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 (iekazu) ; point de rupture

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Carvel & Son
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MessageSujet: (iekazu) ; point de rupture   Mer 1 Juin - 21:06

Le souffle me brûle les lèvres alors que je relève les yeux vers le firmament. J'ai aucune putain de raison logique de faire un truc aussi cliché, peut être que la fatigue peut le justifier – peut être qu'on a pas besoin de justifier chacun de ses actes, et encore plus quelque chose de si insignifiant. Peut être que je suis tellement crevée que j'en viens à ce genre de réflexion complètement inutiles qui ne font que grossir mon début de migraine. Peut être que j'essaie de pas penser à mes paupières qui sont lourdes, à ce putain de souffle qui me brûle à l'intérieur, à ce poids sur mes épaules. Peut être que j'essaie de pas réfléchir à l'échec cuisant que j'ai dû essuyer, de la frustration en plus de la fatigue qui commence à peser un peu trop intensément. Peut être que là, j'en peux juste plus.

J'ai besoin de rentrer, me foutre sous la couette sans même me changer, fermer les yeux et me laisser aller. J'ai besoin de dormir, juste dormir, qu'on me laisse en paix, j'en peux plus. J'ai besoin d'arrêter d'essayer, d'arrêter d'être cette boule d'énergie et de violence, de tomber dans les bras de Morphée, devenir pantin inarticulé. J'ai besoin de sombrer, sombrer, sombrer. J'ai besoin de m'arrêter, juste pour cette fois, juste pour cette nuit. Je redeviendrais le démon dans sa boîte quand ça ira mieux, mais là, j'suis au bout du rouleau. Je joue plus depuis quelques jours, je joue plus depuis quelques temps. Depuis que je connais le secret de Seiren, j'ai l'impression que tout est devenu plus sérieux – peut être que c'est moi qui le suis d'avantage devenue. Plus tendue. Plus appliquée. C'est une bonne grosse claque que je me suis pris, c'est comprendre que la vie c'est pas que s'amuser en vrai, c'est comprendre que c'est plus compliqué. Tout est plus compliqué.

J'ai pas changé pour autant – j'ai juste compris qu'il serait temps de grandir. Et j'ai commencé à prendre au sérieux mon taff, aussi. Ce qui explique mon état actuel, non loin de mon point de rupture. Combien de nuits blanches ? Combien d'heures passées à suivre des gens, à lire des dossiers ? Qui l'eût cru, venant de ma part ?

La nuit est fraîche, le souffle me fait mal. J'ai froid. Le soleil s'est couché depuis quelques heures à peine, mais la saison printanière ne rend pas la température plus douce ; je me les pèle, en somme. Et pour couronner le tout, je suis en tee-shirt avec une simple veste en coton sur les épaules. Quand est-ce que j'ai ramassé ça ? Ma vie pue, dernièrement. J'en viens à ce genre de pensées, c'est dire comment j'en peux plus haha. Mon regard se voile légèrement alors que j'avance dans une rue de Hiawatha, sentant un léger vertige me prendre. Par chance je ne vacille même pas, mais je commence à penser que j'en peux réellement plus, pour avoir du mal à garder les yeux ouverts et à rester debout. Puis j'ai des flashs, des souvenirs de ce dernier fiasco en date, et je manque de rentrer dans un mur en tombant. Ma main me retient de peu et je me redresse, je souffle bruyamment avec cette envie de gueuler le plus fort possible. J'en ai marre, j'en ai tellement marre... ! Faut que je me reprenne. Faut que je me reprenne.

Faut que je me reprenne.

Mes yeux ripent sur deux billes écarlates et j'ai quelques secondes de temps de réaction. Pourquoi un autre nom s'est associé à cette couleur, j'en sais rien ; encore est-il que j'aurais mille fois préféré que la personne à qui appartenaient ces iris soit celle à laquelle je les y aurais associées. Mais non, hein, c'est plus drôle comme ça ; et il me faut moins d'une seconde pour comprendre que putain de merde, j'aurais pu croiser tout le monde là maintenant tout de suite, mais pas ce type. Je ne me penche pas sur le fait que ses yeux sont marrons et non rouges ; c'est du détail. Tout ce qui compte, c'est que c'est lui. Je sens déjà la colère battre mes tempes et ma tête me chauffer – et bien au moins, il y aura un aspect positif à voir sa seule gueule, et qui plus est dans un état pareil.

« Pourquoi t'existes toi, déjà ? »


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MessageSujet: Re: (iekazu) ; point de rupture   Jeu 2 Juin - 10:20



POINT DE RUPTURE

Feat Junko D. Gotô



Tu te demandes, par moment, ou peut être souvent dans le fond, si tu ne manques pas de chance. Cette question, tu te l’es posé à l’instant même où il a été décidé que tu te retrouverais avec un camarade que tu ne peux pas supporter, comme la plupart pour ne pas dire tous. Dans le fond, tu aurais pu espérer te retrouver avec….. Avec comment déjà ? Ta réflexion a eu un bug, avant de te souvenir. Avec Pearl, oui, au moins c’est bien une des seuls qui ne serait pas aussi chiants que les autres. Mais non, c’est un mec avec qui tu te retrouves, ce mec chez qui tu as squatté pour cette stupide fête quelques jours auparavant. Tu vas croire que ton destin est lié à lui ces derniers temps, et franchement ? Cela te fais chier, tellement.

Surtout quand tu dois venir chez lui pour finir cet exposé. Tu aurais presque été capable de faire tout le boulot tout seul juste pour ne pas à le voir, et encore moins allez chez lui. Le pire c’est que tout le long il a bien tenté d’avoir un minimum de conversation, mais tu t’es contenté de regard blasé dans sa direction quand tu ne l’ignorais tout simplement pas. Tu ne te sentais même pas d’avoir ces paroles stupides que tu lance habituellement, pour te foutre de sa gueule. Non, tu avais juste l’envie de finir ça le plus vite possible et de rentrer chez toi tout le long.

Sauf que tu n’as pu être libre avant deux bonnes heures, et encore, c’est bien parce que tu as trouvé le moyen de vous répartir les tâches histoire de clôturer dans votre coin. Ceci dit, tu lui as dit quoi faire, mais tu sais pertinemment que tu feras sa part aussi, tout seul. Non pas pour l’aider… Mais car tu as considéré dès le début qu’il ne servait à rien, que ce qu’il fera sera sans intérêt et que tu n’avais pas besoin de lui pour réussir. Tu t’enfermes tellement dans le mépris envers tes camarades en fait, alors qu’ils pourraient t’apporter tellement si tu les mettais au même niveau que toi. Et tu ne réalises même pas que la solitude te fait mal plus que tu ne voudrais, tu es si idiot dans le fond.

Tu vois juste le fait d’être dehors, enfin, comme une libération. C’est déjà une chance au moins, tu ne rentres pas trop tard pour pouvoir prendre les derniers bus pouvant te ramener chez toi, car tu n’avais pas l’envie de faire tout le chemin à pied. Alors histoire d’aller plus vite, tu empruntes une des ruelles pour t’éviter à faire un détour inutile. Mais ce fut une erreur, dans le fond, alors qu’une silhouette te fait face. Et te fais arrêter, surtout.

Cela n’avait rien d’étrange, de voir quelqu’un là, et si ce n’était que ça tu aurais continué ta route sans même faire attention. Si tu n’avais pas reconnu cette personne juste devant toi, oui. Pourtant, ce n’était pas comme si tu avais croisé son chemin un nombre incalculable de fois, ceci dit tu ne t’es jamais amusé à y compter, des fois de trop tu dirais. Parce que la voir t’exaspérait tellement, et que tu avais eu tendance à oublier son existence d’ailleurs qui se rappelait à toi sans que tu demandes quoi que ce soit. Comme maintenant, d’ailleurs. Alors tu plantes ton regard dans le bleu de celle dont tu as oublié le nom, même, et tu lâches rapidement un rire.

- Ba tiens, voilà l’idiote de service !
- Pourquoi t'existes toi, déjà ?

Tu t’es stoppé, dans ton rire, dans ta méchanceté que tu étais prêt à lui balancer en pleine figure. Pourquoi t'existes ? Tu l’as regardé, elle et la froideur qui apparaissait sur son visage pourtant enclin à la colère. Pourquoi ? Dans le fond, tu aurais dû ne pas écouter ce qu’elle disait, comme tu le faisais si souvent surement, parce que t’y es mis à y réfléchir pendant deux secondes au début. Tu pensais y répondre avec le rire comme tu l’aurais fait normalement si on te l’a posé, mais tu restes sans voix. Car tu t’y es mis à y penser un peu trop, en fait.

Pourquoi. Tu as du te la poser pas mal de fois, dans le passé. Quand tu vivais sous les coups de tes parents, et qu’à cette époque tu devais vivre uniquement pour le plaisir de ces derniers. Mais cette réponse te laissait un gout amer, dans le fond. Tu préférais dire que tu existais pour Sacha, pour que vous deux soyez ensemble comme toute famille devrait l’être, mais même ça tu y as remis en doute il y a quelques temps. Et puis de toute façon, tu n’aimes pas l’idée de vivre uniquement pour quelqu’un, mis à part toi-même. C’est juste ça ? Ba, de toute façon tu n’es qu’un adolescent de 17 ans, qui vit normalement sans penser au lendemain, alors dans le fond qu’importe ?

Tu t’es refusé finalement à douter trop longtemps, ainsi que de rester dans tes pensées qui te faisait mal. Alors tu as de nouveau laissé échapper un rire en t’approchant d’elle.

- Parce que Dieu me l’a permis ? Puis pour faire chier des idiotes dans ton genre, voyons !

Tu te reprenais, la regardant de ton air si détestable qui te faisait mériter les coups qu’elle te donnait à chaque fois. De toute façon, tu n’avais pas l’intention de lui montrer à elle ce que tu avais bien pu penser quelques secondes auparavant, ni à personnes d’autres d’ailleurs. Tu te refusais de montrer à toi-même que tu pouvais souffrir de ton propre passé, quand il revenait à la surface par une simple question dit sur le coup de la colère.

Tu t’es un peu penché pour planter ton regard de nouveau dans le sien, t’amusant de cette colère qui l’animait. Toi aussi tu l’étais dans le fond, mais tu préférais bien plus qu’elle le montre. Tu en as même oublié le bus que tu étais censé prendre, d’ailleurs.

- Tu as l’air tellement pas bien, dis-moi ! Il y aurait quelque chose dans ta petite cervelle en vrai ? Moi qui pensais que tu ne savais pas réfléchir, tu as l’air tellement soucieuse !

Tu ne voulais pas savoir dans le fond, tu t’amuses juste de ce regard énervé et de sa mine fatigué. Tu ne sais rien faire d’autre de toute façon.

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MessageSujet: Re: (iekazu) ; point de rupture   Jeu 2 Juin - 22:56

J'en peux plus. J'en peux plus de ce poids, j'en peux plus de ces yeux qui piquent, j'en peux plus de cette brûlure dans ma gorge, j'en peux plus de mes lèvres gercées, j'en peux plus. J'en peux plus de voir sa gueule, j'en peux plus d'entendre sa voix, j'en peux plus de ses sarcasmes. J'en peux plus de ce type. Je suis à bout, et lui il apparaît comme une fleur ; c'est quoi ce putain de karma de merde ? J'ai fait quoi dans une vie antérieure pour mériter ça ?

Je crois que j'ai même pas fait attention à l'appellation qu'il m'a affublée, j'crois qu'en fait, j'ai vu sa gueule, je me suis débranchée. Déconnectée. Éteinte. J'aimerais bien faire ça pour de vrai, temporairement, et dans un bon lit chaud. Sauf que non, y a sa sale gueule là, à portée de main, et la colère qui monte, et quelque chose qui brûle et qui me fait tourner la tête, et j'crois que j'ai jamais été dans cet état là, si ? Il a rien fait, il a juste eu la très mauvaise idée – même pas – d'apparaître là maintenant devant moi. C'est peut être ce détail là, son innocence évidente – pour le moment – qui me pousse à rester un temps soit peu calme, à ne pas lui péter le nez avant même qu'il ait le temps de l'ouvrir. Peut être qu'une part de moi se dit que de toute façon, il ne tardera pas trop à me donner un parfait prétexte pour l'utiliser comme défouloir. Alors p'têtre que je prends juste mon mal en patience.

Depuis quand je suis quelqu'un de réfléchi, déjà ?

« Parce que Dieu me l’a permis ? Puis pour faire chier des idiotes dans ton genre, voyons ! »

Ah parce qu'il réfléchissait vraiment à une réponse, ce con ? J'ai un instant de flottement, à le fixer avec sans doute tout l'inintérêt du monde peint sur le visage, et je finis par simplement secouer la tête. Je suis fatiguée, lasse, et toute la colère qui me maintenait aussi bien éveillée que de l'adrénaline vient de tomber violemment. J'ai peut être pas d'intérêt à m'énerver contre cet abruti fini – c'est de notoriété publique de toute façon. Mon intérêt premier réside dans un bon lit douillet, et pas à écouter le poison que déverse ce type. Alors la lassitude s'installe sur mes traits tandis que je hausse les épaules, prête à tourner les talons, et ce même si ma destination est dans sa direction. Sauf que je suis crevée. Sauf que je suis à bout. Sauf qu'un rien suffirait à ce que je ravale la face de ce morveux. Et qu'il a visiblement très envie que je me réveille – mais qu'on me laisse, putain de merde ! - pour lui apporter des modifications faciales. Il a ce regard, ce seul regard qui me donne envie de lui arracher ses yeux hors de ses orbites, ce seul sourire qui me donne envie de lui péter toutes ses dents.

« Tu as l’air tellement pas bien, dis-moi ! Il y aurait quelque chose dans ta petite cervelle en vrai ? Moi qui pensais que tu ne savais pas réfléchir, tu as l’air tellement soucieuse ! »

J'ai une seconde de blanc, une seconde à réaliser à quel point ce type est juste détestable. Il n'y a rien de plus à dire, pas grand chose à ajouter ; alors un rire me prend, un éclat de rire si vif et sauvage que j'en suis moi-même surprise. Ou pas, je maîtrise plus rien, j'en peux plus. Ma main s'empare de son col à une rapidité impressionnante, avec cette habileté qu'ont ceux qui savent frapper les premiers ; c'est dans un mur que son dos fini, douloureusement. Alors mon souffle se mêle au sien, et mon regard n'a plus rien de cette gamine colérique qu'on pourrait ne pas prendre au sérieux. J'ai envie d'en faire mon steak haché, disent ces yeux-là.

« Tu te faisais chier, gamin ? »

Deux ans d'écart, on est d'accord, c'est qu'un mioche.

« T'as eu envie d'essayer une pique d'un niveau si bas, sérieusement ? Tu m'as habituée à mieux, tu sais. J'ai conscience que tu veux rappeler à ton petit monde que t'es un enfant mais il serait peut être temps de réfléchir à des paroles dignes d'intérêt. Tu perds juste ton temps avec des mots si puériles, tu sais. »

Et je lâche, armée d'un regard d'une froideur qu'on ne me connaît sans nul doute pas.

« Quoi, t'es tellement en manque d'affection que t'as besoin qu'on te regarde, même mal ? Ils t'ont pas assez filé de chocolat, ton papa et ta maman ? T'as pas assez de câlin ? Pauvre cœur. J'ai d'la peine pour toi. »

Même si j'crève d'envie de lui cracher à la gueule.


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MessageSujet: Re: (iekazu) ; point de rupture   Jeu 7 Juil - 14:25



POINT DE RUPTURE

Feat Junko D. Gotô



Tu as mal ? Pas vraiment. Tu es fier ? Pas vraiment, tu ne sais pas vraiment ce qui t’arrive ce soir, ni même pourquoi tu as considéré que tu devais prendre en compte ce qu’elle disait. Tu dois juste être fatigué en vrai, de cette journée merdique, de ces gens qui t’ont fait chier bien plus qu’autre chose. De la voir, de l’entendre, tu ne peux tellement pas la voir tellement elle est conne Junko. Et même si habituellement tu étais si fier de la foutre en rogne, aujourd’hui tu es juste blasé. Pourtant il faut bien l’avouer, tu aurais pu te contenter d’un haussement d’épaules et de partir comme si de rien n’était, mais non il a fallut qu’elle te serve de tête de turc, comme chaque fois que tu la voyais? Non, car là tu n’étais même pas amusé

Tu te demandes pourquoi elle se met d’un rire, d’un coup. Vraiment, cette fille est chelou en plus d’être pénible, tu n’as même pas envie de la comprendre tellement pour toi ca serait une perte de temps. Tu lâches un bref soupire, te demandant si finalement fallait mieux la laisser dans sa connerie, mais elle ne t’en laisses pas le temps, vu que tu te retrouves plaqué au mur, tenu par le cou. Forcement, tu fais une grimace rapide. En même temps quoi , tu l’as cherché un peu?

- Tu te faisais chier, gamin ? T'as eu envie d'essayer une pique d'un niveau si bas, sérieusement ? Tu m'as habituée à mieux, tu sais. J'ai conscience que tu veux rappeler à ton petit monde que t'es un enfant mais il serait peut être temps de réfléchir à des paroles dignes d'intérêt. Tu perds juste ton temps avec des mots si puériles, tu sais.

Non décidément, elle est blasante. Tu n’écoutes qu’a moitié même, tu as du ignorer la plupart de ses propos. De toute façon, cette fille dit n’importe quoi, tout le temps, cela ne devrait pas t’étonner. Au moins elle te lâche, et il faut avouer que tu ne t’es pas senti bien physiquement un instant, et que tu dois reprendre rapidement ta respiration, regardant son regard froid que tu lui rend bien en vrai. Tu en as marre, d’elle.

- Quoi, t'es tellement en manque d'affection que t'as besoin qu'on te regarde, même mal ? Ils t'ont pas assez filé de chocolat, ton papa et ta maman ? T'as pas assez de câlin ? Pauvre cœur. J'ai d'la peine pour toi.



Tu roules des yeux, toujours aussi agacé de l’entendre. Tu ne devrais pas pourtant l’ignorer ainsi, n’est-ce pas? Parce que quoi que tu en dises, il y a du vrai, un peu. Mais non, tu n’en es pas plus touché que ça. Au contraire, tu finis par rire de plus belle comme si tout est drôle dans ses paroles. Ça l’est, non? Car cette fille te balance tout ça en random, alors qu’elle ne sait rien de toi.

- Ba tiens, ça parle sans savoir ? Faut vraiment que tu apprennes à réfléchir des fois, tu sais. Non mais là j’avoue, tu viens juste d’ouvrir une blessure en moi quoi. J’ai maaaal la, tellement.

Alors pourquoi tu ris? Parce que tu fais que te foutre de sa gueule, évidement. D’ailleurs, le ton ironique dans ta voix le montre si bien, et ton sourire s'étend pendant que, les mains dans les poches, tu approches un peu pour te pencher de nouveau vers elle.

- Tu vois, j’ai un passé dur en vrai ! Tu veux que je te racontes, peut être?

Que tu étais battu par tes parents, avec Sacha?

- Bien qu’en vrai, je suis pas sur qu’une conne dans ton genre pourrait comprendre, hein

Et tu en avais pas envie d’en parler, et encore moins d’y penser par la même occasion.

- Héhé…. Non sérieux, tu crois quoi, que je chercherais ton attention, comme un malheureux? Je m’appelle pas Rom…. Bref, c’est toi qui a décidé de ne pas m’ignorer en plus , je savais que tu me kiffais en vrai ♥ Puis t’as quand même raison sur un point, même si ça me tue de devoir l’avouer : C’est une perte de temps oui, de parler avec toi!

De toute façon, depuis le début tu te moquais d’elle, riant ouvertement maintenant que tu ne joues plus au pauvre petit garçon au passé malheureux. Ça a duré deux secondes à peine, mais au moins tu te sens bien, c’est super non? Tu t’es juste amusé, quelques secondes, sur une chose au fond presque vraie. Puis t’arrete de rire, tournant le visage vers elle avec un sourire, qui pourtant disparaît au moment où vos regards se croisent. Tu as fini par lâcher une grimace, de colère et de dégoût.

-.... Ouais, une fille qui doit certainement vivre peinarde avec sa jumelle, qui doit n’avoir aucun problème, je vois pas comment elle pourrait comprendre quoi que ce soit.

Ce n’était qu’un murmure, tu ne sais même pas si elle t’a entendu car tu parlais pour toi dans le fond. Ça t’a juste lâché, comme si tu ne pouvais pas garder tes pensées pour toi. Et tu te surprends à être jaloux d’elle, une fois de plus.

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MessageSujet: Re: (iekazu) ; point de rupture   Mar 26 Juil - 18:13

J’en peux plus ; et voir sa tête, là, maintenant, entendre son venin, c’est trop. J’ai ce désir ardent de lui faire manger ses propres dents, au lieu de quoi j’en ris, au lieu de quoi j’en crève. Et lui qui rigole, lui qui se fout de chacun de mes mots, lui qui se fout de l’état dans lequel il me met, de l’état dans lequel je suis déjà. Y a des fois, comme celle-ci très exactement, où je me demande s’il y a quelque chose entre ses côtes. Y a des fois, comme celle-ci très exactement, où je me demande s’il connaît les termes de compassion, de bonté, ou s’ils sont absents au bataillon, dans son dictionnaire personnel. Puis j’abandonne l’idée d’essayer de le comprendre - pas comme si j’avais encore en tête de comprendre qui que ce soit de prime abord. Faut s’rendre à l’évidence : je suis incapable de comprendre les autres, et lui n’échappera ô grand jamais à la règle. J’arrive pas à savoir si c’est juste un bâtard ou si y a autre chose, derrière. Mais j’vais pencher pour la première option, parce que déjà c’est plus simple, et ensuite il m’y invite très franchement.

« Ba tiens, ça parle sans savoir ? Faut vraiment que tu apprennes à réfléchir des fois, tu sais. Non mais là j’avoue, tu viens juste d’ouvrir une blessure en moi quoi. J’ai maaaal la, tellement. »

J’ai envie de lui faire manger un truc.
Genre la poubelle là, lui mettre la tête dedans.
Putain c’est super comme idée.

« Tu vois, j’ai un passé dur en vrai ! Tu veux que je te racontes, peut être? »

Non j’en ai rien à foutre.
Et si tu pouvais t’éloigner, toi et ton sourire d’abruti fini, ça m’arrangerait. J’vais peut être te refaire manger le mur tiens, t’as l’air de kiffer ça.

« Bien qu’en vrai, je suis pas sur qu’une conne dans ton genre pourrait comprendre, hein. »

Ah mais totalement, j’suis tellement débile p’tain, ça m’fait trop d’la peine sérieux.

« Héhé…. Non sérieux, tu crois quoi, que je chercherais ton attention, comme un malheureux? Je m’appelle pas Rom…. Bref, c’est toi qui a décidé de ne pas m’ignorer en plus , je savais que tu me kiffais en vrai ♥ Puis t’as quand même raison sur un point, même si ça me tue de devoir l’avouer : C’est une perte de temps oui, de parler avec toi! »

Mais c’est qu’il va vraiment se la manger, sa poubelle.
Le regard que je lui envoie doit être pas mal équivoque, un mélange de “j’aimerais te manger”, de “crève”, et un peu de “connard dégage de mon plan d’existence”. Mais comme il est pas super réceptif - ou totalement con, j’penche pour cette option ; quoique maso aussi ça passerait crème - déjà il ne recule pas - contre productif ça - et ensuite, il continue. Il continue de rire, de ce rire qui me donne la nausée, de ce rire qui me donne envie de lui arracher un globe oculaire et de lui péter des côtes. Rire avec des côtes cassées, c’est déjà plus chiant. Qu’il arrête, je veux plus l’entendre, je veux plus l’entendre, je veux plus l’entendre.

Je sais pas pourquoi je lui ai toujours pas sauté dessus, parce que putain c’que j’en crève d’envie. Je sais pas pourquoi, je suis toujours là à le regarder, lui intimant de se taire, de cesser de rire. Et il m’obéit beaucoup d’ailleurs. Je claque la langue contre mon palais alors que mon regard dérive, et je ne vois même pas le regard qu’il me lance après que son rire n’ait enfin cessé - je vois bien ses yeux pourtant, un cours instant, je les ai vus. Mais ce que j’y ai vu, je l’ai pas compris, je l’ai pas détecté, même.

« .... Ouais, une fille qui doit certainement vivre peinarde avec sa jumelle, qui doit n’avoir aucun problème, je vois pas comment elle pourrait comprendre quoi que ce soit. »

Ma tête se tourne de nouveau vers lui, je cligne plusieurs fois des yeux - la fatigue, putain, j’en peux plus, dormir, dormir tout de suite.

« ‘Scuse t’as dit quoi ? J’t’écoutais plus en fait. J’étais en train de me demander si t’aimerais bouffer des restes de… pizzas et barquettes… ouais regarde, le contenu de la poubelle là, que t’ailles faire un coucou à ta cousine. »

Ma main passe dans ma tignasse et je soupire, lourdement. Je suis fatiguée, lasse, HS, K.O, morte. Faudrait que j’abandonne ce connard là, mon lit est mille fois mieux. Sauf que non, j’le fais toujours pas. Et même que je fais un pas en avant t’as vu, je m’approche de lui sans cesser de le fixer.

« Disons que, pauvre chou, t’as trop eu une vie d’merde. Tu veux mon épaule pour pleurer peut être ? T’es pas le seul à ramasser, dans ce cas. Alors stop ton p’tit égocentrisme ou j’sais pas, ferme juste ta gueule tu sais quoi. Oh puis merde, j’en ai rien à foutre ! »

Je recule, lève les bras en l’air, en signe d’abandon ; puisque de toute façon, j’sais même plus ce que je dis moi-même… autant jeter les armes de suite et aller pioncer, p’tain. Je peux pas le comprendre ; il l’a très bien dit lui-même pas vrai ? J’en suis incapable.
Incapable.
Incapable.

Et même si ça sort de sa bouche, ça fait mal, quand même.

« Ouais allez mon mignon j’te comprends pas et j’m’en branle. J’vais juste aller dormir, avant de te péter la gueule. Sauf si t’as vraiment envie d’aller la voir, ta cousine. »

Le tout en le fixant comme si c’était un bon gros steak. A savoir maintenant si cet accrochage est fini pour aujourd’hui, ou s’il en veut vraiment pour son grade.


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MessageSujet: Re: (iekazu) ; point de rupture   Mer 10 Aoû - 23:24



POINT DE RUPTURE

Feat Junko D. Gotô



C’est fou, que même de ton passé tu ris comme tu le fais ce soir, un peu. C’est fou oui, que tu parviennes à prendre ça en total dérision juste pour te foutre de la gueule de Junko. La conscience, le traumatisme qui se découle de tout ça et que tu ne veux même pas assumer ni voir ? Tu t’en fiches, totalement, du moins tu t’en persuade. Parce que si tout est bon pour la voir s’énerver alors que tu peux toi en rire, pourquoi t’en priver ? C’est presque ignoble à ce niveau-là. Pas forcément pour toi, mais pour cette sœur qui était avec toi au moment le plus douloureux de ta vie.

Mais tu ne peux pas t’en empêcher, justement parce que c’est Junko qui te fais face. Ce n’est pas qu’une question d’amour vache entre vous deux, de simple taquinerie plutôt violente comme certains le font. Non, c’est bien plus pour toi que deux personnes qui ne peuvent pas se piffer car vous êtes deux cons, et cela serait même plus simple en vrai. C’est la jalousie, celle que tu ne parviens pas vraiment à dissimuler même si les raisons doivent lui paraitre obscurs, qui te fais agir de la sorte. Ce n’est pas juste parce qu’elle est conne comme tu le dis si bien, mais parce qu’elle a ce que toi tu rêves d’avoir. Et que ça te brule de rancœur et d’envie, à l’intérieur de toi.

- ‘Scuse t’as dit quoi ? J’t’écoutais plus en fait. J’étais en train de me demander si t’aimerais bouffer des restes de… pizzas et barquettes… ouais regarde, le contenu de la poubelle là, que t’ailles faire un coucou à ta cousine.

Jusqu’à la pourtant tu y arrivais à bien gérer ce sentiment en toi, quand elle était là. D’habitude tu te contentes de te foutre de sa gueule, et jamais tu ne laisses ressortir cette chose qui te rendrait plus mauvais encore. Ce soir, non, elle ne l’a visiblement pas remarqué mais tu as laissé parler ta faiblesse. Mais ça va n’est-ce pas ? Elle n’a pas vu ton moment d’égarement, alors tu peux continuer à lui adresser ton sourire si moqueur.

Tu tournes la tête, par une brève curiosité de voir ce qu’elle raconte, pour constater la superbe poubelle non loin de toi. Pendant deux secondes tu es perplexe devant ses propos, et tu tournes la tête vers elle quand tu la sens approcher. Juste d’un pas, et tu te demandes si elle va vraiment te foutre comme elle le dit dans cette poubelle. Enfin tu te tiens prêt au cas où, mais tu reprends ton sourire en constatant qu’elle te fixe sans bouger.

- Disons que, pauvre chou, t’as trop eu une vie d’merde. Tu veux mon épaule pour pleurer peut être ? T’es pas le seul à ramasser, dans ce cas. Alors stop ton p’tit égocentrisme ou j’sais pas, ferme juste ta gueule tu sais quoi. Oh puis merde, j’en ai rien à foutre !

Qu’elle se taise, un peu. Enfin elle répond juste au propre mépris que tu lui as balancé en pleine figure, ce n’est pas si étonnant que ça il faut l’avouer. Même, tu finis par en rire une fois de plus, tellement peu touché. Tu rigoles, remettant les mains dans tes poches.

- Ouais allez mon mignon j’te comprends pas et j’m’en branle. J’vais juste aller dormir, avant de te péter la gueule. Sauf si t’as vraiment envie d’aller la voir, ta cousine.

- Bon sang que tu parles trop, n’empêche !

Tu fais ce pas en avant pour réduire la distance que Junko avait fait d’elle-même en reculant juste avant. Puis encore un pas, histoire d’être bien proche d’elle pendant que tu lui adresses ce sourire qu’elle parait tant détesté. Ça t’amuse oui.

- Et donc, je peux savoir pourquoi tu es encore là à me regarder bêtement ? Tu attends quoi de moi là, que je montre du regret quand à mon « p’tit égocentrisme » ? C’est pas moi je rappelle juste, qui parle sans rien savoir du tout. En plus tu es vraiment stupide, tu n’as pas compris encore que je moquais de toi ? Rassure-moi, dis-moi que si ! Ca évitera que tu passes pour plus conne encore que je le pensais !

Mais elle ne part pas. Alors tu profites, tu te moques d’elle en baissant le regard pour la regarder de haut. Peur du coup, de ses menaces ? La bonne blague, au pire ça ne serait juste pas la première fois. Même si dans son regard, il y a cette chose différente. Cette chose qui te questionne en vrai, alors que tu plante tes yeux dans ceux si énervés et fatigués de Junko. Ce n’est pas que cela t’inquiète, oh que non tu t’en fiche complétement, juste, ça t’interroge pour que tu puisses te moquer un peu plus d’elle.

- Mais mademoiselle parle vraiment comme si elle connaissait tout de la vie ! Alors qu’à mes yeux tu as l’air tout juste d’une abruti sans cervelle qui se permet de jouer les adultes quand ça lui chante. Dis-moi je me demande, tu sais ce que ça fais d’avoir mal ? Tu sais ce que ça fais de perdre quelqu’un ? Tu sais ce que ça fais d’être triste ? Tu l’as déjà été, peut-être ? Huuuum ? Oh tout simplement, est-ce que tu as déjà ressentie quoi que ce soit au cours de ta petite vie ? Peut-être ce qui actuellement te rend si épuisée ? Ouah, tu m’étonnerais presque là. J’espère que ça te fais du bien, au moins ♥… Tiens, en vrai je peux te retourner la question pour voir ce que tu pourrais répondre, toi.

Tu laisses un blanc, le sourire aux lèvres pendant que tu la dévisage. En vrai tu dois juste reprendre un peu ton souffle vu qu’à aucun moment tu ne t’es arrêté, mais tu réfléchis une seconde. Alors au final, tu rouvres la bouche pour poser cette question qui te brule d’envie.

- Pourquoi tu existes, ma chère Junko ?

Et toi, pourquoi tu continues dans ta connerie ?

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MessageSujet: Re: (iekazu) ; point de rupture   Dim 26 Mar - 23:05

J’ai les mains qui tremblent, le coeur qui fait la fête et la tête qui tourne.
J’ai le coeur au bout des lèvres, la poitrine douloureuse et le monde tangue.
Et t’es là, pauvre bouffon, à rire de l’épave que je suis momentanément devenue, là à attendre que je m’écroule ou que je t’effrite - et j’arrive pas à savoir précisément. Le temps est lent, atrocement lent, l’air glacé et tes prunelles douloureuses. J’veux pas que tu la fermes.
J’veux que tu disparaisses, putain.
C’est ça ! C’est pour ça que j’suis toujours là, pas tout à fait droite, le regard entre rage et fatigue, la tête penchée. C’est pour ça que j’suis toujours là, à t’écouter, encore, encore, encore, c’est pour ça ! Parce que j’veux qu’tu crèves, putain.

Ce songe me frappe comme un tsunami, une violente vague qui emporte les restes de ma conscience éveillée. J’ai l’impression de plus tenir debout, l’impression de plus être stable, ouais, c’est ça. J’ai l’impression que plus rien n’est réel, pas même cette forme nauséabonde sous mes yeux, pas même ce sourire malade. L’impression que j’entre dans une sorte de rêve, comme si tout devenait permis, aussi.
J’veux pas cacher mes actes sous des “j’étais pas moi-même”. C’est ridicule.
Mes mains remontent le long de mon corps, alors que je réalise combien tu es proche - quand t’es tu avancé ? Quand es-tu devenu aussi dingue ? Des paroles parviennent jusqu’à mes oreilles, j’en suis certaine, mais rien ne fonctionne - j’entend rien, j’analyse pas tes paroles. Je sens cette chaleur qui monte, cette horrible sensation d’engourdissement, cette paralysie lente et insidieuse. Je sens mes doigts trembler plus fort, sens ton regard qui ne se détache pas du mien, sens le mépris plus que je ne le comprends. Tu dois être en train de m’insulter, encore, de me traiter d’abrutie, encore, de souligner mon ignorance, encore. Des banalités, pour changer ; tu dois encore et encore et encore répéter les mêmes choses, et j’dois encore et encore et encore avoir mal, sans vraiment réaliser. J’réalise plus rien, juste que j’aimerais te faire mal, j’aimerais te faire taire. Et mes doigts frôlent ton cou, et ils tremblent, et j’ai l’impression de perdre pied.
J’arrive plus à respirer.
T’as juste ce “Pourquoi tu existes, ma chère Junko ?” qui parvient jusqu’à moi, et puis BAM !
Le mur derrière tes omoplates doit te sembler bien froid - si la douleur n’en a pas retiré toute sensation de température. Mes doigts serrent, et encore, autour de ton cou ; et je lâche alors que tu tangues, et j’agrippe le col de ton haut ; et ALLEZ ! VA DANS LA POUBELLE, CONNARD ! J’aimerai bien savoir viser, mais à la place, tu retournes à ta place : par terre. Alors c’est avec tout l’amour du monde que je t’envoie ma doc martens dans le ventre, avant de t’attraper pour te redresser ; et tomber. J’perds l’équilibre, j’ai aucune foutue force, j’suis à bout, et c’est horriblement chiant, PUTAIN !
Je crois que je le gueule, tiens.
Le “putain”.
J’te tombe dessus, puis je roule, je me redresse tant bien que mal. Là, sous ma main gauche, mon sac ; dans la tronche !
T’aime ça, avoir mal ?
Tu dois forcément aimer ça, pas vrai ? Au moins un peu, salopard, au moins un peu, t’aimes qu’on te fracasse la gueule.
Je sais plus si je pense, ou si je hurle.
Tout devient trop vague, trop flou.
Je crois - je crois - que j’ai gueulé le “t’aimes qu’on te fracasse la gueule” mais je sais plus - penser, agir, c’est pareil - tout se mélange.
Et j’ai mal, j’ai horriblement mal, je sais pas si c’est parce que je suis crevée, ou si c’est autre chose ou - j’ai mal, mais je continue.
Je frappe, encore, encore, encore, puis je hurle aussi, je sais plus c’est -- trop vague ?
J’en peux plus.
J’te hais Iekazu, j’te hais.
Et j’méprise la meuf qui finit par s’écrouler en peinant à respirer, qui pleure comme une conne, qui t’lance un dernier regard épuisé et haineux à travers les sanglots.
Tu veux savoir pourquoi j’existe, petit con ? Parce que mon père a baisé ma mère.
J’fais pas la maligne, j’en peux plus. J’veux qu’tu la fermes. Et plus que tout, plus que tout.
Je veux dormir.


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(iekazu) ; point de rupture

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