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FALLEN ღ Mikhaïl // TERMINÉ
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Carvel & Son
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Carvel & Son
MessageSujet: Re: FALLEN ღ Mikhaïl // TERMINÉ   Dim 26 Juin - 16:09






Fallen
Mikhaïl & Seiren
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Pour quelqu'un qui était décidé à garder son secret autant que possible, tu te confiais à Mike avec une facilité impressionnante. Tu t'en étonnais toi-même. Il avait le droit de savoir, bien sûr. Tu ne voulais pas le laisser dans le flou. Mais était-ce la seule raison ? Est-ce que seule ta raison abîmée te guidait ? Si tel était le cas pourquoi ne pas aller directement à l'essentiel, plutôt que de lui faire tout un récit ? Certes tu n'avais jamais été douée pour les explications, mais il y avait autre chose n'est-ce pas ?
Tu avais toujours eu du mal à faire la distinction entre ce que te disaient ta tête et ton cœur. Ce que tu comprenais se limitait à ce regard qui t'accordait confiance et ce sourire qui t'offrait soutien. Le jeune homme avait décidément un don pour t'apaiser. C'était comme s'il t'avait offert exil dans son chalet, devant sa cheminée, alors que tu t'étais égarée en pleine montagne. Et si son épaule n'était pas la plus large ni la plus musclée – elle l'était moins que celle de ton jumeau te semblait-il –, elle t'apportait un confort – un réconfort – sans pareil.
Contre lui, tu te sentais bien. Tu te sentais accueillie. Tu pouvais t'appuyer sans crainte de tomber plus durement encore.  

Tu étires brièvement les lèvres en l'entendant te renvoyer ta réponse. Le voile de tes cils s'abat sur ton champ de vision, ton regard égaré parmi les restes de murs jonchant le sol. Tu l'avais cherchée, cette réponse ; elle t'amuse bien. Peut-être était-ce l'effet escompté ? Tu ne t'en soucies pas. A la place, tu poses la main au sol pour te redresser et le regarder.
Lui aussi te regarde, et quand tes iris incandescentes rencontrent l'améthyste des siens, tu es comme subjuguée. Ils sont beaux, les yeux de Mikhaïl. Tu l'avais pensé dès votre première rencontre – et tu te souviens que cette pensée s'était échappée de tes lèvres, faisant apparaître un sourire amusé sur celles du jeune homme et une teinte d'embarras sur tes joues. Mais tu ne rougis pas cette fois-ci. Cette fois-ci y'a quelque chose en plus dans le reflet de ses pupilles, dans son regard. Une singularité qui t'incite à garder ton calme, toi qui n'est habituellement pas à l'aise lorsqu'on te dévisage. Et ce n'est que lorsqu'il se met à formuler la pensée dissimulée derrière, que tu commences à comprendre la nature de ce quelque chose.

Ses mots te surprennent ; tes yeux s'écarquillent et tes lèvres se décollent. Ce n'est pas le genre de réaction auquel tu es habituée. Il n'y avait pas de sourire plus ou moins amusé, de regard désabusé ou de rire moqueur. Il n'y avait pas non plus de larmes, comme avec Junko. Ça faisait un drôle d'effet, cette nouveauté. Mais surtout, ses mots te touchent. Ils ouvrent une porte que tu n'avais jamais remarquée. C'était la première fois qu'on te faisait voir ta vie sous cet angle. Tu ne pensais pas à t’apitoyer sur ton passé, puisque tu ne pouvais de toute façon pas en changer et que celui de la sorcière te paraissait bien plus cruel. Tu n'avais jamais pensé, pas une seule fois, que t'avais peut-être vécu une épreuve difficile trop jeune. Alors ses mots restent en suspens durant les quelques secondes, dans le silence qui les suit, et tu baisses la tête en te demandant si ce qu'il dit est vrai. Si tu as le droit à un peu de pitié – de te prendre un peu en pitié. Cependant cette idée te paraît trop égoïste, tu refuses donc de la laisser se distiller.

Mikhail se tourne de nouveau vers toi, tu relèves les yeux vers lui par réflexe. La suite de sa réponse te sors un peu plus de ton monde d'ignorance et de dédain. Comment faisait-il pour voir les choses de cette manière, pour te montrer autant de compréhension et de compassion ? Tu le regardes, ces questions entremêlées dans tes cordes vocales et le cœur douloureux. T'essaies de parler quand il se passe une main dans les cheveux, mais pas un bruit ne sort de ta bouche entrouverte.  Cette boule dans ta gorge refuse de dégonfler. Et le jeu de regard reprend, tu diriges le tien au loin en inclinant légèrement la tête sur le côté tout en humectant pensivement tes lèvres asséchées.
La voix du super-vilain te ramène à votre conversation ; tu tournes la tête vers lui et la hoche de quelques millimètres pour répondre à sa question. Cette partie était un peu plus délicate, vous rentriez dans le vif du sujet. Tu sentais l'angoisse remonter par petites vagues.

Mais – tu trouves ça un peu magique – avec ses mots et – tes yeux brillent sous l'émotion – ses gestes, il éloigne les ombres. Tes doutes, tes chagrins. Plus encore, avec son cœur il te réchauffe – et tu te mordilles la joue pour empêcher les larmes de couler. C'est tellement simple, et pourtant tellement important pour toi. Ce qu'il essaie de te faire comprendre – ou que tu as le sentiment de comprendre –, c'est quelque chose dont tu avais besoin. Quelque chose qui te fait un bien fou. Et tu le regardes comme un enfant accusé à tort regarderait le seul adulte qui accepte de croire en son innocence : avec gratitude et l'espoir retrouvé.

Tu n'es pas cette personne.
Cette femme, tu la considérais comme un bout de toi. Vous n'aviez pourtant rien en commun.
Elle était ton autre toi, ton total opposé. Elle avait existé bien avant toi.
Mais tu possédais ses souvenirs. Et t'arrivais pas à t'en défaire. Tu pouvais ni la rejeter, ni l'ignorer, ni l'assimiler complètement.
Et tu t'étais trop souvent retrouvée seule face à elle.
Ni tout à fait la même personne, ni tout à fait une autre.
Mikhaïl savait-il qu'il avait mis le doigt sur un point important ?
Savait-il l'importance de ses paroles ?

Tu t'inclines pour te cacher derrière ta chevelure. Il avait trouvé comment atteindre la partie la plus profonde de ton être et y laisser son emprunte. Tu voulais te raccrocher à ses paroles, te dire qu'elles étaient vraies ; ce n'était ps si simple, évidemment. Tu ne pourrais pas changer du jour au lendemain. Mais le fait était que Quicksilver venait de t'aider, et qu'il te manifestait visiblement son soutien ainsi que sa confiance.
C'est sans doute cela aussi, qui t'avait poussée à te confier à lui ; cet aspect de sa personnalité que tu avais, sans t'en rendre compte, décelé sous son insouciance apparente. Sa maturité, sa capacité d'empathie, son calme, sa vision du monde.
Cette part de lui qui ne laissait pas les autres tomber, quoi qu'il advienne.
Cette part de lui à laquelle tu venais te te raccrocher, contre ton adversité.

Tu tends timidement la main vers la sienne pour en saisir l'extrémité, sans serrer. T'avais envie de lui prendre la main entière, d'y mettre toutes tes forces, de te laisser un peu aller – te laisser un peu gâter. Mais inconsciemment, tu ne voulais pas lui donner l'impression de le retenir. Alors tu te contentais de ce contact, de ce petit bout de son corps entre tes doigts tremblants. Ça te suffisait.

Il t'interroge encore, tu relèves un peu le menton et déglutis lourdement avant de parvenir à répondre, d'une voix étouffée. « Avant, c'était toutes les nuits. Maintenant.... » Tu fermes les yeux. La migraine revenait, suivie de près par des picotements désagréables le long de tes membres – le contre-coup de ton pouvoir. Ah, c'est dans ce genre de moment que tu rêvais de pouvoir te balader partout avec le même genre d'anti-douleur que ceux qu'on te donnait à l'hôpital. « Y'a des périodes où ils reviennent toutes les nuits, mais si je dors pas pendant quelques jours ça passe vite. Quand je suis vraiment fatiguée je fais des nuits sans rêve.  Junko – enfin Equinox – et mon frère sont au courant. On m'a déjà emmenée voir un psychologue, mais... » Tu ne termines pas ta phrase, cependant ton expression le fait pour toi : "ça ne t'a pas aidée autant qu'il le faudrait". Mais t'affichais toujours un large sourire, alors personne ne se doutait de rien en général. Personne ne savait ce que tu cachais, à quel point t'étais minée. Tu croques dans ta barre de céréales en espérant que manger un peu calmerait les martèlements contre tes tempes.

Un petit soupir t'échappe, tandis que tu mâches. L'apport en sucre t'aidait à te sentir mieux. Tu sentais que tu retrouvais un semblant de maîtrise sur ton corps et tes émotions.
Tout ça t'avait épuisée, n'empêche. Tu te retrouvas à fermer les yeux sans t'en rendre compte, une fois ta bouchée terminée. Mais tu te secouas intérieurement pour rester éveillée, au cas où ton ami aurait d'autres questions. Du moins tu fis de ton mieux pour...

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Farfallina
MessageSujet: Re: FALLEN ღ Mikhaïl // TERMINÉ   Dim 3 Juil - 17:52


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Mikhaïl n’était pas un héros. Pas dans le sens super du terme, mais au sens général. Il n’était pas de ceux qui volerait au secours du premier venu. Parce que personne ou presque ne le ferait pour lui. Pourquoi donner quand vous savez parfaitement qu’à leur place, on vous cracherait au visage ? non, il n’était pas altruiste. Il se foutait pas mal du monde, parce que le monde se foutait pas mal de lui. Il ne faisait rien pour le monde, parce que le monde n’avait jamais rien fait pour lui. Il ne se préoccupait pas des autres parce que les autres ne se préoccupaient pas de lui. C’était malheureux certes ; on pourrait lui dire “mais si tout le monde pense comme toi, personne n’aiderait personne”, il vous jetterait un regard soutenu. Ce regard qui veut dire “Mais ouvre les yeux.” Il était réaliste ; ce ne serait pas demain que l’humanité poserait les armes et que chacun prendrait son ennemi dans ses bras. Ce ne serait pas dans une semaine que monsieur tout le monde s’intéresserait au bien-être de son voisin de trottoir. A quoi bon attendre un changement qu’il ne vivrait certainement pas ? Non. Il vivait pour lui, car personne d’autre ne vivrait à sa place. Pour lui, et pour ses soeurs. Elles étaient la seule et unique motivation pour tout. Elles resteraient toujours au coeur de ses agissements.

Pourtant, parfois il lui arrivait de sortir de sa bulle et de prendre la peine de regarder l’autre. De s’intéresser à son voisin de trottoir. De le juger, juste le temps nécessaire pour voir s’il valait la peine de se donner du mal pour le comprendre. Si non, il retournait dans son monde. Si oui, il s’ouvrait et souriait. Mais, parmi toutes ces personnes susceptibles d’attirer son attention, les jeunes filles représentaient la majorité. Parce que les voir pleurer, désespérées, en proie à un grand chagrin ou une angoisse, ça lui rappelait ses soeurs. Une faiblesse, diriez-vous. J’aurais plutôt dit une force. La force de mettre de côté ses principes et d’agir. Seiren faisait assurément partie du lot. Il avait rapidement eu de la sympathie pour elle, parce qu’elle se montrait différente. Non, elle était différente. L’image de Katrina, ou de Kristina (les deux vus qu’elles étaient de vraies jumelles) se superposait à la sienne et… et il n’aimait pas. Alors oui, il prenait la peine de l’aider, de lui parler, de la consoler, parce qu’à ses yeux, elle en valait la peine.

L’albinos le fixait de ses yeux carmins, expressifs, plein d’espoir et d’angoisse à la fois. Il soutint son regard sans ciller. Il avait l’habitude avec ses soeurs, même si en l’occurrence c’était un peu différent. Parce qu’elle n’était pas sa soeur. Elle parut à la fois surprise et rassurée de sa réaction. Etait-ce donc si exceptionnelle ? de la croire ? de porter de la foi à ses vérités ? Les hommes avaient des oreilles, mais ils n’entendaient rien. Ils ne savaient même pas différencier une ineptie d’un fait véridique. Le super-vilain put voir à travers ces rubis incandescents l’effet progressif de ses mots, de ses gestes, sur son amie. Il supposa avoir mis l’accent sur un sujet ou un ressenti important pour la jeune femme. Tant que ça lui permettrait de vivre un peu plus en paix avec elle même, il ne demandait pas à savoir, ni à comprendre quoi. Le contact visuel se rompit lorsqu’elle baissa la tête. Il ne cessa pour autant de la fixer, sans trop d’intensité pour ne pas la mettre mal à l’aise, mais avec juste assez d’attention.

Et puis il sentit un contact froid et délicat au bout de ses doigts. Son regard glissa vers la main de Seiren qui tenait timidement l’extrémité de la sienne. Une étrange sensation l’envahit. Ses soeurs lui tenaient souvent la main, ce n’était pas tant le contact en lui-même qui était inhabituel. C’était… autre chose. Ses lèvres se muèrent sur le côté pour dessiner un sourire en coin. Si elle avait besoin de ça, pourquoi lui refuser ? Il ne bougea pas. Pour l’instant du moins. Il l’écoutait. Toutes les nuits. A cinq ans, elle faisait, non, vivait des cauchemars toutes les nuits ? Et Dieu, lui, il dormait bien sur ses deux oreilles la nuit ou bien ? La suite le laissa perplexe.

Si tu ne dors pas pendant quelques jours ? Tu veux dire que tu te prives de sommeil ? Mais… Comment tu peux rester plusieurs jours sans fermer l’oeil ? Ton corps… il n’est pas fait pour supporter ça…

Etait-ce un soupçon de mauvais sang ? Pour lui, même s’il ne faisait pas toujours des nuits de 8h, ne pas dormir c’était déjà épuisant, mais plusieurs jours… A ce rythme là, elle allait droit à l’épuisement. Un jour son corps mettrait le holà, et il osait espérer que ce ne serait pas en mission. Elle s’infligeait tout ça pour ne plus revivre chaque fois ce même cauchemar. Etait-elle donc à ce point au bord du précipice ? Personne ne lui avait jamais tendu la main pour l’empêcher de déraper et chuter dans ce gouffre sans fin ? Elle avait dit avoir consulté un psychologue, il devina sans peine les conclusions.

▬ Si seulement James était encore là, lui il aurait pu t’aider…

James ne laissait jamais tomber personne. Il s’était investi corps et âme pour aider ses patients à s’éloigner du précipice et croquer de nouveau la vie à pleines dents. Il avait toujours cru les mots articulés avec force et sincérité. Lui l’aurait crue. Mike soupira, ferma les yeux un instant, puis serra sa main entre sa paume et son pouce. Une pression légère et délicate, juste de quoi transmettre son soutien et la compassion dont elle avait besoin. Il appuya son crâne contre le mur qui leur servait de dossier. Il remit un peu d’ordre dans ses pensées avant de reprendre.

▬ Et qu’ont-ils fait ? Ton frère et cette femme, Equinox ? Comment ont-ils réagi en apprenant ça ? Ils ne peuvent peut-être rien faire…. du moins ils ne savent pas quoi faire. Je les comprends remarque, c’est difficile. Il marqua une pause. Tu as trop subi, Seiren,  tu dois…

Il s’interrompit en sentant un poids sur son épaule, qui prenait rapidement de la force. Interloqué il baissa le regard sur la super. Il n’osa pas bouger, ni la secouer. Il se contenta de la regarder quelques secondes. Puis il frôla son épaule de sa main libre.

▬ Seiren ?

Elle s’assoupissait. C’était… embarrassant. Il renifla en fronçant du nez. Il se frotta le bout du nez. Il détourna le regard, comme s’il trouverait une réponse ou un appuis parmi les débris et les murs écroulés. Mais ça ne changea rien à la situation. La pauvre jeune femme était épuisée par tant d’action et d’émotions, et elle s’était endormie. Il remua les lèvres de gauche à droite, mais il devait bien reconnaître qu’il ne pouvait plus rien faire. Il se frotta le crâne, en profitant pour retirer des morceaux de pierre brisée de ses cheveux. Et puis comme il ne voyait pas comment se rendre utile -vu qu’il ne pouvait pas bouger- il sortit une autre barre énergétique -la dernière de sa réserve. Bon bah. Il n’y avait plus qu’à attendre qu’elle se réveille. Ou que les secours viennent. S’ils venaient. Parce qu’ils ne pourraient pas sortir, vu que les blocs de béton formaient un dôme sans issue. Super.


Il commençait à somnoler quand il entendit des éclats de voix étouffées par la distance et les murs qui isolaient les super-vilains de l’extérieur. Il sursauta et se secoua pour chasser le voile du sommeil. Wow c’était pas le moment de dormir là. Il baissa les yeux sur Seiren, mais elle était toujours assoupie. Il tenta bien de faire un mouvement, mais la jeune femme poussa un gémissement et raffermit sa prise sur lui. Il s’immobilisa avec une mine contrite. Flûte. Il attendit alors qu’elle se réveille toute seule, de toute façon vu la discorde qui régnait dehors il avait encore le temps. De ce qu’il entendait, c’était à quelle équipe de secours entrerait la première. Il leva les yeux au ciel. Cette rivalité entre sponsor l’ennuyait vraiment beaucoup, des fois. Quand finalement les premières pierres furent déplacées, il dût prendre une décision.

▬ Désolée Seiren, mais là ça urge…

Il attrapa le casque doré de son amie, puis il poussa un peu l’épaule de la vilaine pour décoller sa tête de la sienne et lui remettre son casque délicatement. Histoire de cacher son identité. Puis il remit sa cagoule et ses lunettes. Histoire de cacher la sienne, accessoirement. Seiren s’était à nouveau appuyer contre elle. Il renfila en fronçant le nez.

▬ Seireeeeen, il faut se réveilleeeeer !

Elle commençait à émerger lentement. ça le contrariait de la sortir d’un sommeil paisible -elle ne devait pas en connaître très souvent- mais là, il y avait urgence. Il se releva en époussetant machinalement sa veste, puis sourit au premier collègue qui entra.

▬ C’est pas trop tôt ! J’ai failli attendre. Puis devant le regard mi-énervé, mi-interrogateur, il jeta un oeil à Seiren. Oui, en fait je la surveillais. Pour qu’elle ne fasse pas de bêtise. De toute façon j’avais rien à faire d’autre. On s’ennuie un peu ici.

Son collègue leva les yeux au ciel, habitué. Mike resterait toujours le même en toute situation.


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MessageSujet: Re: FALLEN ღ Mikhaïl // TERMINÉ   Mer 17 Aoû - 2:51






Fallen
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Tu comprends, à la manière dont il répète ta phrase, que t’as dit quelque chose qu’il fallait pas. Mais pour toute réaction, tu te mords la lèvre inférieure. Tu ne vois pas quelle réponse fournir, parce que toutes seraient sujettes à débat.
Tu pourrais lui dire, pourtant, que quelques nuits sans sommeil n’étaient rien ; si ça te permettait d’échapper à ces souvenirs, ne serait-ce que temporairement, alors ce n’était pas cher payé à tes yeux. Tu t’en fiches bien, d’avoir le teint crayeux et des cernes de panda durant quelques jours. Tu t’accommodes aussi très bien des longues heures passées devant la fenêtre de ta chambre, à observer un monde soudainement trop silencieux.

Tu pourrais aussi parler d’habitude. Lui dire qu’à la longue, l’organisme apprend à faire avec. Même si c’est difficile, même lorsque tes muscles sont endoloris, t’arrives à bouger et à sourire. Au moins tu t’es forgée une sacrée résistance à l’état de carence. Faut dire que t’as commencé très tôt la grève du sommeil, préférant prendre sur toi plutôt que prendre des risques – le risque de te réveiller en larmes, un hurlement te brûlant la gorge, ou le risque de réveiller ta famille et que ta mère te déteste encore plus.

Pour finir tu pourrais lui avouer, en le regardant avec assurance dans les yeux, que t’en fiches de vivre un enfer – tant que tu ne vis pas ton cauchemar.
Il te semblait que le premier serait de tout repos, comparé au second.

Mais tu gardes tout cela pour toi. Et tu fermes lentement les yeux, murée dans ton silence. Mauvaise idée : ta fatigue, ton état de détente et l’atmosphère paisible qui vous entourait ont rapidement raison de toi. Tu as tout juste le temps de capter un prénom, accompagné de ce qui te semble être un soupçon de regret, avant que Morphée ne vienne te happer dans ses bras. Ta conscience te quitte, ta tête bascule vers l’épaule de Mikhaïl – lentement d’abord, puis en accélérant progressivement.

James.
Puis les ténèbres.

…..

Tu peux l’entendre. Quelqu’un t’appelle. Seiren. Il faudrait que tu répondes, tu le sais ; mais les forces te manquent. Tu grimaces dans ton demi-sommeil, remues un peu comme pour te débattre et ainsi échapper à cette voix. Pour une fois que tu arrives à dormir normalement, tu veux en profiter encore un peu. Mais cette voix t’appelle une seconde fois. Cette fois-ci tu plisses un peu les paupières avant de les entre-ouvrir.
Devant toi, ce n'est qu'un ensemble abstrait de formes diffuses et de tâches colorées. Tu ne distingues absolument aucun détail. Alors tu lèves les mains pour te frotter les yeux, mais elles rencontrent une surface dure en chemin. Qu’est-ce que c’est que ça ? Il te faut plusieurs secondes pour réaliser qu’il s’agit de ton casque, et plusieurs autres pour te remettre en situation. Tout te revient alors d’un coup : ta perte de contrôle, l’entrepôt qui s’effondre, la conversation avec le jeune homme.
Et tu refermes les yeux en baissant la tête, tant à cause de ta vue floue qu'à cause d'un relent d'embarras.

Quand tu les rouvres, une nouvelle personne s’est implantée dans le décor – un camarade de Mike, de toute évidence. En entendant ton ami parler, tu réalises que tu n’es pas censée rester à terre. Tant que tu portes ton armure, tu es Ruby. Alors tu te relèves rapidement, fais glisser un regard dédaigneux sur le nouvel arrivant puis sur Quicksilver, avant de détourner le visage en émettant un son traduisant ton mépris.

C’est alors que d’autres personnes s’engouffrent par l’ouverture creusée dans le béton et expriment leur soulagement de vous retrouver sains et saufs. Tu te laisses guider hors du piège sans rechigner et t’étires un peu une fois sortie, avant de te prendre un boulet humain de plein fouet : Junko venait de se jeter sur toi de toutes ses forces, et son poids vous fait tomber toutes les deux. Tu la regardes en clignant plusieurs fois des yeux, surprise, mais finit par sourire timidement. Elle s’était inquiétée pour toi.
Tu voulais lui assurer qu’il ne fallait pas, que tu te sentais coupable envers elle et que t’étais toi-même soulagée de la voir saine et sauve, cependant elle ne te laissait pas en placer une. Tu te contentas donc de l’écouter tranquillement.

Derrière ta camarade, tu distinguas une silhouette argentée. Ton regard s’y accrocha immédiatement, comme s’il y était irrémédiablement attiré. Tu suivis le super-vilain des yeux jusqu’à ce qu’il ne quitte ton champ de vision, puis fixas le dernier endroit où tu l’avais vu, le regard vague. Ce fut ta binôme qui te rappela à l’ordre, en réalisant que tu ne l’écoutais plus ; tu t’excusas avec un sourire, mais tes pensées restèrent dirigées vers Mikhaïl.
T’aurais aimé avoir le temps de le remercier.


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MessageSujet: Re: FALLEN ღ Mikhaïl // TERMINÉ   

FALLEN ღ Mikhaïl // TERMINÉ
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