu t’en fous, tu veux les oublier, tu veux que le souvenir que tu gardes d’elle ne s’attarde jamais de trop, tu veux que l’alcool ait chaque fois raison de leur parfum, du goût de leur peau et du son de leur voix quand elles gémissent ton nom. Pas Meera. Tu sais son nom ; s’il fallait que tu connaisses jusqu’à la chaleur du creux de ses cuisses, tu ne voudrais pas oublier.
Tu secoues la tête, tu t’infliges une claque mentale pour reprendre tes esprits — ça n’est clairement pas le moment de divaguer. Mais il y a cette part de toi, qui ne t’a pas suivi, et qui est toujours sur la piste de danse, occupée à mordre la peau de l’adolescente, à caresser ses hanches et à frissonner sous ses mains à elle. Le souvenir est net, précis, vif et tranchant dans ta mémoire — malgré ta perspective étrange des événements, parce que tu es sous drogue, sous alcool, quand bien même tes consommations de la soirées sont restées parmi les plus légères que tu t’octroies. Tu déglutis, t’essaies vainement de ne pas penser à ce désir qui brûle en toi de la ramener contre ton corps pour reprendre là où vous en êtes restés, un peu plus tôt. C’est peine perdue, tout t’y ramène incessamment. « J’veux bien un soda. Ou même de l’eau, n’importe quoi tant que c’est bien frais, j’crève de chaud » T’acquiesces, tu te détournes  — toi aussi, tu crèves de chaud. « C’noté. » Tu t’avances vers l’espace cuisine, mais sa voix t’interrompt dans ton élan. « Dis j’peux squatter ta salle de bain ? J’ai mon maquillage qui commence à me piquer les yeux, j’voudrais l’enlever. » T’es pris d’un moment d’absence, avant de hocher la tête, et d’indiquer d’un vague mouvement de la tête la porte de la salle d’eau — la seule porte de ton appartement en vérité, si l’on oublie celle de l’entrée.

Pendant qu’elle s’éclipse, tu t’en vas ouvrir le frigidaire, tu récupères deux canettes de soda, deux verres, et tu poses le tout sur la table. Contenants métalliques ouverts, tu fais le service et les laisses là, te levant pour poser du même coup une assiette de pâtée au sol — à défaut d’y avoir songé avant de t’en aller donner ton concert, ce que Boomerang te fait bien remarquer en n’adressant la moindre once d’attention ni à toi ni au repas désormais servi. Et puis, enfin, tu t’en vas récupérer l’habile mélange de tabac et de weed qu’on t’a refilé, y’a pas si longtemps, dans l’une de ces énièmes soirées de dépravation — les plus soft d’entre elles, cela dit. Dans le même tiroir, tu ignores volontairement les boîtes d’Effexor et d’Athymil — venlafaxine, miansérine, même toi tu peines à retenir ces noms trop barbares pour ces pilules qui ne sont rien de plus qu’un vague placebo à tes yeux. Pas tout à fait, en vérité : un placebo ne te ferait aucun effet, ceux-là t’en font — et tu les détestes. Tu fermes le tiroir, sans même leur adresser le moindre des regards : ce soir non plus, tu ne les prendras pas. Puis tu retournes t’installer sur le canapé, non sans avoir au préalable allumé la télévision, simple bruit de fond pour des images que tu ne regardes pas vraiment. Tu lances ta chaîne favorite — celle qui ne passe que des bons sons toute la journée — puis tu roules soigneusement le joint entre les doigts, à l’affût du retour de Meera.

C’est sa voix qui éclate tout à coup qui te fait relever les yeux, sourire aux lèvres. « Heeey, coucou toi ! » Chaton repéré. Tu ris doucement en allumant la cigarette entre tes lèvres, abandonnant le briquet sur un coin de table. Aucun doute qu’à entrer chez toi, l’effluve du cannabis doit régulièrement flotter dans l’air — c’est une façon comme une autre de rendre les descentes moins difficiles, lorsque c’est l’aiguille qui perce ta peau. « Tu m’avais pas dit que t’avais un petit chat ! » Tu hausses les épaules en l’observant du coin de l’oeil qui s’assied à côté de toi, la boule de poils rousse entre les bras. « Tu ne m’as jamais demandé. » Elle mordille les doigts de ta bassiste, sans mal aucun, mais tu sais que te concernant, elle serait sans doute plus agressive à l’égard de tes mains, si tu te risquais à la caresser ; Boomerang est une demoiselle, princesse de son état, et au moins aussi capricieuse que ses alter-ego humaines. « Héé, elle est en train d’me mordre la p’tite enfoirée, c’est toi qui lui a appris ça j’parie » T’as un instant de silence, le temps que ses mots fassent sens dans ton esprit. T’éclates de rire. « Putain tout d’suite, comment j’suis grillé ! »

Tu tires une longue bouffée sur ton joint, paupières closes, tête renversée sur le dossier. Lorsque tu rouvres les yeux, tu devines les battements d’ailes d’un papillons de nuit, qui tourne avec un intérêt certain autour de la lampe. Tu te prends de fascination pour ce ballet étrange, cette valse avec le feu, avec la mort — parce qu’un contact avec le verre brûlant serait fatal, d’autres s’y sont risqués avant lui. C’est la voix de Meera, encore, qui te ramène à la réalité ; elle vient de comprendre ce que tu as entre tes lèvres. « Dis donc ça t’as pas suffit les pilules de tout à l’heure là ? » Tu hésites un instant, fronces les sourcils l’espace d’une fraction de seconde. Elle t’a vu ? Tu ne sais même plus si tu les as prises devant elle, ou plus à l’écart. Quoiqu’il en soit, elle est au courant. Tu ne t’en formalises pas ; tant que ce n’est que de ça. Tes consommations ne sont un secret pour personne, encore moins au sein du groupe — la gravité de la chose leur échappe peut-être un peu plus, sauf à Olympe, qui t’a déjà vu au beau milieu de tes descentes et les bras fraîchement lacérés. Sans trop y songer, tu baisses un peu les manches de ta chemise aux carreaux rougeoyants — comme pour dérober les cicatrices trop récentes à la vue de Meera.

Boomerang s’en retourne dans ses sombres affaires de chat, et l’adolescente se laisse tomber sur tes genoux. Tu clignes des yeux, tu ris avec le joint entre tes lèvres, manque t’étouffer seul — ce qui a le mérite de te faire rire plus encore. Tu bois quelques gorgées de ton soda pour faire passer la sensation désagréable d’avoir quelque chose en travers de la gorge, puis tu baisses les yeux sur ta bassiste. La question de savoir où poser tes mains vient tout à coup s’imposer à ton esprit, t’obsède pendant un long moment — une main sur ton joint, l’autre vient finalement caresser nonchalamment le bras de Meera, l’effleurer à peine, comme le toucher d’une plume sur l’épiderme. Dans ta tête, il y a encore le souvenir acéré de ses frissons sous tes empreintes — tu crèves d’envie de la faire réagir à nouveau, pourtant tu t’abstiens d’esquisser le moindre geste frôlant de nouveau l’indécence. Pourtant, c’est l’occasion rêvée. Mais t’as peur, dans le fond ; peur que les braises tièdes ne soient plus suffisantes pour être rallumée du brasier dont tu es persuadé d’avoir entendu les crépitements dans sa voix, plus tôt dans la soirée.
Elle lève la main, ses doigts viennent se perdent dans tes cheveux, et les tiens courent lentement le long de ses veines, fines arabesque à l’encre bleue sur la peau de porcelaine. « Ils sont trop agréables tes cheveux, c’est trop bien. » Ça te fait ricaner, doucement, pendant que tu dessines les motifs céruléens de son poignet. Et puis, sa main glisse, effleure ton visage jusqu’au bord de tes lèvres. Tu déglutis, tes ambres dans le cyan de ses iris, dans un entre-deux qui te couperait presque le souffle. Tu crèves d’envie de te pencher vers elle, de capturer ses lèvres en un baiser soudain — au risque de te faire rejeter tout aussi violemment — mais tu demeures immobile, silencieux.

Tout à coup, le joint t’échappe. Tu clignes des yeux, pris au dépourvu pendant qu’elle tire dessus à son tour. « J’t’ai eu ! » elle minaude, tu grognes quelques mots incompréhensibles en retour. « Crevarde. » T’aimes bien cette insulte, ce soir. Tu lui laisses le plaisir de détenir l’objet de ta convoitise l’espace de quelques instants à peine, avant de t’agiter. « Bouge, tu m’files des fourmis dans les jambes, c’t’affreux. » Ça n’est rien d’autre qu’un prétexte, un prétexte pour qu’elle se redresse, un prétexte pour que son attention se détourne une seconde, juste assez pour que tu puisses te pencher dans sa direction, et venir voler de sa propre bouffée au creux de ses lèvres. Tu ne les effleures même pas, incertain quant au fait de sa réaction face à ton pouvoir — tu as l’habitude des reculs soudains, de la stupeur dans les prunelles de ceux et celles qui goûtent à ta bouche ; tu as l’esprit un peu trop clair aussi, et tu sais qu’elle risquerait de lire en toi trop de choses que tu n’es pas certain d’être capable d’assumer, plus tard. « Meera... » tu lâches en un murmure, la voix à nouveau éraillée de ce qu’il reste de ce désir suspendu que tu muselais jusque là.
Tu t’écartes, tu viens tirer délicatement sur le joint que tu as laissé entre ses mains, et tu te rapproches encore — plus près, toujours plus près, si près qu’il suffirait d’un vague sursaut de l’un ou de l’autre pour que vos lèvres s’unissent enfin en un baiser brûlant. Tu laisses s’échapper d’entre les tiennes les volutes vaporeuses, tu laisses à Meera le droit de cueillir à ton souffle ce Paradis Artificiel à peine dessiné par la substance illicite que vous partagez. La frontière s’effrite à nouveau et, cette fois, tu t’en fous de l’outrepasser.
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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Sam 18 Juin - 20:31

BREAKING THE HABIT TONIGHT
Stop the world, 'cause I wanna get off with you ✘ ROMEO
▬ Crevarde.

▬ T’es pas très imaginatif ce soir, elle ricane, les yeux toujours rivés vers le plafond –c’est vrai que question injures en tout genre, elle en connait un paquet, et qu’il serait dommage de ne pas toutes les employer ; avoir un vocabulaire riche et varié, c’est important parait-il.

Son regard se perd vaguement dans la contemplation de la fumée au-dessus de sa tête. S’il y a une chose qui fait que Meera n’a pas spécialement envie d’arrêter de fumer tout de suite –en dehors de l’addiction à la nicotine– c’est bien le ballet hypnotisant de la fumée par lequel elle ne peut s’empêcher d’être fascinée. Il lui en faut pas beaucoup au fond pour attirer toute son attention ; la fumée d’une clope, la flamme d’un briquet, la pluie qui s’écrase sur la fenêtre, un rien suffit pour qu’elle se contente d’observer l’objet de sa fascination pendant de longues minutes, sans penser à quoique ce soit. Et il est vrai que même si la raison le lui déconseille fortement, elle n’a pas vraiment envie de penser ce soir.

▬ Bouge, tu m’files des fourmis dans les jambes, c’t’affreux.

La voix de Romeo la tire de sa contemplation mystique et elle tire une nouvelle fois sur la clope coincée entre ses dents avant de se redresser et de s’asseoir sur le sofa, les genoux repliés sur le côté et le bras droit –dont la main tenait le petit objet d’herbe et de papier– accoudé sur le dossier. Machinalement, elle pianote de l’autre main sur l’une de ses cuisses, en rythme avec la chanson qui passe sur le téléviseur. Tout pour évacuer d’une façon ou d’une autre la tension de la situation, où le jeu commence à devenir réalité sans que ni l’un ni l’autre ne sache vraiment ni comment, ni pourquoi –ou sans qu’ils ne se l’avouent tout du moins.
Pourtant quand il approche son visage du sien pour inspirer le poison volatile qu’elle vient de souffler, son coeur loupe un battement, sa main s’immobilise sur sa jambe et son regard se perd dans les ambres brûlantes qui lui font face. Elle a toujours aimé la couleur des yeux de Romeo, tellement plus chaleureuse que le céruléen de ses propres iris qu’elle trouve un peu trop froides –un peu trop comme leurs yeux à eux, qui sont refroidis depuis longtemps déjà.

▬ Meera…

Elle frissonne, encore une fois. Elle ne parvient plus à le quitter des yeux, et lorsqu’il approche ses lèvres du joint –et donc de ses doigts– elle frémit, sa main se crispe sur le tissu déchiré de son jean noir. Et il s’approche d’elle, sans jamais vouloir s’arrêter, si bien qu’elle le voit déjà poser ses lèvres contre les siennes. Elle est presque déçue quand il s’arrête quelques millimètres avant la délicieuse collision. Finalement, il crache à son tour la fumée et il faut une seconde à Meera pour se rappeler de respirer. Alors elle inspire, d’une manière presque brusque, saccadée, comme si c’était la première fois qu’elle se servait de ses poumons. Ses paupières se closent le temps de savourer les effets de l’herbe et de la fumée qui se répand dans sa gorge, dans sa poitrine et dans ses veines, et quand elle les ouvre de nouveau, ce sont les lèvres de Romeo qu’elle voit en premier, si proches que s’en est frustrant. Elle frémit de nouveau, son souffle se fait plus lourd, ses battements de coeur plus forts, alors que le désir et la raison bataillent ferme dans sa tête. C’est Romeo, vous êtes dans le même groupe, lui souffle une voix dans sa tête. Combien de groupes ont vu leur destin scellé par un baiser commis sous substance à ton avis ?
Elle sait pas, elle s’en fout ; le cannabis achève le travail que l’alcool avait commencé plus tôt en faisant tomber ses dernières barrières d’inhibitions.
Et puis merde.

D’un simple mouvement de la tête, elle réduit à néant la distance entre eux et ses lèvres viennent se poser, presque tremblotantes, sur celles de Romeo, dans un baiser à la fois chaste et brûlant –joli paradoxe. Et d’un coup c’est la folie dans sa tête. Elle fronce les sourcils lorsque les pensées se mélangent et s’embrouillent jusqu’à ce qu’elle peine à différencier les siennes de celles de son ami, mais ne recule pas pour autant. Elle le savait dès le début, elle s’y était préparée, quand bien même l’effet de son pouvoir reste toujours plus perturbant que ce qu’elle a pu imaginer. Quand elle se recule enfin –en posant la main sur son épaule comme pour le pousser à reculer aussi, sinon quoi elle n’en serait pas capable toute seule– c’est parce que l’air commence à lui manquer et la tête à lui tourner. Brièvement, elle se passe la langue sur les lèvres avant de lever le regard vers lui, et un petit rire gêné, léger comme un souffle, vient briser le silence entre eux.

▬ Désolée, marmonne-t-elle d’une voix éraillée en replaçant une mèche derrière son oreille –signe d’embarras chez elle. C’était…bizarre. Je crois ?

Son regard dérive vers le joint qui continue de se consumer entre ses doigts, et elle estime qu’il n’y a plus qu’une taffe –deux à tout casser– à tirer avant que celui-ci ne s’éteigne. Alors elle se recule un peu, le porte à ses lèvres et laisse à nouveau le poison entrer dans ses poumons. Elle se tourne légèrement vers la table pour écraser le mégot dans le cendrier et se retourne vers Romeo, avant de s’approcher de ses lèvres, comme lui l’avait fait plus tôt, et de lui partager la dernière bouffée. Et encore une fois, son ventre brûle et se tort de désir à la simple sensation de son souffle sur son visage quand il recrache la fumée à son tour, et encore une fois elle hésite. Le premier baiser, on pouvait toujours dire que c’était pour essayer, par curiosité. Difficile de nier pour le deuxième en revanche.
Mais Meera, elle en a marre de faire attention tout le temps. Ce soir elle ne souhaite rien d’autre que d’étouffer ses doutes et ses inquiétudes constants, de quelque manière que ce soit ; et tant pis si pour ça elle doit s’abandonner à son désir et aux bras de Romeo, juste une fois, juste cette fois.

▬ Et puis merde, elle souffle la voix tremblante, avant de prendre le visage du guitariste entre ses mains et de déposer un nouveau baiser contre ses lèvres, plus passionné, plus affamé presque.

Au point où ils en étaient, il n’y avait plus de retour en arrière possible de toute manière.







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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Dim 19 Juin - 11:54

Breaking the habit
ft. Meera J. Taylor
Tu es comme fasciné, enchanté par le bleu du ciel qui s’étend à l’infini, dans le regard de Meera ; l’un de ces ciels d’hiver, à la couleur timide rendue glaciale par la saison, froide et acérée, que tu associes pourtant toujours aux crépitements d’un feu de cheminée, à la douce odeur d’un chocolat chaud saupoudré de cannelle, à la douceur des après-midi entre amis passés à converser à même le sol, face au brasier sous vitre. Les souvenirs de ces journées de décembre et janvier écoulées sans avoir craint les températures parfois austères de l’extérieur est comme doux amer sur ta langue ; c’est ton enfance, ton adolescence et les jours heureux qui te reviennent en mémoire, trop vifs pour être ignorés. C’est une étincelle de bonheur que ses yeux ravivent à l’intérieur de toi, c’est la paix et l’ébauche d’un lendemain qui s’esquisse dans ses prunelles de givre.

Tu souris, sans pouvoir t’en empêcher ; de l’un de ces sourires insondables, qui disent tant de choses que deviner précisément ce qu’il signifie est tâche ardue. Tu manques te reculer, tu voudrais parler, mais l’adolescente réduit la distance qui demeurait encore entre vos lèvres. D’un seul coup, comme ça ; elle brûle les interdits. Tu étouffes un hoquet de stupeur, tes iris vacillent au milieu de la torpeur dans laquelle elle te plonge. Pourtant, tu ne te dérobes pas ; tu lui abandonnes tes lèvres, tu lui laisses ce baiser, aussi léger contre ta bouche qu’il est lourd de sous-entendus. Et tu les sens, tu les entends, les doutes, la — les — peur, la décence outrepassée, le brouillard de la tequila. Tu te fais violence pour ignorer, ne pas écouter ; tu fais semblant de ne rien saisir et tu comptes sur ta propre consommation pour t’aider à ne pas t’attarder sur ce qui ne te concerne pas.
Elle t’incite à reculer, et tes doigts coulent le long d’une mèche de ses cheveux dont ils étaient allés se saisir sans que tu ne le remarques, pendant que tu goûtais sa bouche. Tu t’écartes, mais pas de trop ; comme si le charme risquait de se rompre tout à coup, si tu prenais le risque de mettre plus de distance que nécessaire entre elle et toi. Elle rit, doucement — de l’un de ces rires nerveux, mal à l’aise, qui t’en arrachent un semblable à tous les coups. « Désolée. C’était…bizarre. Je crois ? » Tu secoues la tête, lentement. « C’est rien. » Un murmure ; juste un murmure pour que ta voix paraisse moins enrouée. Tu crèves de recommencer. Pourtant, tu n’esquisses pas le moindre des gestes en direction de ses lippes ; elles sont là, sous tes yeux, mais tu t’en tiens à l’écart. Comme si un seul baiser était acceptable, et les suivants trop risqués.

Tu observes chacun de ses gestes lorsqu’elle ramène le joint à ses lèvres, qu’elle tire dessus, écrase le mégot ; tes yeux reviennent inévitablement sur ses labres et, lorsqu’elle s’approche à nouveau de toi, tu retiens plus encore ce désir fou de revenir les kidnapper, les prendre en étau entre les tiennes et plus encore. Elle souffle, et tu fermes les yeux pour inspirer la dernière bouffée de la soirée. Doux voile sibyllin dans tes pensées, tu laisses le tendre poison faire son nid dans tes poumons avant de recracher, lentement, presque à regret. Ton regard flotte plus haut, là où s’en va se dissiper le nuage vaporeux, quelque part sur l’obscurité du paravent qui fait dos au canapé. « Et puis merde. » Tu baisses les yeux sur elle, un éclat d’incompréhension dans les yeux ; elle ne te laisse pas l’occasion de l’interroger que ton visage est saisi entre deux mains tièdes, tes lèvres capturées par celle de la bassiste. Tu frissonnes, tu t’abandonnes ; le premier est acceptable, les suivants sont trop risqués, mais tu n’en as plus rien à foutre. Il n’y a qu’elle, elle et toi, Meera et Romeo ; brouillard de tequila pour l’une, vodka pour l’autre, cannabis pour s’ôter de toute culpabilité. Plus rien ne compte, sinon elle et ses courbes délicieuses.

Tu te fais plus présent contre sa bouche, franchis la barrière de ses labres, et le baiser devient plus brûlant, moins chaste, moins décent. Contre sa langue, tu reconnais le goût de la tequila, et ça t’arrache un rictus mièvre. Tu connais les pouvoirs de l’éthanol, et ça t’effraie un instant ; seulement, t’es déjà loin toi aussi. Alors, tant pis ; foutu pour foutu, tu mises tout ce soir. L’une de tes mains vient se perdre dans ses cheveux à la teinture si vive, l’autre glisse le long de sa hanche, se fraie un passage jusque sous ton haut, caresse sa peau dont les frémissements t’obnubilent tout entier. Tu adores la sentir si réactive sous tes doigts. Lentement, avec mille précautions mêlées à l’empressement du désir qui se consume dans ton ventre depuis les premiers pas sur la piste, tu l’allonges sur le sofa, tu t’installes entre ses jambes et tes lèvres quittent les siennes pour courir le long de sa mâchoire, de son cou, jusqu’au creux de ton décolleté — tu ne cherches pas encore à descendre plus bas, alors même que tes ambres qui se lèvent en direction de Meera en trahissent ton envie fiévreuse. « Meera, » tu souffles, du peu de raison qu’il te reste encore. « si on commence à déconner j’serai plus capable de m’arrêter. » Je ne veux pas te faire de mal.

Pourtant, presque aussitôt, tu reviens l’embrasser, fébrile et nerveux, presque pantelant ; à aucun instant ta main n’a cessé de parcourir sa peau sous son haut. Elle remonte, même, effleure la barre de fer qui retient le soutien-gorge, redescend lentement sans oser s’aventurer plus en amont encore. Tu songes au lit, tu réprimes l’idée ; tant que vous demeurez sur le canapé, c’est comme maintenir encore en vie la possibilité de revenir en arrière, c’est se dire qu’il demeure une chance de ne pas faire n’importe quoi, c’est songer que la ligne rouge n’est pas encore franchie. Alors même qu’il est déjà trop tard, et que tu le sais.
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MessageSujet: Re: Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]   Lun 20 Juin - 2:38

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Elle s’est souvent sentie confuse Meera. C’est même un sentiment qui semble ne jamais l’avoir vraiment quitté depuis ses sept ans : la confusion. Ne pas toujours savoir ce que l’on est, ce que l’on devrait penser, où trouver sa place, et n’avoir dans la tête qu’un amas d’idées aussi floues qu’un gribouillage d’enfant, elle connait. Mais même avec son expérience, ce qu’il se passe en elle, là tout de suite, alors que Romeo est en train de lui rendre son baiser –de l’approfondir même– c’est plus bordélique que tout ce qu’elle a jamais ressenti. D’un côté, il y a ses propres émotions, déjà compliquées à gérer toutes en même temps ; l’appréhension de ce qui va inéluctablement arriver, le soulagement que ça arrive malgré tout, le désir, l’excitation, et pourtant, toujours cette foutue anxiété qui reste là dans un coin même quand elle n’a pas lieu d’être. Et si c’est déjà dur pour elle au quotidien de la dissimuler physiquement, la cacher de ses propres pensées pour qu’il ne les entende pas ? Impossible, tout simplement. Et ironiquement elle se sent presque mise à nue devant Romeo alors que tous ses vêtements sont encore en place. La vie a beaucoup d’humour des fois. Heureusement que l’alcool et l’herbe brouillent en partie ces idées sombres qu’elle ne veut voir dévoilées sous aucun prétexte ; c’est peu, c’est bancal, mais c’est mieux que rien.
Et puis de l’autre côté, il y a le flot de pensées de Romeo qui s’écoule dans sa tête comme une fuite d’eau qu’on ne pourrait colmater. Ça inonde son cerveau, ça engourdi sa raison –trop de réflexions tue la réflexion– et tout ce qui reste à peu près intact, c’est ce brasier qui s’allume un peu plus chaque fois qu’il esquisse une caresse sur sa peau fébrile. Il n’y a plus que le désir, la passion, toutes ces émotions qui ont toujours pris le parti des tripes plutôt que de l’esprit. Un peu primitif à son goût. Mais honnêtement, maintenant que le goût des lèvres du jeune homme lui reste sur le palais et que son odeur flotte tout autour d’elle en anesthésiant un peu plus sa capacité de penser, elle s’en fout. Il est là, et il lui offre ce dont elle manque le plus depuis quelques temps : de l’attention, de la tendresse, des bras chaleureux contre lesquels se blottir le temps d’une soirée, tout bêtement.

Un faible gémissement s’étrangle dans sa gorge quand il la pousse délicatement à s’allonger, dos au sofa, et qu’à nouveau ses lèvres viennent parcourir la ligne de sa mâchoire, de son cou, et plus encore –en tout cas plus loin que la clavicule cette fois. Son dos se cambre un peu plus sous son contact et elle ferme les yeux, tentant de maîtriser un tant soit peu sa respiration qui se fait de plus en plus saccadée.

▬ Meera…

Électrochoc. C’est la troisième fois de la soirée qu’il prononce son nom avec cette voix là, et chaque fois ce sont de violents frissons qui ébranlent sa colonne vertébrale et lui filent la chair de poule. Pourtant c'est juste son nom bordel, pas une déclaration enflammée ! Dans un geste rendu lent par l’ébriété, elle se redresse sur les coudes pour mieux pouvoir le regarder dans les yeux.

▬ Si on commence à déconner j’serai plus capable de m’arrêter.

Et moi à ton avis ? Elle a envie de rétorquer dans un souffle amusé –un peu exaspéré par sa propre incapacité à résister plus longtemps à ses pulsions, aussi. Mais elle a à peine le temps d’esquisser son habituel sourire en coin qu’il vient capturer ses lèvres dans un baiser qui n’a définitivement plus rien à voir avec le premier échangé plus tôt. Meera ferme les yeux, laisse de nouveau sa tête reposer contre le canapé, et vient enfouir une de ses mains dans ses mèches blondes irrégulières tandis que l’autre s’agrippe à son épaule, comme pour le ramener un peu plus contre elle. Elle n’interrompt le baiser que lorsque l’air commence sérieusement à lui manquer, et haletante, les yeux brillants de ce feu qui s’agite en elle, elle se redresse juste assez pour pouvoir effleurer des lèvres la mâchoire de Romeo et d’en suivre la ligne pour finalement s’attarder au creux de son oreille.

▬ Alors t’arrête pas, elle souffle, comme si c’était l’évidence même.

Elle revient à l’assaut de sa bouche, ses mains placées de part et d’autre de son cou, et ses dents viennent doucement mordiller sa lèvre inférieure au moment de se séparer. Les yeux de glace viennent se planter dans les yeux de feu ; ils brûlent pourtant de la même intensité, et le temps qu’une seconde s’écoule, elle baisse la tête de façon à ce que son front se pose contre le menton du jeune homme, et elle rit, de ce rire enroué qui résonne plus dans le fond de la gorge qu’autre part.

▬ On a l’air de quoi sérieux ? fait-elle en passant ses doigts dans ses cheveux pour dégager son visage des mèches ébouriffées par les doigts de Romeo.

C’est vrai que c’est risible, la facilité avec laquelle ils se sont abandonnés l’un à l’autre ce soir, d’un coup, comme ça. Pas qu’elle n’a jamais songé au guitariste de la sorte auparavant ; ce serait mentir que d’affirmer le contraire d’ailleurs, parce que malgré son talent pour la faire sortir de ses gonds il a ce drôle de charme qui fait plutôt bien son effet sur elle. Mais est-ce qu’elle a déjà songé à ce que ces fantasmes, ces vagues rêverie qu’on ne s’attend pas à vivre de manière concrète, se réalisent avec une facilité aussi déconcertante ? Non, pas vraiment. Et c’est la qui ça la fait marrer.

▬ C’est de ta faute ça Romeo, reprend-elle en relevant les yeux vers lui, son éternel sourire flottant au coin des lèvres. C’est toi qu’a commencé donc faut assumer maintenant.

Elle plaque à nouveau ses lèvres contre les siennes, et remonte lentement l'une de ses jambes contre celle de Romeo tandis que ses mains s’agitent fébrilement sur sa chemise à carreaux –doucement mais sûrement, elle entreprend de la faire tomber au sol de la même manière que sont tombées ses inhibitions.

Il faut toujours finir ce qu’on a commencé il parait.







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Meera ♦ Breaking the habit. [NC-16 soft lime] [Terminé]
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