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Le PDG de la X-TREM Factory entretiendrait une relation des plus intenses avec sa vice-présidente. On espère que ce n’est pas cette affaire qui a distrait l’ancien Phoenix de son travail et qui a entraîné un manque de sécurité lors de la dernière conférence de presse de l’entreprise où à eu lieu une explosion causant la mort d’un de ses haut-gradés...
Le mystérieux « Mist » dont l’apparition soudaine a récemment secoué la ville serait en fait une association de trolls désoeuvrés voulant profiter de la panique des récents attentats pour gagner plus de popularité sur les réseaux sociaux.
Il paraîtrait que le fondateur de la ville Edward Astrophel aurait été le descendant direct de Diogène, le philosophe grec qui vivait dans un tonneau. Incroyable !
les rumeurs



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Iekazu ♦ Aftershocks. [NC - Violence] [Terminé]
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MessageSujet: Iekazu ♦ Aftershocks. [NC - Violence] [Terminé]   Lun 16 Mai - 13:23

Aftershocks
ft. Iekazu Nagai
Tu vacilles. T’as l’air con, comme ça, à ne plus savoir marcher droit, même appuyé sur l’épaule de —de ? Tu jettes un coup d’oeil sur ta droite, vers le rouquin aux pommettes pleines de tâches de rousseur et aux yeux exagérément verts, mais ça ne te revient pas —son prénom t’a échappé. De toute façon, lui, tu ne vois toujours qu’en soirée. Il arrive tard —vous avez déjà tous quelques verres dans le nez, quelques volutes de fumée dans le crâne— alors tu te souviens son visage, mais tu n’es même pas certain de savoir retenir le timbre de sa voix —raillé, en cette fin de soirée, mais toujours plus enfantin que le tien ; t’es dragueur, t’es chanteur, de rock qui plus est, pourquoi t’aurais un ton de gosse dans son genre ? Tu trébuches, te rattrapes plus ou moins bien à ton camarade, et se sont deux prunelles désolées mais voilées d’un trouble alcoolisé que tu lèves sur lui, l'haleine acide quand tu souffles un « ’scuse » qui provoque un haussement d’épaules de ton vis à vis. Tu grimaces, t’as la nausée qui monte —t’es bien heureux, alors, quand vous passez enfin le pas de la porte. La fraîcheur nocturne, accentuée par la petite brise qui s’élève entre les allées éteintes te fait un bien fou. Tu respires un peu mieux, t’as un peu moins l’envie de rendre ton dîner —mais t’as pas l’esprit plus au clair pour autant. « Rien oublié ? » T’hésites —parce que c’est bien connu, ceux qui se mettent minables perdent toujours quelque chose en soirée. Ton porte-feuilles dans la poche arrière de ton jean, ton téléphone portable dans celle de devant. Tes clés, quelque part dans le revers de ta veste. Ta veste ?

« Ma veste... »
Prise de conscience, panique ; où ?
« ... Sur tes épaules ? »
Soulagement soudain ; tu respires mieux.

« Rien oublié alors » tu lâches, tout à coup rassuré. Rester dans le hall de ton immeuble et dormir sur le palier, c’est pas vraiment ce que t’as prévu pour le reste de la soirée —en vérité, tu n’as rien prévu d’autre que rentrer, dormir au mieux, te détruire au pire. D’aucun dirait que tu n’es bon qu’à ça, après tout. Ta gorge se noue, comme si tes pensées étaient encore suffisamment claires pour que tu éprouves encore, malgré l’éthanol et le Paradis Artificiel dont t’aimerais bien ne pas déloger. « Tu t’sens de rentrer chez toi à pieds ? Sinon j’fais appeler un taxi, no prob’ mec. » Tu t’agites, hoches la tête en un geste de négation. « Nan, c’bon, je gère. J’ai pas teeeellement bu... » Si. Mais t’as ta fierté —et pas vraiment d’argent à débourser pour te faire ramener chez toi. Parfois, tu regrettes l’époque de tes seize ans ; tes pères te donnaient mille recommandations, te lançaient des regards sévères quand tu rentrais ivre d’une soirée, mais ils répondaient toujours présent pour venir te chercher devant la maison qui avait été élue comme celle de la déchéance, cette fois-ci. Tout, sauf risquer qu’il t’arrive quelque chose sur le retour, que tu te mettes en tête de rentrer à pieds, ou dans la voiture d’un type tout aussi ivre que toi. Ils entendaient trop d’histoires tragiques sur l’alcoolisme au volant pour te laisser prendre un risque inconsidéré. Depuis que tu t’es barré, t’es devenu un peu plus con, il est vrai.

Il te souhaite un bon retour, te dit de faire attention, et puis s’en va dans la direction opposée, rejoint par une fille qui n’attendait que de le voir s’écarter de toi pour l’assaillir. Veinard, tu penses. Lui au moins ne rentrera pas seul, lui au moins aura de quoi occuper une partie plus grande encore de sa nuit avant de tomber d’épuisement, lui s’offrira un peu de plaisir avant de sombrer. Combien de temps que tu n’as pas ramené de donzelle chez toi ? Dernier concert… Week-end dernier ? T’es plus trop sûr, c’était une after aussi —tu ne couches jamais l’esprit clair, t’aimes pas te souvenir des noms de celles que tu ne reverras jamais, celles qui ne se respectent pas suffisamment pour valoir quelque chose à tes yeux.

Un soupir, et c’est toi qui prends ta route. Un, deux, trois pas, tu vacilles à nouveau et te rattrapes au grillage qui borde la baraque. T’entends encore la musique, qui tape, qui cogne, les cris qui viennent de l’intérieur. Les lumières des maisons voisines sont éteintes malgré tout le boucan. Dans ta tête, deux solutions : soit leurs bicoque sont insonorisées de l’intérieur, soit ils sont tous partis en week end à l’autre bout du monde. Vu la gueule des foyers, t’es pas certain que l’une ou l’autre soit plausible. C’est pas loin de chez toi, c’est le quartier des pauvres —modestes, ils disent, et c’est vrai que le district de Scitlali sera toujours pire que celui d’Hiawatha—, alors les vacances ils ne connaissent pas —ou peu. Ils doivent bosser, demain ; ça leur file pas de l’urticaire, le bruit d’une rave juste à côté de chez eux ? T’esquisses l’ombre d’un sourire, tu reprends ta route, toujours un appui sous la main —grillage, rambarde, poteau, tout est bon pour tenir debout. A chaque pas, c’est ta nausée qui revient, un peu plus insistante à tous les coups, c’est la tête qui te tourne, la chaleur qui te monte à la tête ; l’impression de tomber aussi, alors que tu continues d’avancer. Les couleurs sont plus vives sous tes yeux, comme l’orange agressif des réverbères, elles sont aussi plus floues, se fondent les unes dans les autres : tu ne sais plus trop où sont les ténèbres, où est la lumière. Mais celle-là, de toute façon, elle t’a déjà échappé depuis longtemps.

Les phares d’une voiture t’arrivent en plein visage, te font plisser les yeux. Tu baisses la tête, t’essaies d’échapper à la virulence de la flambeur diaphane. L’engin passe, soulève un souffle d’air tiède, quelques graviers qui atterrissent à tes pieds. Tu les vois en double, ou en triple, tu ne sais plus trop ; ça remonte et ça te tourne la tête comme trop souvent. Tu pensais être habitué, à force d’expérience, mais c’est toujours aussi insupportable. Les tambours dans ton crâne, le sang qui bat aux tempes, les difficultés à inspirer. Tu détestes ça, mais t’aimes trop ne pas penser, t’aimes trop oublier pour t’épargner. Tu ne t’épargnes jamais. Alors, une fois encore, comme souvent, tu te plies en deux ; une fois encore, comme souvent, tu tousses violemment, les doigts agrippés aux mailles de fer d’un grillage qui se trouvait là. Alors, une fois encore, comme souvent, tu gerbes tes tripes. T’as le souffle court quand tu relèves enfin la tête ; l’esprit à peine moins dilué, mais ton vertige au moins dissipé. T’y vois trouble, encore, un instant, et puis tes ambres accrochent une silhouette, ombre au milieu de l’ombre. Deux prunelles, qui paraissent d'encre dans l’obscurité ambiante. T’as l’impression d’halluciner, une seconde. Tu clignes des yeux, tu tousses, tu te pinces l’arrête du nez avant de relever la tête. « Tu v- » T’as la voix cassée, tu tousses encore pour l’éclaircir. « T’veux ma photo ou quoi ? Dégage, c’pas un spectacle... » Amabilité, bonsoir. Mais t’es totalement démonté, Rom ; alors la politesse, tu t’en fous un peu, dans le fond.
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MessageSujet: Re: Iekazu ♦ Aftershocks. [NC - Violence] [Terminé]   Mer 18 Mai - 2:24

AFTERSHOCKS

Feat Romeo R. Eastwood



- Ca te dirais de venir à la fête, ce week end... ?

Ton regard se déplaça discrètement en direction de cette voix, légèrement timide mais pourtant jovial. Non ce n’était pas à toi que l’on parlait, et heureusement d’ailleurs, mais à la rouquine non loin de ta table. Mais tu n’as pas pu t’empêcher d’écouter, surtout que le fait qu’ils approchent au moment où elle est seule, tu n’as pu te retenir de trouver ça pathétiquement drôle. Enfin du moins, les deux garçons pensaient en revenant de classe que Lyria seraient seule pour un petit moment, sauf qu’ils n’avaient clairement pas le sens du timing car la rouge arrive juste à cet instant-là, fronçant les sourcils en voyant deux hommes beaucoup trop proche de son amie. Et tu la vois évidemment s’approcher rapidement.

- Hé, vous lui voulez quoi à Lyria ?!

Tu vois l’homme, celui qui lui avait proposé de venir, sursauter surprit avant de se retourner vers la demoiselle dont le regard vert est à la fois menaçant et intrigué. Et il parait si ridicule à avoir peur d’elle comme ça, à jouer avec ses doigts comme un idiot, ou comme un gamin prit en faute.

- Hum… Je voulais que Lyria participe à la fête organisé par le frère de Darian… Il a proposé d’y inviter des amis à lui, alors...
-......... Sans moi ?
-... Non ! Mais tu n’étais pas la… On allait t’en parler aussi !
- Ba de toute façon c’est hors de question que Lyria y aille toute seule ! J’ai pas confiance !
- Bah je ne viens qu'avec ma petite garde du corps, donc si je viens bah elle vient c'est comme ça !
- Hum… Bon d’accord!


Intérieurement tu rigoles, mais finit par ne plus écouter cette conversation pour regarder par la fenêtre. De toute façon, ils sont parvenues à faire venir Lyria, et July en prime, et on ne peut pas dire que cela t'intéresse plus que ça. Ceci dit, tu aurais mieux fait de t'intéresser quelques minutes de plus à ce qui se passait, car ça t’aurais permis de voir les garçons, accompagnés d’autres camarades qu’ils ont rejoint, te regarder avec hésitation pour finalement t’approcher.

- Tu voudrais venir toi aussi, à la fête ?
- Hein?

Tu as senti tes yeux s’écarquiller légèrement, tournant la tête qui montrait tout ta surprise. C’était bien à toi, qu’ils s’adressaient? Sur le coup tu as regardé partout, pour comprendre que oui, ils te proposaient bel et bien de venir… Et tu t’es senti ridiculement choqué, sur le coup.

- Euh…………

Tu aurais presque pu te croire en plein rêve, ce n’était pas le cas ?, ou te demander si en vrai on ne se foutait pas de ta gueule, même pas vu le regard des mecs qui attendaient patiemment une réponse de ta part. Tu ne savais même pas quoi répondre, tellement que tu n’as pas l’habitude de te lier à ceux de ta classe… Oui ? Non ? Allez vous faire ?... Non ça il ne fallait pas le dire….  Tu ouvres la bouche après un long silence, tu étais tellement perplexe et… Oui, gêné au fond, mais ça tu n’assumes pas.

- … Je savais que ma présence était indispensable, en vrai !

Bon, au moins tu avais dit ce qu’il te traversait l’esprit à ce moment même. Résultat tu as accepté, malgré la mine légèrement dépité de ceux qu’ils t’ont demandé, mais tant pis pour eux.

… Et maintenant, tu le regrettes au fond. Parce que la soirée a déjà bien avancé que tu t’ennuies, à siroter ton jus de fruit dans ton coin. Pourtant, ce n’est pas l’animation qu’il manque, mais tu soupires en regardant les gens, ces idiots, danser ou picoler. Tu es juste en train de tout observer, de regarder les gens rires et s’amuser de bon coeur, avec cette musique trop bruyante à t’en donner mal au crane. Tu ne te sens tellement pas à ta place, que tu as juste envie de te barrer loin d’ici et de rentrer chez toi. Quel idiot tu fais, n’empêche.

Il y eux aussi, qui attirent ton regard. Ceux qui se montrent à tout le monde de façon pitoyables, qui ne doivent pas avoir que de l’alcool dans le sang, tu supposes. Et ton regard ennuyé devient d’un coup plus froid, plus sombre, en les voyant ainsi. Peut être car les mauvais souvenirs remontent au fond, et que inconsciemment tu resserres la prise sur ton verre, dont tu finis par boire les dernières gouttes se trouvant au fond. T’essayes d’ignorer, même si l’air défoncé de ces personnes restent gravés dans ton esprit.

Un dernier regard qui regarde partout tout ce beau monde, et tu te décides à te lever de ta chaise que tu n’as pas quittée depuis le début, presque. En fait, tu aurais presque voulu te barrer sans que personne ne le remarque, sauf que cela n’échappe pas au regard de l’un de tes camarades, qui t’aborde surprit au moment où tu enfiles ton manteau.

- Tu t’en vas?

- Ouais, ça me soûle. Franchement, c’est de la merde votre fête.

Tu te demandes toujours pourquoi tu as accepté, vraiment. La prochaine fois, tu ne te laisseras pas prendre de court, car c’est en gros ce qui t’es arrivé. Ou alors, tu aurais dû les remballer au moment où ils t’ont donné l’adresse et l’heure… Oui, pourquoi tu as fait l’effort de venir en fait. En tout cas, tu es sur que tu ne feras pas une seconde fois la même bêtise, ni même que tes camarades feront celles de t’inviter.

Tu t’es dépêché de sortir, respirant mieux une fois l’air pur, de la ville certes, qu’il manquait presque trop à l’intérieur. Au moins ici, il n’y a pas ces odeurs désagréable de fumé ni même celle trop forte de l’alcool, alors tu te sens bien mieux. Et tu te contentes de profiter de l’air frais pendant quelques secondes, sans bouger jusqu’à ce que le son de la musique encore trop forte même dehors te pousse à faire quelque pas, histoire d’être débarrassé de la désagréable sensation que cela donnait à la tête.

Puis tu te rends comptes au final que tu ne sais pas trop comment tu va rentrer, vu qu’à la base c’est un de tes camarades, qui lui n’a pas réalisé que tu étais parti, qui était censé te ramener avec ses parents. Sur le coup tu te trouves un peu con, mais décide à trouver un autre moyen… Le taxi ? Ça coute cher, un taxi ? Tu ne sais pas trop, mais la tu ne te vois pas revenir pour demander à l’autre de te ramener maintenant…

Tu y songeais sérieusement, jusqu’à ce qu’un bruit t’interrompt. Bon, ce bruit-là n’avait rien d’agréable à entendre, et tu as vite compris que sans aucun doute quelqu’un avait besoin d’aide. Tu aurais très bien pu ignorer, en vérité, et d’ailleurs c’est ce que tu comptais faire si tu n’avais pas vu cette silhouette à quelques mètres de toi. Si tu ne l’avais pas un peu près reconnu, aussi. Tu as cligné rapidement des yeux, avant de t’approcher histoire d’être sûr.

Ok, la vue d’une personne en train de vomir, cela n’a rien de beau à voir. Pourtant tu restes planté vers lui, attendant qu’il te remarque. Au moins, voir juste un peu son visage t’as permis de confirmer qu’il était au même lieu que toi, quelques minutes auparavant. Et qu’il faisait partie de ce groupe qui t’a fait grimacer, surtout. Puis il finit par relever la tête, remarquant ta présence alors que tu le fixe sans expression apparente.

- Tu v-… T’veux ma photo ou quoi ? Dégage, c’pas un spectacle...

Tu le fixes encore, lui et sa mine tellement pas ravis, et ses yeux explosés aussi. Tu as rapidement ouvert la bouche, prêt à répondre, mais tu te retiens à la dernière seconde. Alors que juste avant ton regard était presque froid, tu affiches un faible sourire au blond, te penchant un peu vers lui.

– Ba ouais tu vois, je viens te demander une photo ! Non sérieusement, ça va au moins ?

Comme si te moquer de ses propos était bien le moment. Pourtant, tu es bien calme au fond, tu ne rigoles même pas de le voir ainsi, pour le moment. Bien que ton sourire, clairement, n’avait pas quelque chose de très agréable.

- Tu étais à la fête non ? Tu t’appelles comment ?

C'était pas le moment pour les présentations, non plus. Tu serres un peu ton pantalon, restant pencher vers lui pour le regarder droit dans les yeux. Mais c’est sûr, ce genre de question ne te correspondait pas du tout, en vérité. Et c’est étrange de ta part, surtout.

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MessageSujet: Re: Iekazu ♦ Aftershocks. [NC - Violence] [Terminé]   Mer 18 Mai - 17:10

Aftershocks
ft. Iekazu Nagai
Il s’approche encore, et tu réprimes difficilement un mouvement de recul —t’as l’impression que le moindre geste brusque signerait le retour de la nausée, et t’as franchement pas envie. Alors, tu toises le type, et tu réalises que tu serais incapable de dessiner précisément les contours de son visage tant ils sont flous sous tes yeux. Même l’espèce de sourire —si c’en est vraiment un— qu’il affiche, tu le discernes à peine. Tu n’essaies même pas, en vérité ; t’es désorienté, tu ne sais plus trop où t’en es. Ici, tu n’entends plus la musique qui cognait fort contre les murs, qui couvrait les éclats de rire et les conversations —t’es certain d’avoir répondu à côté plusieurs fois lorsque l’on t’adressait la parole, rien que parce que tu n’avais pas vraiment le courage de demander à ce que l’on te répète encore et encore ce qui venait d’être dit. La méthode faire semblant et acquiescer, rire quand les yeux pétillent et te renfrogner quand ils sont plus distants, tu connais. C’est encore plus facile quand t’es de l’autre côté, et que tout ce que tu peux dire n’a plus d’importance, que tout ce que tu peux faire, au pire, t’affichera sur les réseaux sociaux, Snapchat et leurs conneries que tu n’approches plus depuis des années. T’es loin de tout ça, t’es à dix mille de leurs outils d'asociales et ça te convient. Là aussi, t’es à dix mille, t’es déphasé, tu viens juste de réaliser que t’es loin de la fête —proche de chez toi, sûrement, mais t’es incapable de te souvenir à quelle adresse précisément. Tu regrettes, un instant ; t’aurais dû lui dire, à ce type aux yeux verts, que t’étais là, juste à côté. Mais t’avais un peu oublié. Maintenant, tu te souviens. Tu décuves pas —pas vraiment, et t’as toujours l’esprit embrumé de cannabis— mais il y a comme des bribes qui te reviennent par flash, de temps à autres. Ton adresse, entre-autres. Détail : Boomerang n’a pas mangé. Tu grimaces, tu songes au temps qu’il va te falloir pour la retrouver dans un coin de ton appart’, prostrée, rancunière au point de te feuler dessus pendant des heures.

« ... ouais … photo … va au moins ? » Tu clignes des yeux, fermes les paupières de tes yeux rougis, traîtres de ta consommation de la soirée —t’as fait crédit, tu rendras la prochaine fois, parce que tu fais toujours ça. Quand tu te décides à le regarder à nouveau, t’y vois un peu moins flou —ou c’est juste une impression, mais ça te satisfait. T’essaies de comprendre ce qu’il t’a dit, mais les mots sont déjà loin, étouffés, t’as les oreilles qui bourdonnent et t’es persuadé d’être resté un peu trop près de la sono. T’es plus trop sûr des évènements de l’intérieur, mais t’es presque certain que tes potes ont parié ton incapacité à aller faire du gringe au DJ. S’ils croient tous en ton hétérosexualité —ou alors, ils cachent ce qu’ils savent, et c’est tout aussi bien— ils la mettent à rude épreuve. Mais t’étais déjà ivre, déjà camé, alors t’as été faire le con —et t’es presque sûr que lui, il était de ce bord-là. Si t’étais resté, peut-être que toi aussi, t’aurais fini la nuit accompagné, et plus aucun souvenir demain matin. Comme d’habitude, rien de nouveau sous la lune. Tu lèves les yeux, t’y vois rien, pas d’étoiles, niet, nada ; putain de réverbères. T’atterris pas, tu le laisses là avec sa question dans le vide, le silence pour seule réponse.

Le silence, et ton éclat de rire
venu d’ailleurs, de nulle part tout à la fois.
T’éclates de rire—
et tu ne sais même pas pourquoi.

Tu tousse, et ça te fait mal ; la gorge, les poumons, tout te brûle, alors tu te tais, tu te réfugies dans le silence moins douloureux. Tu ne ris plus, tu grimaces même, parce que t’as mal maintenant. T’as clairement oublié sa première question, maintenant il enchaîne avec une autre, et tu t’efforces à ne louper aucun des mots qui filent d’entre ses lèvres. « Tu étais à la fête non ? » La fête. La fête ? Ah, oui. La fête, celle où tu t’es crevé les tympans à coups de sourires et regards lourds de sous-entendus à l’adresse du DJ. Raphaël, Nathanaël ? Tu ne sais plus, mais c’était quelque chose comme ça, qui sonne en -aël, et t’as trouvé ça plutôt joli. La fête Il y était, lui aussi ? « ... ouais » Tu l’observes avec un peu plus —un peu trop— d’insistance, comme si tout à coup, ses traits pouvaient te revenir en mémoire. Est-ce que tu l’as vu, au milieu du monde, dans la masse grouillante de ceux qui buvaient, dansaient, riaient un peu trop fort pour que ça ne soit dû qu’à l’entrain naturel que la musique confère aux jeunes ? Tu ne crois pas —mais t’as certainement pas vu tout le monde. Le début de la nuit t’apparaît déjà tellement loin, tu te souviens avoir dansé, t’avais qu’un ou deux verres dans le nez, t’étais bien, y’avait ton ex —Delphine ou Daphné, tu sais jamais— et c’était elle en collé-serré contre toi. T’aimais bien, son parfum piquant, ses cheveux qui te chatouillaient le visage —t’as été amoureux, plus maintenant ; mais tu peux au moins admettre que c’était un bon coup, et que tu cracherais pas sur une nouvelle nuit, toi sous ses draps ou elle sous les tiens. Puis tu t’es posé, t’as fumé, t’as vu le monde à l’envers —au sens littéral, t’as pas trop compris le principe d’un canapé, sans doute— et t’as observé ceux qui zonaient, pas trop loin.

Y’avait la rouquine aux longs cheveux —tu te demandes souvent comment elle fait, pour se retenir de les couper—, la frangine de ton fournisseur. Tu retiens jamais son prénom, il t’échappe à tous les coups. Li… Linda… Lina ? Lyria, elle te l'a dit pourtant ; mais tu ne sais plus trop —ça non plus, tu ne sais jamais. Le grand frère, t’as retenu ; Daemon, ça aura mis du temps mais t’as fini par imprimer. Elle ? Tu galères encore, alors même qu'elle a crisé que tu aies pu oublier, à l'hôtel. Mais c’était amusant, ce soir, de voir les garçons lui tourner autour, des projets crevards dans les yeux, presque la bave aux lèvres et déjà au garde-à-vous rien qu’à la voir passer dans un rayon de dix mètres à leur portée. Plus drôle encore, c’était la petite chienne de garde qui lui tournait autour et montrait les dents à ces types, pas dupes sur leurs intentions sans doute —pas si différentes des tiennes, finalement, n’est-ce pas ? Elle avait l’air adorable, et pourtant t’as pas pu t’empêcher d’éclater de rire à chaque fois que les mecs reculaient, face à elle. Hargneuse, t’as pensé ; t’aimes bien ça, dans le fond. Tu te demandes, des fois : ils ont quel âge, ceux-là ? Seize, dix-sept ans ? Si jeunes, et ça traîne déjà dans les soirées chaudes. Mais toi non plus, t’as pas encore vingt-et-un an. Pourtant, tu te mets minable, plus encore que tes distractions aux noms inconnus ne l’ont certainement fait. T’es presque certain que celles-là gardent les idées claires bien plus longtemps que toi —toute la soirée, peut-être même.

Pendant un moment, t’as même espérer croiser Jude.
Mauvaise pioche.

Tu réalises enfin —avec une bonne dizaine de secondes de retard— que t’as pas répondu à sa deuxième —troisième, même, en toute logique— question. Ton prénom. Ton prénom. T’aimes pas le dire, t’aimes pas le balancer à des inconnus, ça te fait toujours rire jaune l’ironie de ton nom. Ouais, c’est clair, si tu ressembles à ton cousin Montaigu pour une chose, c’est bien celle d’avoir de jolies filles à tes pieds —l’avantage d’être chanteur et guitariste, sans doute, ça attire. Mais t’es pas certain d’être un bon coup —peut-être que si, puisque certaines reviennent, et voudraient un peu plus que quelques heures de plaisir, ce plus que tu ne peux jamais leur offrir, ce plus que tu leur refuses et qui fait couler leurs larmes à chaque fois, quand ce ne sont pas coups et insultes qui pleuvent à ton encontre. T’es pas non plus celui qui peut crever pour les yeux d’une femme, pas celui qui tuerait par vengeance ou par amour. T’es plus classique, plus simplet en sentiments —si l’on n’oublie que t’as un peu trop pris goût à l’auto-destruction au nom d’une fille. Non, c’est sûr, t’es pas le Romeo de Shakespeare, toi t’es plutôt l’enfoiré du troisième plan, le figurant qui prend les taules et dont on n’entend plus parler une fois passé les quelques secondes à l’écran. Ça te va, aussi, dans le fond. « Romeo. Mais avant de dema- » Ta voix casse encore. Tu tousses, une fois de plus. T’as même oublié ce que tu comptais dire. « Puis merde on s’en fout. Toi, c’quoi ton blaze ? »

T’achèves de te redresser, pour de bon, et tu t’écartes un peu —tu vacilles un peu moins, mais tes pas sont encore incertains. Les effets de l’alcool redescendent, pas ceux de ce que t’as fumé. Tu t’appuies juste contre le grillage, doigts agrippés aux mailles dans ton dos. Tu crèves de soif, putain. Tu serais presque capable de retourner à l’intérieur, rien que pour le bon plaisir de vider un verre ou deux de plus. Avec un peu de chance, c’est le coma éthylique au bout du chemin. Ton regard s’est perdu sur l’allée dont tu viens, celle qui mène à la rave ; mais tu t’en détournes, et tu reviens plonger dans les yeux du type en face de toi. Dans ses prunelles, t’es parti à la recherche d’une trace de jugement, de raillerie, pire encore —t’es certain que le calme ne durera pas, parce que ça ne dure jamais quand t’es dans cet état, loin de chez toi, et pas au couvert des quatre murs de ton appartement. Pour une femme, tu ne tuerais pas, mais pour être dans ton salon, tu veux bien revoir les clauses du contrat. « T’es pas resté ? T’as pas la tronche du mec qui a profité d’sa soirée. C’fou comme c’triste, t’crois pas ? » C’est toi qui le railles, finalement, et t’as la voix rauque. Olympe te tuera, demain. Mais ça compte pas, plus maintenant. T’es trop démonté pour y penser vraiment.
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MessageSujet: Re: Iekazu ♦ Aftershocks. [NC - Violence] [Terminé]   Mar 24 Mai - 0:33

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Feat Romeo R. Eastwood



Au fond, ta voix quelque peu hésitante montre qu’il y a quelque chose qui cloche. Enfin, il y a ce ton moqueur dont tu fais souvent preuve, mais tu essayes de garder le calme dans celui-ci ainsi que sur ton visage, qui exprime un sourire mauvais que tu tentes pourtant de ne pas trop montrer. Au moins, tu as cette chance que l’homme près de toi parait ne pas être en état de le remarquer, et cela te permet de te ressaisir, quelque secondes. C’est vrai, tu es différent dans ton comportement de d’habitude, et même de celui que tu avais quelques minutes à peine auparavant, en quittant cette fête insupportable. La, tu essayes de camoufler, mais au fond cela ne te va pas du tout, tellement que tu n’as pas l’habitude.

Et lui, il trouve ça drôle? Peut-être bien, car il s’est mis à rire lors de ta première remarque, au moins que ça soit le “ça va” qui l’amuse. Tu fronces les sourcils un peu, en le regardant rire tout seul. En vrai, il est juste totalement à l’ouest, prit par les effets de ce qu’il doit bien avoir dans le sang, ces choses que tu te refuses de toucher. Les choses que lui a touché, et qui te fais rester ici pour voir face à toi un être qui te… Dégoute ? Au fond c’est ça non ? Tu pourrais parler de mépris que tu as pour lui, surtout. Mépris que tu caches, pour le moment.

Tu poses pas mal de question en vrai, assez inutile dans le fond. Car tu n’avais pas besoin qu’il te confirme sa présence à la fête, et encore moins de savoir son prénom. Tu t’en fiches ? Totalement oui, tes actions sont d’ailleurs la bien étrange, d’habitude tu te serais déjà moqué de lui depuis le début, car c’est bien là la chose pour laquelle tu es le plus doué. Et ce que tu aimes le plus faire, aussi. Tu regardes le blond dont le regard a l’air moins brouillé, un peu, et tu retiens une grimace alors qu’il a repris son calme, mais son rire résonne pourtant encore dans ton esprit.

Au fond tu essayes juste de retenir tout ça, ce sentiment trop désagréable qu’est ce mépris qu’il t’inspire. Tu essayes oui, mais en vérité il y a aussi le fait que tu ne voulais pas l’être pour le moment, méprisant. Tu attends juste le bon moment, parce que tu ne pourras jamais le retenir bien longtemps, et que tu ne le veux pas.

- ... Ouais

Enfin une réponse de sa part, qui te pousse à le regarder encore pour afficher un air moins crispé. Avec un faible sourire sur ton visage qui se veut plus sympathique que le précèdent, et tu lâches enfin ton pantalon. T’attends, peut-être trop patiemment d’ailleurs, qu’il se présente à toi vu que tu avais fait l’effort de lui demander son prénom. Mais non, il parait tellement ailleurs, totalement dans son monde. Il t’ignore, et au fond tu n’aimes pas vraiment ça. En même temps, tu t’attends à quoi d’autre d’une personne comme lui ?

Il daigne enfin de se souvenir que tu existes, au bout d’un moment. Toi tu ne bouges pas trop en fait, restant planté devant lui en penchant un peu la tête pour le fixer. Au moins, tu auras son visage en mémoire pendant un moment vu la façon que tu as de le regarder avec autant d’attention, mais lui aussi en a fait de même en fait.

- Romeo. Mais avant de dema-… Puis merde on s’en fout. Toi, c’quoi ton blaze ?

Tes sourcils se sont froncés nettement, au moment où il annonce son prénom. Parce que forcement même à toi, qui n’a jamais aimé ce genre d’histoire en vrai, tu ne pouvais pas ne pas faire le rapprochement avec ce personnage si connu pourtant ce prénom. D’ailleurs, tu as même lâché un bruit rapidement, montrant que tu étais en train de te moquer juste le temps d’une seconde. Il doit tellement avoir l’habitude en vérité, en même temps qui ne connaitrait pas ? Même toi qui t’es toujours refusé de toucher à ce livre, et de regarder tout adaptation de cette histoire, peut-être à tort au fond, tu la connaissait assez bien. Comme tu connaissais au moins quelques répliques, aussi.

- Ah ouais ? Tu n’es pas gâté, mon pauvre !

Tu te moques, mais il fallait s’y attendre venant de ta part. Bien que tu aurais pu être plus mauvais, mais tu arrêtes vite de rire. Tu en avais des choses à dire, que tu ne diras pas, pas maintenant. Surement jamais ? Tu n’en sais rien, de toute façon tu n’en avais pas l’envie. Au moins toi, ton prénom est plus « discret », si on peut dire les choses ainsi.

- Moi c’est Iekazu

Enfin, avoir un prénom japonais ici, c’est pas forcément le mieux non plus… Toi, tu aurais préféré avec un prénom plus américain au fond, comme Sacha… Mais tu l’aime bien, malgré tout, et puis tu as eu de la chance que cela aille avec ton nom de famille actuel. Oui il te plait bien, même si ce sont les personnes que tu méprise le plus au monde qui te l’ont donné.

- T’es pas resté ? T’as pas la tronche du mec qui a profité d’sa soirée. C’fou comme c’triste, t’crois pas ?

Tu sors de tes pensées, de ce souvenir qui le temps de quelques secondes t’a fait perdre le moment présent. Et pendant que tu relèves le regard vers lui, ton expression se fait plus froide en analysant sa question. En le voyant rire, de quoi, de toi ? Du fait que toi tu n’as pas fait comme la plupart des gens la bas ? Tu serres un peu les poings, les relâchant finalement quelques secondes après, et tu te mets à rire à ton tour. C’est énervant ? Ça l’est, oui.

Avant que tu ne le réalise vraiment, il y avait ce sentiment si désagréable, qui n’était pas vraiment du mépris. Plus de la colère.

- Mouais, vu ce que j’ai devant moi c’est beaucoup mieux comme ça.

Tu souris enfin, ce sourire si désagréable et si méprisant. C’est beau quand même, Romeo a déclenché lui-même ce que tu retenais en sachant très bien que cela arriverait, au fond.

- Non mais vraiment, tu t’es regardé au moins ? Tu peine à tenir debout, tu as juste l’air d’un abruti fini.

Tu le regardes de haut, au sens premier comme au sens figuré, et tu ris de nouveau. Au fond, tu as arrêté d’essayer de retenir tes mots, ils sortent tout seul et ce n’est même pas sur que tu sais ce que tu dis vraiment. Tu te contentes de laisser ce sentiment de colère parler pour toi, et tu t’en amuse, le visage a moitié tourné vers Romeo alors que tu lèves bien la tête pour avoir cette impression de le regarder de haut. Encore ce sourire hautain sur les lèvres, tu ouvres la bouche une dernière fois.

- Tu es rien d’autre qu’une merde, en fait !

Au fond, Romeo n’avait posé qu’une seule question de travers, et cela a suffi à déclencher ta méchanceté. Mais peut être qu’au fond, c’est plus son rire, sa façon d’être et ce visage défoncé, qui t’a emporté.

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MessageSujet: Re: Iekazu ♦ Aftershocks. [NC - Violence] [Terminé]   Mar 24 Mai - 11:55

Aftershocks
ft. Iekazu Nagai
Tu ne l’aimes pas. Ce sourire qu’il affiche. Tu ne le sens pas —à défaut d’avoir les neurones grillées, il te reste encore un instinct aiguisé ; ou bien ce ne sont que préjugés exacerbés par les substances. Finalement, tu n’en sais trop rien, mais tu ne l’aimes pas —ni ce sourire, ni ce regard. Aux premiers abords, ils n’ont rien de dérangeant —ils ont ce qu’ont de polis ceux que l’on adresse à un inconnu, avec une touche de cette pitié réservée à ceux qui ne savent même plus marcher droit. Mais tu as fini par le discerner —cet éclat de jugement— et ça te fait grincer des dents, réprimer un reniflement dégoûté. « Ah ouais ? Tu n’es pas gâté, mon pauvre ! » Il a suffit de ton prénom ; rien que de quelques lettres, un assemblage maladroit qui ne te ressemble pas, une inspiration bancale dont tu aurais préféré que tes parents se soient passés —les biologiques. C’est ton deuxième prénom que tu dois à tes pères, parce qu’il est le deuxième de Marvel, et aussi celui du frère de Santiague. Il était le sien, disons. En toute ironie, c’est d’une overdose que cet oncle que tu n’as jamais connu est mort. C’était un hommage pour Sante de te donner son prénom ; c’était peut-être une malédiction finalement.

Parfois, tu songes à te présenter autrement que Romeo —Ruthel, ça sonne moins con, moins cliché, tu n'auras pas l’air d’être une version parodiée de l’amant parfait, n’en déplaise à Shakespeare et DiCaprio. T’as demandé à Marvel, une fois, pourquoi ils avaient gardé Romeo, alors que ça n’était pas leur choix, leur décision ; alors que c’était quelque chose qui te détachait d’eux et te ramenait à ceux dont tu ne gardais qu’un trop vague souvenir pour qu’ils te manquent vraiment. Ils t’avaient donné un deuxième prénom, ils avaient remplacé le Marshall spectral par un Eastwood plus tangible qui rimait avec famille, alors pourquoi pas autre chose que Romeo ; Romeo, l’amant raté, l’amoureux transi, l’homme maudit. Ils aimaient bien. C’était ça, juste ça ; ils aimaient bien, ça sonnait doux à l’oreille. Pour toi, pourtant, c’avait seulement fini par sonner amer.

« Moi c’est Iekazu » Iekazu. Tu oublieras, d’ici quelques minutes, sans doute, parce que tu oublies toujours les prénoms —à commencer par ceux de tes ex, ou de tes coups d’un soir—, tu oublieras comme on oublie son déjeuner de la veille ou l’un des faits divers qui défilent au milieu d’autres à la télévision, comme s’il n’y avait plus rien que ça à se mettre sous la dent. Oh, oui, tu oublieras, parce que tu oublies toujours, mais pour l’instant, tu souris. Lui aussi, il détonne, lui non plus, il n’est pas raccord. C’est un nom différent, pas d’ici ; pourtant, ses traits n’ont pas l’air étrangers. Parents aux lubies étranges ? S’ils sont comme les tiens —biologiques, ou adoptifs, cette fois-ci la nuance est faible—, tu ne peux que compatir.
Mais les Etats-Unis, c’est la porte ouverte au monde entier, au fond ça ne surprend plus personne les prénoms étrangers —même pas toi. Même s’ils sont portés par des natifs américains —dans ce cas-là, ça te fait plutôt sourire, ricaner vaguement. Comme maintenant.

Tu te marres, un peu, tu continues sur ta lancée, une pique, une vanne sur ses yeux bien trop clairs pour un retour de soirée —les tiens sont rouges, hagards, peinent à demeurer fixés sur un seul point plus de trois secondes ; tes pupilles dilatées (peu, comparées à d’autres soirées plus agitées encore que celle dont tu reviens) tremblent, vacillent, défaillent. Tu trembles, même, et tu songes une seconde au revers que tu prendras bientôt —la descente, l’angoisse, le manque, les réminiscences des prochains jours ; ton corps sait te faire comprendre ses limites, mais tu ne les écoutes jamais. Tu les admires, ceux qui ne les outrepassent pas —ou peu—, ceux qui savent se maîtriser, se contrôler, se reprendre quand ils commencent à y voir trouble ou à suer d’un peu trop. Tu les méprises, tu les hais aussi —ceux qui sont capables de résister à l’idée de se pourrir jusqu’au foie.

Alors tu railles —parce que tu n’es bon qu’à ça, et encore.
Et il rétorque, pas de souci. « Mouais, vu ce que j’ai devant moi c’est beaucoup mieux comme ça. » Il te faut un instant, une dizaine de secondes pour comprendre ; c’est parce qu’il a enchaîné sur une autre réplique que tu réalises. C’est de toi qu’il rit, Romeo. « Non mais vraiment, tu t’es regardé au moins ? Tu peine à tenir debout, tu as juste l’air d’un abruti fini. » C’est de toi qu’il se fout, Romeo, de toi qu’il se moque, toi qu’il descend ; c’est toi qu’il met en face de ses faiblesses, de ses conneries, de sa stupidité profonde. Et c’est toi qui trembles encore. Tu ne sais plus tout à fait si c’est l’alcool, la drogue, la colère qui monte doucement en toi, tout à la fois attisée par les substances et tamisée par le flou dans lequel tu vogues depuis… —tu ne sais même plus, tu as depuis longtemps perdu la notion du temps. Il te surplombe —t’es toujours agrippé au grillage, un peu redressé mais pas tout à fait, pourtant t’es presque certain que tu fais au moins sa taille si tu tiens debout. Les prunelles qu’il pose sur toi te feraient presque te sentir minable, si tu ne te suffisais déjà pas à toi-même. Il arrive un peu tard, en vérité : ton miroir t’a déjà renvoyé ton image délabrée un bon millier de fois avant que tu ne croises sa route.

Dans ton crâne, c’est le retour du maelström. T’as les idées en vrac, des phrases qui s’entament et ne s’achèvent jamais, ou de quelques mots qui n’ont plus aucun sens. T’éclates de rire —encore—, et un interminable frisson remonte le long de ton échine —l’alcool, la drogue ; tu ne t’interroges même plus, de toute façon rendu incapable de la moindre réflexion plus longue que trois secondes et demie. « Tu es rien d’autre qu’une merde, en fait ! » Tu ris plus fort, tu te surprends à lâcher le grillage, à esquisser un pas en avant ; tu manques tomber, c’est le retour des mailles de fer contre ton dos. Au fond, t’es à deux doigts de te laisser glisser jusqu’au sol —mais l’incertitude quant à la capacité à te relever ensuite t’en dissuade aussitôt que l’idée t’effleure l’esprit. « ... sérieux quoi... » C’est la lassitude qui perce de ta voix, c’est le son rauque et étouffé de celui qui n’en a plus grand chose à faire des pensées du monde à son égard, c’est le sourire qui dévoile les dents, mauvais, sarcastique, un peu mal dessiné sur des lèvres trop sèches et douloureuses —tu y passes ta langue, et tu retentes le diable. Tu t’avances d’un pas. Tu vacilles, tu tiens bon pourtant —tant que tu le peux. Rire à la bouche —méprisant, provoquant—, tu viens lui donner une bourrade, un coup dans l’épaule, comme on le ferait à un vieil ami —il n’en est pas un, et c’est pour ça que tu agis ainsi. « s’te plaît, dis-moi un truc que je n’sais pas »

Tu vacilles, encore, et c’est à celui que tu nargues que tu te retiens, plus ou moins. T’as tes yeux dans les siens, les prunelles luisantes, un peu moins perdues —parce qu’elles ont enfin trouvé de quoi se raccrocher. Tu souris encore, et c’est répugnant. C’est répugnant, la façon dont tu réclames la haine, le mépris, la violence, c’est répugnant la façon dont tu t’offres toujours au pire, rictus aux lèvres et bras en croix. Là aussi, tu t'offres, au dégoût, à l'amertume, à l'animosité, tu t'offres à l'antipathie et à la malfaisance. Tu le fixes, tu ne faillis pas et, tout ce que disent les reflets de ton âme à l’instant, c’est frappe, frappe fort, frappe encore plus fort si seulement tu l’oses.

Dis-moi ce quelque chose que je ne sais pas, Iekazu.
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MessageSujet: Re: Iekazu ♦ Aftershocks. [NC - Violence] [Terminé]   Jeu 7 Juil - 14:26

AFTERSHOCKS

Feat Romeo R. Eastwood



Il rit, il rit encore et encore. Pas toi non, lui. Et tu n’aimes pas ça, tu t’es arrêté de rire au moment même où son rire se faisait plus fort que le premier. Plus fort que le tiens, surtout. Et cela t’es tellement désagréable dans le fond, tu aimerais être celui qui se moque ouvertement de la gueule de la personne face à toi, sauf que ce n’est pas vraiment ça. Ce rire te ferait presque froid dans le dos, mais tu lâches juste une grimace de dégoût. Car tu l’es, tellement. Pourtant tu ne dis rien, encore, tu te contentes de te la fermer avec ton visage presque remplit de colère. Dégoût et colère, ces deux sentiments te sont tellement insupportable, que tu ne remarques même pas tes poings qui se serrent depuis son rire.

Au fond, ce n’était pas lui véritablement, que tu traitais de merde. Ce n’était pas lui vraiment, mais ce qu’il faisait. Car tu ne le connais absolument pas, et cela aurait pu être une autre personne de cette soirée, que tes mots auraient été exactement les mêmes. C’est l’alcool, et cet état, qui est merdique. C’est cette façon de se comporter, de sombrer si écoeurante qui l’est, tout comme tes parents l’ont fait bien avant lui. Tout comme eux, l’avaient fait en même temps qu’ils se défoulaient sur vous deux pour un semblant de supériorité face à deux mômes qui ne pouvaient que s’écraser devant eux.

- ... Sérieux quoi...

Il a ce sourire si désagréable, qui pourtant ressemblait au tient il y a quelques instants avant, maintenant qu’il ne rit plus. Et si cela te calme au moins un peu, tu es toujours si écoeuré par cette habitude. Mais tu ne détourne pas le regard une seule fois, fixant cette personne qui te donne ce visage si dégoûtant, qu’au fond tu voudrais juste y mettre ton poing pour qu’au moins tu n’es plus à le faire quelques secondes. Mais ça aussi, tu y retiens. Pour combien de temps encore ?

Il s’approche, et tu ne bouges pas d’un centimètre, il n’y a que ton regard qui se déplace un peu pour ne pas le décrocher de son sourire. Tes yeux finissent par descendre, par réflexe en voyant sa main bouger et te bousculer un peu. Toi tu recules juste un peu en ayant ce regard froid, que tu lui lance après ce contact que tu juges de désagréable.

- S’te plaît, dis-moi un truc que je n’sais pas

Et il se tient à toi, te fixant droit dans les yeux avec toujours cette même expression. C’est fou comme toi tu ne l’es plus, souriant. Tu es juste blasé, même si la colère monte. Alors tu recules encore un peu pour finir par le pousser.

- Dégage, j’ai pas envie que tu me touches.

Ton froid, regard froid, avec cette envie de lui en foutre plein la gueule. Il y a ces poings qui se serrent, pendant que tu recules encore un d’un pas pour faire entre vous une petite distance. Finalement, un sourire hautain s’étend sur tes lèvres de nouveau, et tu fini par rire faiblement.

- Tu le sais, en plus de ça ? Non mais vraiment, je trouve ça encore plus pitoyable.

Ton rire devient de plus en plus fort, au point de t’en tenir les cotes, et tu as du mal à t’arrêter même. Ridicule, n’est-ce pas ? Il l’est, il l’est tellement. Oui, ton attitude est tellement ridicule. Alors que cette pensée finalement te traverse, tu resserre un peu plus ton poing, toi-même surpris par le fait que tu viendrais à t’en vouloir d’être si moqueur.

C’est juste qu’une fois de plus, tu laisses ton si désagréable ressentiment guider tes actions.

Pourtant, malgré ton rire plus faible tu continues, ne voulant pas montrer que tu es actuellement en proie à l’hésitation. Après tout, il est bien plus ridicule que toi, bien plus pathétique. C’est bien plus facile de penser ainsi, quoique ne plus penser à rien est encore mieux. Alors ne penses plus, c’est souvent ce que tu dois faire quand tu parles la plupart du temps en vrai.

- Et tu veux que je te dise quoi, hein ? Que quelqu’un comme toi ferait mieux de pourrir dans son coin? Ca t’amuse de te montrer ainsi devant tout les autres ? “Regardez moi, je suis faible, j’ai besoin que l’on me regarde alors je me montre minable!” C’est tout ce que je vois, moi, et franchement si tu crois que ca apporte quoi que ce soit à ta vie ou même si on va t’apporter une considération comme ça, tu te met le doigt dans l’oeil!

Un rapide rire, et tu te calme pour mettre les mains dans les poches. Et ton regard si hautain, même plus que ceux que tu adressais à tes camarades et à ceux qui avaient le malheur de te parler, de te faire chier surtout, que tu lui lance va bien avec ton sourire.

- Oh, juste une dernière chose aussi.

Tu t’approches, d’un pas. Parce qu’il était déjà suffisamment proche de toi, que pour dans un geste vif tu plie le genoux de manière à toucher son ventre. Puis tu ris de plus belle en le voyant tomber, de le voir au sol.

- Tu es bien mieux à terre en vrai, les merdes dans ton genre ça reste à mes pieds!

Tu le voulais. Tu l’as voulu parfois, voir ton père s’excuser platement devant toi et Sacha pour le mal qu’il vous a fait. Cet homme si pathétique vous a gâché l’existence, tout ça pour de la merde liquide. Et aujourd’hui? Tu prends une revanche sur un homme qui n’y est pour rien en vérité, mais tu as oublié à quel point tu étais stupide et la seconde de regret que tu as eu juste avant. Alors tu ris, tu ris encore et encore.

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MessageSujet: Re: Iekazu ♦ Aftershocks. [NC - Violence] [Terminé]   Mar 12 Juil - 19:03

Aftershocks
ft. Iekazu Nagai
Il ne sourit plus ; c’en est fini de rire. Et toi, tu jubiles, tant que t’en es encore capable au milieu du brouillard de l’alcool et des autres substances — aussi dangereuses qu’illicites. Tu jubiles de voir son rictus s’effacer au profit du tien, tu jubiles de voir ses poings se serrer lorsque les tiens s’en vont l’importuner, le brimer ; tu le cherches, tu te joues des risques, tu t’amuses du mépris, tu te moques de l’aversion, pire, du dégoût que tu lis dans ses yeux, du dépit qui luit au fond de ses prunelles lorsqu’il t’observe — au bord des tiennes c’est une vague colère, celle que t’éprouves contre le monde entier depuis que t’as passé le cap de tes quinze ans, depuis que la vie t’a foutu un coup que tu n’as pas été capable d’encaisser sans mal tourner.

Il te pousse, et c’est de nouveau le grillage froid au travers de tes vêtements qui te réceptionne. Tu penches la tête, tes mèches vacillent sur tes tempes, sur ton front — à moins que ce ne soit toi, qui trembles sans même plus être capable de t’en apercevoir. « Dégage, j’ai pas envie que tu me touches. » Tu ricanes, doucement, et c’est un peu plus amer que tout ce qui a précédé — t’as comme le goût âcre de la rancoeur au fond de la gorge, qui s’invite sur ton palais, sur ta langue, te fait grimacer sans même que tu n’trouves de raison valable à ton ressentiment. Tu te mens à toi-même ; et tu le sais parfaitement. « Tu le sais, en plus de ça ? Non mais vraiment, je trouve ça encore plus pitoyable. » Vague sifflement, sursaut d’épaules, rire étranglé. « Tu m’en diras tant… »
Il rit. Il rit de nouveau, et c’est toi qui te renfrogne, c’est ton regard qui s’assombrit, c’est ton coeur qui se serre, ce sont tes ongles qui éraflent les mailles fines de la clôture. Il rit de nouveau, et tu le détestes d’en être encore capable.

C’est quand son hilarité se mue de brasier à flammèche que tu daignes relever les yeux dans sa direction — parce qu’ils avaient vacillé, quelque part dans la rue, sur un reflet soudain ou un chat en fuite. « Et tu veux que je te dise quoi, hein ? Que quelqu’un comme toi ferait mieux de pourrir dans son coin ? » Vas-y, vas-y, éclate-toi, dis-les tous ces mots qui n’m’atteignent même plus ; qu’est-ce que t’as cru, qu’un minable, qu’un inconnu pouvait m’blesser sans rien savoir de moi, de qui j’suis, de c’que j’vis ? Tu te mords la langue, t’étouffes les mots qui brûlent tes lèvres comme à l’acide. Crève, connard, tu penses un instant, avant qu’il ne vienne déranger le fil de tes pensées assassines. « Ca t’amuse de te montrer ainsi devant tout les autres ? “Regardez moi, je suis faible, j’ai besoin que l’on me regarde alors je me montre minable!” C’est tout ce que je vois, moi, et franchement si tu crois que ca apporte quoi que ce soit à ta vie ou même si on va t’apporter une considération comme ça, tu te met le doigt dans l’oeil! » Tu ne comprends qu’à moitié, vaguement — il parle trop pour que ton esprit entamé, d’héroïne et d’ecstasy, de vodka et de whisky pur ne fasse sens de tous les mots qui te parviennent. La part saisie suffit — mépris, dédain ; il ne comprend pas, il ne sait rien.
Il ne sait pas à quel point tu t’en fous, qu’on t’regarde, qu’on te montre du doigt — t’as pas besoin de lire la moindre once de pitié dans les yeux du monde, tu ne l’as jamais cherchée, tu l’as au mieux esquivée. T’as pas envie d’être aperçu, de devenir un centre d’intérêt — tu veux oublier, et l’reste ne compte pas. Tu n’en as pas besoin, de cette considération dont il te parle. Tu ne t’en accordes pas la moindre, alors à quoi bon celle des autres ?

« ... Hm. » Silence, haussement d’épaules et tu manques vaciller. Équilibre précaire, mal de crâne ; tu passes tes mains dans tes cheveux, l’une s’attarde sur ton front — t’as juste envie qu’il te foute la paix, juste envie de rentrer chez toi, de dormir jusqu’à demain soir. Dans cet état, au moins, ce sera un sommeil sans rêves.
« Oh, juste une dernière chose aussi. » Tu siffles, tu grognes. « Qu- » Hmpf. Tu ne réalises pas tout de suite — ton souffle qui se coupe, les éclats de couleurs vives devant tes yeux, tes genoux qui cèdent, tes doigts qui s’écorchent contre le grillage auquel tu te retiens, ton bras libre qui enserre ton haut, là où la douleur arrive, après coup. C’est vif, ça te fait tousser, ça fait remonter les hauts-le-coeur dissipés un peu plus tôt. T’as mal, et tes nerfs à la sensibilité comme accrue par la drogue en même temps qu’anesthésiée par l’alcool s’acharnent à te tirailler parfois, avant que l’affliction ne s’efface puis ne s’esquisse à nouveau, diffuse, et te traverse le corps entier — t’es même pas certain de savoir où est-ce que t’as vraiment pris le coup. Tu ne l’as pas vu, tu l’as juste senti ; tu ne sais pas comment il t’a frappé — tu douterais même du fait qu’il t’ait touché, si son rire, si sa voix ne s’élevaient pas encore. Victorieux. « Tu es bien mieux à terre en vrai, les merdes dans ton genre ça reste à mes pieds! » Tu tousses, encore, à t’en arracher la gorge, à en cracher tes poumons — ta respiration peine à retrouver de sa régularité. T’es pas vraiment faible, t’es plutôt résistant en vérité, mais t’es complètement démonté, ce soir. Il t’a fait tomber, comme si tu n’étais rien, strictement rien, et c’aurait été différent si t’avais l’esprit clair, les pensées libres, si la moindre de tes aptitudes physiques n’était pas comme simplement gommée par les substances qui courent tes veines. Mais ce soir t’es minable, Romeo.

Tu craches, à même le sol, en t’agrippant plus encore aux mailles du grillage de fer entre tes doigts — les fils métalliques t’entameraient presque la peau, si tu serrais rien qu’un peu plus fort. « Fils de p*te. » Tu te redresses, lentement et avec peine, tu t’efforces de ne plus prêter la moindre attention à ton estomac lancinant, tu serres les poings et ils tremblent sans que tu ne puisses camoufler leurs frémissements on ne peut plus discernables — et ça n’est pas de peur ; de colère, de hargne, d’excitation au pire des cas. Tes ambres sont incendiaires, lorsque tu les poses sur le type qui te fait face — il rit, et t’as comme l’envie mordante, irrépressible d’lui tirer une balle entre les deux yeux, au moins de lui trancher la carotide avec ton canif. Parce qu’à défaut d’avoir ton flingue, t’as ta lame, partout, tout l’temps. Au lieu de quoi, c’est ton poing qui part, c’est le visage qui est visé, c’est ta haine qui parle, c’est ta morale qui t’retient. Tu ne veux pas le tuer, juste qu’il regrette, juste qu’il ravale son putain d’sourire, sa putain d’fierté, qu’il s’étouffe avec son propre dégoût et ses mots corrosifs.
Tu t’fais mal, t’as tes phalanges qui craquent et tu grimaces — t’es mal assuré, avec la déliquescence au creux d’tes veines. Pourtant, t’ignores, tu te marres, tu craches ton fiel à la gueule du type, de l’enfoiré que t’as juste envie de mettre au sol, comme toi une seconde plus tôt. Lui faire payer, le voir geindre et s’en mordre les doigts jusqu’à l’os. « Si j’te fais tellement pitié t’as qu’à t’casser et aller t’faire foutre, r’tourne à la fête t’auras bien une ou deux pétasses prêtes à s’faire troncher par un pourri dans ton genre. » Parce que tu les méprises, dans l’fond : les mecs comme toi, les gonzesses semblables, celles et ceux qui s’mettent minables et s’invitent dans tous les lits. Tu les détestes, ceux qui t’ressemblent trop et t’renvoient ta propre image — pitoyable — à la figure.

Tu les détestes, tous, et lui compris.
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MessageSujet: Re: Iekazu ♦ Aftershocks. [NC - Violence] [Terminé]   Lun 25 Juil - 22:49

AFTERSHOCKS

Feat Romeo R. Eastwood



Il n’y a que ce miroir, face à toi. Ce reflet que tu vois en Romeo, un reflet à terre maintenant. Et toi tu jubiles, tu oublies que cela te rend si horrible dans le fond. Ce n’est même pas que tu en es spécialement heureux ni même satisfait, mais tu t’en amuses actuellement. Au point d’en oublier que tu n’agis pas forcement comme d’habitude, que tes principes s’en retrouvent presque bafoués. Qu’importe, si cela parait soulagé ton mépris, ta colère, envers lui ? Pas par tes mots, qui visiblement ne l’affecte pas, mais par le simple coup que tu lui as donné pour qu’il finisse au sol. C’est ça, qui te fais le plus rire autant que cela te rend si cruel. Tu oublies tout, ne le voyant même plus.

Alors tu te demandes de quoi tu te moque tant, une seconde. Tu as presque la sensation de revenir à toi, au moment présent là où Romeo est bien visible devant toi, alors que tu te « réveilles », quand tu te rends que c’est lui qui actuellement a mal. Tu continues à rire, mais de lui cette fois-ci.

- Fils de p*te.

Cela te fais ni chaud ni froid, tu n’as même pas fais attention alors que ton rire s’efface enfin pour un sourire, au moment où il se relève enfin. Avec une difficulté qui t’amuse beaucoup, mais il tient sur ses deux jambes. Il approche, toi tu ne bouges pas en gardant ton sourire hautain, alors tu te reçois le coup en plein visage. Tu recules d’un pas, même deux car tu chancèles juste un peu. Pas assez seulement pour tomber, comme lui l’a fait avant. Tu as pourtant vu le coup partir, mais tu n’as rien fait pour le stopper, et quand bien même tu l’aurais voulu ton pouvoir ne s’est pas déclenché. Tu te remets droit, mais ton regard change d’un seul coup pour ne laisser place qu’à une stupeur qui s’en va vite, pour faire place à la colère. Et cela, ce n’est pas que parce qu’il se met à rire de nouveau.

- Si j’te fais tellement pitié t’as qu’à t’casser et aller t’faire foutre, r’tourne à la fête t’auras bien une ou deux pétasses prêtes à s’faire troncher par un pourri dans ton genre.

- Héhé mais quelle superbe idée tu as l’a, voyons.

Ton rire est acide, remplit d’une colère que tu ne peux pas dissimuler. Mais tu ne le vois plus de nouveau, ce n’est plus lui que tu vois rire juste après ce coup. Au fond, tu n’as pas eu spécialement mal, pas au point d’en saigner malgré ton visage rougit par son poing. Mais ce n’est pas la douleur, qui te fait réagir si mal. Le miroir revient encore, car dans le fond cette personne est toujours bien trop présente dans ton esprit. Tu n’as pas mal, tu es juste aveuglé par la colère, par la rancune. Et c’est trop tard, dans le fond, pour que tu te calmes. Alors qu’importe, tu approches plus rapidement, juste pour lui rendre son coup en plein visage.

- Tiens cadeau, je te le rends. En vérité, je suis même sur que ces « pétasses » sont plus dignes et respectable que toi, tellement que tu ne vaux rien. Mais tu sais quoi ? Je préfère bien plus m’occuper de ton cas.

Tu le pousses plus fort que la première fois, pour le faire tomber. Sans hésitation tu lui renvois ton pied en pleine tête, puis tu te débrouilles pour le retourner avec ton pied histoire de le toucher en plein dos. Un rire rapide qui s’échappe de tes lèvres, et tu le fais rouler plus loin. T’approches encore, sauf qu’au lieu de lui faire plus mal que ça tu t’accroupis, non loin de lui.

- En plus de ça, en vrai t’es ennuyant comme mec. Je sais même pas pourquoi je cherche à m’amuser avec toi !

Un sourire mauvais, montrant juste qu’il est… Un jouet, à t’entendre c’est l’impression que tu donnes. Et c’est horrible, mais tu en ris. Parce que ce n’est pas vraiment ça non plus, mais si tu peux l’écraser de cette manière, alors cela te va très bien. Pour ta vengeance personnelle, oui cela te va bien.

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MessageSujet: Re: Iekazu ♦ Aftershocks. [NC - Violence] [Terminé]   Mar 9 Aoû - 1:19

Aftershocks
ft. Iekazu Nagai
Il rit, il rit, il rit putain, tu détestes ça. Ça sonne désagréable à l’oreille, mauvais présage, porte-malheur. Toi qui es superstitieux, ça t’glace le sang, pas vrai ? C’est une inquiétude bien plus grande encore que l’appréhension frivole qui te saisit à la vue de couverts croisés ou de l’ombre d’un chat noir au détour d’une allée, plus oppressante qu’un corbeau qui jetterait un oeil intrigué par la fenêtre de ton appartement — c’est con mais putain, Dieu sait que tu crois à toutes ces foutaises. T’aimes pas son rire, t’aimes encore moins le sarcasme de ses mots — si c’est une superbe idée qu’t’as eue, pourquoi il ne l’exécute pas ? Qu’il dégage, putain — tu deviens tellement vulgaire quand t’es ivre, quand t’es énervé, quand t’es arrivé au bout de tes capacités à conserver ton calme. T’as l’sang chaud, Romeo, t’es un impulsif, un irréfléchi — un abruti. Plutôt que de rétorquer, plutôt que de lui renvoyer son coup, t’aurais pu partir, t’aurais pu l’ignorer et prendre la fuite. Si tu tenais un peu mieux debout, peut-être ?

Le coup revient, violent, tu vacilles et ta vue se trouble l’espace d’une seconde. Tu craches, encore ; t’as un goût métallique, léger, dans la bouche — sûrement ta lèvre qui s’est entamée contre tes dents. Sous la langue, tu peux sentir l’entaille, qui suinte d’un liquide poisseux au goût ferreux, immonde. « Tiens cadeau, je te le rends. En vérité, je suis même sur que ces « pétasses » sont plus dignes et respectable que toi, tellement que tu ne vaux rien. Mais tu sais quoi ? Je préfère bien plus m’occuper de ton cas. » Tu sens ton équilibre faillir, le monde tourne et tu t’écroules, tes doigts se sont blessés sur les mailles du grillage qui n’a pas suffit à te retenir, cette fois-ci. Nouvelle rencontre avec le bitume, nouvelle douleur — plus vive, plus lancinante, obscurité percée d’une lumière vive, des flashs, et putain ça lance, ton visage ; ton crâne, ton nez, tes lèvres, ta mâchoire même. Tu tousses, et ce n’est que tu sang que tu craches à même le sol, c’est du carmin que tu essuies d’un revers de la main. Y’a des taches sombres qui dansent devant tes yeux, tu ne distingues plus l’endroit de l’envers, tu ne saisis plus tout à fait si tu es face au goudron du trottoir ou si c’est le ciel que tes yeux accrochent. Il y a de la lumière, c’est peut-être un lampadaire ? Ou c’est l’reflet d’un truc sur le sol ?

T’as pas le temps de penser, pas le temps de réfléchir, pas le temps de comprendre — ça tourne, ça lance, et t’entends un claquement sinistre quelque part entre tes côtes, bien avant que la douleur ne vibre dans chacun de tes os, chacun de tes nerfs. T’étouffes un hoquet, qui se mue en une plainte pitoyable ; t’esquisses un geste pour te retourner — la lumière, putain, elle est où c’te lumière, elle est où putain — tu paniques, tu sursautes sous la brûlure vive, le nouveau claquement — merde, il s’passe quoi ? — t’as du mal à respirer, tes bras enserrent tes côtes et tu tousses, tu tousses et chaque fois t’as tellement mal que t’as envie de crever — tout, sauf ça, tout sauf ce calvaire. T’arrives pas à inspirer et, finalement, même quand l’affliction qui remontait depuis ton dos commence à se dissiper, t’es toujours en pleine angoisse, tellement que tu ne réalises pas — qu’il ne frappe plus, que ça tiraille un peu moins, qu’il y a moins d’étoiles obscures qui te brouillent la vue.

C’est sa voix, sa voix, qui te sert de point d’accroche, te ramène à la réalité, te permet de te calmer — pendant un instant, t’as cru crever, sauf que c’était différent d’toutes ces fois où t’as valsé avec la faucheuse en personne. C’était un autre supplice, un autre tourment — d’habitude, c’est toi qui gères, c’est pas comme ça ; là, t’es juste poupée cassée entre les mains d’un type qui pourrait si facilement avoir ta peau, dans ton état. « En plus de ça, en vrai t’es ennuyant comme mec. Je sais même pas pourquoi je cherche à m’amuser avec toi ! » T’as envie de gerber, et tu n’sais pas si c’est lui, ses mots, ce qu’il te fait, ou les restes d’alcool, de drogues — tout ça à la fois, peut-être ? Tu lèves les yeux, tu le cherches du regard — deux prunelles ambrées, brillantes, voilée de cette même misère qu’afficheraient les yeux d’un innocent condamné à la peine capitale. Tu distingues la silhouette, vaguement — ébauche un peu plus claire sur un fond de tableau noir nocturne. T’inspires, tu te redresses sur un coude, sur une main, et l’autre s’en va tout à coup s’agripper à son col — le maculer de sang, du même coup — pour le faire basculer au sol. Tu prends le dessus. T’as du mal à reprendre ton souffle, plus encore à parler — et ta voix est éteinte, lointaine, hésitante. « J’te l’ai dit putain... » T’as un sifflement dans le crâne, tu ne t’entends même plus penser, tu ne sais plus si tu dis les mots que tu crois prononcer, ou s’ils font partie d’un tumulte infernal du coin de ton esprit — tu craches encore, le goût du sang s’amplifie encore, alors, tu supposes que tu parles, peut-être ? « va t’faire foutre ailleurs putain d’en... (tu tousses, tu vacilles) putain d’enculé mal baisé. »

Et tu frappes.
Non.

Tu manques. Mauvaise appréciation des distances — alcool, drogue, coups, le sang qui coule sur ta paupière, arcade ouverte sans doute —, main qui se heurte au macadam ; toi qui t’écroules sur lui, parce que tes propres muscles ne te soutiennent plus, parce qu’il y a ton corps qui s’engourdit, ce sifflement qui devient bourdonnement désagréable — t’as l’impression de devenir fou, putain. Tu l’entends, vaguement, de loin — il s’marre, il s’fout de ta gueule, t’es même pas foutu d’le frapper ; même pour ça t’es un raté, Romeo.
Et puis, tu tombes, le bitume dans ton dos, une silhouette au dessus de toi. Putain de merde, encore un coup, ta lèvre qui s’entame un peu plus, qui éclate sous la violence du choc, le contrecoup qui remonte tout au long de ta mâchoire, jusqu’à ton crâne. T’étouffes une plainte, encore — de toute façon, t’es même plus certain d’être capable de prononcer le moindre mot, la moindre jérémiade sans t’infliger plus de douleur encore. Alors, saisi d’un éclat de lucidité — de folie ? — tu t’agites, t’essaies de le pousser, t’essaies de te déplacer, et ta main sanguinolente — putain, t’as été jusqu’à t’écorcher les phalanges sur le coaltar — se glisse jusqu’à la poche arrière de ton jean.

Un geste, deux, un faible cliquetis qui t’assure que l’engin de se refermera pas tout à coup sur ta main, et c’est la lame de ton canif que tu places entre vous deux, lame dans sa direction, prise mal assurée sur le manche de l’objet volé à ton père. « Bouge de là putain m’oblige pas à faire un sale truc. » T’as lâché, le souffle court, la voix éraillée — ce ne serait pas le premier, quand bien même tous les autres ont perdu la vie sous couvert de tes missions pour Carvel&Son. Tu serais vraiment capable de tuer un type pour n’pas crever, alors que tu tiens si peu à voir l'jour se lever, toi ?
D’toute façon, tu n’peux pas, tu n’pourras pas, non — t’es trop démonté pour ça, tu peines déjà à l'tenir, ce canif ; t’as rien de menaçant, ce soir, Romeo.
Wait, it's just about to break,
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MessageSujet: Re: Iekazu ♦ Aftershocks. [NC - Violence] [Terminé]   Mer 17 Aoû - 0:20

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Feat Romeo R. Eastwood



Un « jouet », est ce que tu peux vraiment dire que cela se résumait à ça, que Romeo n’est pour toi que ça ? Est-ce qu’au moins tu te sens bien, de lui faire mal ainsi? Tu ris pourtant, si facilement pendant que tu frappes sans aucun remord. Non, tu les oublies juste, tu en fais abstraction pour ta colère que tu as besoin de calmer par la violence. Tu mets tes états d'âmes sous silence, parce que de toute façon tu ne peux même pas contrôler ce besoin de « vengeance ».

Après tout, tes parents t'ont bien considéré comme tel non?
Alors c’est presque un retour des choses normal pour toi.
Même si cette pensée te dégoûte au fond, une fois de plus.

Tu t’es arrêté, considérant que le « jouet » était « ennuyant » finalement, et tes mots tranchants sortent une fois de plus sans aucun répit pour Romeo. Tu t’en fiches, après tout non ? Voilà, continue de sourire aussi cruellement que tu le fais actuellement. Sauf que tu le méprise et le sous-estime un peu trop sûrement, car tu n’es même pas sur tes gardes tandis qu’il se met à reprendre ses esprits, un peu. Alors forcément tu es pris par surprise quand il te saisit le col pour te mettre à terre, et tu fronces les sourcils

- J’te l’ai dit putain... Va t’faire foutre ailleurs putain d’en... Putain d’enculé mal baisé.

Tu te contentes de ta tentative vaine de reprendre le dessus, l’écoutant à peine. De toute manière tu te fiches de ses propos, et tu es plus préoccupé par le fait de récupérer l’avantage sur Romeo. Tu te préparais même à lui donner un coup  Il serre le poing dans ta direction, et tu ne bouges pas d’un pouce en gardant ce sourire maintenant que la surprise n’est plus. Il compte te frapper ? Tu avais bien l’intention de l’arrêter avant, au moment où son poing arrive vers toi, mais ce n’était même pas la peine. Car il te loupe de peu et ça te surprend pas mal quand il s’écroule sur toi, le visage grimaçant de douleur. Un moment où tu restes perplexe pendant que lui semble souffrir, puis tu te marres un bon coup, tellement amusé et méprisant.

- Ouais t'es vraiment nul, même pour donner un coup !

Comment tu as pu perdre un instant l’avantage face à lui, ça tu te le demande. Mais tu reprends enfin le dessus, bien que pendant un instant tu hésites. Hésite à frapper encore, mais malgré ton poing qui reste quelques secondes en l’air tu finis par le faire, riant.

- Voilà, c'est comme ça qu'on fait! ♥

Tu n’aurais pas dû.
Tu poses ton bras au sol juste après ça, riant encore. Pourtant, ta main tremble sans même que tu puisses y arrêter, sans qu’il ne le remarque visiblement non plus. Non, de toute manière Romeo doit être trop mal en point pour remarquer quoi que ce soit, et cela t’arrange. Tu ne bouges pas, tu essayes juste de te calmer et d’y cacher. Si tu le pouvais, cacher ce désagréable sentiment de culpabilité qui monte de plus en plus, en même temps que cette colère. Si tu pouvais, juste, tout oublier.

Le sourire aux lèvres, ton corps qui tremble, tu le fixe droit dans les yeux. Tu laches même un faible rire en le voyant tenter de te pousser, ne bougeant pas du tout. A part de te prouver qu’il est encore en vie, pour toi il ne fait pas grand-chose. C’est ce que tu pensais en tout cas, jusqu’à ce que sans tu le remarques il se saisit d’un objet que violement il met entre vous deux. Tu ne parviens pas de suite à visualiser l’objet en question, mais le mouvement brusque te fais un peu reculer la tête, avant de voir enfin le couteau qu’il tient.

- Bouge de là putain m’oblige pas à faire un sale truc.

Tu restes un moment avec un petit choc, puis ton regard se déplacer sur sa main tenant l’arme. Cela n’était pas bien difficile à voir qu’il avait du mal à bien la tenir, alors l’éclat faible de peur que tu as eu pendant quelques secondes disparait pour laisser place à la froideur.

- Ba tiens, tu en serais vraiment capable ? J’aimerais bien voir ça tu sais !

Et le ton froid de ta question laisse place de nouveau au mépris, le regardant longuement sans même bouger. Juste pour voir ce qu’il ferait, tu le fixes avec le sourire. Un jeu tellement risqué, auquel même toi tu flippes. Un jeu bien trop dangereux, dont tu ne préfères pas voir le résultat en vrai.

- Faudrait déjà que tu arrives à viser en plus. Tu ne sais pas frapper, tu crois que tu pourrais me planter un couteau ? Laisse-moi rire ! Tu es juste faible et pitoyable ! Et puis, « t’obliger », c’est toi qui te prends tout seul la solution de me planter à ce que je sache, c’est facile de dire qu’on a blessé quelqu’un par « obligation » ! Si tu veux le faire, c’est de ton propre chef, juste parce que tu es faible et que tu considères que c’est seulement avec ce couteau que tu pourras me dégager, comme un minable !

Ta main se saisit de l’arme en même temps que tu finis enfin d’en parler, de trop en dire sans doute ? Ba, tu t’es bien amusé à te moquer de lui et de sa tentative désespéré, si on peut dire ça, de te faire fuir. Tu regardes l’arme, puis Romeo, avec un sourire.

- Fini de jouer, en tout cas.

Tu tournes l’arme vers sa direction, pour le faire tomber à quelques centimètres de lui. Ton hésitation à lui faire peur a disparu pour finalement y renoncer, de toute façon tu n’es même pas sûr qu’il aurait réagis.  Tu lui lance un dernier regard droit dans les yeux, avec un sourire, puis tu te redresses enfin.

- Allez, tu m’as lassé totalement en vrai. Autant te laisser, pauvre ch…. Pauvre Romy-chou !

Un rire mauvais qui s’échappe, tu remets tes mains dans tes poches pour reculer un peu, le regardant quelques instants encore.

- Pour la peine, je te souhaite une bonne nuit ♥

Si fier de ce « souhait » si moqueur et désagréable, pour ne pas dire horrible en quelque sorte. Non, pas du tout, tu t’en fiches pas vrai ? Tu fais même un petit geste de main, tu te retournes et tu commences à partir, t’étirant. Comme si, tout était normal pour toi. Oui, tu penses juste à rentrer, pas vrai ?

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Iekazu ♦ Aftershocks. [NC - Violence] [Terminé]
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