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 TRUTH ღ Junko

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Carvel & Son
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MessageSujet: TRUTH ღ Junko   Lun 18 Jan - 21:03

Rouge. Tout était rouge comme des pétales d'aubépine, comme le liquide tiède coulant le long de sa gorge innocente.
« Sais-tu combien il y a d'os dans le corps humain adulte ? »
Cette voix qui sonnait comme un mauvais présage n'était pas la tienne. Ton corps ne t'appartenait plus. Cependant depuis les profondeurs de ton esprit, l'endroit où tu avais trouvé refuge, tu pouvais ressentir toute la folie tourbillonnant autour d'elle. En toi.
Tu n'étais plus toi-même. Mais étais-tu une autre pour autant ?
De la pointe de ton épée, tu tenais un civil en respect. De tes prunelles écarlates, tu te délectais de sa terreur. Qu'il tremble donc, ce petit agneau. Il pouvait même pleurer ou supplier qu'on l'épargne si cela le chantait. Après tout tu allais bientôt lui donner de bonnes raisons de le faire, alors autant qu'il s'entraîne avant.

Un sourire effrayant assombrissait ton visage. Tu te mis à avancer, forçant par là même ta victime à reculer jusqu'à se retrouver dos au mur. Toi en revanche, tu ne t'arrêtas pas. Tu t'approchas dangereusement tout en abaissant ton arme.
« Environ deux-cent-six ! » Cela dit, tu saisis ta victime en enroulant tes longs doigts autour de son cou, puis tu approchas son oreille. « Enfin, toi, tu en auras deux fois plus quand j'en aurai fini. » Tu te délectais à l'avance de sentir son corps se briser sous tes coups, de voir son âme disparaître à travers ses yeux. Sans aucune gêne, tu te servis de ton pouvoir pour l'empêcher de fuir. Il s'effondra à tes pieds sans avoir la force de se relever, tel une poupée de chiffon. Et toi, tu en ris. Tu ris de sa médiocrité, de son impuissance. De son humanité. Sans doute que tu passais pour une sadique, mais où est le souci ? Sadique, tu l'étais définitivement en cet instant.

Une femme tenta d'intervenir, sans doute la compagne du mollusque. Sans te contenir plus que ça, tu la tint à distance grâce à quelques éclairs. Tu sentais que la situation dégénérait, mais tu n'arrivais pas à t'arrêter pour autant : une voix te murmurait d'aller jusqu'au bout, de tout détruire. Tu perdais complètement les pédales, Seiren.
L'un de tes éclairs menaça de tuer la citoyenne. Par chance, il changea de trajectoire au bon moment. Par chance, ou par magie ; pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir que c'était l'oeuvre d'Equinox. Tu te tournas vers elle, l'esprit embrumé par la folie de la sorcière. Cependant dès que tu la vis, qu'elle t'adressa quelques mots, ce fut comme si elle balayait du revers de la main toutes les pensées impures qui te contaminaient. Tu la regardas un instant avec de grands yeux, choquée par ce que tu venais de faire, puis tu repris ton rôle non sans te sentir perturbée ; tu enchaînas les erreurs bêtes. Au final vous réussirent à la mener à bien, mais ce n'était certainement pas grâce à toi, et tu en avais conscience.

C'est la tête basse que tu quittas les lieux pour te rendre à l'hôpital. Comme à chaque fois on te fit passer une batterie de tests, et la doctoresse elle-même fut surprise de te voir aussi abattue. D'habitude soit tu avais l'air perchée parce que les médicaments faisaient encore effet, soit tu n'arrêtais pas de narrer ta super mission.
Cette fois-ci Seiren, tu avais l'esprit ailleurs. Tu t'en voulais terriblement, craignais terriblement la réaction de Junko, et angoissais à l'idée que ton sponsor ne te sanctionne. Ou plus précisément, de te faire virer.
C'était rare, que tu perdes autant le contrôle. C'était étrange aussi. Certes la mission était assez intense, mais tu avais bien pris tout ce que le médecin t'avait donné. Ils auraient dû faire effet. Est-ce que quelque chose n'allait pas ou plus ? Cette question fit tomber une boule d'angoisse dans ta gorge.

La femme en blouse le remarqua, et pour t'apaiser un peu te donna une tisane qui te fit du bien. Une fois ta tasse terminée et l'uniforme de l'hôpital troqué contre tes vêtements, tu te rendis directement au QG. Junko s'y trouvait probablement. Tu voulais la voir et au moins t'excuser, plutôt que de disparaître comme une voleuse. Ou comme quelqu'un ayant un secret à cacher.
Tu ne voulais pas qu'elle doute de toi.

En arrivant au pied de l'immense tour, tu avais déjà ta petite idée sur l'endroit précis où ton amie pourrait se trouver : le jardin zen. C'était un endroit très agréable, qui permettait aux super-vilains de trouver un peu d'apaisement après une mission. Et c'était effectivement là qu'elle se trouvait. Tu l'approchas timidement, les mains entortillées derrière ton dos. Cette angoisse allait te faire perdre connaissance, à force. C'est au prix d'un grand effort que tu parvins à ouvrir la bouche.

« Junko ? » Tu avais prononcé son nom tout bas, comme une enfant ayant quelque chose à se reprocher - c'était le cas au fond, tu te faisais des reproches. Mais au moins, maintenant que la locomotive était enclenchée, le reste suivit plus facilement. « Désolée pour ce qu'il s'est passé tout à l'heure, j'ai failli nous faire rater la mission... » Tu déglutis alors, ne sachant pas si tu étais vraiment prête à lui montrer tes parties les plus sombres. Et si elle t'abandonnait ? Te reniait, comme ta mère l'avait fait ? Tu n'étais pas censée en parler. C'était mal. Tous ces souvenirs indésirés t'avaient déjà fait perdre énormément. Si jamais tu venais à perdre celle que tu considérais comme ta meilleure amie par leur faute, qu'adviendrait-il de toi, petite fille si fragile ?
Tes lèvres hésitaient encore, lorsqu'elles formèrent la phrase suivante. « Je n'étais pas dans mon état normal... »
Pas du tout, même. On peut dire que tu n'avais pas assuré sur ce coup. Pourquoi fallait-il que tu soies aussi nulle ?


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Carvel & Son
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MessageSujet: Re: TRUTH ღ Junko   Mar 19 Jan - 21:50

Je sais pas ce qui se passe, je suis larguée.
Je sais très bien que dans la vie, je suis pas trop trop douée et que j'ai tendance à ne pas comprendre les autres, à être à côté de la plaque, d'être fin psychologue à un niveau international. J'ai aussi parfaitement conscience que je suis pas spécialement maligne, que j'accumule les erreurs de jugements et que les situations un minimum cocasse, c'est pas trop ma spécialité. Mon truc à moi, c'est de foncer dans le tas et d'oublier un peu mon cerveau, c'est de faire péter des immeubles – sans les gens dedans – et de foutre mon poing dans le nez de quelques glands. Mon truc à moi, c'est pas les prises de tête ; c'est pas compliqué, suffit d'être moi-même, et en général, c'est moi qu'on doit retenir par le col et à qui on doit dire « stop ». En général, c'est moi qui gueule et Seiren qui rit innocemment, Seiren qui n'a pas forcément toujours conscience de ma débilité chronique, chose dont je l'en remercie (même si j'avouerais jamais évidemment). Seiren, c'est la gamine dans un corps d'adulte, et même moi j'en ai conscience ; mais c'est aussi un rayon de soleil, quelqu'un à qui je tiens énormément ; peut être presque autant qu'à Setsuna et Tsubaki. Pourtant, je crois, plus que jamais en cet instant précis, que je ne sais rien. Rien, rien, rien ; je sais rien, je suis juste une pauvre conne, les yeux écarquillés et l'incompréhension la plus totale au fond de la gorge. Seiren, qu'est-ce qu'il t'arrive ?

Qu'est-ce qu'il t'arrive, Seiren ? Quel est ce rire qui t'es inconnu, quel est ce sourire bien trop mauvais pour être le tien, c'est quoi ce bordel ? Réponds moi, Seiren, tu me fais peur. Où est passée ton innocence, ce petit côté gamin qu'on a jeté dans la fosse aux lions, depuis quand tu aimes martyriser les autres, depuis quand tu aimes voir trembler des innocents et t'en délectes ? Depuis quand tu fais ce genre de choses... ? Être un super-vilain, c'est pas être un bisounours, j'en ai conscience ; mais ce n'est pas non plus être un criminel, un monstre. Carvel&Son, c'est un peu des détraqués, mais ça reste une société légale, non ? Seiren, ne fais pas ça, Seiren, réveille toi, ça ne peut pas être toi.

T'enchaînes les répliques à glacer le sang, tu blesses ; et moi, j'avais autre chose à foutre alors j'ai pas accouru tout de suite, évidemment. J'ai réussi à semer un binôme de supers-héros, et pourtant, en arrivant et en voyant ça, je le regrette presque. Je me fige, je suis incapable de comprendre, alors je le suis tout autant d'avancer. Je me sens conne. Qu'est-ce que t'as, Seiren ? J'ai abandonné il y a bien longtemps, pourtant, l'idée de comprendre les autres ; j'en suis incapable. Je suis pas empathique, stupide, à côté de la plaque, je fais mal. Pourtant, en cet instant précis, tu me rappelles à quel point j'aimerais être capable de comprendre les autres ; de te comprendre. D'un geste fluide, tu éloignes la compagne de ta pauvre victime, et un éclair de lumière déchire l'obscurité de l'endroit ; tu attaques délibérément maintenant, quitte à tuer, une seconde personne. C'est peut être pas pire que la torture, après. Sauf que là, c'est trop proche ; le duvet sur son épiderme se hérisse et j'agis plus instinctivement qu'autre chose. Étrangement, j'arrive parfaitement à visualiser mon don en cet instant, alors même que j'ai du mal à le comprendre. Je vois l'éclair, visualise une ligne directrice, un milliard de petites flèches qui changent de direction, ne frôlant pas même un peu – et tant mieux – la pauvre femme. Je ne m'en sens pas spécialement fatiguée, j'ai mal au crâne un peu à cause de la concentration, mais c'est plus du soulagement qui se fait sentir dans mon bide ; tu n'as tué personne, Seiren. Je relève le regard vers toi, Seiren, je te regarde et vois mon reflet dissimulé sous ses tonnes d'accessoires cachant mon identité, et soudain, la lueur que je ne te connaissais pas change, elle change pour redevenir douce, pour revenir celle que je connais – avec un petit quelque chose que j'imagine être de la culpabilité. Que j'imagine. Parce qu'encore une fois, je ne comprends rien à rien.

Sauf que c'est pas le moment. Un bruit derrière, une crosse de revolver, retentit ; j'attrape ma coéquipière, je t'entraîne un étage en dessous, par un escalier dissimulé sur notre gauche. Je te pousse dans les escaliers, gueulant un « DESCEND !! » et reviens sur mes pas rapidement. Qu'est-ce que je fous chez les vilains, on peut s'demander. Je m'accroupis, regarde rapidement l'homme au sol et la femme qui l'enlace. Elle hurle, craintive, et j'essaie de la calmer, mais nos adversaires arrivent, et faut que je décampe... Alors j'attrape mon téléphone de service, un téléphone avec carte prépayée et jetable, et compose rapidement le numéro des urgences ; puis je lance le téléphone à la femme. Quand c'est chose faite, sous le regard écarquillé de l'inconnue d'ailleurs, je descends rapidement à la suite de la blonde ; c'est pas que je sois inquiète pour l'homme en réalité, c'est que je veux pas que Seiren ait du sang sur les mains. J'ai un besoin irrépressible de protéger ceux que j'aime, et t'en fais partie, partenaire.

Alors j'arrive en bas, avec une binôme chamboulée qui se fait attaquer. Un revers, quelques coups de pieds biens placés ; tout est dans l'instinct, et suffit de me voir en cet instant pour sentir que j'ai l'habitude. J'en ai conscience, je suis un peu une bête là tout de suite, violente et entraînée, et nos pauvres adversaires ne comprennent rien. Où est passée la rousse qui frappait fort, mais qui semblait plus s'amuser que chercher à réellement mettre k.o. ? Quelle est donc cette furie qui met plus bas que terre, qui laisse ses ennemis endormis en attente des renforts ? Ça, c'est moi quand j'ai peur. Ça, c'est moi quand je veux protéger ceux qui me sont cher. Et vous, vous êtes ceux qui avaient eu le malheur d'être là à ce moment là. VDM.

J'attrape la main de Seiren et la tire vers une fenêtre ; une sorte de baie vitrée disparue grâce une balle perdue. Me tournant légèrement, j'entends d'autres personnes arriver ; sérieux, vous les héros, vous êtes pas assez de deux c'est ça ? Je me tourne vers l'extérieur, constate qu'on est au... troisième étage. Je sais qu'un étage peut faire entre trois et quatre mètres (je sais plus où j'ai lu ça mais putain c'est pratique), donc on doit être à... oh putain pas des maths maintenant. Je déteste mon pouvoir juste pour ça : trop pratique (en théorie), mais c'est ultra intellectuel c'est chiant. « Seiren, donne moi la main, et fais moi confiance. D'accord ? » Pourquoi tu dis pas non putain. Je prends ta main dans la mienne, enlace nos doigts et inspire un bon coup... « SAUTE ! » et bien sûr, on le fait. Toutes les deux.
Le sol se rapproche, plus vite que je ne l'avais prévu – après je prévois pas souvent, et encore moins dans l'urgence. Mais je le sais, je repère où on est ; mon esprit est à l'éveil, plus que jamais, et soudain, trois mètres, je sens une pression se faire, baisser étrangement, et c'est comme si l'on flottait. La claaasse. L'on atterrit lentement, et arriver au niveau du sol, je me ramasse presque comme une merde. Mais j'arrive à garder un minimum de classe et tombe sur mes pieds. « On dégage, vite ! » Les quelques individus – une douzaine au moins – observant la scène écarquillent les yeux mais je ne m'arrête même pas pour vanter cette sortie pour le moins originale.

***

« Quatre héros de X-Trem Factory mis K.O., et des papiers volés avec succès... et cette sortie ! Tout était absolument parfait, Equinox ! » Un rire nerveux m'échappe tandis que je tape du pied. Parfait, parfait... Pas vraiment. En temps normal je sauterais de joie et gratterais bien encore quelques compliments, pourtant, là, j'ai un peu du mal à avaler ma salive. Je regarde mes pieds, tape légèrement et relève les yeux, me jette à l'eau. « Et... Et Seiren ? Est-ce qu'elle va bien ? » Le technicien me regarde, fronce les sourcils. « Il y a eu un souci ? » Et je me sens conne. Bien sûr que j'ai rien dit sur sa crise – je suis stupide ou trop protectrice, j'en sais rien. Sans doute des deux. Encore est-il que... je sais pas. J'ai eu peur, mais je sais que je devrais en parler... Pas tout de suite. J'aimerais mieux aborder le sujet avec la concernée, avant. C'est stupide. Pourtant, j'en ai rien à foutre ; ce qui est « bien », c'est pas ce qui est censé intéresser un vilain de toute manière, pas vrai ? Même si, il est vrai, j'ai pas totalement agi en vilaine aujourd'hui...

Je sors du cabinet et m'étire un peu. Une prime, qu'il a dit. C'est cool, même si c'est pas le porte-monnaie qui m'intéresse le plus. En même temps, ce qui m'intéresse le plus, dans l'immédiat, c'est Seiren. Mais elle n'est sans doute pas encore sortie de ses entretiens, alors je marche un peu au hasard, j'erre dans les locaux du QG. Puis, je ne sais trop comment, j'atterris dans le jardin zen. Je suis pas le genre de personnes qui aiment la tranquillité et le repos, mais je finis le cul sur un banc à regarder les environs d'un œil fatigué, inquiet. Je me mets à jouer avec mes doigts, nerveusement, à me remémorer encore et encore la scène, à la faire défiler dans ma tête comme un film, à oublier comment on fait pour l'arrêter. Je visualise à nouveau son sourire, son regard, différent ; j'entends encore parfaitement sa voix glacée et les cris de terreur en arrière plan – mais rien n'est plus distinct que sa voix cristalline et tranchante, rien n'est plus douloureux que ce ton que je ne connais pas. Que je ne lui connais pas ; que je ne te connais pas, Seiren.

J'y pense tellement, encore et encore, les images défilent, sans s'arrêter. J'en oublie le temps qui passe, j'en oublie que j'étais pas juste une gamine stupide et grossière dans ses actes, aujourd'hui ; rien ne compte plus que cette sensation qui me broie les tripes. Je veux te voir Seiren, je veux que tu me parles, je veux que tu me rassures. C'est égoïste, c'est stupide. Mon regard longe le sol, lorgne dessus et mes paupières se baissent. C'est pire ; c'est comme au cinéma, tout revient avec encore plus de netteté. Pourtant, je reste comme ça, je ramène mes jambes à moi et pose ma tête sur mes genoux. Et peut être que je m'endors, j'en sais rien.

« Junko ? » Mes yeux se rouvrent brusquement, et je relève tête. Mes yeux se plongent dans ceux de celle que j'attendais tant, dans tes prunelles si uniques et étranges. Je me déplie un peu, pause un pied au sol, l'écoute. « Désolée pour ce qu'il s'est passé tout à l'heure, j'ai failli nous faire rater la mission... »  Sa voix est normale, elle est redevenue douce, mais parasitée par l'inquiétude – ce que je comprends étrangement bien. La mission ? Mais je m'en branle, mais alors d'une puissance ! Je bondis presque, et c'est en lui sautant au cou que j'entends, tel un murmure, sa dernière phrase « Je n'étais pas dans mon état normal... » Ça, j'avais cru comprendre. Je la prend dans mes bras, et la serre peut être un tout petit peu trop fort – trop effrayée, trop inquiète. Quelques secondes, j'imagine, à l'enlacer et j'inspire un bon coup. Je desserre ma pression autour d'elle, recule d'un pas, la regarde, de haut en bas. T'es égale à toi même ; rien ne semble différent d'ordinaire, là. À part l'inquiétude, l'hésitation, le regard ailleurs aussi, un peu. Je crois ? Je suis sans doute encore à côté de la plaque... « Seiren, qu'est-ce qu'il t'es arrivée ? J'ai flippé, sérieux ! T'étais pas... pas toi. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Je la regarde, la détaille, et la voit baisser la tête. Ce qui traverse son visage m'est inconnu, je comprends pas plus que d'habitude ; alors je me penche exagérément pour placer mon visage dans son champ de vision, me tordant un peu – mais j'suis élastique donc ça va. « Seireeen ? Tu peux tout me dire tu sais ? Je te jugerais pas, j'm'en fous. Mais j'ai eu peur pour toi, vraiment... » Je sais pas si c'était très judicieux d'insister sur mon inquiétude... mais j'suis pas douée de base.


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MessageSujet: Re: TRUTH ღ Junko   Dim 24 Jan - 10:36

Fais-moi confiance. Même dans le tumulte qui vous entourait, même par-delà le chaos dans lequel tes sens et ton esprit étaient plongés, cette phrase t'était parvenue. Sur le coup, tu ne compris pas pourquoi ta partenaire te demandait cela. Elle n'avait pas besoin de te demander ta confiance pour l'avoir : tu la lui avais donnée de manière permanente. À vrai dire, tu doutais bien moins d'elle que de toi-même.
Mais alors, pourquoi n'était-elle pas au courant ? Pourquoi ne lui avais-tu jamais parlé de ta mémoire ? Le fait était que tout te faisait peur. Ces souvenirs te donnaient la nausée. La sorcière était pour toi l'équivalent du monstre qui se tapit sous le lit des enfants pour les dévorer. Et tu ne savais pas comment allait réagir Junko. Allait-elle s'éloigner de toi ? Comment pouvais-tu affirmer avoir foi en ton amie, si t'étais pas capable de croire qu'elle resterait près de toi en toute circonstance ? Le souci, c'est que t'avais peur que son opinion de toi ne change une fois qu'elle serait mise au courant. Cette peur faisait de l'ombre à tout le reste.

T'aurais préféré être une fille normale, ça c'est sûr. Ne rien avoir à cacher, à qui que ce soit. Ne pas avoir l'impression, lorsque tu parlais de ces autres souvenirs aux gens, de leur annoncer qu'en fait tu n'étais pas la personne qu'ils pensaient. S'ils ne te connaissaient pas vraiment lorsque vous aviez noué un lien, il était logique que celui-ci soit susceptible de changer une fois la vérité dévoilée. Tu ne pouvais pas leur en vouloir. Quand bien même ça te faisait mal, de voir un ancien ami te dévisager comme une inconnue. Pire, comme une bête de foire ou une folle dangereuse. T'avais trop donné, Seiren ; tu n'en pouvais plus de voir ceux que tu aimais t'éloigner, à cause d'une sorcière dont tu avais hérité un cadeau empoisonné. En plus, trop gentille tu tu étais, tu n'arrivais pas à la haïr : tu ne connaissais sa peine et sa douleur que trop bien. Elle n'était pas fautive, les vrais coupables étaient ceux qui l'avaient envoyé au bûcher et l'avaient regarder brûler. Des personnes que tu n'avais jamais connues, mortes depuis belle lurette.
Qui pouvais-tu réellement blâmer ?

Tu ne savais pas. Tu ne savais que vivre avec, en équilibrant la folie de la sorcière avec ta candeur. C'était une situation extrêmement précaire, on ne pouvait pas dire que tu soies stable, mais jusqu'ici tu n'avais pas trouvé mieux.
Le souci, c'est qu'aujourd'hui un engrenage vicieux s'était mis en route. Tu ne t'en étais pas encore rendue compte, mais les choses commençaient à s'accélérer. Tu allais vaciller de plus en plus souvent, et faire peur à beaucoup de gens sans doute. C'était le prix à payer, pour avoir suivi ces traitements au lieu de chercher le vrai sort qui permettrait de conjurer l'esprit maléfique en toi. Et tu en affrontais une autre conséquence, actuellement : tu devais des explications à ta binôme, qui ne t'avais encore jamais vue dans cet état.

Tes yeux étaient ancrés à ceux de Junko, et soudainement, tu envias sa force de caractère. Elle ne se serait pas laissée faire, à ta place. Elle aurait résisté, se serait battue jusqu'à faire taire la sorcière. Du moins c'est ce que tu croyais, allez savoir si tu ne la sur-estimais pas inconsciemment. Quoi qu'il en soit tu n'étais pas comme elle, petite. Brave et solide, tu ne le serais jamais.
La brune se jette à ton cou avant que tu n'aies fini de parler. Tu la rattrapes tant bien que mal, en sentant son poids vous entraîner toutes les deux vers l'arrière. Heureusement que t'avais suivi un entraînement physique, sinon vous seriez tombées à la renverse. N'empêche, cela t'avait quelque peu surprise. On aurait dit un boulet de canon. En plus, ses bras étaient si étroitement serrés autour de ton cou que tu avais du mal à respirer. Cela dit, tu ne t'en plains pas vraiment : ton amie te sert si fort contre elle que tu as l'impression qu'elle ne te lâchera jamais. C'est une sensation réconfortante, tu sens la boule dans ton estomac réduire un peu. En fermant les yeux, tu lui rend son étreinte.

Quoi qu'il arrive, tu n'oublierais jamais ce contact. Cette chaleur qui émanait de Junko te mettais tellement à l'aise.
Elle finit par prendre une grande inspiration, puis s'éloigne de toi. Vous êtes de nouveau face à face, la fille qui n'avait rien à cacher – qui ne cachait jamais rien – et celle qui vivait dans le secret.
Tout naturellement, ta coéquipière exprime son inquiétude. Mais tu ne savais pas par où commencer pour lui expliquer ce qu'il s'était passé. Tu avais déjà décidé de lui dire tout ce qu'elle souhaiterait savoir, pourtant. Seulement y'avait tellement à dire que vous risquiez bien d'y passer la nuit. De plus, même avec toute ta bonne volonté tu ne pouvais pas te départir de tes craintes. Elles formaient un étau autour de tes cordes vocales. Tu baisses le visage, cachant ainsi l'hésitation et la peur qu'on pouvait y lire.

C'était sans compter sur la ténacité de ta vis à vis : elle vint trouver tes yeux en se penchant. Cependant il n'y avait rien à faire, tu les détournas par réflexe.
Puis elle reprit la parole, et ses mots enclenchèrent le bon levier en toi. Tu osas enfin la regarder, avec dans tes prunelles cernées de sang la lumière d'un espoir fou, ainsi qu'une reconnaissance infinie. Tu avais plus d'une fois souhaité qu'on te ferait cette promesse muette que rien ne changerait. Qu'on te poserait des questions non pas parce que le mystère attise la curiosité, mais parce qu'on se faisait du souci pour toi. Junko avait su trouver les mots pour te soulager. Tu sentis un flot de larmes menacer d'inonder tes joues, mais le retint in extremis ; lorsque tu lui répondis, un mince film aqueux rendait tes yeux luisants.

« Désolée... » Pourquoi t'excusais-tu ? Parce que tu t'en voulais de l'avoir inquiétée. Tu ne voulais pas lui causer du souci.
D'un geste lent tu portas une main à ton visage, jusqu'à glisser tes doigts dans ta frange. Tu serras ensuite les doigts autour de tes cheveux, comme tu les avais serrés autour du cou d'un pauvre civil qui n'avait rien demandé. La douleur vint peindre tes traits délicats. Tu souris tristement, montrant ainsi à ta camarade ce que tu lui avais jusqu'ici caché : t'étais cassée, Seiren. Tu étais une poupée de porcelaine qu'on avait maltraité.
« Je ne t'ai encore jamais parlé d'elle... J'avais tellement peur. Mais je te promet que je te fais confiance, c'est juste que... » Que quoi ? Avais-tu seulement une bonne raison ? « Que je ne saurais pas quoi faire si toi aussi, tu me quittais. » Ta voix s'était mise à trembler. Tu avais parlé de plus en plus vite, par crainte de ne pas avoir assez de souffle pour terminer ta phrase.

Tandis que tu exprimais enfin le fond de ta pensée, tu compris quelque chose d'important : Junko n'était pas comme les autres. Pas pour toi, en tout cas. Tu l'aimais bien plus que tu n'avais pu aimer qui que ce soit, à l'exception de ton frère jumeau. Elle occupait la seconde place dans ton cœur, juste après lui.
La main qui cachait une partie de ton visage retomba dans le vide. Tu pris une inspiration, fixas la jeune femme avec courage, et continuas.  
« C'était moi, tout à l'heure. Enfin une autre partie de moi. Elle vit là... » Tu lui indiquas ta tête d'un index. « C'était une simple guérisseuse, mais on l'a accusé de sorcellerie. » Tu te tus un instant, en te demandant si ton interlocutrice te comprenait. Tes propos étaient clairs pour toi, mais pour elle c'était moins sûr. Tu lui donnas donc une précision supplémentaire.
« Je sais pas pourquoi, j'ai ses souvenirs. Depuis toujours. » Et peut-être bien pour toujours, si rien n'était fait.


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MessageSujet: Re: TRUTH ღ Junko   Mer 8 Juin - 21:41

Une enfant prise en faute, c'est ce que j'avais sous les yeux ; même pour moi, c'était évident. T'es une enfant qui détourne le regard, une enfant qui a fait une bêtise et qui sait plus quoi dire, qui cherche ses mots peut être. Parce que oui Seiren, t'es une enfant ; peut être que t'es mon aînée, mais t'es une enfant. T'as cette douceur cette innocence, t'as cette candeur cette insouciance, t'as tout ça qui donne envie de te tendre les bras – alors pourquoi t'as si peur de me regarder ? Je baisserais jamais cette main que je t'ai tendue tu sais, même si tu tuais je la garderais là vers toi, paume ouverte ; alors pourquoi tes yeux me fuient ? Hé, dis moi Seiren, qu'est-ce que t'as ?

Quel est ce silence dans lequel tu te mures, quel est ce visage fermé qui n'existait pas jusque là ? À quel point ai-je été aveugle, Seiren ? Dis, qu'est-ce que j'ai raté ? Combien de fois t'as eu ce regard là, combien de fois tu t'es regardée dans la glace avec ce poids sur les épaules, ce poids que je ne peux que discerner de loin sans rien comprendre ? Hé partenaire, quelle est cette plaie, cette blessure dans tes grands yeux écarlates ? Pourquoi tu ne me parles pas ? Pourquoi je ne sais rien ? Pourquoi t'as mal ? Pourquoi t'es voûtée ? Pourquoi ta nuque est si tendue ? Que regardes-tu ? Que vois-tu ? Hé Seiren, es-tu avec moi, là maintenant ?

Là, tes yeux brillent. Pourquoi veux-tu pleurer, Seiren ? T'as pas le droit de pleurer. T'as pas le droit de vaciller. Ou pas sans me laisser te soutenir. « Désolée... » De quoi ? 'Désolée' de quoi ? Je détaille chacun de tes traits à la recherche d'une réponse, j'essaie d'être plus fine psychologue que je ne le suis réellement ; j'aimerais être Sherlock Holmes, lui il comprend tout tout de suite d'un simple regard. Pourquoi ne suis-je pas de cette catégorie là ? Pourquoi je ne comprends pas ? Ta main se lève, lentement, et mon regard reste fixe sur ce visage de papier froissé, de poupée abîmée. Ta main qui se saisit de ta tignasse, ta main qui ne cache plus ce regard brisé que je ne t'ai jamais vu.
Que je n'ai jamais réellement vu chez qui que ce soit, en fait.

« Je ne t'ai encore jamais parlé d'elle... J'avais tellement peur. Mais je te promet que je te fais confiance, c'est juste que... »

Je comprends pas.

Je comprends pas, je comprends pas, je comprends pas. Qui elle ? Quelqu'un s'en prenait à elle ? Mais... ça n'avait aucun rapport avec son comportement étrange qu'elle avait eu plus tôt. Et c'est quoi cette histoire de confiance ? Je comprends pas.

« Que je ne saurais pas quoi faire si toi aussi, tu me quittais. »

J'en reste sans voix, la fixant sans comprendre – parce que c'est possible. J'ai l'impression que plus elle parle, moins je suis en mesure de comprendre. Peut être parce qu'elle n'explique pas, peut être parce que ce n'est qu'un monologue déstructuré qui ne m'est pas vraiment destiné. Je peux juste attendre qu'elle ne s'explique – attendre alors qu'elle a peur, alors qu'elle tremble, alors que sa voix s'efface. Attendre alors que tu sembles si seule, si fragile, à bout. Attendre alors que t'as peur que je m'en aille. Mais pourquoi je partirais ? Je secoue la tête, encore et encore, m'énervant toute seule un peu.

« Jamais, au grand jamais je te laisserais toute seule. Jamais. »

Plutôt crever. Je suis l'animal farouche mais fidèle, l'enfant loyale, l'amie qui reste et restera. Quoique tu fasses Seiren, je resterais là, à côté de toi, je partirais pas. Alors n'ais plus peur s'il te plaît, dis moi ce qui ne va pas. Raconte moi, parle moi. Et soudain ton regard se relève, soudain tes billes vrillent dans les miennes et je redeviens immobile, silencieuse ; j'attends patiemment tes mots, laisse ta détermination briller.

« C'était moi, tout à l'heure. Enfin une autre partie de moi. Elle vit là... »»

C'est un regard que je sais perplexe qui se pose sur sa boîte crânienne. Euh... elle parle de, euh... d'un dédoublement de la personnalité ou de la schizophrénie ou... ? Enfin y a une partie d'elle méchante qui a un grain et ça lui fait peur de me raconter. Vu comme ça, je veux bien la comprendre. « C'était une simple guérisseuse, mais on l'a accusé de sorcellerie. » Et la méchante était une sorcière. De plus en plus clair et compréhensible. D'un coup, je voyais vraiment pourquoi elle ne m'en avait jamais parlé. Je crois que sans avoir été témoin de la scène en mission, je l'aurais regardé comme ces singes avec des yeux énormes là. Bon, je l'aurais sans doute crue sans démonstration, mais... j'ai eu le droit au bonus démo, donc je peux pas vraiment y dire quoique ce soit, pas vrai ? « Je sais pas pourquoi, j'ai ses souvenirs. Depuis toujours. » Je la fixe, papillonne des yeux. Des souvenirs. Des souvenirs. Depuis toujours. Elle endurait ça depuis... toujours ? Même petite ? Elle est pas devenue folle ? Elle est restée cette fille là, douce et innocente ? Elle est restée cette fille là, candide et ce qui me semblait être insouciante ? Et alors que l'information rentre dans mon petit cerveau et en fait le tour – ce qui est long – je me retrouve à songer à tous ces moments où elle a dû désirer en parler tout en ayant peur, peur que moi aussi je ne lui tourne le dos, à toutes ces fois où, petite, elle devait vivre avec un poids plus gros qu'elle, Atlas dans un corps frêle d'enfant, toutes ces fois où elle a dû tomber, toutes ces fois où c'est ce regard là, ce regard si vif et enfantin qu'elle a relevé en même temps que son corps fissuré. Et alors que je suis assaillie par ces pensées, j'ai la réaction la plus logique et la plus pratique de l'univers.

Je fonds en larmes.

C'est ridicule, c'est pas de ça que t'as besoin, pas vrai ? T'as besoin qu'on te donne la main pour te relever, qu'on te donne la main pour t'aider à marcher sans vaciller ; t'as pas besoin de voir quelqu'un pleurer alors que t'as enfin eu le courage de tout me raconter. Je suis conne, conne, conne, conne. Sauf que j'arrive pas à m'en empêcher, je chiale ; et le tout dans une discrétion à toute épreuve. Alors je fonds à nouveau sur toi et te prends dans mes bras, te serre comme on sert un doudou quand on a cinq ans et qu'on a besoin de réconfort, mais qu'on dit réconforter le doudou. C'est ridicule c'est pathétique, mais j'y peux rien, c'est plus fort que moi.

« Pourquoi tu m'as rien dit, idiote ?! » Je le sais très bien, j'ai compris. « T'avais pas à endurer ça toute seule, je suis là, t'avais pas à avoir peur ! » Et comment elle pouvait savoir, hein ? « Je te laisserais jamais, jamais jamais jamais, même si demain le monde te tournait le dos, même si demain l'univers entier te méprisait, même si demain tu devenais un monstre que l'on traquerait ; je continuerais de me lever pour toi tu sais, je te cacherais je te protégerais, t'es ma, ma, ma... t'es ma meilleure amie, bordel ! » Et je pleure, encore et encore, je me perds dans mes sanglots, dans mes mots, je m'emmêle, les larmes ont un goût salé sur mes lèvres, mais elles ne veulent plus cesser.


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MessageSujet: Re: TRUTH ღ Junko   Lun 26 Sep - 18:38






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Tu t’entortilles les doigts, te mordilles la lèvre, baisses les yeux et les relève immédiatement, la fixe avec anxiété. Le monde est figé autour de vous, tu respires lentement. Les secondes s’écoulent dans ce silence, t’es de moins en moins à l’aise. Plus elle met de temps à répondre, plus t’as envie de fuir. Parce que dans cette pause, cette interstice, tu entrevois différents avenirs et que la plupart n’ont pas un dénouement joyeux. Ça te rajoute une pression supplémentaire.
T’es pas impatiente, juste nerveuse.
T’as pas peur qu’elle te traite de menteuse, juste qu’elle s’en aille sans rien dire.

Un frisson te parcourt, tu ramènes tes coudes contre ton buste. L’attente devient si longue et l’air si froid. Tu t’apprêtes à parler, pour te délester ne serait-ce que d’une partie de cette angoisse qui te pèse ; à lui demander si elle a cru à ta petite fable, puis dire avec un sourire innocent que tu l’as bien eue. Oui, c’était pour le mieux. T’en as rien à faire, de tourner la vérité en mensonge – ton cauchemar en dérision –, tant qu’elle reste près de toi en tant que meilleure amie et que tu peux oublier cette angoisse qui rend tes paumes moites. Et puis vous auriez d’autres occasions d’en discuter, plus tard. Quand tu te sentiras capable de tout lui avouer sans crainte – espoir fou s’il en est. Ce jour viendrait-il jamais ?
Avec un tas d’autres fausses excuses qui te viennent à l’esprit, tu prends ta décision ; ton regard descend de nouveau, t’entrouvres les lèvres, inspires un peu.
Puis t’entends un bruit si dissonant qu’il te coupe dans ton élan ; un bruit que tu ne connais pas et ne voulait pas connaître. T’ouvres grand les yeux.

Quand tu regardes son visage, il est baigné de larmes. Ça te rend confuse. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’elle pleure ? Est-ce qu’elle a mal, est-ce qu’elle est triste ? Que lui est-il arrivé ? Tu comprends pas. T’arrives pas à envisager qu’on soit en train de pleurer pour toi. Alors tu te contentes de la regarder, prise de court, la panique t’envahissant. Que peux-tu faire, si elle est blessée ? Tu ne saurais pas la soigner. Tes mains se crispent. Tu t’sens aussi impuissante qu’inutile, et surtout très idiote. Pourquoi t’es pas capable de comprendre en un regard ce qu’elle a ? C’est injuste, penses-tu. Elle en fait tant pour toi, Junko ; elle a accepté d’être ta meilleure amie, malgré tes bizarreries et ton manque d’intelligence. Quand tu te sens pas bien, elle te tend toujours la main pour t’aider à avancer – combien de fois t’avait-elle relevée ?
C’est ironique : vous ne vous connaissiez que depuis un an, pourtant lorsque – pour la première fois – tu la vois pleurer, tu réalises que tu lui dois énormément. Et t’aimerais tellement, tellement le lui rendre. Effacer ces traces salées sur ses joues, lui dire que tout va bien. Que t’étais là pour elle comme elle était là pour toi. Tu souhaiterais lui offrir un réconfort, lorsqu’elle en a besoin.
Mais tes pieds restent obstinément coulés au sol.

Finalement tu tends doucement les bras vers elle en prononçant un « Junko ? » hésitant, toujours incertaine de l’attitude à adopter. Mais avant que tu ne l’atteignes elle se jette sur toi et te serre de toutes ses forces, te coupant le souffle pour quelques secondes. Tu grimaces un peu sous l’impact, tous les muscles de ta cage thoracique bandés, puis tu te forces à respirer normalement.
C’est ensuite un flot de paroles qui t’assaille comme une pluie d’été ; cinglante au début, puis douce et chaleureuse. Chaque mot qu’elle prononce tombe sur ton cœur comme une goutte d’eau qui le réchauffe. Tu peux pleurer, as-tu l’impression d’entendre. Tu peux pleurer, parce que personne ne verra tes larmes. Je suis là pour les cacher.
Ça te fait tellement de bien que tu sens tes larmes monter à leur tour.

Tu tiens bon quelques secondes, te pinces les lèvres en battant vivement des cils et prend une grande inspiration. Mais rien n’y fait : quand tu prononces un faible « Désolée… », ta voix se brise sur la dernière syllabe et tu fonds en larmes à ton tour, en rendant son étreinte vigoureuse à ta meilleure amie, vos lamentations résonnant de concert.

Vous êtes restées comme ça plusieurs minutes, le temps de vous reprendre un peu. Ce n’est qu’une fois calmées que vous vous êtes éloignées, le visage humide et les yeux rougis. En voyant la tête de ta coéquipière, tu n’as pas pu t’empêcher de rire légèrement. « On a l’air de rien », as-tu – très intelligemment – commenté, la voix encore tremblante d’émotion.
Cela dit, au fond, tu t’en fichais bien. Pour une fois dans ta vie les regards extérieurs ne t’importaient pas, parce que vous n’étiez que toutes les deux. Il n’y avait que Junko pour voir ton nez de clown et tes cils humides ; or tu savais que devant elle, tu n’avais pas à avoir peur.
Tu renifles bruyamment en te frottant un œil avant de soupirer. « Ça fait du bien de pleurer. » T’esquisses un petit sourire à ta binôme. Puis tu t’assois à même le sol, aussi vidée de tes forces que si vous reveniez tout juste d’une mission intense. Tu restes silencieuse quelques secondes, le regard rivé vers le sol, cherchant à rassembler tes esprits.

Et puis tel une évidence, le premier mot qui te vient après la tempête est « Merci. » S’en suit une courte pause. « Pour…. Beaucoup de choses. Mais surtout pour m’avoir crue. » De m’avoir crue plus que de m’avoir écoutée.
Tu prends alors conscience de l’importance des larmes de ton amie. « C’est la première fois que quelqu’un pleure en entendant cette histoire », avoues-tu timidement, un sourire gêné aux lèvres. Ça ne t’avait pas déplu, au fond. Ton sourire s’élargit tandis que tu relèves un peu la tête et fixe un point au loin, vers ta droite. « Je me demande ce qu’elle en penserait… » Tu t’immobilises alors, lèvres entrouvertes et esprit égaré. Mais cette absence ne dure que quelques secondes, après quoi tu retrouves les iris saphir de Junko et ton sourire ingénu.

Mais rapidement ton expression se fait plus réservée, et tu reprends la parole. « Mais alors… Ça te fait pas peur ? Tu trouves pas ça…. » L’adjectif se coince un instant dans ta gorge, manquant de t’étouffer, avant que t’arrives enfin à le cracher « bizarre ? » Bizarre. T’avais si souvent entendu ce mot qu’il te paraissait parfois étrange. Comme s’il venait d’être inventé, rien que pour toi.
Tu plonges dans les saphirs de Junko un regard honnête et innocent, qui tranche avec tes paroles. « Maintenant que tu sais que ta binôme est un danger public capable de tuer quelqu’un sans le savoir, tu veux toujours retourner sur le terrain avec elle ? »
Voilà que tu l’assaillais de questions. Mais t’y pouvais rien : tu voulais savoir quelle décision elle allait prendre.
Junko avait le droit de trouver ce job trop dangereux – et il faut l’avouer, rien ne serait plus triste pour elle que de se prendre un de tes éclairs perdus. Elle avait le droit de te dire non. A vrai dire, même toi tu trouverais cela logique.
Pourtant, pourtant ; lorsque tu la regardes c’était avec une crainte non dissimulable, mais aussi avec un éclat secret dans tes prunelles. Avec l’espoir secret qu’elle ne renonce pas à votre duo. Parce que pour toi, c’est là qu’était ta place.

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MessageSujet: Re: TRUTH ღ Junko   Lun 27 Mar - 17:13

Je t’entends prononcer mon prénom à travers mes sanglots, mais je ne réfléchis plus, le monde autour de moi - de nous - n’existe plus ; je serre de toutes mes forces, à t’en faire mal sans doute, à t’en couper le souffle, à t’empêcher de fuir. Et je déballe, je déballe tout, je ne songe aux paroles que lorsqu’elles passent le seuil de mes lèvres, mais ces mots sont justes, plus encore que tous les autres jusqu’à maintenant. J’suis authentique tu sais, mais je ne l’ai sans doute jamais autant été qu’en cet instant.
Parce qu’en cet instant, c’est ma faiblesse que je montre. En cet instant, ce sont des sentiments chaleureux et sincères, tendres et et précieux, que je laisse devenir mots.
Et je chiale, et je déballe, je déballe tout, je ne songe aux paroles que lorsqu’elles passent le seuil de mes lèvres ; mais ces mots, je sais qu’ils sont plus que justes. C’est une promesse.
Et tu sais sans doute pas quoi dire, Seiren ; t’avais peut être pas besoin de ça, Seiren. T’as besoin que j’sois forte, pas que je craque comme une idiote ! Je me le répète, encore et encore, jusqu’à ce qu’un faible « Désolée… » ne perce mes songes chaotiques, un faible désolée brisé, qui s’évapore sur tes lèvres alors que tu me rends mon étreinte. T’as plus de force que je ne l’aurais cru ; pas assez pour m’ébranler.
Et on chiale.

On a l’air maligne, on doit ressembler tellement à rien. Là au milieu du jardin zen, on est deux soldats en plein champs de bataille déserté, deux âmes qui se foutent du regard des autres, parce que les autres n’existent plus. Il n’y a plus que toi devant moi, Seiren, plus que toi et tes yeux gonflés, ton sourire fragile. Tu souffles, tu renifles sans élégance aucune, et je t’imites ; puis ce sourire, cette voix fragile, vacillante. « Ça fait du bien de pleurer. » Ouais, ça fait grave du bien. Pas aux yeux ni au crâne, mais ça vide complètement, ça fatigue et apaise étrangement. Ou alors c’est te voir sourire malgré la faiblesse que j’y perçois - elle est aussi évidente qu’un panneau lumineux en pleine nuit dans la campagne - qui me rassure ? Et alors, tu t’assois par terre quand moi, tentée de t’imiter, je finis par m’affaler sur le plancher des vaches. Je suis complètement morte, mais en même temps, je serai incapable de piquer un somme là tout de suite. « Merci. » Alors mes azurs retournent se poser sur ta silhouette là, si près de moi. J’ouvre la bouche, mais tu me devances. « Pour…. Beaucoup de choses. Mais surtout pour m’avoir crue. » Et alors, mon premier vrai sourire depuis… oh, un moment, étire mes lèvres. « Pas d’quoi. » Je me redresse, m’installe correctement, attends ; t’as un petit sourire serein dans le regard, comme si j’avais réellement fait quelque chose pour toi, alors que concrètement, j’ai juste chialer comme une madeleine. Et j’avoue avoir du mal à visualiser en quoi pleurer peut t’avoir aidée. « C’est la première fois que quelqu’un pleure en entendant cette histoire », oh, alors c’est en ça que ça t’a fait du bien ?

Non en fait j’ai toujours pas compris.
C’est censé faire du bien quand les gens pleurent pour de soi ? C’est pas être pris en pitié ? Ou… ou je sais pas ? Même pas capable de me comprendre moi-même. J’peux pas comprendre en plus, j’ai jamais…
J’ai jamais souffert.
Cette réalité me frappe de plein fouet ; toi, t’as tant bouffer, et moi ? Moi j’ai été élevée dans l’amour et l’acceptation de mes parents qui laissaient passer tous mes caprices ; j’ai été élevée avec une soeur et des parents aimant. J’ai jamais eu de peine, de bleu au coeur ; sans doute parce que j’ai jamais réussi à m’impliquer dans quoique ce soit, sans doute parce que… parce que quoi ? J’ai toujours eu de la chance, peut être ? Et toi ? Toi t’avais une folle dans la tête et qui soufflait que les monstres n’étaient pas sous ton lit, toi… est-ce que ta famille t’a soutenue ? Est-ce que des gens ont été là pour t’aider à porter ce poids ?
Est-ce que c’est pour ça que tu sembles si heureuse que quelqu’un ai pleuré pour toi ?
Parce que tu as toujours été toute seule, jamais acceptée ?
Oh. Non. Je vais me remettre à chialer.
C’est pas le moment.
Tu vas mieux.
Faut pas je pleure.
« Je me demande ce qu’elle en penserait… »
Je n’entends pas vraiment les mots, en pleine bataille avec moi-même à refouler les sanglots qui semblent s’acharner à vouloir couler. Stop ! Je vais finir par me déshydrater là ! Non ! Stoop !! Je fronce violemment - et ridiculement - les sourcils et je sais que c’est évident que je refoule les sanglots - et que ça doit être immonde à regarder, mais au pire ça j’m’en branle - et je te fixe sans cligner des yeux. Parce que cligner des yeux, ça fait pleurer.

Ok, je finis par cligner des yeux, quand même. Puis ton expression change sans que je ne sache la déchiffrer, et je décide de quand même m’y appliquer pour ne plus penser aux cascade de larmes que je retiens. Je pleurerai pas, je suis forte. « Mais alors… Ça te fait pas peur ? Tu trouves pas ça…. » Finalement, j’arrive un peu à me calmer, et je plisse les yeux. Je trouve ça…? « bizarre ? » Le plus bizarre, dans cette histoire, c’est que j’éclate de rire. Je crois que mes nerfs lâchent, parce que je sais pertinemment que cette question n’est absolument pas drôle. Je lâche un faible « désolée »  alors que tu poses un regard perplexe - ou craintif ? - sur moi. Pourtant tu continues, à moins que tu n’ais jamais réalisé que j’avais une réaction absurde, trop plongée dans tes pensées que tu es ? « Maintenant que tu sais que ta binôme est un danger public capable de tuer quelqu’un sans le savoir, tu veux toujours retourner sur le terrain avec elle ? » Sentant le poids de cette question, je décide de répondre le plus honnêtement possible, du mieux que je peux. Et pour commencer, je m’installe un peu mieux, avant de plonger mon regard dans le tien, d’y lâcher une ancre mentale, de graver dans mon esprit chaque reflet qui s’y dessinent.
Est-ce que je serai capable de travailler aux côtés d’une fille capable de m’éliminer sans le vouloir ? Sans le savoir ? La réponse, pour quelqu’un de normal serait évidente.
Pour moi, elle l’est tout autant.
« Seiren, je passe régulièrement des gens à tabac. Tu parles pas à un ange, tu sais ? » C’est pas ce que t’as besoin d’entendre. Je secoue la tête, un léger sourire étire mes lèvres. « Tu voulais savoir si je trouve ça bizarre ? Totalement. Ouais, c’est étrange, et puis quoi ? On est à Astrophel, la ville où l’extraordinaire est monnaie courante. Est-ce que je veux rester ta binôme ? Et pourquoi est-ce que je voudrais plus ? » Je penche la tête. « Parce que tu serais “capable de tuer quelqu’un sans savoir” ? Seiren, je… » Mon regard dérive. Et alors, une image horrible me traverse l’esprit, et je plante de nouveau un regard franc et sans doute un peu cru - cruel ? - dans tes billes d'aubépine. « Tu sais combien je suis nulle avec mon pouvoir, pas vrai ? Seiren, si je le voulais, si je savais, je pourrais inverser le sens de circulation sanguine dans un corps humain. Et ce serait sans doute vachement plus douloureux qu’une électrocution. Si t’as peur d’être un monstre, alors dis toi qu’on sera deux. » Elle n’a pas besoin d’entendre ça, c’est juste moi qui ai besoin de le prononcer. Finalement, je me saisis de ta main, la sers fort, le regard déterminé. « Mais ça n’arrivera pas. Tu sais pourquoi ? Parce que je vais réussir à le maîtriser, ce don à la gomme, et que chaque fois que tu perdras les pédales, je serai là pour t’en empêcher. Je serai là pour dévier tes éclairs autant de fois qu’il le faudra, parce que c’est ce que font les partenaires - c’est ce que font les amis. »
Et c’est une promesse, Seiren.


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